mercredi 21 juin 2006
Comment réussir son oral
Par Didier Müller, mercredi 21 juin 2006 à 08:16 - Humour/bêtisier
lu 8032 fois
Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement
au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de
classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la
génération zapping de nos élèves. Ces textes courts
et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths,
pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en
savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute
la francophonie.
mercredi 21 juin 2006
Par Didier Müller, mercredi 21 juin 2006 à 08:16 - Humour/bêtisier
lu 8032 fois
mardi 20 juin 2006
Par Didier Müller, mardi 20 juin 2006 à 08:33 - Cours en ligne/MOOC
Denis Feldman a mis en ligne son cours de mathématiques. La navigation est assez déroutante, mais on trouve de très belles choses, notamment le blog de l'auteur. L'index thématique permet de voir en un coup d'oeil ce qui concerne les mathématiques.
Un site très riche où l'on peut passer des heures. De plus, l'auteur est un grand amateur de go.
lu 8322 fois
lundi 19 juin 2006
Par Didier Müller, lundi 19 juin 2006 à 09:57 - Il y a des maths là ?
La vague mexicaine ou la ola, qui est devenue célèbre lors de la coupe du monde de football en 1986, surgit parmi les rangées de spectateurs dans un stade lorsque quelques spectateurs se mettent sur leurs pieds, lèvent leurs bras et ensuite s’asseyent à nouveau alors que les spectateurs voisins en font de même. Pour interpréter et quantifier ce comportement collectif, les auteurs de l’article ont développé plusieurs modèles en se basant, notamment, sur des enregistrements vidéo de vagues se déroulant dans des stades de football. Ils ont constaté que la vague se déplace généralement dans le sens des aiguilles d’une montre à une vitesse d’environ 12 mètres par seconde (ou 20 sièges) et a une largeur d’environ 6 à 12 mètres (une moyenne de 15 sièges). Elle est générée par moins d’une douzaine de spectateurs se levant simultanément et ensuite elle s’étend à l’ensemble de la foule lorsqu’elle acquiert une forme stable quasi linéaire.
A voir : Mexican Wave (en anglais)
A lire : Mexican waves in an excitable medium de I. Farkas, D. Helbing et T. Viscek, département de physique biologique, Eötvös, volume 419, 12 septembre 2002, Nature Publishing Group.
lu 7066 fois
dimanche 18 juin 2006
Par Didier Müller, dimanche 18 juin 2006 à 14:45 - Livres/e-books
Il existe plusieurs sites intéressants sur les Eléments d'Euclide. Il y a d'abord une traduction française numérisée par la BnF au format PDF. Plus agréable dans sa présentation, et toujours en français LES ELEMENTS D'EUCLIDE - TRADUCTION F. PEYRARD (1819), par J.F. Gilles. Euclid's Element, de David Joyce, présente une traduction en anglais du texte original, accompagnée d'illustrations en Java de toutes les constructions géométriques.
lu 8228 fois
samedi 17 juin 2006
Par Didier Müller, samedi 17 juin 2006 à 11:15 - Art
Vous connaissez peut-être cette boutade : "Cette feuille est tellement mince qu'elle n'a plus qu'un seul côté". Eh bien, il existe bel et bien un objet qui n'a qu'un seul côté, c'est le ruban de Möbius. Il est facile à construire. Prenez une bande de papier et tenez-la aux extrémités. Tournez votre main droite (ou gauche) d'un demi-tour et collez les deux extrémités. C'est fait. Vous avez obtenu la figure dessinée sur le timbre brésilien ci-contre.
Maurits Cornelis Escher (1898-1972), mon peintre préféré, a utilisé plusieurs fois le ruban de Möbius dans ses tableaux. Le plus célèbre est sans doute celui-ci :

lu 10383 fois
jeudi 15 juin 2006
Par Didier Müller, jeudi 15 juin 2006 à 13:48 - Logiciels/applets/IA
Google a lancé en test fermé un logiciel en ligne de type « tableur » nommé « Google Spreadsheets ». Cet outil gratuit permet de créer des feuilles de calcul directement sur le Web et de les partager avec d'autres utilisateurs. Il est également possible d'échanger par clavardage avec d'autres internautes tout en travaillant sur le même document. Il est également possible d'importer des documents aux formats .CSV ou .XLS (Excel). Enfin, l'outil n'est compatible qu'avec les navigateurs IE 6 (Windows) et Firefox.
lu 6596 fois
mercredi 14 juin 2006
Par Didier Müller, mercredi 14 juin 2006 à 09:43 - Jeux / Théorie des jeux
Dernière semaine de cours. Les notes sont mises, donc les élèves ne veulent plus bosser. C'est l'occasion de se détendre et de s'amuser un peu. Depuis plusieurs années, j'ai trouvé LA solution pour passer un bon moment ensemble, c'est le jeu des Loups-Garous de Thiercelieux. C'est d'ailleurs le seul jeu que je connais auquel on peut jouer jusqu'à 18 personnes. Il tire son inspiration d'un jeu russe nommé "Mafia". Il s'agit de découvrir parmi les habitants d'un village (représenté par l'ensemble des élèves) 3 ou 4 loups-garous qui, chaque nuit, étripent un villageois.
Le seul bémol, à mon avis, est que les élèves éliminés tôt sont passifs jusqu'à la fin de la partie, mais ça n'a pas l'air de les gêner. Il est vrai qu'il est aussi intéressant de voir comment se déroule la partie pour découvrir la tactique de chaque élève.
Je signale pour tous mes élèves devenus fans (c'est-à-dire à peu près tous) qu'une extension est sortie récemment.
A voir : le site officiel des Loups-Garous de Thiercelieux
lu 6598 fois
mardi 13 juin 2006
Par Didier Müller, mardi 13 juin 2006 à 10:53 - Citations
L'homme, cet arrière-neveu du limaçon qui rêva de justice et inventa le calcul intégral.
Jean Rostand
lu 6459 fois
lundi 12 juin 2006
Par Didier Müller, lundi 12 juin 2006 à 08:51 - Humour/bêtisier
Un extrait de film, américain je pense, où Ma & Pa Kettle démontrent que 25/5=14. C'est évidemment en anglais, mais comme ils écrivent au tableau, on comprend très bien ce qui se passe...
lu 7983 fois
dimanche 11 juin 2006
Par Didier Müller, dimanche 11 juin 2006 à 09:32 - Livres/e-books
Le livre Flatland - A romance of many dimensions, de Edwin A. Abbot est disponible en ligne.
Une version française est aussi disponible.
lu 11387 fois
samedi 10 juin 2006
Par Didier Müller, samedi 10 juin 2006 à 08:27 - Insolite
On imagine habituellement le ballon de foot parfaitement rond mais, quand on y regarde de plus près, on s'aperçoit qu'il est formé de plusieurs morceaux, selon un arrangement qui vise à rendre le ballon aussi rond que possible. Les morceaux du ballon sont des polygones réguliers, pas tous les mêmes. Avec des morceaux tous identiques on ne peut fabriquer que des solides platoniciens qui ne sont pas bien ronds : vous imaginez-vous jouer au foot avec un ballon en forme de cube ?
Le ballon standard est formé d'hexagones et de pentagones réguliers. À chaque sommet trois morceaux se rejoignent. Si on ne prenait que des hexagones, on obtiendrait une figure plate comme un réseau de nids d'abeilles ; un seul hexagone et deux pentagones à chaque sommet, cela donnerait un sommet trop marqué (trop pointu).
On prend donc deux hexagones et un pentagone pour rendre la structure la plus sphérique possible. Si on fait la même combinaison à tous les sommets on obtient une structure homogène. En particulier, on voit que deux pentagones ne se touchent jamais. Demandons-nous combien il y a de pentagones et d'hexagones au total. Bien sûr, nous pourrions les compter. Mais on peut se tromper et compter deux fois le même morceau. Il y a des moyens ingénieux pour compter...
Par exemple si on tient le ballon avec un pentagone au sommet ; il y en a alors un autre en bas et les autres pentagones forment deux ceintures de 5 pentagones chacun. Au total cela fait 1 +1 +5 +5 =12 pentagones. Et combien d'hexagones ? Pour les compter, utilisons le nombre de pentagones: chaque pentagone a 5 voisins hexagonaux. Mais chaque hexagone a exactement 3 pentagones pour voisins, donc chaque hexagone est compté trois fois. Au total on obtient pour le nombre d'hexagones 12 × 5 / 3 =20. Vous imaginez la difficulté pour assembler un modèle en papier formé de 12 pentagones et de 20 hexagones !

lu 38199 fois
vendredi 9 juin 2006
Par Didier Müller, vendredi 9 juin 2006 à 09:10 - Drôles de statistiques
Question : dans une équipe de foot de la coupe du monde, quelle est la probabilité que deux joueurs soient nés le même jour (mais pas forcément la même année) ?
Pour ce calcul, il est plus aisé de déterminer la probabilité que deux joueurs ne soient pas nés le même jour. Avec un seul joueur, que nous nommerons Arthur, pas de coïncidence possible: la probabilité cherchée est donc égale à un. Voici qu'arrive Bernard. Son anniversaire peut être l'un des 365 jours de l'année, mais, comme Arthur est né l'un de ces jours, la probabilité d'avoir des dates distinctes est égale à 364/365 (le quotient du nombre de cas favorables et du nombre de cas possibles). Puis arrive Claude. Il reste 363 dates non prises, d'où la probabilité d'avoir une date distincte des deux autres, qui est de 363/365. La probabilité combinée d'avoir trois dates distinctes est égale au produit (364/365) x (363/365) (de la même façon que la probabilité d'obtenir deux face de suite, à pile ou face, est égale à 1/2 x 1/2).
Nous voyons apparaître la formule générale. Lorsque Denis arrive dans l'équipe, la probabilité d'avoir quatre dates distinctes est égale à : (364/365) x (363/365) x (362/365). Plus généralement, lorsqu'il y a n personnes dans l'équipe, la probabilité d'avoir n dates différentes est : (364/365) x (363/365) x ... x ((365 - n + 1)/365)).
Il nous suffit donc de calculer les valeurs successives de cette expression pour savoir à partir de quel n elle devient inférieure à 1/2. Vingt-deux joueurs ont une probabilité de 0,524 d'avoir des dates de naissance toutes distinctes, et ce résultat descend à 0.493 pour 23 joueurs. Donc, dès que 23 joueurs forment une équipe, la probabilité d'une coïncidence au moins est 1-0.493, soit 0.507 : l'événement est légèrement plus probable que son contraire.
lu 10198 fois
jeudi 8 juin 2006
Par Didier Müller, jeudi 8 juin 2006 à 07:48 - Blogs
Je salue un autre blog où l'on parle de mathématiques : Inclassable (anciennement Six-à-pile). On y parle aussi ésotérisme, philosophie, livres, et encore d'autres choses.
lu 7948 fois
mercredi 7 juin 2006
Par Didier Müller, mercredi 7 juin 2006 à 14:34 - En classe
Comme chaque année, j'ai demandé à mes élèves de noter une vingtaine de prix lus dans des grands magasins, afin d'illustrer la loi de Benford. Un jour de 1881, un astronome américain, Simon Newcomb, s'aperçut que les premières pages d'une table de logarithmes étaient plus usées que les autres. Se pouvait-il que les données recherchées dans cette table commençaient plus souvent par le chiffre "1" ? Il tenta de résumer les résultats de son observation dans une formule simple pour mesurer la fréquence d'apparition du premier chiffre C, celui situé le plus à gauche, dans un ensemble de données :
A l'époque, cette formule ne convainquit personne. Cinquante ans
plus tard, vers 1938, un physicien américain, Frank Benford,
redécouvrit les mêmes fréquences que celles résultant
de l'application de la formule de Newcomb, en répertoriant plus de
20 000 données sélectionnées dans des domaines aussi
divers que les longueurs de plus de 300 fleuves, les recensements démographiques
de plus de 3 000 régions, les masses atomiques des éléments
chimiques, les cours de bourse, les constantes de la physique, les couvertures
de journaux, etc. Il constata, donc, que le premier chiffre était un
"1" près d'une fois sur trois ! Il en fit une loi qui porte
aujourd'hui son nom : la loi de Benford.
Ce n'est qu'en 1996 que Terence Hill démontra mathématiquement
la loi de Benford.
Attention ! Cette loi ne s'applique qu'aux résultats de mesure. Inutile de l'utiliser pour avaoir plus de chance de gagner à la loterie !
Le graphique ci-dessous compare la loi de Benford (en bleu) avec les fréquences observées...
lu 7424 fois
mardi 6 juin 2006
Par Didier Müller, mardi 6 juin 2006 à 10:25 - Jeux / Théorie des jeux
A l'occasion du Mondial, Kinder Surprise a lancé la collection MagicSport. 15 joueurs répartis en 5 équipes (je parie que ça rappelle quelque chose aux élèves du Lycée qui ont passé leur examen de maths ce matin). Sur 24 oeufs achetés, je n'ai pu trouver que dix joueurs différents. J'ai trouvé 5 fois Tony, 3 fois Mario et 3 fois Matt.
Tout ça pour dire que j'échange volontiers Bruno, Matt, Mario, Léon, Billy et Aldo contre Paco (le boeuf de l'équipe bleue), Dany (la vache de l'équipe bleue), Ely (l'éléphant de l'équipe jaune), Zibbo (le zèbre de l'équipe jaune) et Rino (le rhinocéros de l'équipe jaune).

lu 7556 fois
lundi 5 juin 2006
Par Didier Müller, lundi 5 juin 2006 à 10:13 - Humour/bêtisier
Demain aura lieu l'examen écrit de mathématiques pour la maturité (le bac). Je rappelle à tous mes élèves, que toute tentative de triche sera sanctionnée d'exclusion.
Allez! Travaillez bien et bon courage pour demain!

lu 10273 fois
samedi 3 juin 2006
Par Didier Müller, samedi 3 juin 2006 à 11:22 - En classe
Dave Richeson propose sur son site un exercice intéressant pour les lycéens :
lu 7028 fois
vendredi 2 juin 2006
Par Didier Müller, vendredi 2 juin 2006 à 10:12 - Articles/revues
Le Sudoku n'est apparemment pas une invention récente. A la fin du XIXème siècle, les Français jouaient en effet à remplir des grilles très proches de ce jeu, qui étaient publiées dans les grand quotidiens de l'époque, révèle Christian Boyer dans la revue Pour la Science du mois de juin 2006. Selon lui, la grille la plus proche d'un Sudoku et celle de B Meyniel, publiée dans le quotidien La France du 6 juillet 1895. Les premiers Sudokus ont été publiés en 1979 par l'Américain Howard Garns, avant de paraître dans les revues japonaises dans les années 80 et 90, où ce jeu a pris son nom. Leur succès international a vraiment démarré grâce au Néo-Zélandais Wayne Gould, grâce à un logiciel de son invention qui permettait de générer facilement des grilles, et qui en a publiées dans le Times de Londres à partir de novembre 2004.
lu 15729 fois
jeudi 1 juin 2006
Par Didier Müller, jeudi 1 juin 2006 à 07:33 - Nature
Une courbe de circonstance. Ben oui, aujourd'hui c'est le 1er juin

lu 56701 fois
mercredi 31 mai 2006
Par Didier Müller, mercredi 31 mai 2006 à 07:42 - Enigmes/casse-tête
Voici une première énigme tirée du Jardin du Sphinx, de Berloquin :
La tradition attribue à Newton ce curieux problème, dont la solution n'exige aucun calcul différentiel.
75 boeufs ont besoin de 12 jours pour brouter l'herbe d'un pré de 60 ares, tandis que 81 boeufs ont besoin de 15 jours pour brouter l'herbe d'un pré de 72 ares. Combien faut-il de boeufs pour brouter en 18 jours un pré de 96 ares?
(On suppose que l'herbe croît uniformément et qu'elle est dans les trois prés, à la même hauteur au début du problème.)
lu 14906 fois
< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 >