Le blog-notes mathématique du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus ou, pourquoi pas, de créer leur propre blog...
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.


vendredi 10 juillet 2009

676


676
Editeur : Editions Léo Scheer (23 mars 2009)
Collection : Thriller


College de Trinity, Angleterre.

Le professeur Gordon, l'un des plus grands mathématiciens au monde a disparu alors qu'il travaillait sur un mystère vieux de quatre siècles.

Que sont devenus ses travaux? Qui à Cambridge pouvait connaître le mystère des nombres noirs?
Des rues de New York aux couloirs de Trinity, du cimetière de Mortlake à une bibliothèque en Forêt-Noire, 676 est une odyssée à travers les siècles sur les traces d'une conspiration mêlant mathématiques, sociétés secrètes et kabbale. Au coeur de l'une des plus grandes énigmes de tous les temps...

mardi 7 juillet 2009

Pourquoi y a-t-il si peu de mathématiciennes ?

Pourquoi y a-t-il si peu de mathématiciennes ?
Jean-Luc Nothias, Le Figaro, 03/06/2009

HISTOIRES DE SAVOIR - Capacités intellectuelles ou problèmes d'orientation ? Jean-Luc Nothias s'interroge sur les vraies raisons de la faible présence féminine dans cette discipline.

C'est à la fin du XIXe siècle que les scientifiques commencèrent à s'intéresser, de manière «raisonnée», aux différences entre hommes et femmes du point de vue de leurs capacités intellectuelles respectives. La conclusion fut alors rapidement et «solidement» établie : le cerveau plus petit des femmes faisait que leurs capacités intellectuelles étaient limitées. Fort heureusement pour tout le monde, on n'en est plus là. Et les performances féminines, égales ou supérieures à celles des hommes, sont aujourd'hui reconnues. Pourtant, il reste, dans le monde de la science, quelques bastions où apparemment la masculinité l'emporte. C'est le cas des mathématiques.
Ainsi, à la Fondation Sciences mathématiques de Paris, un important pôle de recherche qui fédère de nombreux laboratoires français et regroupe environ mille chercheurs en mathématiques, il y a moins de 20 % de femmes. Une toute récente étude (PNAS, 2 juin), menée par deux scientifiques de l'université du Wisconsin (qui se prénomment toutes les deux Janet, Hyde et Mertz), a tenté de comprendre pourquoi il y avait tellement plus de mathématiciens que de mathématiciennes.
En analysant les données recueillies lors des épreuves d'évaluation dans le primaire et le secondaire (la plus vaste méta-analyse porte sur 3 millions d'individus), on constate qu'il n'y a aujourd'hui pas de différences de performances entre filles et garçons. Les capacités intellectuelles masculines et féminines sont en moyenne les mêmes.
En allant dans le détail, on voit que les filles ont, au début, un petit avantage pour le calcul, avantage qui disparaît par la suite. On ne trouve aucune différence en ce qui concerne la compréhension de concepts abstraits ou dans la résolution de problèmes complexes. Mais une différence apparaît en fin de cursus scolaire, les garçons prenant dans ce dernier domaine un avantage sur les filles. C'est le moment de l'orientation vers les études supérieures. Et, en France, il y a le système des classes préparatoires. Beaucoup moins de filles que de garçons vont choisir la voie des sciences dites «dures», parmi lesquelles les mathématiques. Pourtant, beaucoup de filles s'estiment «bonnes en maths», mais n'ont jamais envisagé d'y faire carrière ; un premier indice expliquant peut-être le faible nombre de femmes en mathématiques.
Pour tenter d'en savoir plus, les deux Janet ont voulu savoir s'il y avait une différence entre les «doués» ou «douées» en maths pour vérifier s'il y avait une «bosse» masculine. Là, les résultats sont mitigés et n'apportent pas une réponse claire. Car ils varient beaucoup en fonction de l'époque, du pays et du groupe socioculturel concerné. Une chose est sûre, la tendance est à une montée en puissance des femmes. Une fois encore, l'influence de l'environnement socioculturel semble importante.

Une «image» très masculine

Comme toujours, l'histoire peut apporter des enseignements intéressants. Y a-t-il, ou y a-t-il eu des génies féminins des mathématiques ? La réponse est oui. Et pas qu'une. L'une des plus emblématiques est Marie-Sophie Germain. Née en 1776, elle est l'une des premières mathématiciennes françaises autodidactes. Elle a sa «révélation» à 13 ans, et prendra un pseudonyme masculin, celui d'un ancien élève de l'École polytechnique, pour poursuivre ses travaux. Qui, revisités il y a peu, ont montré qu'elle avait imaginé les prémisses des travaux de Poincaré. Une équation, entre autres, porte son nom.
Mais aucune femme n'a encore eu la médaille Fields, l'équivalent du prix Nobel pour les mathématiques. Les maths font-elles peur aux femmes ? Interrogées, nombre de mathématiciennes le contestent. Mais des femmes ayant choisi d'autres disciplines scientifiques reconnaissent qu'elles n'ont même pas envisagé cette possibilité. Les femmes sont-elles traitées différemment des hommes quand elles sont mathématiciennes ? Elles, et ils, le démentent vigoureusement. Et on peut les croire.
Les dernières études d'imagerie cérébrale confirment qu'il y aurait bien une différence, non de capacité, mais de «fonctionnement» du cerveau des hommes et des femmes, en fonction de leurs centres d'intérêt. Mais ces recherches sur les différences n'en sont qu'à leurs balbutiements.
Mais il y a bien aussi, certains le reconnaissent, une sorte de problème d'image des maths. Et, même si cela est encore pire en informatique, les mathématiques véhiculent encore une «image» très masculine. Ce n'est de la faute de personne, mais il faudrait «désacraliser» les mathématiques. Mesdemoiselles et mesdames, à vous de jouer.

Source : Le Figaro

mercredi 1 juillet 2009

Un léger surpoids favorise une longue vie

La lutte contre l’obésité tend à donner mauvaise presse au moindre kilo en trop. Une étude portant sur 11.000 Canadiens montre que la « taille mannequin » n’est pas la meilleure si vous comptez faire de vieux os.
Ainsi, ce ne sont pas les personnes ayant un indice de masse corporelle « normal » (IMC 18.5 à 24.9) qui vivent le plus vieux, mais celles qui entrent dans la catégorie « surpoids » (IMC 25 à 29.9), qui ont 17 % de moins de risque de mourir. Les personnes maigres (IMC 16.5 à 18.5) ont 73 % de risque de décès de plus que la normale.
Les personnes ayant un léger surpoids sont moins susceptibles de mourir d’infections et de maladies pulmonaires. Elles ont par contre un risque plus grand d’être atteints de maladies cardiovasculaires, mais ce risque peut être compensé par une médication adaptée.

Source : Sur-la-Toile

mardi 30 juin 2009

Compter jusqu'à 10

Un chef d'entreprise cherche un ingénieur. Quatre personnes répondent à l'annonce qu'il a passée.
Le premier est un polytechnicien.
« Bien monsieur, j'aimerais que vous comptiez jusqu'à dix, demande le patron.
- Si vous voulez. Mais dans quelle corps dois-je compter ?
- Ben vous comptez, c'est tout !
- Oui, mais dans IN ou dans IN* ? Doit-on considérer ce corps comme commutatif ou pas ? La loi de composition interne est-elle + ou . ?
- Bon, okay, laissez tomber... »

Le suivant est un informaticien.
« Pourriez-vous compter jusqu'à dix, s'il vous plaît ?
- Pas de problème : 1, 10, 11, 100, 101, 110, ...
- C'est bon, c'est bon, on vous écrira. »

Le troisième est aussi un informaticien.
« Vous pourriez compter jusque vingt, s'il vous plaît ?
- No problem : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C, D, E, F, 10...
- Merci, ça ira. »

Le dernier sort de l'université.
« Comptez jusqu'à dix, je vous prie.
- 1, 2, 3, 4, 5, 6, ....
- C'est bon, ça marche, vous êtes pris.
- Ah mais attendez, il faut aller jusqu'au bout : 7, 8, 9, ...
- Ça suffit, je vous dis, vous êtes embauché !
- Mais je peux encore aller plus loin ! 10, valet, dame, roi... »

lundi 29 juin 2009

Arithmomètre 1820

Le projet « arithmomètre 1820 » est né d'une rencontre, celle de deux passionnés. A la suite de nombreux échanges, ils se sont intéressés aux techniques mises en œuvre dans les premières machines de Thomas de Colmar (1820-1822-1850).

"L’étude approfondie du brevet de 1820 nous a permis de mettre en évidence un certain nombre d’incohérences. Nous avons rapidement démontré qu’une machine construite en suivant aveuglément ce brevet ne pouvait pas fonctionner. Il s’en est suivi un certain nombre de questions : Thomas a-t-il délibérément introduit des erreurs dans son brevet pour tromper une éventuelle concurrence ? Ces erreurs sont-elles le fait du rédacteur ou du dessinateur du brevet ? Thomas a-t-il commis des erreurs de conception ? Dans ce cas, a-t-il construit une machine en 1820, avant ou après la rédaction du brevet ? Cette machine fonctionnait-elle ? Pourquoi la machine de 1822 est-elle si différente de celle décrite dans le brevet de 1820 ? Aurait-il pu exister une machine intermédiaire, plus proche de celle du brevet ? Quelles en auraient été les caractéristiques, les défauts ?
C’est pour tenter de répondre à ces questions que nous avons entrepris d’apporter quelques corrections au brevet de 1820. Sans toucher à l’esprit même de la machine, nous avons recherché les modifications, les moins intrusives possibles, qui suffisent à la rendre viable.
Voici donc la description de cette machine hypothétique, mais fonctionnelle. Elle se révèle aujourd’hui à nous dans toute sa dimension historique ; la machine est magnifique !"

dimanche 28 juin 2009

Un petit r de famille

Un fils, un frère, une cousine, un grand-père, une tante... partagent certains traits qui montrent plus ou moins qu'ils ont un lien de parenté. Si les êtres vivants reconnaissent en général les membres de leur propre famille, peuvent-ils reconnaître si deux inconnus ont un lien de parenté ? Pour la première fois, une équipe de chercheurs du Laboratoire de psychologie et neurocognition de Grenoble (CNRS / Université Pierre Mendes France / Université de Savoie) a évalué cette capacité à détecter un lien familial. Les résultats, publiés dans Proceedings of the Royal Society B, montrent que cette reconnaissance dépend d'un degré "r" de parenté.


Exemple de paire d'individus.
Paires représentant (a) la même personne, (b) deux frères, (c) une petite-fille et sa grand-mère,
(d) un neveu et son oncle, (e) deux cousins, (f) deux personnes non apparentées.

Le cœfficient de parenté "r" correspond à la probabilité qu'un même gène se retrouve chez deux individus de même famille. Il est, par exemple, égal à 1 pour deux "vrais jumeaux", de ½ entre parents et enfants, de ¼ entre petits-enfants et grands-parents. L'étude révèle que plus "r" est plus élevé, plus détecter le lien de parenté est fréquent. Elle montre ainsi que l'on perçoit l'air de famille même avec des personnes qui n'ont jamais cohabité et qui appartiennent à différentes générations, comme des grands-parents et leurs petits-enfants. Reconnaître un lien de parenté entre deux inconnus peut nous aider à anticiper leurs comportements, procurant ainsi un certain avantage dans la vie en société.
Certaines particularités ont également été notées: en effet, le lien qui réunit grands-parents et petits-enfants est plus détectable que celui qui lie les oncles ou tantes à leurs neveux ou nièces, bien qu'ils soient tous deux estimés par le même coefficient de parenté (r=¼). Des facteurs comportementaux et génétiques concourent à expliquer ces différences.
Pour cette étude, l'équipe du LPNC a réuni plus de 500 photos de membres de plusieurs dizaines de familles de la région grenobloise. Elle les a ensuite associées par paires et les a soumis à des adultes n'ayant aucun lien avec ces familles. Ces adultes devaient détecter l'existence ou non d'un lien de parenté entre elles. Les paires de visages présentées à ces adultes associaient un individu avec lui-même (à un âge différent), avec un frère ou une sœur, un oncle ou une tante, un des grands-parents, un cousin ou une cousine ou enfin avec, un étranger, adulte ou enfant. Aujourd'hui, l'équipe du LPNC poursuit ses investigations en essayant de mieux comprendre la nature des mécanismes mise en jeu dans la reconnaissance et de définir les zones des visages qui permettent de détecter la parenté.

Source : Techno-Science

jeudi 25 juin 2009

Citation d'Einstein

Bâtir une nouvelle théorie, ce n’est pas ériger un gratte-ciel à la place d’une vieille baraque. C’est plutôt de gravir une montagne et d’avoir peu à peu une vue différente, plus vaste, de découvrir des relations inattendues entre notre point de départ et son riche environnement.

Albet Einstein

mercredi 24 juin 2009

La contrainte, c'est la liberté

Le blog La contrainte c'est la liberté présente des exemples de textes littéraires dont les constructions reposent sur des contraintes données.

mardi 23 juin 2009

Les notes sont mises...


Dessin d'Emmanuel Chaunu

samedi 20 juin 2009

Les 9 couronnes

Mon deuxième livre, intitulé les 9 couronnes, est disponible dès aujourd'hui. Après "Les codes secrets décryptés", ce livre parle lui aussi de cryptographie, mais sous une forme totalement différente : il s'agit ici d'une histoire policière où le héros, bien qu'en congé sabbatique à Saint-Pétersbourg, doit décrypter les messages codés d'un tueur en série sévissant dans le canton du Jura, en Suisse. Ce dernier signe ces crimes en coiffant les victimes d'une couronne tressée et en mettant dans leur bouche un cryptogramme. Pourquoi fait-il cela ? Comment décrypter ces énigmatiques messages ? Parviendra-t-on à arrêter ce fou ? C'est ce que vous découvrirez dans cette histoire.
Vous pourrez utiliser ce livre de deux façons. Lisez-le de la première à la dernière page, et vous aurez un cours de cryptographie romancé. La deuxième manière est plus ludique : ne lisez que la première page de chaque chapitre, où est présenté le cryptogramme, puis essayez de le déchiffrer vous-même avant de lire la suite du chapitre.
Le dernier cryptogramme du tueur n’est pas décrypté dans le livre, et il reste un doute quant au dénouement de l’histoire. Si vous réussissez à résoudre le dernier cryptogramme, vous pourrez lire la fin du neuvième chapitre sur le site www.apprendre-en-ligne.net/crypto/9/, après avoir introduit un... mot de passe, évidemment.

J'ai écrit ce livre en 2004-2005, alors que je passais une année sabbatique à Saint-Pétersbourg et donc plus d'un an avant "Les codes secrets décryptés". J'avais une envie : écrire un "roman didactique" ou un "cours romancé", c'est selon. Mon but était de présenter une histoire résumée de la cryptographie classique à travers neuf chiffres choisis entre l’Antiquité et le début du 20e siècle. Il a été en ligne gratuitement sur mon site Ars Cryptographica pendant 3 ans, avant que je ne trouve un éditeur : la Société jurassienne d'Emulation.
Vous pouvez le commander directement à l'éditeur en passant par la page www.apprendre-en-ligne.net/crypto/9/.

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