Le blog-notes mathématique du coyote

 

Extra
Langues :

Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus ou, pourquoi pas, de créer leur propre blog...
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.


vendredi 4 avril 2008

La mort d'Hypatie

Hypatie d'Alexandrie (v. 370 – 415) est une mathématicienne et philosophe grecque. Son père Théon d'Alexandrie, dernier directeur du Musée d'Alexandrie, est éditeur et commentateur de textes mathématiques. Il éduque sa fille en l'initiant à la mathématique et à la philosophie. Celle-ci a dirigé l'École néo-platonicienne d'Alexandrie.
En mars 415, Hypatie d'Alexandrie meurt lapidée en pleine rue par des chrétiens fanatiques qui lui reprochaient d'empêcher la réconciliation entre le patriarche Cyrille d'Alexandrie et le préfet romain Oreste à la suite de conflits sanglants entre diverses communautés religieuses d'Alexandrie.

D'après Socrate le Scolastique :

« Contre elle alors s’arma la jalousie ; comme en effet elle commençait à rencontrer assez souvent Oreste, cela déclencha contre elle une calomnie chez le peuple des chrétiens, selon laquelle elle était bien celle qui empêchait des relations amicales entre Oreste et l’évêque. Et donc des hommes excités, à la tête desquels se trouvait un certain Pierre le lecteur, montent un complot contre elle et guettent Hypatie qui rentrait chez elle : la jetant hors de son siège, ils la traînent à l’église qu’on appelait le Césareum, et l’ayant dépouillée de son vêtement, ils la frappèrent à coups de tessons ; l’ayant systématiquement mise en pièces, ils chargèrent ses membres jusqu’en haut du Cinarôn et les anéantirent par le feu. Ce qui ne fut pas sans porter atteinte à l’image de Cyrille et de l’Eglise d’Alexandrie ; car c’était tout à fait gênant, de la part de ceux qui se réclamaient du Christ que des meurtres, des bagarres et autres actes semblables. Et cela eut lieu la quatrième année de l’épiscopat de Cyrille, la dixième année du règne d’Honorius, la sixième du règne de Théodose, au mois de mars, pendant le Carême. ».

D'après Jean, évêque de Nicée :

« En ces temps apparut une femme philosophe, une païenne nommée Hypatie, et elle se consacrait à plein temps à la magie, aux astrolabes et aux instruments de musique, et elle ensorcela beaucoup de gens par ses dons sataniques. Et le gouverneur de la cité l'honorait excessivement; en effet, elle l'avait ensorcelé par sa magie. Et il cessa d'aller à l'église comme c'était son habitude.... Une multitude de croyants s'assembla guidée par Pierre le magistrat – lequel était sous tous aspects un parfait croyant en Jesus Christ – et ils entreprirent de trouver cette femme païenne qui avait ensorcelé le peuple de la cité et le préfet par ses sortilèges. Et quand ils apprirent où elle était, ils la trouvèrent assise et l'ayant arrachée à son siège, ils la trainèrent jusqu'à la grande église appelée Césarion. On était dans les jours de jeûne. Et ils déchirèrent ses vêtements et la firent traîner (derrière un char) dans les rues de la ville jusqu'à ce qu'elle meure. Et ils la transportèrent à un endroit nommé Cinaron où ils brûlèrent son corps. Et tous les gens autour du patriarche Cyrille l'appelèrent 'le nouveau Theophile', car il avait détruit les derniers restes d'idolatrie dans la cité.»


Hypartie peu de temps avant sa mort, alors que les Chrétiens lui ont arraché ses vêtements et l'ont acculée dans un temple.
Tableau de Charles William Mitchell, 1885.


Source : Wikipédia

jeudi 3 avril 2008

Problèmes plaisants et délectables

Le Conservatoire numérique des Arts & Métiers propose sur son site la version numérique du livre Problèmes plaisants & délectables qui se font par les nombres, par Claude-Gaspar Bachet, sieur de Méziriac (1581-1638), Gauthier-Villars, 1884

mercredi 2 avril 2008

L'algèbre linéaire terre-à-terre

Une raison pour laquelle l'algèbre linéaire est appropriée pour présenter le raisonnement abstrait est qu'une grande partie du matériel a une interprétation géométrique. On peut "visualiser" des résultats. L'inverse est également vraie : l’algèbre linéaire aide à développer l'intuition géométrique.
Bien que l'algèbre linéaire a son côté abstrait élégant, elle a également beaucoup d'applications réelles. Celles-ci s'étendent d’étudier le trafic traversant le centre-ville de Moscou à prévoir la météo à Vancouver. Les pages suivantes représentent une tentative de stimuler l'intérêt pour l'algèbre linéaire en choisissant une grande variété de problèmes qui apparaissent dans différentes branches de cette discipline.
Ce site web a été créé par Dr Joseph Khoury pour un projet conçu par Dr Barry Jessup, avec un support financier du prix d’excellence en éducation de l’université d'Ottawa.

mardi 1 avril 2008

Image not found

lundi 31 mars 2008

Citation de Fourier



L’étude approfondie de la nature est la source la plus féconde des découvertes mathématiques.

Jean Baptiste Joseph Fourier

dimanche 30 mars 2008

Différence d'âge idéale dans un couple

On connaît des célébrités masculines d'un certain âge qui choisissent pour compagne des femmes relativement plus jeunes : Mick Jagger et Michael Douglas sont des classiques. Pourquoi ce comportement et quelle pourrait bien être la différence d'âge idéale ?
Les hommes monogames ont statistiquement plus d'enfants s'ils se marient à des femmes plus jeunes. La question qui se pose est quelle est la différence idéale d'âge sur ce plan ?
L'année dernière, une étude suédoise avait suggéré qu'une différence de 4 à 6 ans était le mieux. Une nouvelle recherche critique ce résultat. Avec les mêmes hypothèses globales et en travaillant sur les données des siècles précédents, on arrive à un résultat bien différent et quasi absurde : la différence optimale serait carrément de 15 ans !
Certes, à première vue une équation simple montre que pour des relations monogames continues, les couples qui ont le plus d'enfants ont une différence d'âge de 4 à 5,9 ans (avec l'homme plus âgé bien entendu). La raison derrière ce fait ne comporte aucune controverse : un homme veut naturellement une femme plus jeune que lui car les femmes jeunes sont plus attirantes.
Les femmes ont naturellement tendance à prendre un homme plus âgé, car elles recherchent davantage la sécurité et la stabilité. La nouvelle recherche critique cependant le résultat de l'étude antérieure. Pour ces chercheurs, l'âge de la mère est susceptible d'être plus important que toute différence d'âge. L'équation est simple : plus une femme est âgée, moins elle est susceptible d'avoir davantage d'enfants.
Il faudrait de plus se méfier des différences entre pays : la différence « idéale » de 4-6 ans en Suède pourrait ne pas se retrouver ailleurs.

Sources : Sur la Toile, New Scientist

samedi 29 mars 2008

Mise en abyme

Hier, en allant fébrilement acheter le dernier Blake et Mortimer (pas le meilleur, même si la fin de l'album est tout à fait surprenante), j'ai remarqué cette couverture de BD :


Belle mise en abyme, mais l'exemple le plus connu reste La vache qui rit :

vendredi 28 mars 2008

Visual Mathematics

Visual Mathematics est une revue en ligne créée en 1999 qui lance un pont entre l'art et les mathématiques. Le but principal est de montrer la beauté des mathématiques dans un large contexte artistico-scientifique. Il en sort des articles très illustrés et mathématiquement intéressants.

jeudi 27 mars 2008

La vache - L'horloge arrêtée

mercredi 26 mars 2008

Crimes à Oxford

C'est aujourd'hui que sort au cinéma le film Crimes à Oxford, d'après le livre Mathématiques du crime.

Oxford.
Une vieille dame est assassinée.
Le premier meurtre d’une série qui semble obéir à une logique mathématique : chaque crime est annoncé par un symbole dont la signification échappe aux enquêteurs.
De leur côté, un jeune étudiant et un éminent professeur de mathématiques qui ne se connaissent pas se trouvent eux aussi plongés au coeur de cette énigme et font équipe pour la résoudre. Mais la raison humaine peut-elle être mise en équation ?

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 258 259 260 261 262 263 264 265 266 267 268 269 270 271 272 273 274 275 276 277 278 279 280 281 282 283 284 285 286 287 288 289 290 291 292 293 294 295 >