Le blog-notes mathématique du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus ou, pourquoi pas, de créer leur propre blog...
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.


mardi 2 septembre 2008

La fondation de Carthage par Didon

Selon la légende, Carthage a été fondée au IXe siècle av. J.C. (en -814) par Didon, princesse de Tyr en Phénicie, soeur de Pygmalion. Celui-ci a assassiné l'époux de Didon, Sichée, pour prendre le pouvoir. Elle s'enfuit, entourée de Phéniciens, et accoste en Afrique du Nord, à l'emplacement de Carthage. Didon demande au roi de Numibie, Iarbas, une terre pour s'y établir. Iarbas, réticent, consent à ce qu'elle ne prenne que la grandeur de terre délimitée par une peau de boeuf. Didon fait alors découper la peau de boeuf en lanières très fines.


On a montré que la plus grande surface limitée par une longueur fixée est un disque. La démonstration, dite de la propriété isopérimétrique du cercle, est due à Zénodore (Grèce, seconde moitié du IIe siècle avant J.-C. ; ceci est cité par Théon dans l'Almageste de Ptolémée et par Pappus), et sera complétée par Weierstrass à la fin du XIXe siècle. En prenant astucieusement un terrain en forme de demi-disque au bord de la mer (ce bord étant supposé rectiligne), Didon multiplia encore par 4 la surface acquise.

lundi 1 septembre 2008

Quels billets contiennent le plus de cocaïne ?

Une étude de billets de banques pris au hasard dans différents pays européens a montré que ce sont les billets espagnols qui contiennent le plus de cocaïne.
La concentration de ces billets espagnols est de 155 microgrammes. Les chercheurs ont également réalisé une étude comparative des méthodes utilisées habituellement pour détecter la présence de cocaïne sur les billets de banque dans le monde. Les technologies récentes de détection de cocaïne permet de trouver des traces sur n'importe quel billet. Concernant les billets de banque espagnols, on peut trouver de la cocaïne non seulement sur les billets qui ont été en contact direct (manipulation par des dealers etc.) mais aussi sur tous les billets en circulation. Cela est dû à la « contamination croisée » entre les billets de banque lorsqu'ils sont réunis mais aussi à cause des machines de comptage utilisés dans les banques (distributeurs etc.) Sur certains billets, on a détecté jusqu'à 889 microgrammes de cette drogue !
C'est cependant aux USA qu'on peut trouver des « records » de contamination. Certains billets américains en contiennent jusqu'à 1300 microgrammes. La valeur moyenne reste comprise entre 2.86 et 28.75 microgrammes selon l'année et la ville considérée. Les billets de banque allemands ont une concentration moyenne de cocaïne 5 fois inférieure à celle de l'Espagne. Une autre étude sur 356 billets de banque suisses a montré que seulement 6 % étaient contaminés (à des concentrations supérieures à 1 nanogramme par billet). On estime qu'au Royaume-Uni, 40 à 51 % des billets de banque sont contaminés.
Il est évident qu'il existe une relation non équivoque entre les forts niveaux de cocaïne trouvés sur les billets de banque et la consommation de cette substance dans les pays. L'Espagne est le point d'entrée de la cocaïne en Europe (ensuite vient le Portugal). On dit dans le rapport que la cocaïne est devenue « intégrée » dans la société espagnole qui joue ainsi à la roulette russe avec le développement neurologique d'une génération toute entière. Il est donc nécessaire de tout faire pour réduire la consommation de cette drogue dans le pays. Il faut en particulier détruire l'image « glamour » de cette drogue. Cette image souvent renforcée par les média... A cause de cela, tout le monde en Espagne a de la cocaïne dans son portefeuille !

Source : Sur la Toile

dimanche 31 août 2008

La mathématique du Chat


La mathématique du Chat
Daniel Justens et Philippe Geluck
Ed. Delagrave (14 mai 2008)
ISBN 978-2206013534

Présentation de l'éditeur
Mathématicien bruxellois doublé d'un amateur de bande dessinée, Daniel Justens ne pouvait ignorer l'œuvre de Philippe Geluck, son confrère en sciences graphiques et mathématiques. C'est en lisant les strips du Chat qu'il fit une découverte fondamentale : les syllogismes et les impasses logiques du félin, dont la fonction première était de faire rire, recelaient en fait tous les fondements des mathématiques modernes. L'oeuvre cryptée de Philippe Geluck peut enfin éclater au grand jour. Les nombreux amateurs du Chat vont pouvoir reprendre leur lecture et rire de plus belle, en découvrant qu'en fait, ils ont régulièrement fait des mathématiques sans le savoir et que cette science qui traduit si bien les angoisses existentielles du matou matheux, rend compte aussi des nôtres. Les mathématiciens découvriront dans ce petit opuscule nombre d'exemples utiles et de sujets de réflexion pour leurs élèves. Et puis surtout, ils y trouveront la réponse à la question qu'on leur renvoie sans cesse et qui les taraude : " A quoi servent les mathématiques ? "

samedi 30 août 2008

La vache - Le mille-pattes

vendredi 29 août 2008

Les vaches regardent-elles vers le pôle nord magnétique ?

Drôle d'observation réalisée par une équipe germano-tchèque, qui publie sa trouvaille dans une revue scientifique : au repos, les vaches, les chevreuils et les cerfs élaphes s'orienteraient préférentiellement dans le sens du champ magnétique terrestre, comme en témoignent, entre autres, les images de Google Earth ! Voilà un nouveau jeu pour les promenades en campagne, que les enfants adoreront sûrement : devant un troupeau de vaches, sortir une boussole et noter l'orientation de chaque animal par rapport au nord magnétique. Les jours de pluie, on peut poursuivre l'étude à la maison en scrutant patiemment les images de Google Earth à la recherche de bétail au pré.

Les adeptes de ce passe-temps ne manqueront pas d'envoyer les résultats à Sabine Begall, une biologiste allemande de l'université de Duisberg-Essen. Elle et quatre collègues (allemands et tchèques) ont passé beaucoup de temps à ce jeu, s'intéressant au bétail mais aussi aux chevreuils et aux cerfs élaphes. Ces deux derniers mammifères ont été observés sur le terrain, en République tchèque, et les vaches sur Google Earth.
Leurs résultats, inattendus et inexplicables, viennent d'être publiés dans les Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences), une revue scientifique américaine. Selon leur étude, portant sur 8.510 vaches, observés sur 308 sites, et sur 2.974 cerfs élaphes ou chevreuils (vus en 241 endroits différents), les animaux s'orienteraient plus souvent vers le nord ou le sud que vers les autres directions. Plus précisément, la préférence serait marquée par rapport au nord magnétique et non géographique.


Résultats des orientations relevées pour la vache (en A), le chevreuil (B) et le cerf élaphe (C). Les lignes noires donnent l'orientation moyenne et les triangles les moyennes observées dans différentes régions du monde. © Sabine Begal et al.

Les auteurs ont testé des hypothèses alternatives. Ils excluent par exemple la plus probable, qui voudrait que les animaux se positionnent par rapport au vent, pour éviter le refroidissement ou, à l'inverse, pour se rafraîchir. Les observations sur le terrain (donc ne concernant pas les vaches) ne montrent aucune corrélation, d'autant que chevreuils et cerfs élaphes ont surtout été observés en forêt, où le vent est faible. Pour le bétail, une orientation par rapport au vent ne conduirait pas, analysent les chercheurs, à un axe nord-sud préférentiel. Les mammifères pourraient aussi chercher à présenter un flanc au soleil, ce qui pourrait expliquer qu'ils se positionnent plus souvent vers le nord ou vers le sud. Mais les observations aux hautes latitudes, où la déclinaison magnétique est forte, contredisent cette hypothèse. Si elle était vraie, en effet, les animaux devraient s'orienter par rapport au nord géographique et non le nord magnétique, comme les observations semblent le montrer.
Mais il reste des inconnues de taille : outre que cette observation n'a jamais été rapportée par aucun éleveur de bétail durant les deux derniers millénaires et que les mécanismes impliqués sont totalement mystérieux, tout autant que l'intérêt pour l'animal, personne n'a mis en évidence une perception du champ magnétique chez les grands mammifères. Les seuls cas connus au sein de ce groupe concernent des rongeurs et une chauve-souris. Mais les chercheurs insistent sur le fait que s'aligner par rapport aux lignes d'un champ magnétique n'implique pas une perception consciente. Des mécanismes secondaires, affectés par le magnétisme ambiant, pourraient conduire à des comportements particuliers.
Les auteurs rapportent un résultat ancien (1987) selon lequel, chez l'Homme, le délai au bout duquel survient le premier sommeil paradoxal (une phase toujours présente) est plus court chez les personnes dormant dans le sens est-ouest que chez celles allongées dans le sens nord-sud. Une autre étude (en 1993) montrait des différences dans l'électro-encéphalogramme. Purement observationnels, ces résultats n'apportent aucune preuve de la réalité du phénomène mais ils ont le mérite d'ouvrir un débat et de susciter quelques expériences. Il suffirait de soumettre des vaches à un champ magnétique élevé pour vérifier si elles se positionnent différemment. La revue en ligne Nature rapporte que selon Sabine Begall les vaches seraient alignées différemment sous les lignes à haute tension, qui produisent justement un champ magnétique, mais ce détail instructif ne figure pas dans la publication des Pnas. Il reste donc encore du travail et une jolie question scientifique que nous pouvons tous mettre à l'épreuve des faits. Pour vos prochaines promenades champêtres, n'oubliez pas la boussole...

Source : Futura-Sciences

jeudi 28 août 2008

Les lionnes

Lors d'un safari, un touriste observe des lionnes dans la savane. Le guide lui explique les moeurs de ces animaux, bien particulières dans cette région :

  • Dès qu'une lionne a mangé, elle fait la sieste pour digérer.
  • Dès qu'elle s'endort, la lionne devient elle-même une proie pour les autres lionnes qui la dévoreront immanquablement.
  • La lionne est intelligente : elle ne mange que si elle est sûre de ne pas devenir une proie pendant sa sieste.
  • La lionne est égoïste : elle ne partage jamais le produit de sa chasse.
Le guide compte les lionnes pour décider s'il peut ou non autoriser le touriste à sortir du van pour les observer de plus près. Combien doit-il y avoir de lionnes pour que le touriste soit en sécurité ?

dimanche 24 août 2008

Citation de Laplace (2)



Nous devons à la faiblesse de l’esprit humain une des théories les plus délicates et les plus ingénieuses des mathématiques, la science des hasards ou des probabilités.


Pierre-Simon Laplace

samedi 23 août 2008

Photo-finish


La photo-finish n’est pas une photo instantanée de l’arrivée, mais une représentation temporelle de ce qui se passe dans l’axe de la caméra, parfaitement calé sur la ligne d’arrivée.
L’image fournie par cette caméra est découpée pour ne garder que la bande centrale (la ligne d’arrivée). Cette image fait 1 pixel de large sur 1 024 pixels de haut. À chaque millième de seconde, le cadenceur du chronographe ajoute la bande centrale de l’image (1 pixel) à la suite de l’image précédente, créant une image non instantanée mais une sorte de "déroulant" du temps. Ceci explique l'aspect "déformé" des images produites par les caméras de photo-finish.
A l’époque de l’argentique, le système était identique. Il suffisait de faire défiler le film de façon ininterrompue devant une fente d’obturation, parfaitement alignée sur la ligne d’arrivée. Pour limiter la déformation de l'image, on faisait défiler le film à la même vitesse que les coureurs.

vendredi 22 août 2008

Les Génies de la Science : Gauss

La revue Les Génies de la Science propose un numéro spécial sur Gauss, le prince des mathématiques. Un numéro à ne pas manquer !

Avant-Propos

Gauss a 24 ans quand il se voit couronné « prince des mathématiques » par des savants de toute l’Europe. La raison de ce succès ? Des contributions majeures en théorie des nombres – la « reine des mathématiques » selon lui – rassemblées dans un ouvrage qui deviendra une référence, les Disquisitiones arithmeticae.
L’expression « Titan des sciences » employée par son biographe G. W. Dunningon le désigne tout aussi bien. Son éclectisme et sa passion pour les sciences l’entraînèrent non seulement vers les mathématiques, mais vers nombre d’autres domaines : Gauss fut ainsi l’inventeur d’instruments tels que l’héliotrope, le magnétomètre bifilaire ou le télégraphe électromagnétique ; il élabora aussi des théories ad hoc pour résoudre divers problèmes de physique appliquée, comme sa célèbre formule d’optique caractérisant une lentille ou un assemblage de lentilles.
Cette faculté d’embrasser plusieurs disciplines lui permit de révéler les liens profonds qui les unissent. Elle lui inspira des théories mathématiques qui, aujourd’hui encore, sont couramment utilisées dans les sciences appliquées : grâce à sa méthode des moindres carrés, un des fondements de la théorie moderne des erreurs, Gauss optimisa les observations astronomiques et géodésiques ; de ses études en géodésie, en particulier de ses recherches sur la construction de cartes géographiques, naquit la théorie de la représentation conforme, étroitement liée à l’analyse complexe ; Gauss sut encore voir les liens entre la géodésie et la théorie des surfaces, une théorie qui, à son tour, le renvoya à ses réflexions de jeunesse sur la possibilité d’élaborer une géométrie non euclidienne.
Gauss considérait les mathématiques comme la science par excellence, le fondement naturel de toute science appliquée : « Toutes les mesures du monde ne valent pas un seul théorème, car seul ce dernier fait réellement avancer la science des vérités éternelles », écrivait-il à son ami Bessel. C’est bien ce que montre son œuvre, d’une envergure et d’une fécondité comparables à celles des travaux d’un Archimède ou d’un Newton.

Rossana Tazzioli

jeudi 21 août 2008

Graph Paper Printer

Graph Paper Printer est un programme pour imprimer des feuilles de graphiques vierges. Systèmes de coordonnées cartésiennes, polaires, portées musicales, tablature, motifs (briques, ellipses, losanges, hexagones, triangles, etc.). Utile pour les dessinateurs, enseignants, et amateurs en tout genre. Offre de nombreuses fonctions de paramétrage, taille, couleur, marge, espace entre les lignes, zoom, etc.

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