Le blog-notes mathématique du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus ou, pourquoi pas, de créer leur propre blog...
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.


jeudi 18 mai 2017

Séminaire Mathématiques et Société

Séminaire Mathématiques et Société

« Les mosaïques, ces ordinateurs qui s'ignorent »
Conférencière : Nathalie Aubrun, ENS, Lyon

Mercredi 24 mai 2017 à 16h15
Auditoire Louis-Guillaume, ALG, F 200
Rue Emile-Argand 11
2000 Neuchâtel

Le séminaire est ouvert au public.

Résumé
Les mosaïques permettent de recouvrir une surface de manière décorative, avec un nombre limité de pièces différentes. Au sens mathématique, elles réalisent un pavage, c'est-à-dire un agencement sans chevauchement ni trou. Dans cet exposé, on s'intéressera à des pavages dont les éléments de bases sont des pièces de puzzles : les tuiles de Wang. Ce modèle, en apparence très simple, permet néanmoins de construire les pavages les plus complexes, et même de réaliser n'importe quel calcul !

Organisation : Paul Jolissaint, Institut de Mathématiques, Emile Argand 11, 2000 Neuchâtel

mardi 9 mai 2017

Les notes du mathématicien Alexandre Grothendieck arrivent sur le net

Un accord est intervenu entre la famille du mathématicien et l'université de Montpellier qui détenaient 28 000 pages de notes. Elles seront bientôt accessibles sur Internet.
Nous avions laissé les archives d’Alexandre Grothendieck dans une situation bancale en décembre. Les choses ont avancé quand le directeur du département de mathématiques de l’université de Montpellier, Jean-Michel Marin, a entamé un dialogue constructif avec les héritiers du mathématicien. Depuis des années, l’institution et les cinq enfants du mathématicien se regardaient avec méfiance quand il s’agissait de répondre à deux questions : à qui appartenaient les 28 000 pages de notes récupérées par l’université ? Pouvait-on mettre les écrits, il parlait de ses «gribouillis», à la disposition de la communauté scientifique ?
Si les dessins retrouvés dans les archives de Montpellier laissent penser que les travaux d’Alexandre Grothendieck sont accessibles, il faut quand même dix heures de travail à un mathématicien expérimenté pour décrypter une page de ses notes.
Ce sera chose faite mercredi 10 mai à 16h30 sur le site de l’université de Montpellier. Dans un premier temps, 18 000 pages de notes seront en libre accès. Pour le reste, du courrier pour l’essentiel, il faudra attendre le feu vert des personnes à qui était adressé le courrier dont Alexandre Grothendieck conservait une copie.

100 000 pages de notes inédites

Celui que l’on désigne souvent comme le plus grand mathématicien du XXe siècle – disparu à 84 ans en novembre 2014, à Lasserre (Ariège), où il vivait reclus depuis 23 ans – avait laissé derrière lui 100 000 pages de notes auxquelles personne n’avait eu accès. Aux 28 000 pages de Montpellier il fallait ajouter 65 000 pages soigneusement enfermées dans une quarantaine de boîtes réalisées sur mesure, et trouvées dans sa maison après son décès.
Que peut-on trouver dans ce trésor ? Peut-être rien, à moins que… Alexandre Grothendieck travaillait la nuit et confiait le fruit de ses heures sans sommeil à des scribes qui passaient des heures à transformer les intuitions en théorèmes clairs et irréfutables. Son but tenait en quelques mots : réconcilier l’algèbre qui démontre et la géométrie qui montre. Une tâche toujours inachevée, à laquelle travaillent les géomètres et algébristes. Né en 1928 à Berlin, arrivé en France à la veille de la Seconde Guerre mondiale à l’âge de 11 ans, élève moyen jusqu’à ce qu’un professeur plus curieux que les autres l’incite à se rendre à l’Ecole normale supérieure, à Paris, alors qu’il vient d’avoir sa licence à l’université de Montpellier. Alexandre Grothendieck entre dans la vingtaine et découvre qu’il a un don pour les mathématiques. Il intègre le groupe des collaborateurs de Nicolas Bourbaki - ce mathématicien polycéphale qui invente le travail collaboratif dans les années 40 - et décroche la médaille Fields, l’équivalent du prix Nobel pour les mathématiciens, en 1966.
Sa vie sera faite de ruptures. Des ruptures conceptuelles, d’abord, quand il fait avancer la géométrie algébrique à coup de concepts nouveaux, comme les motifs. Mais aussi des ruptures sociales, familiales, culturelles, politiques et amicales jusqu’à la fin de sa vie. En 1969, il invente avec d’autres ce qui va devenir l’écologie radicale, et rompt avec la recherche scientifique qui, pour lui, débouchera sur la fin du «tout», selon son expression. En 1991, il se retire à Lasserre, où il refuse de voir les visiteurs qu’il éconduit parfois avec douceur, et parfois avec des piques verbales acérées.

Le travail de décryptage ne fait que commencer

Si la question des archives de Montpellier est réglée, il reste maintenant à trouver une solution pour les 65 000 pages de Lasserre. Seront-elles vendues ? Seront-elles accessibles un jour ? Pour l’instant, la Bibliothèque nationale de France (BNF) et l’Institut des hautes études scientifiques (IHES) ne parviennent pas à formuler une offre aux enfants du mathématicien. La question clé étant : ce trésor a-t-il un prix ?
Ceux qui cliqueront sur les archives Grothendieck doivent être prévenus d’une chose. Il se trouve au pied d’un Himalaya des mathématiques, puisque chaque feuille manuscrite nécessite une dizaine d’heures de travail pour un géomètre algébriste rompu aux «gribouillis» grothendieckien. Les choses misent à plat, le travail commence.
Pour organiser le décryptage, il faudra sans doute qu’une équipe de mathématiciens s’organise à travers la planète, sur le modèle des Polymaths. Un mathématicien pose une question, et qui détient un bout de la réponse apporte sa contribution. La publication scientifique finale pourrait mentionner une quarantaine de signatures de chercheurs qui ne se seront croisés que numériquement.

Source : Philippe Douroux, libération.fr

jeudi 13 avril 2017

L'hypothèse de Riemann enfin démontrée ?

En l'an 2000, l'Institut de mathématiques Clay (États-Unis) a publié une liste de sept problèmes non résolus et qualifiés de « problèmes du millénaire ». Parmi eux, celui de l'hypothèse de Riemann est peut-être le plus célèbre. L'institut promet depuis une récompense d'un million de dollars à qui découvrira sa solution. Ira-t-elle bientôt à des chercheurs de l'université Brunel, à Londres (Royaume-Uni) ?

Lire l'article de Nathalie Mayer sur Futura Sciences.

jeudi 23 mars 2017

Le prix Abel de mathématiques décerné à Yves Meyer

Récompense méritée pour le mathématicien Yves Meyer, principal inventeur des « ondelettes », cet outil qui permet de compresser les images au format JPeg 2000. Mais cette technique de traitement du signal, venue de la géologie, va bien au-delà, complétant en quelque sorte les transformées de Fourier, et a trouvé bien d'autres applications dans les sciences et les technologies. Les pavages de Penrose, eux aussi, doivent beaucoup à cet homme, chercheur éclectique.

Lire l'article de Jean-Luc Goudet sur Futura Sciences

lundi 21 novembre 2016

Séminaire Mathématiques et Société

Séminaire Mathématiques et Société

« Mathématiques de la contagion financière »
Conférencier : Dr. Akimou Ossé, QuantPlus

Mercredi 23 novembre 2016 à 16h15
Auditoire Louis-Guillaume, ALG, F 200
Rue Emile-Argand 11
2000 Neuchâtel

Le séminaire est ouvert au public.

Résumé
A défaut d'une définition officielle, nous allons considérer qu'une contagion financière est une perturbation des marchés financiers qui conduit à des défaillances en chaîne d'institutions financières. Depuis la crise de 2008, ce phénomène est au centre de l'attention de tous les acteurs de la finance et surtout du Conseil de Stabilité Financière (CSF), l'organisme créé en 2009 pour coordonner la réglementation et la surveillance des marchés financiers au niveau mondial. Suivant la CSF, une bonne analyse de la contagion financière doit absolument tenir compte non seulement de la taille et de la complexité de chaque institution, mais aussi des liens entre chacune et les autres composantes du système financier (interconnectivité). De nombreux modèles conformes aux recommandations de la CSF ont été développés ces dernières années. Ils sont basés sur la théorie mathématique des graphes et s'inspirent d'autres domaines scientifiques (écosystèmes naturels en biologie, réseaux de distribution électriques, l'algorithme PageRank de Google, etc.) L'objectif est de présenter quelques uns de ces modèles en mettant l'accent sur les outils mathématiques utilisés.

mercredi 7 septembre 2016

Décès de Jean-Christophe Yoccoz

Jean-Christophe Yoccoz (médaille Fields en 1994) est décédé le samedi 3 septembre 2016. Immense mathématicien, il a porté à son plus haut niveau le domaine des systèmes dynamiques.

Lire l'article sur Images des mathématiques.

vendredi 3 juin 2016

Exposition Formes et Formules

Jusqu’en décembre 2016, le Museu Nacional de História Natural e da Ciência de Lisbonne propose une exposition intitulée Formas & Fórmulas. Son but est de faire découvrir les figures plus ou moins étranges qui se cachent derrière des formules mathématiques.

Pour en savoir plus : Images des Mathématiques, Museu Nacional de História Natural e da Ciência

mercredi 18 mai 2016

Avec un QI de 230, le mathématicien chinois Terence Tao dépasse le record d’Einstein

Si on vous demande « Qui est la personne la plus intelligente du monde, celle qui a le QI le plus élevé? », alors il y a fort à parier que pour la plupart des gens, la première réponse sera des noms comme Einstein, Newton, Stephen Hawking et autres grands personnages de ce genre. Mais dans la vraie vie, c'est le mathématicien chinois Terence Tao qui devrait être reconnu comme la personne la plus intelligente, avec le QI le plus haut jamais enregistré dans l'histoire de l'humanité à ce jour.
Né en Australieen 1975, Terence Tao a, dès son enfance, révélé des talents extraordinaires : son enseignante de maternelle a découvert sa sensibilité naturelle et son intérêt pour les chiffres, ce qui lui a valu par la suite d'entrer à l'Association des enfants surdoués d'Australie du Sud. Et c'est ainsi que ce petit génie a fait la connaissance d'autres enfants surdoués. A l'âge de 7 ans, Terence Tao a appris le calcul par lui-même, écrit également le premier livre de sa vie, dont le contenu était consacré à l'utilisation de Basic pour calculer les nombres parfaits.
A l'âge de 24 ans, Terence Tao a été nommé professeur à l'Université de Californie de Los Angeles, devenant le plus jeune professeur de l'histoire de l'école; à 31 ans il a reçu le Prix du génie de la Fondation MacArthur (MacArthurFoundation) et la Médaille Fields, l'équivalent du Prix Nobel pour les mathématiques. Chacun peut constater l'ampleur de ses réalisations en mathématiques, mais pourtant Terence Tao reste humble et à la recherche constante de nouvelles connaissances. Il a aussi été appelé « Le Mozart de la communauté mathématique ».

Source : http://french.peopledaily.com.cn

vendredi 13 mai 2016

Séminaire Mathématiques et Société

Séminaire Mathématiques et Société

« Puzzles et espace de modules »
Conférencier : Pr Hugo Parlier, Université de Fribourg

Mercredi 18 mai 2016 à 16h15
Auditoire Louis-Guillaume, ALG, F 200
Rue Emile-Argand 11
2000 Neuchâtel

Le séminaire est ouvert au public.

Résumé
Comment mesurer la distance entre des configurations d’un Rubik's cube? Comment énumérer les pavages d'un carré par des dominos? En partant d'exemples venant de puzzles, l'exposé présentera la géométrie de certains espaces de configurations.
Une bonne partie des sujets vient d'un livre-application appelé "Mathema" créé en collaboration avec Paul Turner. L'objectif du livre, ainsi que de l'exposé, est de donner un aperçu aux non-spécialistes de la recherche en mathématiques.

dimanche 21 février 2016

Séminaire Mathématiques et Société

Séminaire Mathématiques et Société

« Chiffres, fraudes et hasard »
Conférencier : Pr Paul Jolissaint, Université de Neuchâtel

Mercredi 24 février 2016 à 16h15
Auditoire Louis-Guillaume, ALG, F 200
Rue Emile-Argand 11
2000 Neuchâtel

Le séminaire est ouvert au public.

Résumé
Lorsque l’on considère un ensemble de données numériques telles que la liste des prix de produits variés dans un supermarché, ou la liste du nombre d’habitants des communes de Suisse, ou encore la liste des superficies des lacs d’Afrique, pour ne prendre que quelques exemples, on constate un phénomène curieux : les diverses valeurs commencent plus souvent par un 1 que par un 2, ce dernier étant plus fréquent que 3, et ainsi de suite jusqu'à 9 qui apparaît le moins souvent. Nous verrons entre autres que cette propriété étrange, observée pour la première fois à la fin du XIXe siècle et partiellement inexpliquée, peut être utilisée pour détecter les fraudes dans les comptabilités et dans d’autres domaines. Elle permet également de montrer à quel point il peut être difficile d’imiter le hasard…

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