Le blog-notes mathématique du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.

Résultats de votre recherche de amour.

lundi 13 février 2006

Blogs et ados

Adolescents dévorés par la passion du blog
Par Sophie Balbo
Une version de cet article est parue dans le magazine L'Hebdo du jeudi 4 août 2005.

Des millions de jeunes se racontent sur internet. Parmi eux, de nombreux Romands y consacrent parfois tout leur temps libre. Témoignages.
«J'ai créé un blog pour que mes amis puissent découvrir tous les aspects de ma personnalité.»
Alex, collégien genevois de 16 ans, est un des 2,5 millions de jeunes francophones à avoir créé un skyblog. Ces journaux intimes, à la fois publics et interactifs, ont pris une place considérable dans la vie quotidienne des adolescents: ils n'hésitent pas à y passer plusieurs heures par jour, que ce soit pour les actualiser ou pour répondre aux commentaires qu'ils reçoivent.
Ils ont pour la plupart entre 13 et 16 ans, ils sont en pleine période de remise en question et ont besoin de partager leurs expériences, souvent en image. Dans ce but, ils créent des blogs (abréviation de weblog), autrement dit des pages personnelles sur internet, faciles à mettre à jour.
Les jeunes francophones utilisent le plus souvent la plate-forme de la radio française Skyrock, l'une des premières à avoir offert l'opportunité à tout un chacun de créer ce qu'elle appelle des skyblogs. Le site accueille plusieurs milliers de nouveaux blogueurs par jour, dont de nombreux Romands.
Poésie, sport, chagrins d'amour ou dernière paire de baskets achetée: les blogueurs parlent de tout. Sarah, Genevoise de 10 ans, a créé son skyblog en février, après avoir reçu un appareil photo numérique pour son anniversaire: «Je voulais pouvoir faire comme mes copines, confie-t-elle. Il y a des photos de moi, de mes amies, de ma famille, de ma chambre, de mon école, et je viens de mettre l'image de mon nouveau sac.»
S'il parle beaucoup de sa petite personne, il arrive tout de même que l'internaute dédie son blog à un individu qu'il admire, ou à une passion. On en trouve ainsi qui sont dédiés aux «plu bo mecs de la ter». L'un des plus populaires, «Lavachette33», contient uniquement des photos de vaches et de pis, qui invitent à poster des remarques inspirées.
Les blogueurs sont essentiellement motivés par les commentaires, qu'ils peuvent recevoir à tout moment et qui s'affichent à l'écran du plus récent au plus ancien. Karin Collaud, de Lausanne, se connecte une ou deux fois par jour sur son blog pour lire les nouveaux messages qui lui sont arrivés. «J'aime recevoir l'avis des personnes qui lisent mes poèmes», explique également Julie Matthey, collégienne genevoise de 16 ans.
Le blog est donc symptomatique du besoin qu'ont les jeunes de partager leur monde et de se libérer. Alex utilise le sien pour parler de son homosexualité. «C'est bien plus facile de l'exprimer ainsi, plutôt que de hurler dans la rue: "Je suis gay!", confie-t-il. Mes amis, à qui je donne mon adresse, le savent, et cela nous permet d'aborder le sujet librement.»
«Ces confidences publiques sont liées au besoin des jeunes de quitter le cercle familial et d'étendre le cercle d'intimité aux copains», explique Christophe Ginisty, directeur de PointBlog à Paris, un magazine en ligne dédié à la blogosphère. Dans ce sens, les blogs sont souvent compris comme une extension du journal intime.
Pour preuve, une étude menée en janvier 2004 par le Massachusetts Institute of Technology. Elle indique que 18% des blogueurs jugent que ce qu'ils publient est «très» ou «extrêmement privé», au sens personnel et confidentiel.
La Genevoise Emily Turrettini, pionnière des blogs et co-auteure de Blog Story*, y voit le signe d'une disparition progressive de l'intimité: «Les blogs contribuent à faire sauter les derniers verrous qui séparaient encore privé et public, personnel et collectif, intime et publiable.»
Cette nouvelle forme de sociabilité et d'exhibitionnisme s'accompagne pourtant d'un paradoxe: les blogueurs prennent des pseudonymes et tiennent à cacher leur identité. «Ils veulent exclure des blogs leurs parents et autres adultes», précise Christophe Ginisty. Ainsi, ils ne se dévoilent qu'à leurs amis - à qui ils donnent leur adresse - et aux inconnus.
«Pour les jeunes qui sont en pleine période de questionnements identitaires, ces pages deviennent une plate-forme d'expression qui leur permet de prendre racine dans un environnement, de s'affirmer et de se lâcher», explique Christophe Ginisty. Il s'agit, selon l'expert, d'un phénomène sain, qui permet aux adolescents de s'ouvrir aux autres, de dire ce qu'ils ont sur le coeur, de se sentir compris, sans pourtant être coupés d'une vie sociale, puisqu'ils s'en servent justement pour alimenter leur blog.
Sur lequel ils passent un temps considérable. La jeune Sarah y consacre deux heures par jour en période scolaire. Ce qui, d'après Christophe Ginisty, la situe dans la moyenne. Inquiétant? Pas pour sa mère, qui estime qu'il s'agit d'un «passe-temps comme un autre».
Ce n'est pas l'avis de la plupart des adultes. Sans parler de la pauvreté de l'orthographe, Emily Turrettini - qui édite des blogs sur la téléphonie mobile et qui est mère d'un jeune blogueur - y voit un danger dans la mesure où les adolescents s'exposent sans protection aucune à la critique, parfois virulente.
Les insultes fusent dans la blogosphère: «Il est nul ton blog», ou «T'as vu ta gueule, t'es trop moche» sont récurrents. «Il s'agit d'un nouveau média pour les ados, explique Emily Turrettini. Ils ne se rendent pas encore compte de l'impact de leurs remarques destructrices; ils n'oseraient d'ailleurs jamais les faire en face.»
Les proches qui figurent dans un blog à leur insu n'apprécient pas toujours la plaisanterie. Il arrive que des photos de profs avec commentaires dénigrants soient publiées, ce qui a contraint des établissements français à interdire les blogueurs.
'intimité de l'entourage peut aussi être violée. Aux Etats-Unis, une baby-sitter a été renvoyée suite aux propos qu'elle a tenus dans son blog sur les enfants de ses employeurs et sur ses déboires.
On a également reproché à Karin Collaud, de Lausanne, de «trop s'exhiber». Pourtant, son blog est dans la «norme»: il contient 145 pages illustrées de photos prises en famille ou en soirée. Alors que cette jeune femme de 25 ans a la maturité suffisante pour ne pas faire cas de ce genre de remarques, d'autres blogueurs craquent: «J'arèt ce blog, peut-on lire sur la page d'une internaute. J'en ai eu mar car la plupart des comenter sont des critique envers moi!!! comen pouvé vous me jujé alor ke vou ne me conécé méme pa???»
Emily Turrettini constate pourtant que le désir de notoriété est souvent le plus fort: «Cela fait cool de dire qu'on a un blog. On vit dans une société de spectacle, de confessions publiques, qui peut influencer les jeunes.» Et les tabous tombent, comme pour Julien Zehnder, 23 ans, auteur genevois de trois skyblogs: «Je n'ai pas de limites, c'est une manière de faire savoir ce que je ressens à mes proches.»
Les premiers blogs accessibles sont nés en 1999. «Ils ont pris de l'ampleur après les attentats du 11 Septembre, explique Emily Turrettini. Le public a commencé à chercher un autre outil pour s'informer.» Depuis, ils sont devenus de véritables vecteurs médiatiques et politiques. Simples à créer, ils ont commencé à s'immiscer dans la vie des ados et particulièrement des filles (60%) depuis 2003, notamment grâce à Skyrock.
Mais si l'on en croit Christophe Ginistry, la durée de vie des blogs d'ado ne dépasse que rarement une année. Car le besoin de partager son intimité est passager. «Une fois que le blog a permis au jeune de donner davantage d'importance à sa vie, il tend à passer à autre chose», remarque l'expert. Le nombre de blogueurs devrait donc se stabiliser à 3 millions d'ici à une année.

dimanche 10 janvier 2021

The Euler Archive

The Euler Archive est une ressource en ligne pour les œuvres originales de Leonhard Euler. Cette bibliothèque en ligne fournit des résumés et un accès aux versions numérisées des publications originales, ainsi que des références aux traductions disponibles et aux recherches en cours. Une mine d'informations pour tous les amoureux d'Euler.

lundi 28 novembre 2005

Zéro


Denis Guedj passe des maths au roman, par Pascal Gavillet, Tribune de Genève du 28.11.2005

Ses passions sont multiples. Denis Guedj en cultive particulièrement deux: la littérature et les mathématiques. Ecrivain et enseignant de math à la Sorbonne, il vient de mettre la main à son dernier roman, «Zéro», qui met justement en liaison ses deux pôles d'intérêt. Le récit présente, sur cinq mille années, les cinq vies d'une femme, Aémer, qui traverse les époques, tour à tour voleuse, oniromancienne, prostituée ou prêtresse de l'amour.

Sumer, point central de l'Histoire

La partie la plus lointaine de cette histoire, vers le début du livre, se situe à Sumer. Evidemment pas par hasard. «C'est là où tout commence. Quelque chose de nouveau y débute, la civilisation occidentale. Sumer est le point central de l'Histoire. La plupart des cultures sont nées là-bas.» Dans son roman, Denis Guedj montre aussi comment son héroïne, à travers ses vies successives, fait l'apprentissage des nombres et de leurs rapports, les mathématiques. «Pourtant, il y a davantage de philosophie que de mathématiques dans Zéro . Il y a d'ailleurs de l'émotion dans ces deux disciplines. Il y en a par exemple dans le théorème de Pythagore. La difficulté, c'est de sortir tous ces concepts de leur gangue universitaire. Pas seulement de les vulgariser. Pour ma part, je ne pense pas être dans mon livre. Je transmets uniquement ce que je suis à mes personnages.»

Pour bâtir son roman, Denis Guedj a entrepris des recherches en parallèle. Notamment en dévorant force quantité de livres. «Je lis et dévore les livres de mythologie ou d'histoire comme des romans. Mon imagination intervient ensuite. Puis je rédige. Invariablement au présent. Alors que les romans historiques sont souvent écrits au passé.»

L'auteur essaie également d'échapper aux étiquettes. «Je ne veux pas être catalogué comme matheux. Ou seulement comme écrivain. Je suis aussi comédien et scénariste. Mais tout ce que je fais, je l'entreprends à fond. Je ne peux pas survoler une chose. Pour faire du théâtre, j'ai suivi des cours durant quatre ans. Et pas pour m'amuser. Cependant, ma première spécialité reste les maths.»

Spécialisé dans l'algèbre et la linguistique mathématiques, il se considère comme un historien des sciences. «Mais j'ai arrêté de faire des recherches. On ne peut pas tout faire.»

«Zéro», de Denis Guedj, Robert Laffont, 313 pages.

vendredi 31 octobre 2008

La Princesse Hoppy ou le conte du Labrador

Paru en 1990 chez Hatier dans une collection destinée à la jeunesse, La Princesse Hoppy ou le conte du Labrador de Jacques Roubaud se voit aujourd’hui offrir une deuxième chance grâce à la réédition que proposent les Editions Absalon. Une nouvelle édition sous forme d’un beau volume, augmenté d’un texte signé de l’auteur lui-même revenant sur la genèse du livre, d’une postface écrite spécialement par une universitaire qui s’est longuement penchée sur les structures mathématiques du conte et enfin d’illustrations créées par François Ayroles et Etienne Lécroart, deux membres de l’Ouvroir de Bande Dessinée Potentielle. Un groupe de dessinateurs fonctionnant évidemment sur les mêmes principes qui prévalurent à la création en 1960 de l’Ouvroir de Littérature Potentielle, une association d’écrivains et de mathématiciens qui donnèrent naissance à une littérature expérimentale fondée sur l’utilisation de contraintes formelles.

Aux côtés de Raymond Queneau, François Le Lionnais, Georges Perec ou Italo Calvino, Jacques Roubaud, compositeur de mathématique et de poésie comme il aime à se définir, demeure un membre toujours en activité de l’Oulipo. Artiste multiple, cet amoureux des formes, se régalant à inventer et à exploiter de nouvelles contraintes est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages où se mêlent poésie et prose, textes fictionnels et autobiographiques, essais et même contes - genre auquel appartient de manière incontestable La Princesse Hoppy, livre réservé à tous lecteurs ayant tant soit peu conservé une âme de grand enfant. Divisé en neuf chapitres, le conte met en scène une princesse - cela va de soi - dotée d’un chien, de quatre oncles rois mariés à quatre tantes reines - ce qui va toujours de soi. On pourra ici donner quelques éléments sur le contenu du conte et les agissements des protagonistes : alors que les rois fomentent des complots et les reines cuisinent des compotes, la princesse toujours accompagnée de son chien savant - possédant deux niveaux de langage, dont le supérieur est resté à ce jour à peu près indéchiffrable - reçoit la visite d’un astronome venu de Bagdad et aide sa cousine à faire ses devoirs.

Des devoirs, le lecteur s’en voit aussi proposer, en quelque sorte, tout au long du récit. En parfait oulipien - le conte obéit lui-même à un certain nombre de contraintes, dont la principale et récurrente s’articule autour du chiffre quatre - Jacques Roubaud a agrémenté La Princesse Hoppy non seulement d’indications communiquées avant et pendant le conte, mais encore d’un appendice composé par l’érudit canidé sous forme de 79 questions aux difficultés variables.
Un conte commençant par « En ce temps-là » et non pas par l’incontournable « Il était une fois » attise forcément la curiosité. Les amateurs de Roubaud décèleront sans peine les influences majeures de l’auteur de Parc Sauvage, allant du mythe du Graal à la poésie des troubadours en passant par la connaissance da la littérature anglaise - pas étonnant par exemple que le hérisson à la recherche d’une fiancée introuvable se nomme Bartleby. Grâce aux différents niveaux de lecture, les lecteurs plus profanes, pour peu qu’ils aient conservé un esprit espiègle et joueur, s’en délecteront aisément. Mais il y a fort à parier que le décryptage passionnant et fouillé auquel se livre Elvira Laskowski-Cujolle dans une postface judicieusement sous-titrée L’Epluchure du conte-oignon incite à une deuxième lecture de La Princesse Hoppy.

Plus que d’une simple réédition, La Princesse Hoppy bénéficie aujourd’hui d’une collaboration étroite et jubilatoire entre un éditeur, deux illustrateurs et une universitaire, tous respectueux du travail et de l’esprit de l’auteur. Ainsi François Ayroles et Etienne Lécroart s’approprient-ils les contraintes du texte pour les transposer dans leurs illustrations, déclinées, comme il se doit, en quatre couleurs. Avec La Princesse Hoppy qui peut constituer un premier contact avec son œuvre, le poète et mathématicien Jacques Roubaud est plus que jamais un compteur-conteur.

Patrick Braganti, benzine

mercredi 23 juin 2010

Logicomix


Logicomix
Par Apóstolos K. Doxiàdis, Christos Papadimitriou. Traduit par Pierre-Emmanuel Dauzat
Illustrations Alecos Papadatos, Annie Di Donna
Editeur : Vuibert (mai 2010)
352 pages
ISBN 978-2711743513

Sur le mode d'un psycho-thriller mathématique, Logicomix est un roman graphique ambitieux, qui explore les grandes recherches en mathématiques fondamentales et en philosophie du XXe siècle. Dans cette quête acharnée de la vérité, on croise Wittgenstein, Poincaré, Russell, Hilbert, Frege, Cantor, mathématiciens, logiciens et philosophes de renom. Depuis sa parution en 2009, cet ouvrage remarquablement dessiné et construit, qui parle de raison et de folie, d'amour et de guerre à travers la vie des plus grands esprits du siècle passé, ne cesse de faire parler de lui.
Traduit dans 15 langues. Vendu à plus de 100 000 exemplaires en version anglaise. Numéro 1 dans les meilleures ventes du New-York Times (catégorie roman graphique). Récompensé par le prix des libraires aux Pays-Bas (mars 2010)

Voir un extrait.

samedi 29 septembre 2012

Les énigmes de Shéhérazade


Les énigmes de Shéhérazade ou Comment une malicieuse princesse vient à bout de 200 questions de logique et de mathématique
Raymond Smullyan
Editeur : Flammarion (6 juin 2012)
264 pages

Présentation de l'éditeur
Dans le désert, un chameau se dirige vers l'Est. Un autre vers l'Ouest. Comment font-ils pour se regarder ? Voici, résumée, l'une des plus simples parmi les 200 devinettes que la malicieuse princesse soumet au roi son mari pour le tenir en haleine. Mathématicienne ou logicienne, la Shéhérazade de Smullyan ajourne ainsi habilement, nuit après nuit, l'échéance de son exécution. D'austère, la logique se change en une plaisante discipline et le paradoxe d'Epiménide, le théorème de Gödel, le paradoxe de Russell ou encore le célèbre dilemme du prisonnier nous apparaissent soudain tout à fait accessibles. Alliance savoureuse du drôle et du sérieux, du légendaire et du réel, ce livre enchantera les amoureux des mathématiques, les esprits férus de problèmes logiques... Les solutions figurent en fin d'ouvrage !

Biographie de l'auteur
Raymond Smullyan, né en 1919, mathématicien et logicien américain, est professeur émérite à l'université de New-York.

mercredi 8 mai 2019

Le jeu de l'amour sans le hasard


Le jeu de l'amour sans le hasard
Mathématiques du couple

Laurent Pujo-Menjouet
Editions Des Equateurs (2 mai 2019)
248 pages

Présentation de l'éditeur
Quelle est la clé des couples qui durent ? Leur secret si bien gardé, leur recette miracle, leur potion magique ? Bref, leur truc ? Laurent Pujo-Menjouet, docteur en mathématiques, possède une clé, peut-être même LA clé. Pas d'incantation magique, non, mais une formule ou pour être plus précis, DES formules mathématiques. Si la solution de nos déboires sentimentaux se trouvait dans la matière que nous détestions (peut-être) le plus à l'école ? L'amour a ses raisons que la raison ne peut désormais plus ignorer. Le mot grec mathema signifie ce qui peut être enseigné. La philosophie première du mathématicien est de tenter d'apporter des solutions à nos problèmes et de les partager avec le plus grand nombre. Si les les x et les y pouvaient sauver votre couple, seriez-vous prêts à vous immerger dans le cerveau des mathématiciens pour résoudre vos problèmes de cœur ?
Retraçant les premières tentatives de modélisation des relations amoureuses jusqu'à ses propres recherches, Laurent Pujo-Menjouet montre comment l'amour nous permet de jouer aux mathématiques et comment ceux-ci conduisent à penser différemment une relation. S'appuyant sur les travaux de psychologues, économistes, écrivains et cinéastes, parfois aussi sur son expérience personnelle, il nous révèle en M. Jourdain faisant des mathématiques sans le savoir, et nous amène à penser l'amour (moins le hasard) dans toute sa complexité.
Ce livre astucieux et ludique explique comment l'expérience amoureuse aide à aborder sans peur les équations les plus difficiles autant qu'il risque de conduire les plus doués (en calcul) aux noces de chêne !

Lire aussi Le livre qui modélise l'amour en équations mathématiques dans L'Express

dimanche 28 avril 2013

La déesse des petites victoires


La déesse des petites victoires
Yannick Grannec
Editions Anne Carrière (23 août 2012)
468 pages
Prix des libraires 2013

Description de l'éditeur
Université de Princeton, 1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle.
Sa mission consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur scientifique.
Dès la première rencontre, Adèle voit clair dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir, et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre ; de l’Anschluss au maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre l’épopée d’un génie qui ne savait pas vivre et d’une femme qui ne savait qu’aimer.
Albert Einstein aimait à dire : « Je ne vais à mon bureau que pour avoir le privilège de rentrer à pied avec Kurt Gödel. » Cet homme, peu connu des profanes, a eu une vie de légende : à la fois dieu vivant de l’Olympe que représentait Princeton après la guerre et mortel affligé par les pires désordres de la folie. Yannick Grannec a réussi, dans ce premier roman, le tour de force de tisser une grande fresque sur le XXe siècle, une ode au génie humain et un roman profond sur la fonction de l’amour et la finalité de l’existence.

Biographie de l'auteure
Yannick Grannec est designer industriel de formation, graphiste de métier et passionnée de mathématiques.

vendredi 20 septembre 2013

Brèves de mathématiques


Brèves de mathématiques
Dany-Jack Mercier
Editeur : Publibook; Édition : Cours (23 mai 2013)
Collection : Sciences Mathématiques
208 pages

Présentation de l'éditeur
Pourquoi parle-t-on du flocon de Von Koch ? Comment réagir à un jeu télévisé pour mettre toutes les chances de son côté ? Qu'est-ce que l'anthyphérèse ? Quand dit-on que deux longueurs sont incommensurables ? Peut-on devenir fou avec les aiguilles d'une horloge ? Où doit se placer un buteur de rugby pour marquer un essai ? Pourquoi une démonstration classique proposée en collège est-elle fausse ? Ces questions et beaucoup d'autres serviront de déclencheurs pour titiller notre esprit, nous faire réagir, chercher, soupeser, critiquer, construire, et par là même nous faire retourner dans l'univers coloré et fantasque des mathématiques. Suivons le lapin blanc aux yeux roses... À destination des étudiants, professeurs et autres amoureux éclairés des mathématiques, voici un recueil de « brèves » (défi lancé à soi-même, problèmes, réflexions pédagogiques...) dans lequel D.-J. Mercier fait montre, une nouvelle fois, et de sa passion et de sa virtuosité de « démonstrateur ». De la légèreté, de l'humour donc, mais encore de précieux conseils pour les candidats aux examens, de la rigueur intellectuelle et une volonté de transmettre à tous l'envie d'aiguiser sa raison et ses perceptions : voilà les lignes de force d'un ouvrage qui se potasse avec l'impression de redécouvrir les mathématiques...

mardi 5 novembre 2013

Un fou rêve de machines de Turing


Un fou rêve de machines de Turing
Janna Levin
Editeur : Markus Haller (9 septembre 2010)
236 pages

Présentation de l'ouvrage
Kurt Gödel et Alan Turing, deux des plus grands mathématiciens du XXe siècle, ne se sont jamais rencontrés. Mus par une curiosité sans cesse renouvelée, hostiles aux conformismes en vigueur, ils ont tous deux connu une fin tragique. Janna Levin raconte ici deux existences parallèles : les rencontres de Gödel avec Wittgenstein et les membres du Cercle de Vienne au Café Josephinum, l'assassinat de son ami Moritz Schlick, l'exil américain, la difficile vie de couple ; les expériences traumatisantes du jeune Turing dans un internat anglais, ses conversations avec Wittgenstein à Cambridge, ses amours malheureuses et sa condamnation pour homosexualité.
L'inquiétude intellectuelle des deux mathématiciens se manifeste à chaque page, notamment à travers leurs tentatives pour se comprendre eux-mêmes à la lumière de découvertes scientifiques.
Langue éminemment poétique, prose incantatoire, échanges philosophiques stylisés : à l'évidence, le roman de Levin ne se réduit pas à un simple assemblage d'éléments biographiques. Nous sommes ici conviés dans l'esprit même d'une narratrice très particulière, dont les sombres obsessions existentielles entrent en résonance avec celles de ses deux personnages.
The New York Times Book Review

Janna Levin enseigne la physique et l'astronomie à l'université Columbia, à New York.

mardi 19 novembre 2013

Voyages en mathématiques

Avant d’être une revue en ligne, Images des maths a connu ses premiers jours en version papier. Il y a certainement de nombreux amoureux des livres et le comité de rédaction d’Images des maths a pensé qu’il pourrait être une bonne idée d’éditer deux ou trois livres par an reprenant des articles ayant été publiés sur le site. Une façon de donner une seconde vie à certains articles. Ce projet, fruit d’un long travail collectif, a finalement pris forme et les deux premiers volumes viennent de sortir en librairie (et aussi en ligne), aux éditions Le Pommier.

Pour en savoir plus

lundi 12 janvier 2015

Évariste



Évariste
François-Henri Désérable
Gallimard (31 décembre 2014)
176 pages


Présentation de l'éditeur
A quinze ans, Evariste Galois découvre les mathématiques ; à dix-huit, il les révolutionne ; à vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l'amour et la mort à l'aube, sur le pré. C'est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée.

mardi 2 juin 2015

Amour et maths


Amour et maths
Edward Frenkel
Flammarion (20 mai 2015)
364 pages

Présentation de l'éditeur
Et si la splendeur des mathématiques nous était soudain révélée ? Dans ce fascinant ouvrage, Edward Frenkel se propose de nous faire partager sa passion pour cette discipline en explorant tous ses secrets. Chercheur génial et iconoclaste, il parvient à nous faire toucher du doigt la fulgurante beauté des mathématiques, la finesse de sa pensée, l’élégance de ses théorèmes qui atteignent sous sa plume le rang de chefs-d’oeuvre… Aujourd’hui mathématicien de tout premier plan, Edward Frenkel nous conte en parallèle son singulier itinéraire, en particulier comment, en butte aux pires discriminations, il quitta l’URSS pour Harvard à l’âge de 21 ans seulement. Une lecture réjouissante, qui achèvera de convaincre les amoureux des maths tout en transformant définitivement la perception des plus récalcitrants !
Traduit dans 14 langues, Amour et Maths vient d'obtenir le "Euler Book Prize" 2015.

vendredi 24 novembre 2017

Les sciences et l'art


Les sciences et l'art - Peinture, musique, architecture, cinéma, littérature et science-fiction
Marie-Christine de La Souchère
Ellipses Marketing (24 mai 2016)
224 pages

Présentation de l'éditeur
Le nombre d'or est-il la clé de la beauté et de l'harmonie ? Quel est le secret du sfumato de Léonard de Vinci ? D'où vient le frisson musical ? Qu'est-ce que l'harmonie des sphères ? Quel est le secret des escaliers sans fin de M.C. Escher ? Quelle est la signification des montres molles de Dali ? Comment restituer une perspective ou réaliser un trompe-l'oeil ? Quels sont les liens entre la science-fiction et l'art pulp ? Sciences et art, mélange impossible ou amours contrariés ? De la peinture à la musique, en passant par l'architecture et les arts du spectacle, le septième art et même la science-fiction, l'ouvrage se penche sur les intersections entre les sciences et les arts. Témoin des relations riches et complexes entre des champs culturels qui, loin de s'opposer, se nourrissent mutuellement et entretiennent des liens vivaces, il explore leur cheminement croisé en bousculant les clivages traditionnels. Riche en anecdotes et d'une lecture aisée, il retrace les grandes étapes de leur fécondation réciproque, à travers les hommes et leurs oeuvres, des plus classiques aux plus originales, sans négliger l'apport des technologies nouvelles.

jeudi 14 février 2019

Les mathématiques de l'amour



Les mathématiques de l'amour
Hannah Fry
Marabout (10 février 2016)
118 pages


Présentation de l'éditeur
A la recherche de l’équation parfaite.
Trouver le bon partenaire n'est pas une mince affaire ― mais est-ce même mathématiquement possible ?
Dans cet ouvrage plein de charme, la mathématicienne Hannah Fry nous dévoile les modèles mathématiques de la recherche de l'amour, et nous livre ses trois astuces (mathématiquement prouvées) pour trouver LA personne.
Vous allez aimer les maths !

mercredi 30 octobre 2019

La bible des codes secrets


La bible des codes secrets
Hervé Lehning
Flammarion (6 novembre 2019)
464 pages



Présentation de l'éditeur
Ils sont partout : dans votre carte bleue, votre téléphone portable ou votre box Internet. Ils ont déclenché des guerres, fait gagner des batailles et mis des États en difficulté - souvenez-vous de l'affaire Snowden... Ce sont les codes secrets, un procédé vieux comme Homère, qui les utilisait déjà, et cher à César, aux Templiers comme à Henri IV qui en abusait dans sa correspondance amoureuse. Zigzag, code pourpre, cadran d'Alberti, chiffre de Bazeries, machine de Gripenstierna, Enigma, masque jetable, Vernam, algorithme RSA, etc. : voici enfin l'ouvrage qui manquait pour percer tous leurs mystères. Il est enrichi de nombreux exemples pratiques, qui proposent autant de pistes pour chiffrer à votre tour ! Cpoof mfduvsf.

mercredi 20 novembre 2019

Very math trip


Very math trip
Manu Houdart
Flammarion (13 novembre 2019)
304 pages


Présentation de l'éditeur
Accrochez-vous ! Embarquez avec un prof pas comme les autres pour un very math trip, un rodéo déjanté qui vous révélera le plaisir de faire des mathématiques... Aux côtés de Pythagore, de Napoléon et des Bleus Griezmann et Lloris, roulez enfin en Cadillac en déployant toute la puissance de votre logique, rencontrez l'amour au détour d'une équation, fêtez la Belgique, championne du monde 2018 si, si et gagnez une montagne de dollars en résolvant l'un des problèmes du millénaire !

Biographie de l'auteur
Manu Houdart, agrégé en mathématiques, a reçu le prix du Wallon de l'année 2017. Tour à tour enseignant, puis créateur de la "Maison des Maths"; dans son plat pays, il sillonne aujourd'hui les routes avec son one-man-show "Very Math Trip", qui a déjà séduit près de 50'000 spectateurs.

mercredi 13 mai 2020

Vous aimez les maths sans le savoir



Vous aimez les maths sans le savoir
Antoine Houlou Garcia
Belin (19 février 2020)
137 pages



Présentation de l'éditeur
Et si les maths étaient aussi belles qu'une oeuvre d'art ? Et si leur secret résidait dans la curiosité et la magie ? Pour vous en convaincre, Antoine Houlou-Garcia vous présente dix contes riches en énigmes qui ont traversé les époques, vous entraînant à la rencontre de deux amoureux passionnés de cryptographie, de Léonard de Vinci contacté lors d'une séance de spiritisme loufoque, d'un Gaulois dont la gourmandise n'a d'égale que sa ruse et de bien d'autres personnages. Un voyage enthousiasmant dont vous reviendrez passionné de maths !

samedi 8 mai 2021

Dictionnaire amoureux des mathématiques



Dictionnaire amoureux des mathématiques
André Deledicq, Mickaël Launay
Plon (29 avril 2021)
800 pages


Présentation de l'éditeur
" Mathématique, mon amour " : contradiction dans les termes ? Les auteurs nous prouvent le contraire, avec le talent de rester toujours clairs sans renoncer à la profondeur, et avec un sens aigu de la surprise et de l'humour.
Butinez un à un les articles, de l'abeille géomètre aux mystères du zéro, vous y trouverez les aventures d'explorateurs de la cohérence, des nombres aux propriétés magiques, des raisonnements jubilatoires et de sublimes constructions géométriques. Combien y a-t-il vraiment de feuilles dans un mille-feuille ? De combinaisons dans un Rubik's Cube ? Comment fut résolue la quadrature du cercle et jusqu'à combien peut-on compter sur ses doigts ?
Les mathématiques sont un langage et l'un des plus beaux. Laissez-vous emporter par la poésie de sa syntaxe.

lundi 23 août 2021

69 performances renversantes pour teen-agers amoureux de Dame mathémagie


69 performances renversantes pour teen-agers amoureux de Dame mathémagie
Dominique Souder
BOOKS ON DEMAND (25 juillet 2021)
208 pages


Présentation de l'éditeur
Tous ceux qui ont eu la chance de voir Dominique Souder et sa cravate de tricheur dans l'une ou l'autre de ses activités de magie mathématique en ont un souvenir admiratif et chaleureux : - le grand public et les scolaires à son stand annuel, depuis l'an 2000, pendant les 4 jours du Salon de la culture et des jeux mathématiques de Paris fin mai, - les profs de maths ou les profs d'écoles lors de ses séances de formation à la mathémagie en France et dans de nombreux pays étrangers de tous les continents - les très jeunes dans des ateliers de diverses médiathèques - les retraités dans des clubs très conviviaux où ils s'entraînent à reproduire des tours qui épateront leurs petits enfants - les passionnés de conférences-spectacles originales dans divers établissements scientifiques ou dans des lieux aussi inattendus que sympathiques, pour des fêtes de la science, des fêtes de la popularisation des maths, des rencontres associatives. Dominique Souder a été professeur de mathématiques pendant 40 ans, et secrétaire de la Fédération Française de Jeux Mathématiques pendant 28 ans. Il est auteur de nombreux ouvrages de jeux mathématiques édités et publiés, disponibles sous divers formats. Il propose aussi sur son site club-math-and-magie-souder.jimdosite.com de nombreuses vidéos et des documents explicatifs détaillés de ses tours.

samedi 28 août 2021

Comme par hasard


Comme par hasard
Cyril Bonin
Vents d'Ouest (3 mars 2021)
104 pages


Présentation de l'éditeur
Paris, 1909. Victor Nimas est un comptable à la vie bien rangée qui trouve son bonheur dans les chiffres et les probabilités. Son existence ne connaît ni drame ni remous et ce n'est pas pour lui déplaire. Mais personne n’est jamais à l’abri du hasard et un soir, alors qu’il rentre chez lui, il marche par inadvertance sur un petit bout de papier : c’est une place de spectacle pour les ballets russes. En règle générale, ce genre de divertissement ne lui inspire rien que de l’indifférence, pourtant cette fois, il décide de profiter de l’opportunité. Pour lui, c’est une révélation, un pur enchantement... d'autant plus qu'au-delà des chorégraphies et artifices de mises en scène, il est captivé par le regard ensorcelant de l’une des danseuses. Elle est belle, elle s’appelle Tania et voilà Victor embarqué dans un tourbillon d’imprévus qui iront jusqu’à perturber les fondements logiques de cet éternel cartésien.
Oeuvre riche aux multiples niveaux de lectures, Comme par hasard est autant une réflexion sur le hasard et la destinée qu’un voyage dans l’Europe du début du XXe siècle. Une histoire d’amour sensible et complexe, illustrée et racontée par le brio auquel Cyril Bonin nous a accoutumés.

dimanche 12 décembre 2021

Olympiades internationales de mathématiques 2006-2021


Olympiades internationales de mathématiques 2006-2021
Pierre Bornsztein, Thomas Budzinski, Vincent Jugé
Cassini (10 novembre 2021)
368 pages


Présentation de l'éditeur
Les Olympiades internationales de mathématiques sont la plus prestigieuse des compétitions mathématiques destinées aux élèves du secondaire. Ce livre présente de façon très originale des solutions aux quatre-vingt-seize redoutables exercices proposés au cours des années 2006 à 2021. Les solutions exposées sont en effet, le plus souvent possible, celles que les candidats français ont trouvées lors des épreuves, illustrant à merveille ce que des lycéens doués et entraînés peuvent réaliser.
Ces solutions ont été réécrites pour s'inscrire dans une démarche progressive. Elles sont analysées et accompagnées de conseils méthodologiques. Les auteurs explorent ainsi parfois de fausses pistes ou des tentatives infructueuses, suivant en cela la pratique habituelle du mathématicien dans ses recherches. Ils affinent petit à petit leurs arguments de sorte que le cheminement des idées conduit alors naturellement vers une solution achevée.
Un livre passionnant et enrichissant pour tous ceux qui sont déjà amoureux des mathématiques et pour tous les autres, qui risquent rapidement de le devenir.

lundi 15 juillet 2024

Mathématicienne


Mathématicienne
Jacqueline Boniface
Le lys bleu (4 août 2023)
116 pages



Présentation de l'éditeur
Sous la forme d’une conversation avec la mathématicienne Sofia Kovalevskaïa, conversation à laquelle sont conviées d’autres mathématiciennes contemporaines et des siècles passés, cet ouvrage explore la question du désir pour une femme de faire des mathématiques. L’histoire commune de ces mathématiciennes qui s’étend sur deux millénaires témoigne de la force de ce désir et révèle les défis que ces femmes eurent à surmonter afin de le réaliser.

Après avoir enseigné les mathématiques comme professeur agrégé, puis la philosophie en tant que Maîtresse de Conférences, Jacqueline Boniface a publié des ouvrages universitaires en philosophie des mathématiques avant de se tourner vers l’écriture de fictions, s’intéressant à ce qui se joue dans les rapports humains, particulièrement dans les relations amoureuses.

(lien rémunéré par Amazon)

samedi 5 octobre 2024

Céleste Harmonie

         

Céleste Harmonie
Chika Shimana (Dessins), Melody Pages (Traduction), Nomame Mitsushiro (Rédacteur)
Komikku éditions (12 septembre 2024)
192 pages


Présentation de l'éditeur
L'algèbre et la géométrie nous dévoilent l'harmonie du monde.
Découvrez la jeunesse de Sophie Germain dans ce sublime diptyque !
Dans le Paris du XVIIIe siècle, le bonheur d'une femme est de tomber amoureuse d'un charmant jeune homme et de l'épouser. Mais Sophie, la fille d'un marchand de tissus, pense nuit et jour aux mathématiques. Et lors de sa première invitation à un bal, elle décèle les tricheries derrière un jeu de cartes entre adultes grâce aux "chiffres'.

(liens rémunérés par Amazon)

Avertissement de Roger Mansuy
Lecture divertissante qui reprend quelques éléments de la biographie de Sophie Germain... et la pervertit complètement. Soyons clair la rigueur historique et scientifique n'est pas du tout présente; le sommet est atteint lorsque l'épreuve d'admission proposée par Adrien-Marie Legendre consiste à courir chercher des énigmes sur le nombre d'or (l'étincelle dorée) dans le palais du Louvre ou quand la nouvellement recrutée Sophie Germain/Antoine Le Blanc croise Marie-Antoinette qui joue du piano dans l'École Polytechnique...
Bref, lecture sympathique mais à accompagner à tout prix d'un avertissement sur la non-conformité si vous l'offrez à un•e ado

vendredi 14 février 2025

Mathématiques de l'amour


Mathématiques de l'amour
Antoine Houlou-Garcia, Thierry Maugenest
Flammarion (29 janvier 2025)
224 pages


Présentation de l'éditeur
Vous pensez que l'amour ne s'explique pas ? qu'on ne peut rien en dire ? et encore moins le mettre en équation ? Détrompez-vous ! L'amour pourrait bien avoir sa formule... Et si nous l'espérons, les mathématiciens, eux, y travaillent. Aux côtés de Pythagore, Fibonacci, Grothendieck mais aussi de Stendhal, César et Cléopâtre, décryptez les schémas mathématiques qui justifient d'accoster quelqu'un au bar, plongez dans la géométrie des triangles amoureux, craquez les algorithmes des applications de rencontre et maximisez vos chances de conclure. Ce livre montre que nos relations amoureuses sont modélisables en autant de lois statistiques et probabilistes, mais surtout que les mathématiques peuvent nous aider à trouver l'âme soeur et à faire durer notre couple. C'est connu, les bons comptes font les bons amants. Alors, prêts à vous laisser saisir par les frissons de la modélisation ? Qui sait, ce livre pourrait bien vous réconcilier avec les maths... ou avec l'amour.

(Lien rémunéré par Amazon)

jeudi 24 juillet 2025

La Conjecture des hirondelles


La Conjecture des hirondelles
Thierry Lefebvre
Editions SoRaTu
3 tomes ou version intégrale


Résumé
Moscou 1962 : trouver un contre-exemple à une conjecture mondialement connue, c'est le défi, qu'en pleine guerre froide, Alexeï, un jeune mathématicien ukrainien, est chargé de relever. Carte blanche lui sera donnée pour réussir sa délicate mission et ainsi prouver la supériorité soviétique dans le domaine informatique. Mais au-delà de cette aventure où se côtoient amitié, amour, complot et trahison se cachent des enjeux qui le dépassent.
Les moyens informatiques de l'époque suffiront-ils pour réussir sa mission ? Alexeï saura-t-il faire fi des pièges qui lui seront tendus ?

La saison 1 est en libre accès sur Calaméo :
https://www.calameo.com/read/00686775672555d3dcd77

Ce roman, dans son Édition Intégrale, est sélectionné parmi les 8 ouvrages autorisés à concourir pour le Prix Tangente des Lycéens 2026. Il a été également distingué par une Mention Spéciale du Jury au Prix Victor Hugo 2025.

mardi 13 décembre 2005

Comment peut-on être mathématicien ?

Comment peut-on être mathématicien ?, par Jean-Paul Delahaye, pour Futura-Sciences, le 2 juin 2002

Une proportion importante de gens considère que les mathématiques sont nécessairement ennuyeuses et que rien ne saurait justifier qu'on consacre son temps à les pratiquer une fois l'école quittée, à moins qu'on y soit professionnellement astreint.
Nul n'ignore cependant que des hommes et des femmes choisissent de faire des mathématiques leur métier, voire y consacrent leur vie avec passion. Ils ou elles sont professeurs, chercheurs ou ingénieurs. On les regarde comme d'étranges et improbables créatures et parfois peut-être on soupçonne que leur amour des mathématiques cache quelque anomalie mentale plus ou moins grave, voire un déséquilibre dangereux : l'amour de la rigueur et de ce qu'on croit être la froideur des mathématiques ne s'accompagne-t-il pas obligatoirement d'un dessèchement de la sensibilité et d'une atrophie du goût pour les arts et les choses humaines ? Mais comment peut-on être mathématicien ?
La réponse, je crois, chacun la porte en soi car chacun aime les mathématiques d'une façon ou d'une autre. Les joueurs d'échecs ou de bridge se doutent bien que le plaisir qu'ils tirent des calculs qu'ils mènent dans leur tête est assez proche de celui qu'éprouvent les mathématiciens. C'est vrai, jouer aux cartes, aux dés, aux dominos, ou pratiquer la confrontation par échiquier interposé est une activité mathématique et si vous avez goûté cela, même une seule fois dans votre vie, vous savez ce qu'est le plaisir mathématique. Mais mieux encore, si vous lisez des romans policiers avec délectation ou que les films d'espionnages provoquent votre excitation vous pouvez aussi comprendre ce qu'est la satisfaction d'un mathématicien : le raisonnement (parfois très complexe) les retournements d'intrigues, la recherche des indices et leur mise bout à bout pour élucider ce qui dans un premier temps apparaît comme absurde ou même impossible, est une activité ou forme et sens jouent l'un avec l'autre et se combinent de façon analogue à ce qu'on pratique en mathématiques.
La seule différence entre celui qui aime les jeux, les énigmes policières ou l'intrication des scénarios complexes et le mathématicien est que ce dernier continue à éprouver du plaisir même lorsque le partenaire en face de lui a disparu, lorsque le contexte psychologique ou social du roman ou du film n'est plus présent pour habiller et justifier l'activité de raisonnement et de recherche de combinaisons. Le mathématicien est donc cet être commun que nous avons tous en nous et qui comprend les symboles, les figures géométriques, les raisonnements et les calculs et qui comme enivré de ce plaisir pur cherche à en renouveler l'expérience jour après jour. Pour se procurer des doses de plus en plus forte de cette substance intellectuelle qu'est l'abstraction et le jeu des combinaisons le mathématicien entre alors dans un pays où, il est vrai, il se trouve vite isolé.
Il est malheureux que les mathématiciens le plus souvent ne sachent pas faire partager leur enivrante expérience et que les programmes et méthodes utilisées dans l'enseignement conduisent la majorité des élèves à la conclusion que ça n'est pas drôle ni intéressant. La musique enseignée à l'école produit souvent le même effet et si chacun n'avait rencontré la musique qu'à l'école elle aurait aussi peu d'amateurs que les mathématiques (elle est d'ailleurs comme elles, combinatoire, abstraite, formelle). Le malheur des mathématiques est qu'elles n'offrent pas de seconde chance comme la musique que finalement tout le monde aime car il l'a rencontre chaque jour dans sa vie.
Peut-être qu'une tradition plus développée du divertissement mathématique comme il existe aux États-Unis pourrait remettre les choses en place, et, non pas faire apprécier les mathématiques autant que la musique, mais en tout cas beaucoup plus qu'elles ne sont aimées aujourd'hui. En France, un effort important a été fait ces dernières années dans ce sens par diverses associations et éditeurs et je crois qu'il commence à porter ses fruits.
On peut parler des nombres, des paradoxes, de la géométrie, des codes secrets, des probabilités, de la programmation des ordinateurs, de manière attrayante en s'adressant à un public large. Il n'y a pas besoin d'être surdoué pour aimer les mathématiques, pas plus qu'il n'est nécessaire d'être virtuose ou de posséder l'oreille absolue pour apprécier une guitare soliste ou un orchestre de Jazz. Les mathématiques sont pour tout le monde et il m'apparaît qu'elles devraient être appréciées au moins dans certaines de leur forme par tous.
Je défends une vision culturelle des mathématiques : point n'est besoin de savoir comment on démontre chaque affirmation qu'on connaît (les démonstrations sont souvent plus difficiles que les énoncés) Point n'est besoin d'être érudit et de se souvenir de tout ce qu'on a tenté de nous apprendre pour se réjouir d'une belle figure géométrique ou d'un beau raisonnement.
Je ne crois pas qu'on peut se prétendre cultivé si on ignore qu'il y a une infinité de nombres premiers et qu'Euclide il y a vingt siècles savait en donner une preuve irréfutable qui aujourd'hui encore fait l'admiration de tous. Je crois sincèrement que les mathématiques sont pour tous et qu'il est du devoir des mathématiciens de faire ce qu'il faut pour qu'on connaisse leur discipline qu'ils doivent cesser de garder pour eux.
Les mathématiciens ne sont pas des martiens car chacun de nous est mathématicien d'une façon ou d'une autre. Il faut que les écrivains scientifiques s'appliquent à proposer des textes qui feront que chacun deviendra conscient de son goût pour les mathématiques comme il l'est de son goût pour la musique.

lundi 28 janvier 2008

Le joueur de Dostoïevski

Un jeune précepteur, Alexeï Ivanovitch, au service d'un général à la retraite et de sa famille, arrive en Allemagne à Roulettenbourg, ville d'eaux et de distractions pour la haute société. Là, il revoit Pauline Alexandrovna, la belle-fille, veuve, du général, et dont il est désespérément amoureux. Celle-ci lui demande de jouer à la roulette pour résorber ses dettes ; mais, très vite, il y prendra goût et jouera pour lui...
L'expérience de Dostoïevski fut si décisive dans ce roman, qu'on est allé jusqu'à se demander si celui-ci n'était pas de veine autobiographique : jeune, il est déjà passionné par les jeux de hasard, qu'il expérimente lors de ses voyages à l'étranger. Il se confond alors avec son personnage, « trop passionné », ainsi qu'il se décrit lui-même, pour pouvoir s'arrêter de jouer.

Certains passages du livre sont entièrement consacrés à la roulette et il est intéressant de les étudier sous l'angle des probabilités. C'est ce que j'avais fait comme exercice en classe il y a quelques années. J'ai retrouvé le document en faisant de l'ordre ce week-end : Le joueur de Dostoïevski.

jeudi 13 avril 2006

SudoKube


Fruit des amours secrètes d'un Rubik's cube et d'un Sudoku, voici le SudoKube !

lundi 26 novembre 2007

Scientists of America

Contrairement au titre, c’est un site français rédigé par des français. Le principe est assez simple, si vous avez envie qu’un article « scientifique » existe pour étayer certains de vos dires, faites la demande à Scientists of America et votre article sera créé de toute pièce pour vous donner raison (pour une participation de 5€) ! Evidemment les demandes sont plus tournées du coté des statistiques, c’est bien connu qu’on peut faire dire à des chiffres tout ce qu’on veut. C’est de cette manière que leur équipe soutient de manière « scientifique » que le taux de réussite au baccalauréat est proportionnel à l’intérêt du tournoi de Roland-Garros ou bien que les personnes de moins de 165cm donnent plus d’amour sans oublier que les gens qui ont les yeux bleus aiment les films allemands et que le jeu vidéo améliore le niveau scolaire. Les articles sont bien montés et documentés mais il n’y a pas références bibliographiques ce qui pourrait être intéressant mais peut être difficile à trouver pour soutenir des hypothèses farfelues.
Bref, une bonne source pour aiguiser l'esprit critique des élèves...

dimanche 14 février 2010

Amour infini

jeudi 10 juillet 2014

Danica McKellar : une carrière atypique pour l’amour des mathémathiques

« Je m’inquiète de l’éducation des mathématiques dans ce pays et des filles qui ont une basse estime d’elles à cause du glamour véhiculé par les médias. Je m’inquiète des filles qui ne réalisent pas à quel point l’intelligence est importante pour mener une vie remplie et épanouie » (Seventeen)

Elle n’a que 12 ans quand elle auditionne et obtient le rôle de « Winnie » dans The Wonder Years, connue en France sous le titre Les Années coup de cœur. A la fin de l’adolescence et de la série, en 1993, Danica McKellar quitte Hollywood pour se consacrer à ses études. « Ce programme et ce personnage étaient adorés. Je suis vraiment reconnaissante d’avoir pu faire partie de cette aventure », déclare-t-elle encore aujourd’hui quand elle est invitée dans les médias. Son amour pour les mathématiques est tel qu’elle devient tutrice à l’université et obtient un Bachelor of Science (équivalent d’une licence) à la respectée UCLA. Un parcours qui n’est pas sans évoquer celui de Mayim Bialik, autre « enfant star », révélé dans les années 90 par Blossom (Petite Fleur en France), qui a privilégié en tant que jeune adulte les études supérieures à sa carrière.
Danica McKellar se passionne tellement pour sa matière favorite que ses recherches, en compagnie d’une camarade et d’un professeur, sont publiées et référencées avec un théorème qui porte aujourd’hui son nom (« Chayes-McKellar-Winn Theorem »). Ses travaux attirent l’attention et sont reconnus par le Journal of Physics ou encore le New York Times. En 2008, elle co-écrit un livre destiné à un public jeune et féminin pour aider à aimer l’algèbre. L’année suivante, elle propose, seule, un deuxième ouvrage. L’auteure compte à ce jour pas moins de quatre livres, tous dans un but bien précis : « Je veux montrer aux filles que cette matière est accessible, pertinente et peut même être glamour. Notre société nous conditionne à penser que les sciences ne sont pas pour les femmes. Je veux prouver le contraire, déclare-t-elle au site learningfirst.org. Je veux que les filles acceptent les mathématiques et qu’elles comprennent l’importance de développer un excellent mental. C’est une matière qui est l’équivalent du sport pour le cerneau. Elles doivent se sentir plus fortes et parvenir à prendre confiance pour surmonter la difficulté apparente des maths. Si on les maîtrise, on est capable de tout faire ! »
Comme l’indique le titre de son quatrième livre « Girls Get Curves : Geometry Takes Shape », Danica McKellar a une démarche à la fois féministe et féminine. « Les garçons ont tendance à être encouragés dès leur plus jeune âge à dire ce qu’ils veulent faire plus tard. Les filles, elles, sont plus souvent complimentées et inondées de messages sur ce qu’une femme doit être, via l’affichage, les magazines et la pop culture en général, affirme-t-elle. Hollywood est largement responsable de ces stéréotypes. » Pour l’actrice, la gent féminine peut à la fois être sexy et intelligente. Raison pour laquelle, elle joint à son propos l’image et pose en lingerie pour le magazine Stuff en 2005 et Maxim en 2010.
Au fil des années, sa filmographie est elle aussi éclectique entre des rôles principaux dans des téléfilms Lifetime, comme Accusée par erreur, diffusé sur TF1 ce lundi 2 juin à 15h15, un guest dans la légère La vie secrète d’une ado ordinaire, mais aussi des participations à A la maison blanche ou encore dans NYPD Blue. Plus récemment, Danica McKellar a fait une apparition remarquée dans le vidéoclip d’Avril Lavigne Rock N Roll, chanté le nombre Pi, animé une web-émission sur les mathématiques et a été candidate à la dernière édition de Danse avec les stars sur ABC où elle a été éliminée après 8 semaines de compétition.


Source : toutelatele.com

vendredi 31 août 2007

L’amour rend... muet

Par Didier Nordon, Pour la Science 357

Quand on apprécie une matière, on ne s’interroge pas sur l’utilité qu’elle a : le plaisir se suffit à lui-même. Ne nous faisons donc aucune illusion quant à l’affection que portent aux mathématiques ceux qui demandent à quoi elles servent : ils ne les aiment pas. Face à eux, ceux qui se croient tenus de leur répondre sont les mathématiciens. Mais comme ils aiment les mathématiques, eux, savoir à quoi elles servent n’est pas leur souci primordial. Ils recourent alors à des pirouettes (« Elles servent à faire des thèses »), ou à des proclamations grandiloquentes (« Pour l’honneur de l’esprit humain »), ou à une énumération peu excitante pour l’esprit d’objets techniques dans la conception desquels interviennent des mathématiques.
Bref, le monde est mal fait. Ceux qui veulent savoir à quoi servent les mathématiques sont ceux qui, ne s’intéressant pas à elles, manquent d’éléments pour répondre. Ceux qui répondent sont ceux que les mathématiques intéressent, donc que cette question n’intéresse pas.
Voilà pourquoi on ne saura jamais à quoi servent les mathématiques !

mercredi 26 juillet 2006

Citation de Robert Drabek

Les maths, c'est comme l'amour. Une idée simple mais qui peut parfois se compliquer.

Robert Drabek

samedi 17 août 2013

Pourquoi les mathématiques, c'est poétique ?

Auteur reconnu et cerveau d’exception, Daniel Tammet a le don de raconter les mathématiques, de les rendre concrètes et vivantes, à travers sa propre vie, notre quotidien, la poésie ou la grande histoire. Les mathématiques sont une science, certes, mais une science de l’imagination qui nous permet de répondre aux questions universelles que pose la littérature : le temps, la vie, la mort, l’amour. Des flocons de neige à pi en passant par les moutons d’Islande ou Shakespeare, on se demande pourquoi à l’école, on ne nous a pas appris les mathématiques de cette façon.

A écouter sur le site de RFI (il y a deux parties)

mardi 24 novembre 2015

Les mathématiques sont-elles démocratiques?

Le philosophe Alain Badiou parle de son dernier essai, Eloge des mathématiques. Après avoir fait l'éloge de l'amour, du théâtre de la politique, c'est donc aux mathématiques que s'attaque le philosophe, qui entend montrer que cette science est éminemment liée à la philosophie et que sa maîtrise est essentielle à la pratique de notre monde.

A écouter sur le site de France Culture

mercredi 26 mai 2021

Le plaisir des maths

Comment retrouver le goût des maths ? Ou pour certains, comment le trouver tout court… ? « Mathématique mon amour » proclament nos invités ce matin !

Ecouter le podcast de l'émission "Grand bien vous fasse" sur le site de France Inter

mercredi 30 avril 2008

1 + 1 = 1

Il est rare d'entendre une chanson dont les paroles comportent des termes mathématiques. Hier, j'écoutais la radio d'une oreille distraite quand j'ai entendu cela :

Un plus un égale un (de l'album Cheyenne song)

Paroles: Gaëtane Abrial - André Manoukian
Musique: André Manoukian
Durée: 4.02

Ecouter sur Spotify

Le chiffre 3, papa, maman et moi
Le chiffre 2, moi et mon amoureux
Le chiffre 7, c'est l' plus beau il se la pète
Le chiffre 9, c'est le jour où je suis sortie de l'oeuf

Mais 1+1=1, c'est mon arithmétique
Ma petite cuisine magique
1+1=1, c'est numérologique
Si tu m' quittes j'te décortique

Le chiffre 4, j'aime pas j' veux pas débattre
Le chiffre 5, Channel numéro 5
Le chiffre 8, il est mystique
Le chiffre 6, (666) est plein de maléfices

Mais 1+1=1, c'est mon arithmétique
Ma p'tite cuisine magique
1+1=1, c'est numérologique
Si tu m' quittes j'te décortique

Quand l'espace temps s'est courbé
Nos parallèles se sont croisées
Depuis ton problème c'est que je t'aime pour l'éternité,
Nos deux figures sont symétriques,
Il a de l'allure notre algorithme
Et nos courbes exponentielles s'emmêlent jusqu'au septième ciel

Mais 1+1=1, c'est mon arithmétique
Ma petite cuisine magique
1+1=1, c'est numérologique
Si tu m' quittes j'te décortique

Mon théorème, mon Pythagore
Je t'aime plus fort, que le nombre d'or
Tu es mon nombre entier, je serai ta moitié
Et nous deux au carré, on fera un beau bébé

Mais 1+1=1, c'est mon arithmétique
Ma petite cuisine magique
1+1=1, c'est numérologique
Si tu m' quittes j'te décortique

Car 1+1=1, c'est mon Amérique
Ma petite cuisine quantique
1+1=1, c'est numérologique
Mais pas de cabalistique non non non

Mais 1+1=1, c'est mon arithmétique
Ma petite cuisine magique
1+1=1, c'est numérologique
Si tu m' quittes j'te décortique.

lundi 22 septembre 2008

Tatouage Escher

Vous connaissez peut-être mon amour pour Escher et pour les tatouages ;-) Alors voici comment combiner les deux :

vendredi 23 février 2007

Instruments mathématiques

Le Museo universitario di Storia Naturale e della Strumentazione Scientifica propose une visite de son laboratoire de mathématiques (en français). On y découvre des instruments permettant par exemple de dessiner le limaçon de Pascal ou des ellipses, un trisecteur, etc. Pour les amoureux des instruments anciens.

dimanche 2 août 2015

John von Neumann, prophète du 21ème siècle

Un documentaire sur John von Neumann passera mardi 4 août à 22h30 sur Arte.
Rediffusions jeudi 13.08 à 10h15 et lundi 17.08 à 9h50
Réalisateur: Philippe Calderon
Producteurs : ARTE France, Bfc Productions

John von Neumann, mathématicien hongrois, devenu américain après-guerre, a façonné le 20e siècle et continue de façonner ce début du 21e, sans que nous le sachions.Inconnu du grand public, il a pourtant laissé sa trace partout : dans les sciences, mais aussi au cinéma, où il a servi de modèle pour deux personnages mythiques de Stanley Kubrick : Docteur Folamour et HAL, l'ordinateur de "2001, l'odyssée de l'espace".
L'homme possédait une telle puissance de calcul qu'il donnait des complexes à ses pairs, dont Einstein. Il était à l'origine des théories les plus fondamentales et abstraites du siècle dernier, comme de leurs conséquences les plus radicales. Fondement des mathématiques, physique de l'infiniment petit, élaboration théorique de la mécanique quantique, économie et théorie des jeux, théorie de l'information et de l'intelligence artificielle, physique statistiques et automates cellulaires, fondements des neurosciences, il aura été à l'avant-garde des concepts forgés au siècle dernier qui transforment notre 21e siècle.

Portrait

Il a appris le grec ancien à 6 ans, dans sa ville natale de Budapest. Dans la trentaine, il a découvert l'Amérique, le pouvoir, le capitalisme, les femmes et l'alcool. Au centre des études avancées de Princeton, il était connu pour ses blagues salaces et son habitude de mettre de la musique militaire allemande à plein volume afin d'agacer Einstein. D'une légèreté insoutenable, capable de donner une fête de 300 personnes et de rester calfeutré dans son bureau, Von Neumann semblait avancer masqué. Il mourra des suites de ses travaux sur la bombe, c'est-à-dire les conséquences des radiations des tests nucléaires auxquels il assista. Bien plus que le portrait d'un homme, le film est le portrait d'une époque charnière dans l'histoire de l'humanité. A travers le regard d'un de ses membres le plus brillants et énigmatiques, nous verrons comment un groupe de penseurs européens a puisé ses idées dans la vieille Europe de l'entre-deux-guerres, et comment celles-ci ont traversé l'Atlantique dans les années 30, avant de transformer le monde.

vendredi 13 mars 2009

Les maths viennent justifier le « je ne couche pas le premier soir »

Des chercheurs viennent de donner la preuve que les femmes ont tout intérêt de ne pas coucher le premier soir.
Pourquoi doivent-elles procéder ainsi ? Tout simplement afin de réduire les risques de s'accoupler avec le « mauvais mâle ». Une femme accroît donc ses chances, mathématiquement parlant, de trouver le « bon » en ne couchant pas dès le début.
Comment diable des chercheurs ont-ils confirmé cela ? Et puis, quel rapport entre la « drague » et la Science ? Les chercheurs ont utilisé un modèle numérique pour montrer que les meilleurs partenaires sont effectivement ceux qui restent capables d'une période de séduction longue avant de « conclure ».
Pour la femme, une longue période d'échanges amoureux est un moyen d'acquérir de l'information sur un homme qui les séduit. Une longue période de séduction est donc le prix à payer afin d'accroître la probabilité qu'une liaison soit harmonieuse. Voici donc pourquoi les femmes ont tout intérêt à ne pas coucher trop rapidement.
Cette recherche publiée dans le Journal of Theoretical Biology dévoile qu'il est difficile pour une femme de faire le tri entre les bons et les mauvais candidats masculins et c'est au moment de la période de flirt que tout se joue.
On suppose qu'un homme cherche à s'accoupler de manière quasi systématique avec une femme qu'il séduit, mais un homme de qualité risque de rester patient et de payer le prix d'une longue période de flirt afin d'arriver à ses « fins sexuelles ».
La stratégie féminine est donc une sorte de compromis même si cela n'assure bien sûr pas de ne pas miser sur un mauvais candidat quand même. Une femme ne peut jamais éliminer ce risque à moins qu'elle ne décide de ne pas aller au bout de la démarche sur le plan sexuel.

Source : Sur-la-Toile

vendredi 21 novembre 2008

Est-ce que le rouge rend les femmes plus attrayantes aux yeux des hommes?

À travers les cultures et les millénaires, la couleur rouge a été associée aux passions sexuelles et à l'amour romantique.
Les psychologues Andrew Elliot et Daniela Niesta ont vérifié, dans une recherche publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology, si la couleur rouge pouvait rendre les femmes plus attrayantes sexuellement aux yeux des hommes. Ils ont montré qu'effectivement c'est le cas et que les hommes sont inconscients de cette influence que la couleur exerce sur eux.
Dans différentes expériences, les participants regardaient des photos de femmes dont la bordure était rouge, blanche, grise, verte ou bleue et se faisaient demander dans quelle mesure ils trouvaient cette personne jolie.
Dans une autre expérience, la blouse d'une femme était digitalisée en rouge ou en bleu. En plus d'évaluer la beauté de la femme, les participants se faisaient demander s'ils aimeraient sortir avec cette personne et, s'ils avaient $100 dans leur portefeuille, combien ils seraient disposés à dépenser pour une sortie avec elle.
Dans toutes les conditions testées, les femmes entourées de rouge ou portant du rouge étaient considérées plus attrayantes et désirables sexuellement que les mêmes femmes montrées avec d'autres couleurs. Les hommes étaient aussi plus disposés à les inviter et à dépenser davantage pour cette sortie.
L'effet du rouge ne s'exerçait que sur les hommes et sur leurs perceptions de l'attrait. Le rouge n'influençait pas l'évaluation de l'attrait des femmes par d'autres femmes et n'influençait pas l'évaluation de la part des hommes d'autres traits comme l'amabilité, l'intelligence ou la bonté.
Bien que le rouge améliorait les sentiments positifs dans cette étude, des recherches précédentes ont montré que la signification des couleurs dépend du contexte. Par exemple, Elliot et d'autres ont montré que le rouge dans des situations de compétition, comme un examen écrit ou des événements sportifs, est lié à une moins bonne performance.
Bien que cet effet aphrodisiaque du rouge peut être causé uniquement par un conditionnement social, les auteurs argumentent que la réponse des hommes au rouge provient probablement de racines biologiques plus profondes. Ils font un lien avec des recherches qui ont montré que les primates non humains (chimpanzés, babouins) sont particulièrement attirés par les femelles chez qui cette couleur est plus présente.
Ces résultats, disent les chercheurs, peuvent avoir des implications pour les jeux de séduction, l'industrie de la mode ainsi que le design et marketing de produits.

Source : Psychomédia

lundi 1 septembre 2008

Quels billets contiennent le plus de cocaïne ?

Une étude de billets de banques pris au hasard dans différents pays européens a montré que ce sont les billets espagnols qui contiennent le plus de cocaïne.
La concentration de ces billets espagnols est de 155 microgrammes. Les chercheurs ont également réalisé une étude comparative des méthodes utilisées habituellement pour détecter la présence de cocaïne sur les billets de banque dans le monde. Les technologies récentes de détection de cocaïne permet de trouver des traces sur n'importe quel billet. Concernant les billets de banque espagnols, on peut trouver de la cocaïne non seulement sur les billets qui ont été en contact direct (manipulation par des dealers etc.) mais aussi sur tous les billets en circulation. Cela est dû à la « contamination croisée » entre les billets de banque lorsqu'ils sont réunis mais aussi à cause des machines de comptage utilisés dans les banques (distributeurs etc.) Sur certains billets, on a détecté jusqu'à 889 microgrammes de cette drogue !
C'est cependant aux USA qu'on peut trouver des « records » de contamination. Certains billets américains en contiennent jusqu'à 1300 microgrammes. La valeur moyenne reste comprise entre 2.86 et 28.75 microgrammes selon l'année et la ville considérée. Les billets de banque allemands ont une concentration moyenne de cocaïne 5 fois inférieure à celle de l'Espagne. Une autre étude sur 356 billets de banque suisses a montré que seulement 6 % étaient contaminés (à des concentrations supérieures à 1 nanogramme par billet). On estime qu'au Royaume-Uni, 40 à 51 % des billets de banque sont contaminés.
Il est évident qu'il existe une relation non équivoque entre les forts niveaux de cocaïne trouvés sur les billets de banque et la consommation de cette substance dans les pays. L'Espagne est le point d'entrée de la cocaïne en Europe (ensuite vient le Portugal). On dit dans le rapport que la cocaïne est devenue « intégrée » dans la société espagnole qui joue ainsi à la roulette russe avec le développement neurologique d'une génération toute entière. Il est donc nécessaire de tout faire pour réduire la consommation de cette drogue dans le pays. Il faut en particulier détruire l'image « glamour » de cette drogue. Cette image souvent renforcée par les média... A cause de cela, tout le monde en Espagne a de la cocaïne dans son portefeuille !

Source : Sur la Toile

samedi 22 octobre 2011

Plus de naissances à la St-Valentin qu'à l'Halloween

Les futures mamans semblent éprouver certaines réticences à donner naissance le jour de l'Halloween. Cette fête leur inspire-t-elle une quelconque aversion au point qu'elles préfèrent devancer ou retarder le jour où bébé naîtra? Une étude menée par l'Université de Yale conclue en la volonté de ces femmes de ne pas accoucher la journée de cette fête automnale.
Lors de la Saint-Valentin, fête de l'amour, on note un accroissement de 3,6% d'accouchements naturels ainsi que de 12,1 % de naissances par césarienne. D'autre part, il en est tout autrement lors de la fête de l'Halloween alors que le nombre de naissances spontanées décroît de 5,3 % et de 16,9 % dans le cas des naissances par césarienne. Ces résultats proviennent de données recueillies aux Etats-Unis.
La joie et les beaux sentiments entourant la fête de la Saint-Valentin ravivent le désir des mamans de donner naissance en ce jour dédié à l'amour. Le côté mystérieux et quelque peu funeste de la fête de l'Halloween n'incite pas les mères à désirer que leur enfant naisse en ce jour sombre. Selon l'avis des chercheurs qui initièrent cette étude, les sentiments éprouvés par les futures mères auraient une incidence sur le mécanisme hormonal déterminant le moment où le petit naîtra.

Source : Sur-la-Toile

samedi 24 décembre 2011

Le Père Noël est-il sexy ?

Le père Noël ravit déjà les enfants chaque fin d'année avec ses cadeaux, mais il ne laisserait pas non plus les femmes indifférentes ! En effet, les hommes associés à la couleur rouge seraient perçus comme étant plus charmants, plus attirants et avec un plus haut rang social, des critères tout à fait scientifiques pour affirmer que le père Noël est sexy !


En général, les femmes aiment les hommes dont le visage est symétrique et qui présente des particularités typiquement masculines : une mâchoire large, des épaules plus larges que les hanches, une taille supérieure à la moyenne, une voix plus grave… Des particularités moins viriles sont aussi préférées de ces dames : la gentillesse, l’intelligence, un statut social élevé, une stabilité émotionnelle et une humeur joyeuse.
En ce qui concerne les animaux (Oiseaux, Poissons, Crustacés, Primates), les femelles semblent attirées par les mâles arborant la couleur rouge qui est souvent le signe d’un rang social élevé. Même apposée artificiellement par les scientifiques (une bande rouge attachée aux pattes des mâles), cette couleur titille encore les femelles. Si c’est une constante parmi les Vertébrés, qu’en est-il chez l’Homme ?

Le rouge, historiquement lié à l'amour

Historiquement, dans les cultures populaires, la couleur rouge a souvent été associée à l’amour et à la passion. Le rouge était également lié à la luxure et à la fertilité dans les mythologies et les croyances plus anciennes. Les femmes se sont d’ailleurs approprié cette couleur pour se pomponner : les sous-vêtements, le rouge à lèvres, le vernis à ongles… ce genre d’artifices n’est pas retrouvé chez les hommes, excepté chez quelques grandes figures de l’humanité qui portent des vêtements rouges : Jules César et sa cape rouge, Superman et… le père Noël.
Pour les scientifiques très sérieux des universités de Munich (Allemagne), de Southampton et de Rochester (Angleterre), d’Innsbruck (Autriche), et de Tianjin (Chine), savoir si le père Noël est sexy est semble-t-il un enjeu majeur. Ils ont réussi à répondre à la question dans la revue non moins sérieuse Journal of Experimental Psychology: General publiée par l’American Psychological Association au mois d’août, laissant le temps à la communauté féminine de se préparer avant la reprise de la tournée annuelle du grand-père en traîneau.

Le Père Noël plaît aux enfants... et aux femmes !

Pour étudier le sex-appeal des hommes en rouge en général, et du père Noël en particulier, des photographies d’hommes ont été présentées à des femmes, dont les couleurs du fond ou du T-shirt ont été modifiées. Les femmes devaient ensuite donner des notes entre 1 et 9 en fonction de l'effet procuré par l’homme. Le résultat est clair : leur charme ainsi que l’attirance sexuelle que les femmes portent aux hommes en rouge sont tous les deux plus élevés, alors qu'ils ne leur paraissent pas plus sympathiques ou agréables que des hommes en blanc, en vert ou en bleu. Les hommes en rouge sont donc plus sexy !
Grâce à sept expériences sur le même principe, l’ « effet rouge » a été observé sur des femmes de quatre pays différents, quel que soit l'objet d’apport de la couleur (T-shirt ou fond). Les scientifiques ont même pu mettre en évidence que la couleur rouge donnait aux femmes l’impression que l’homme possédait un statut social plus élevé. Le charme des hommes en rouge n'a en revanche pas opéré sur des individus du même sexe.

Source : Futura-Sciences

dimanche 5 août 2012

Les serveuses en rouge reçoivent plus de pourboires

Les hommes donnent, en règle générale, plus de pourboires que les femmes et ils se montrent même plus généreux si la serveuse est habillée en rouge. Cela confirme de précédents travaux mettant en évidence que cette couleur chaude attire davantage la gent masculine.
L’attirance sexuelle est un phénomène complexe qui dépend de nombreux paramètres. Ainsi, une même femme est jugée par un public masculin comme étant plus attirante lorsqu’elle se pare de rouge. Les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas.
Cette information pourrait profiter à certaines… En effet, les serveuses tout de rouge vêtues reçoivent des pourboires plus importants de la part des clients masculins. Les hommes ne peuvent parfois pas s’empêcher de se montrer généreux.

Le contexte : le rouge, couleur de l’amour… et du sexe

L’attirance sexuelle est assez difficile à mesurer. Les scientifiques utilisent donc des moyens détournés en comptant par exemple les pourboires que les hommes donnent aux femmes. Ainsi, il a été montré que les stripteaseuses recevaient davantage d’argent lorsqu’elles étaient dans leur phase fertile du cycle menstruel.
D’un point de vue global, les hommes sont essentiellement généreux lorsque leurs serveuses sont jugées plus attirantes. Ainsi, les femmes avec une grosse poitrine, des cheveux blonds, du maquillage ou parées de bijoux sont les mieux gâtées.
On a observé ces dernières années que la couleur des vêtements était un paramètre qui entrait en ligne de compte. Le rouge a la préférence des hommes, ceux-ci associant à ce ton une plus grande disponibilité sexuelle. C’est à partir de ce constat que des scientifiques de l’université de Bretagne-sud ont tenté de vérifier si des serveuses vêtues de la couleur du diable s’en mettaient plus dans les poches. Le résultat, positif, a été publié dans le Journal of Hospitality and Tourism Research.

L’étude : du rouge pour des pourboires plus importants

Pour procéder, les scientifiques ont eu recours à onze serveuses âgées entre 19 et 26 ans officiant dans cinq restaurants répartis dans deux villes françaises. De manière aléatoire, elles devaient porter tous les jours le même modèle de t-shirt décliné en six couleurs différentes (noir, blanc, rouge, bleu, vert et jaune) sur une période de 6 semaines. Tout maquillage leur était interdit et elles devaient se conduire tout à fait normalement. N’étaient pris en compte que les pourboires reçus par les clients venus seuls, aussi bien hommes que femmes.
Sur les 772 clients servis, 272 ont laissé un pourboire. Si les proportions étaient à peu près équilibrées, il s’avère que les hommes ont donné des sommes un peu plus importantes (1,09 € contre 0,59 €). Mais le plus intéressant concerne les rétributions en fonction des vêtements. Les serveuses vêtues en rouge recevaient, de la part des hommes, des pourboires plus conséquents de 14,6 à 26,1 % que dans les autres conditions. Pour les femmes, rien n’y fait : toutes les situations se valent. Ces messieurs, probablement sans le savoir, n’ont pas hésité à se montrer plus généreux pour manifester leur attirance sexuelle.

Source : Futura-Sciences

samedi 13 mai 2006

Le cas de Sophie K.

Au théâtre national de Chaillot se joue actuellement une pièce dont l'héroïne est une mathématicienne russe: Sofia Kovalevskaïa. Elle fut la première femme au monde à obtenir un doctorat de mathématiques, en 1874 à l'université de Göttingen. Voici la présentation qu'en fait l'auteur.

Sophie Kovalevskaïa : une rencontre
J’ai rencontré Sophie K., comme on rencontre une femme, par hasard ; après coup le hasard se change parfois en nécessité. Ce jour-là, je baguenaudais au BHV – j’aime beaucoup le BHV ; le BHV devrait sponsoriser tous mes spectacles (ah ! le sous-sol du bricolage, quelle invitation à l’art, d’un bricolage l’autre…) –, quand passant par hasard au rayon livres du magasin, je vis, au bout de sa gondole, Sophie qui m’attendait. Il y a souvent des gondoles dans les histoires d’amour. Le nom russe, le prénom, ce titre, Une nihiliste, sur la couverture cette femme un peu triste qui marche d’un pas décidé, vers son destin sans doute : je tombe en arrêt. Je prends le livre. Aussitôt festival de synapses sous mon crâne : elle a été admirée par Darwin, me dit la quatrième de couverture. Darwin : justement j’étais en pleine évolution ! (certains se souviennent peut-être encore des Variations Darwin ici-même). Voilà : Darwin passe le témoin, Sophie entre dans ma vie et dans mon théâtre. Elle avait vraiment toutes les raisons d’y entrer. Sophie était même trop belle : mathématicienne et écrivain, elle met en équation la toupie et sa jeunesse en roman ; elle laisse son nom à un théorème (avec Cauchy) et signe un grand drame (avec l’écrivain suédois Charlotte Leffler), c’est donc qu’elle tente, sinon de réconcilier, du moins de concilier l’invention mathématique et l’imagination littéraire. Il y a là de quoi intriguer un théâtre qui, depuis quelques temps, se risque du côté de chez les savants. Avouez qu’il serait bien intéressant d’être dans le secret de ce cerveau amphibie ! D’où la gageure d’y installer notre scène et de tâcher de voir ce qui s’y passe, comment y coexistent la poésie ou la prose avec les équations aux dérivées partielles, le désir d’émancipation et les intégrales abéliennes dégénérées, etc. Sophie K., c’est une oeuvre et une vie qui fut aussi un roman. Une vie brève (elle meurt à quarante et un ans en 1891) mais qui épouse son époque et s’y épuise : enfance et adolescence d’une aristocrate russe touchée par les idées nouvelles, mariage blanc pour quitter sa famille et partir faire des études, exil, l’Allemagne pour étudier les mathématiques mais sans avoir le droit de fréquenter l’université, la France de la Commune, la Suède qui lui donnera son poste de professeur d’université, le premier attribué à une femme en Europe. Et ce talent pour être aux bons endroits pour rencontrer les bonnes personnes : Dostoïevski, George Eliot, Herbert Spencer, Darwin, Tchekhov comme aussi le grand mathématicien allemand Weierstrass ou Poincaré. Une telle vie, c’est tout un monde. Les présentations sont faites : que la représentation commence.

Jean-François Peyret

A voir: un extrait du spectacle

mardi 18 décembre 2012

New-York a inauguré son musée entièrement consacré aux mathématiques

Un musée familial à la gloire des mathématiques a ouvert ses portes samedi à Manhattan. Le MoMath accueille déjà de nombreuses expositions et compte bien s’inscrire dans la vie new-yorkaise grâce à divers concours et évènements prévus tout au long de l'année.
Il est tout neuf et vient de débarquer dans l’équation des nombreux musées new-yorkais. Le musée national des mathématiques a ouvert ses portes samedi 15 décembre à Manhattan. Il est astucieusement surnommé MoMath, un jeu de mot basé sur le célèbre musée d’art contemporain MoMA. Il s’agit du seul musée de ce type aux États-Unis.
Réparti sur deux étages, il accueille plus de 30 expositions et vise à attirer toute la famille. "Nous voulons montrer que les maths sont amusantes, a expliqué à Livescience le fondateur et directeur du musée Glen Whitney, elles sont aussi belles et donnent accès à un très bon travail. Il y a un tel manque d’expériences interactives avec les maths, nous voulons que les gens jouent, qu’ils prennent des choses, les essayent..."
Dans la grande tradition des musées américains de vulgarisation scientifique, l’interactivité pour toutes les générations y est reine. Jeux avec des fractales, vélos à roues carrées et des expériences de multiplication de sept mètres de haut… Le MoMath ne lésine pas sur les moyens pour transmettre son amour des mathématiques. Le musée tiendra également divers concours chaque année ainsi que de nombreux évènements à New-York.
Si des expositions sont régulièrement présentées à ce sujet, il n’existe pas de musée consacré purement aux mathématiques en France. Il y en a pourtant de biens réels à Pise, Rome, Milan, Florence, Vienne, Bonn et Giessen.

Source : Maxisciences

lundi 3 juillet 2017

Yves Meyer a reçu le Prix Abel

A 77 ans, le mathématicien Yves Meyer a reçu des mains du roi de Norvège le Prix Abel, une récompense équivalant au Nobel. Sa théorie des ondelettes a révolutionné le traitement des sons et des images numériques.

Le Temps: Votre théorie des ondelettes est devenue incontournable dans de nombreux domaines. Qu’est-ce au juste?

Yves Meyer: Les ondelettes sont un outil mathématique grâce auquel nous pouvons explorer notre environnement au-delà de nos sens. Par exemple, certaines d’entre elles complètent notre vision et nous offrent à voir des détails invisibles pour nos yeux. La personne qui a perçu l’utilité de cette méthode était un géophysicien, Jean Morlet, qui travaillait comme ingénieur de recherche chez Elf Aquitaine, aujourd’hui Total. C’était un visionnaire, mais pas un mathématicien. Il voulait se servir des ondelettes pour analyser les données sismiques afin de trouver du pétrole dans le sol. Il n’a pas réussi à développer les algorithmes capables de donner une utilisation rapide. C’est ce que j’ai apporté à l’aide de collaborateurs.

– Les ondelettes ont un nombre exceptionnel d’applications. Lesquelles vous semblent les plus intéressantes?

– Elles ont été remarquablement utilisées par un statisticien de Stanford, David Donoho, dont les algorithmes sont devenus une révélation pour le traitement des images. Ils ont servi de base aux astrophysiciens français qui ont pu reconstruire les images brouillées envoyées par le télescope Hubble lors de ses premières années de fonctionnement à cause d’un problème sur son miroir principal.
Plus récemment, le 14 septembre 2015 très exactement, l’interféromètre LIGO, aux Etats-Unis, a capté un signal qui, décomposé en ondelettes, a été rapidement identifié comme provenant de la coalescence de deux trous noirs. Il s’agissait de la première détection d’ondes gravitationnelles, qui ne sont pas des ondes électromagnétiques, mais des vibrations de la géométrie de l’univers. Ce qui signifie que nous pouvons écouter le cosmos en utilisant les mêmes ondelettes que celles utilisées pour l’algorithme de compression audio MP3.

– Dans l’industrie également, les ondelettes ont trouvé leur place…

– Oui. J’ai par exemple fait à Oslo une conférence dans les locaux de la société Petroleum Geo-Services, qui construit des modèles en 3D du sous-sol océanique pour trouver du pétrole et du gaz. On envoie pour cela des vibrations dans le sous-sol et on en enregistre l’écho en différents endroits pour estimer la position, la profondeur et la forme de la cavité des champs de pétrole ou de gaz. Avec les techniques modernes d’acquisition de signaux, les quantités de données à traiter sont souvent de l’ordre du térabyte. Cela représente un coût phénoménal en matière de stockage et de traitement. Les ondelettes, bien plus que les autres méthodes mathématiques, sont la meilleure solution pour réduire ce coût.

– Et dire que tout a commencé autour de la photocopieuse de l’Ecole polytechnique, près de Paris…

– En 1984, il n’y avait qu’une seule photocopieuse et nous faisions souvent la queue devant. Le directeur du centre de physique théorique, avec qui je discutais un jour en attendant mon tour, m’a fait passer un article d’Alex Grossmann dont il pensait que cela pouvait m’intéresser. J’ai pris le train pour Marseille pour commencer à travailler avec lui, Jean Morlet et Ingrid Daubechies. Il nous a fallu trois mois pour découvrir une base orthonormée d’ondelettes, ce qui a fait sauter un verrou et déclenché une joie immense. Le fait d’avoir une théorie unifiée a libéré les énergies, comme lorsque tout fleurit au printemps après l’hiver. Plusieurs centaines d’articles ont été publiés, il y a eu une sorte de folie collective. J’ai eu le Prix Abel pour cela, alors que d’autres travaux plus profonds m’ont pris plus de sept ans!

– Lors de la remise du Prix Abel, à Oslo, vous avez pu retrouver des mathématiciens dont vous avez largement inspiré les travaux, et qui soulignent tous votre disponibilité, votre générosité, ainsi que votre indépendance. Les clés de l’innovation?

– J’ai été très heureux d’écouter la conférence d’Emmanuel Candès, qui a été mon élève à Polytechnique. Il a expliqué la façon dont il a raccourci le temps passé par les enfants dans un scanner IRM. Il faut habituellement deux minutes pour obtenir une image de bonne qualité, durant lesquelles l’enfant doit être complètement immobile. Cela signifie qu’il faut utiliser une technique médicale qui l’empêche de respirer pendant ce laps de temps.
A l’aide des ondelettes, Emmanuel Candès, aujourd’hui professeur à Stanford, a mis au point un autre traitement d’image qui ne nécessite que 15 secondes d’immobilité. C’est un travail extraordinaire, que l’on peut faire si on ne suit pas les recettes reçues à la lettre. J’ai eu 50 étudiants en thèse, ils sont aujourd’hui ma famille. Je les encourage toujours à attaquer un problème par une autre perspective, à être originaux, ce qui est pour moi une obsession. Je déteste les règles et suis un amoureux de la liberté.

Source : Le Temps

lundi 20 septembre 2021

Après 18 mois d'incertitude, Manu Houdart en tournée en Suisse

Après avoir vécu 18 mois ponctués d’annulation et de report, Emmanuel Houdart reprend le chemin des écoles. Après un passage remarqué au festival d’Avignon cet été avec son spectacle Very Math Trip, le papa d'ExplOraMath remplit à nouveau son agenda. Et le programme est chargé. Ce jeudi soir, il présentait son spectacle en guise de formation à quelque 400 instituteurs de la région liégeoise. Il s’apprête désormais à entamer une tournée de quatre semaines dans les écoles de Suisse.
"Les bonnes nouvelles se multiplient après avoir été de longs mois dans l’incertitude", sourit Emmanuel Houdart. "Cette tournée suisse a été annulée à trois reprises mais cela semble être la bonne. L’idée d’accueillir le spectacle a été soumise par un responsable d’école lors d’une réunion de canton et a visiblement séduit tout le monde. J’ai donc été contacté et je me produirai devant des élèves de 3e et 4e secondaires." Au total, cela représente plus de 10000 jeunes.


Autant écrire que pour l’amoureux des maths, l’impatience est grande. "Heureusement, j’ai pu remettre le pied à l’étrier lors du festival d’Avignon, où le spectacle a été joué chaque jour devant de nombreuses personnes. Je sais qu’il fonctionne, je suis donc serein à l’idée de remonter sur scène. La différence, c’est qu’ici, mon public est forcé de venir (rires). Il n’est pas conquis d’avance mais je reste persuadé que la magie opérera."
Le showman sera ensuite en France pour une tournée toulousaine avant de revenir en Belgique. Les écoles du Plat Pays ne seront en effet pas en reste. Enfin, dès que possible, les 80 représentations parisiennes planifiées avant la crise au sein de la salle du théâtre du Gymnase devraient être assurées. "C’est une salle mythique, j’ai hâte de m’y produire", souligne encore le principal intéressé.
S’il a été contraint de quitter les planches ces derniers mois, Emmanuel Houdart n’a rien perdu de sa passion pour les mathématiques. "Le spectacle évolue sans cesse, c’est ça qui est chouette. Il est retravaillé, amélioré en permanence en fonction des réactions du public. Un mot à la place d’un autre peut tout changer et déclencher ou non le rire. On tente aussi de coller à l’actualité autour des mathématiques." Le premier spectacle avait été joué à la maison culturelle de Quaregnon.

Source : dhnet.be

Lire aussi : VERY MATH TRIP : INTERVIEW (UN PEU) DÉCALÉE D’UN MATHEUX HUMORISTE, MathémaTICE no 76, septembre 2021

vendredi 25 novembre 2011

Le code secret de Platon

Les œuvres de Platon sont analysées et débattues depuis plus de 2000 ans. Mais il s'avère que l’immense philosophe grec Platon pratiquait également la stéganographie (art de la dissimulation; faire passer inaperçu un message dans un autre message) : ses textes portent des messages que personne n'avait décelé jusqu'ici... Un universitaire britannique affirme en effet avoir découvert une série de messages secrets cachés dans certains des textes les plus influents de notre civilisation.
« J'ai montré rigoureusement que les livres contiennent des codes et des symboles et celui qui les décryptera sera en mesure de révéler la véritable philosophie de Platon », explique le Dr Jay Kennedy, professeur à l’Université de Manchester.
Ce code de Platon laisse penser que le philosophe avait prévu (anticipé, prophétisé ?) la révolution scientifique 2000 ans avant Isaac Newton : le livre de la nature est écrit en langage mathématique.

Une symbolique musicale

Dr Jay Kennedy a découvert un modèle intégré de symboles ainsi qu'une structure musicale. Ce code révèle la « philosophie cachée de Platon. Le résultat est stupéfiant. Imaginez que vous trouviez de nouveaux évangiles... écrits par Jésus-Christ lui-même ! »
Selon le professeur, le texte est rythmé par des multiples de 12, rythme qui correspond à une la gamme musicale grecque
Mathématique et musique sont ici étroitement liées , Platon les combinait pour truffer son texte de passages cryptés,que l'on se doit donc de débusquer, dans son œuvre. Certains passages sont marqués par des notes harmoniques, d'autres par des dissonantes. Les notes harmoniques sont à associer à l'amour ou au rire, les notes dissonantes à la guerre ou la mort. Ce code musical constituerait la clé de l'ensemble du système symbolique de Platon.
Si la structure musicale des symboles a été mise au jour, il reste toutefois à en découvrir le sens.
Alors que d'autres savants modernes avaient rejeté l’hypothèse d’une écriture codée, Kennedy semble avoir apporté la preuve du contraire, et explique: « Ceci est le début de quelque chose de grand. Il faudra une génération à travailler sur le décryptage complet et les implications de ce code ».
« Découvrir l'ordre scientifique de la nature nous rapproche de Dieu ». Platon
Si l’on réussit donc à « cracker » le code de Platon, nul doute que les schémas de pensées occidentaux (notamment ceux qui opposent science et religion) seront révolutionnés…

Sources : besoindesavoir.com, Université de Manchester