C'est le titre de l'article paru hier dans le Quotidien jurassien. Personnellement, j'aurais plutôt mis un point d'exclamation ! Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 3 échecs sur 177 élèves, soit 1.7% d'échecs.
Pour les maths par contre, la situation est tout autre : nous avons 100 élèves insuffisants en maths (env. 57% du total), dont un pourcentage impressionnant ayant une moyenne de 2 ou de 2.5. Je ne cite pas les chiffres (que je connais), car ils n'ont pas été rendus publics. Je m'étonne d'ailleurs qu'on rende public les résultats en maths seulement. Cela aurait été intéressant de savoir pourquoi certaines branches ne comptent aucune insuffisance...
Donc, si on résume, 57% d'insuffisants en maths, mais 1,7% d'échecs à la matu. C'est on ne peut plus clair : les maths ne sont plus considérées comme une branche principale. Elles sont au même niveau que d'autres branches qui sont nettement moins bien dotées en heures, et qui n'ont même pas d'examens à la fin du cursus. Contrairement à ce qui est dit dans l'article, la situation n'est pas nouvelle ; elle date du moment où l'on a introduit un grand nombre de disciplines nouvelles, chacune étant notée indépendamment. A partir de là, il a été facile pour les élèves de compenser leurs mauvaises notes en maths avec des branches moins exigeantes. Le dessin accompagnant l'article reflète exactement la réalité.


Autre point de l'article qui me dérange. Il est sous-entendu que le niveau d'exigence à la matu a baissé depuis 10 ans. C'est faux ! Les examens sont de la même difficulté. C'est peut-être d'ailleurs pour cela qu'il y a tant de mauvais résultats...
Tout cela n'est pas sans conséquence : l'EPFL va cette année fortement durcir la première année. Si, après un semestre, l'étudiant n'a pas le nombre de points suffisants, il devra suivre un cours spécial de maths avant de pouvoir, s'il réussit des examens, recommencer la première année. Cela montre bien que les hautes écoles trouvent que la situation en maths n'est plus acceptable et qu'elles ne font plus confiance aux lycées pour former leurs futurs étudiants. Probablement que les universités pensent de même. A quand les examens d'entrée dans les EPF ou une première année obligatoire de mise à niveau ?

Je finirai par un message à mes élèves. N'oubliez pas que la maturité n'est qu'un papier qui ne vous servira qu'à une chose : continuez des études. Donc, bravo pour votre maturité, mais le plus dur reste à faire !