Le cyberblog du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.

jeudi 10 mars 2016

Jeu de go : le champion du monde de nouveau battu par l'ordinateur de Google

Dans la partie de jeudi qui a duré 4h30, Lee Se-dol a échoué pour la deuxième fois à battre l'ordinateur de Google.
Un programme informatique conçu par Google a enfoncé le clou jeudi, au deuxième jour du combat de l'homme contre la machine. L'ordinateur a en effet remporté à Séoul la deuxième manche d'une série de cinq parties face au champion du monde du jeu de go.

Un "Everest" pour l'Intelligence artificielle

Au lendemain de sa première victoire contre le grand maître sud-coréen de la discipline, Lee Se-Dol, le superordinateur AlphaGo a prouvé en quatre heures et demie que sa réussite surprise de mercredi n'était pas due à la chance. DeepMind, filiale de Google qui a développé ce programme d'intelligence artificielle (IA), avait comparé le jeu de go, inventé il y a environ 3.000 ans en Chine, à l'"Everest" de l'IA. En 1997, l'ordinateur Deep Blue d'IBM avait créé la sensation en terrassant le champion du monde d'échecs Garry Kasparov.

Des coups "extraordinairement inhabituels"

Le défi semblait bien plus relevé pour la machine au jeu de go, dans lequel deux adversaires tentent d'occuper le plus d'espace sur un plateau quadrillé en plaçant alternativement des pions noirs et blancs. La taille du tablier - 19 lignes sur 19 - offre un nombre incalculable de configurations possibles, davantage qu'il n'y a d'atomes dans l'univers, dit-on. Ce qui signifie que l'intuition et la créativité sont essentielles pour gagner à très haut niveau. Deux domaines dans lesquels l'humain, croyait-on, était nécessairement supérieur à la machine.
Au final, c'est le champion sud-coréen qui, de nouveau, a été mis au supplice jeudi par les coups "extraordinairement inhabituels" de l'ordinateur, selon le commentateur et joueur professionnel Kim Seong-Ryong. "Si vous interrogez les 1.300 joueurs professionnels que comptent la Corée du Sud, le Japon et la Chine, aucun n'aurait choisi ces coups", a-t-il dit pendant cette rencontre diffusée en direct par les télévisions des trois pays.

Un ordinateur conçu comme le cerveau d'un humain

Le programme de Google utilise notamment "l'apprentissage profond" (Deep learning), méthode d'apprentissage automatique conçue sur la base de couches de "neurones" artificiels, imitant ceux du cerveau humain. Cette technique, conjuguée à l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs et à la disponibilité d'énormes bases de données sur lesquelles entraîner les machines, a permis des avancées considérables. AlphaGo utilise des algorithmes lui permettant d'apprendre de son expérience.

Source : Europe 1

mercredi 9 mars 2016

L'ordinateur inflige un premier revers au grand maître du jeu de go

Un superordinateur mis au point par Google a créé mercredi la sensation en remportant à Séoul face au champion du monde du jeu de go la première manche d'un combat qui doit déterminer qui, de l'homme ou la machine, est le plus fort. Après trois heures et demie de partie dans un grand hôtel de la capitale, le grand maître sud-coréen Lee Se-Dol, qui domine la discipline depuis une décennie, a décidé de lâcher l'affaire, réalisant que cette première manche ne pouvait plus échapper à l'ordinateur AlphaGo. Cette machine surpuissante avait pulvérisé 5-0 en octobre le champion d'Europe Fan Hui. Mais, vu la différence de niveau entre ce dernier et Lee Se-Dol, rares étaient les experts de ce jeu inventé il y a environ 3.000 ans en Chine qui avaient enterré d'avance les chances du champion du monde. Les créateurs d'AlphaGo s'étaient pourtant montrés confiants, faisant valoir que leur bébé, qui utilise des algorithmes lui permettant d'apprendre de son expérience, était encore plus fort qu'à l'automne. "Je suis stupéfié par le résultat", a reconnu Lee Se-Dol après la partie. "AlphaGo a fait des coups qu'aucun humain ne fera jamais. Cela m'a vraiment surpris", a-t-il poursuivi, en ajoutant que l'ordinateur avait "parfaitement" fermé le jeu. "J'ai commis des erreurs dans les premiers moments du match, mais si je fais attention à cela, je pense que j'ai toujours des chances de gagner", a-t-il poursuivi. Au-delà, ce match sur cinq jours est aussi un test des progrès effectués depuis une dizaine d'années dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA).

Tout le monde sous le choc

En cas de victoire d'AlphaGo, les craintes de certains scientifiques et entrepreneurs sur les risques de l'IA devraient être confortées alors que la puissance des ordinateurs double environ tous les deux ans. Comme l'enthousiasme de ceux qui en attendent des progrès importants. Le résultat du match est au moins aussi attendu à cet égard que celui qui s'était soldé, en 1997, par la défaite du champion du monde d'échecs Garry Kasparov contre l'ordinateur Deep Blue d'IBM. Mais la comparaison a ses limites. Car le go propose un défi tout autre à la machine. Dans ce jeu, les deux adversaires placent alternativement des pions (pierres) noirs et blancs sur les intersections d'un plateau quadrillé ("goban"). Le but est d'occuper le plus d'espace, en bloquant peu à peu les pions de l'adversaire et en les capturant. La taille du tablier -19 lignes sur 19- offre un nombre incalculable de configurations possibles -davantage qu'il n'y a d'atomes dans l'univers, dit-on. Ce qui signifie que l'intuition et la créativité sont essentielles pour gagner à très haut niveau. "Nous sommes très, très enthousiastes en ce moment historique, et très, très contents de la façon dont AlphaGo a joué", a déclaré après la partie Demis Hassabis, directeur général de DeepMind, qui a développé l'ordinateur. "Lee reviendra demain avec de nouvelles stratégies, en essayant autre chose", a-t-il poursuivi. "Il faudra voir ce qu'en fait AlphaGo." La bataille suscite un intérêt tel en Asie qu'elle est diffusée en direct par des télévisions sud-coréenne, chinoise et japonaise, ainsi que sur internet. "Tout le monde est sous le choc", a déclaré le commentateur sud-coréen de jeu de go Kim Seong-Ryong, lui même joueur professionnel. "Personne n'imaginait que cela puisse arriver." Alors qu'il y a quinze jours il pensait pouvoir "remporter une écrasante victoire, cette fois-ci du moins", Lee Se-dol avait toutefois paru douter un peu mardi après avoir été briefé sur le programme informatique. "A présent, je crois que je ne pourrai peut-être pas vaincre AlphaGo avec une marge aussi importante que 5-0. Je dois être un peu plus stressé", avait-il dit. Le programme de Google utilise notamment "l'apprentissage profond" (Deep learning), méthode d'apprentissage automatique conçue sur la base de couches de "neurones" artificiels, imitant ceux du cerveau humain. Cette technique, conjuguée à l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs et à la disponibilité d'énormes bases de données sur lesquelles entraîner les machines, a permis des avancées considérables.

Source : afp