Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique
de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.
Créé en 1945 sous le régime de l'Allemagne nazie, le Zuse Z4 est l'un des tout premiers ordinateurs et le seul rescapé de cette époque. Sa documentation vient d'être retrouvée et elle permet aux chercheurs de comprendre comment fonctionnait cette machine.
L'informatique aussi a son archéologie et les scientifiques ont parfois du mal à comprendre le fonctionnement et l'architecture des premiers ordinateurs. Au fil des décennies, en plus des techniciens qui étaient les mémoires vives du fonctionnement de ces machines, les documentations et manuels ont bien souvent disparu. C'était justement le cas de ce que l'on considère comme le premier ordinateur numérique conçu en 1944, le Zuse Z4. Jusqu'à maintenant les scientifiques n'avaient que peu de connaissances sur cette gigantesque machine qui est exposée au Deutsches Museum, à Munich, en Allemagne. Mais depuis peu, sa documentation vient justement d'être retrouvée dans une pile de documents à Zurich en Suisse. Le blog de l'Association des machines informatiques (ACM) qui relate l'histoire de cette découverte, explique que ce calculateur, entré en fonction en 1945, a été transformé en ordinateur en 1950 après avoir été récupéré par l'École polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ). Le Zuse Z4 occupe une pièce entière et est alimenté en données par des bandes magnétiques. Il fallait plusieurs techniciens pour le faire fonctionner.
Une machine puissante… pour l’époque
Le Z4 est le fruit du travail de Konrad Zuse. L'inventeur avait développé pour les nazis ce Z4 qui devait rejoindre le camp de concentration de Dora-Mittelbau, où des détenus étaient forcés à construire les funestes missiles V1 et V2. Konrad Zuse avait finalement pris soin de cacher son Z4 dans une grange de la petite ville de Bad Hindelang, dans le sud de l'Allemagne, en attendant la fin de la seconde guerre mondiale. C'est à l'EPF de Zurich que le Z4 transformé en ordinateur a été exploité à partir de 1950, et ce jusqu'en 1955, pour réaliser une centaine de calculs. Il a permis de construire le barrage de la Grande-Dixence, en Valais. Il a également réalisé des calculs de balistiques, de trajectoire des fusées, sur les ailes des avions, sur les vibrations. C'est grâce à lui que le FFA P-16, un avion de chasse suisse, a pu être développé.
C'est d'ailleurs en triant des documents liés aux recherches aéronautiques des années 1950 que le manuel a été retrouvé. Pour l'époque, le Z4 était une machine puissante. Il pouvait exécuter des additions et soustractions en une demi-seconde, des multiplications en trois secondes et réaliser des divisions et des calculs de racines carrées en six secondes. Il savait traiter en moyenne 1.000 opérations par heure. Après son passage en Suisse, le Z4 fut transféré en France à l'Institut de recherche militaire franco-allemand de Saint-Louis où il a œuvré jusqu'en 1959. Depuis 1960, c'est l'une des pièces de musée du Deutsches Museum.
La série d’été de France Info sur les innovations technologiques qui ont changé nos vies se termine avec une invention qui s'apprête à fêter ses 20 ans mais dont l'auteur est incertain : la clé USB.
« Alors, nous voilà devant les éléphants, le truc cool avec ces gars-là, c'est qu'ils ont des trompes vraiment, vraiment longues ». Il y a quinze ans, une visite un peu banale du zoo de San Diego (Etats-Unis) devenait la première vidéo publiée sur YouTube.
Le 23 avril 2005, cette séquence de 18 secondes baptisée « Me at the zoo » (Moi au zoo), incarnée par le cofondateur de YouTube, Jawed Karim, marquait les débuts officiels de la plateforme de partage de vidéos. L'année suivante, le site était acquis par Google pour 1,6 milliard de dollars en actions.
En quinze ans, le réseau est devenu un acteur incontournable du partage de vidéos en ligne, avec désormais plus de deux milliards d'utilisateurs actifs mensuels (source : YouTube).
YouTube a pris une place déterminante dans le paysage de la musique et du divertissement en général, au point de façonner les goûts de la Gen Z, la génération post-millennials.
« Me at the zoo » compte aujourd'hui plus de 90 millions de vues, mais les records de la plateforme se comptent en milliards, à l'image des chansons « Despacito » (6,7 milliards de vues), « Baby Shark Dance » (5,1 milliards) ou « Gangnam Style » (3,5 milliards).
Si vous avez passé un peu de temps sur internet depuis le début des années 2010, vous avez forcément vu passer ces petites boîtes sur lequelles, on passait parfois beaucoup plus de temps que prévu à essayer de déchiffrer.
Il y a 50 ans, le professeur Leonard Kleinrock et ses collègues de l'Ucla établissaient un lien entre deux ordinateurs sur le réseau Arpanet, réseau précurseur de l'Internet actuel. « Je n'avais pas du tout vu venir l'aspect "réseaux sociaux" », raconte Kleinrock qui a eu 85 ans cette année.
Exploration spatiale, Internet, jeux vidéo… Injustement restées dans l'ombre de leurs pairs, ces femmes ont contribué à transformer leur champ d'activité et à faire avancer les connaissances scientifiques de leur époque. «Le Figaro» revient sur leurs parcours remarquables.
Il y a 50 ans, sans Margaret Hamilton, le module lunaire Eagle se serait probablement écrasé sur le sol lunaire. Cette mathématicienne était chargée de développer le système de guidage embarqué à bord d'Apollo 11. Contre l'avis de ses directeurs, elle avait pris soin d'intégrer à son logiciel un programme de priorisation qui a permis au premier homme de l'histoire de marcher sur la Lune.
Dans la série estivale "Les raisons du succès", CNET France décrypte les plus grand succès technologiques de ces dernières décennies, ceux qui ont révolutionné leur temps et bouleversé nos pratiques. Le quatrième épisode de la saga est consacré au MP3, une innovation dont l'industrie musicale se serait bien passée.
Née en 1914 et disparue en 2000, l'actrice autrichienne Hedy Lamarr fut promue par Hollywood comme la "plus belle femme du monde", puis oubliée. Un documentaire féministe d'Alexandra Dean, baptisé "De l'extase au wi-fi", revient sur sa carrière, y compris scientifique. Car la comédienne est aussi la brillante inventrice du wi-fi...
Dans la saga estivale "Les raisons du succès", CNET France décrypte les plus grands hits technologiques de ces dernières décennies, ceux qui ont révolutionné leur temps et bouleversé nos pratiques. Le premier épisode est consacré à l'email, un outil novateur et difficilement remplaçable, encore aujourd'hui.
Voici comment l'ordinateur d'Apollo, appelé en anglais "Apollo Guidance Computer" (AGC), a façonné le monde d'aujourd'hui, bien qu'étant des millions de fois moins puissant qu'un smartphone de 2019.
Malgré sa puissance extrêmement limitée, l’ordinateur embarqué aux côtés des astronautes de la mission Apollo 11 a marqué une profonde rupture dans la création, la miniaturisation et l’utilisation de composants informatiques.
Système multitâches, mise en réseau, clavier, crainte de l'espionnage... Il y a 50 ans, l'informatique était au cœur de la mission Apollo avec des technologies naissantes qui deviendront très vite indispensables pour la conquête spatiale, mais aussi dans tous les secteurs et la vie de tous les jours.
Pourquoi la machine à calculer de Pascal & le métier à tisser de Jacquard, en tant qu’objet mécanique programmable, posent-ils les bases vers l’ordinateur, l'intelligence artificielle, avant les travaux visionnaires d'Ada Lovelace & de Claude Shannon? Didier Roux interroge découvertes & innovations.