Le cyberblog du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.

samedi 30 mai 2009

Un robot-poisson pour détecter la pollution

Mis au point par des ingénieurs de l'Université "School of Computer Science and Electronic Engineering" d'Essex (Est de l'Angleterre), ce poisson-robot aux allures d'une carpe scrute les fonds marins à la recherche de pollution.
Capable de nager 1 m par seconde, il se déplace de la même manière qu'un poisson. Il est équipé de capteurs lui permettant de détecter des intrusions de produits chimiques dans le milieu marin.
L'intérêt de lui faire prendre l'apparence d'un poisson est l'efficacité de celui-ci et sa manœuvrabilité. Équipé d'une batterie, son autonomie est de 8 heures de nage. Il rentre automatiquement au port lorsque ses batteries sont faibles pour les recharger.


On peut imaginer ce robot détecter des fuites de carburant en nageant près d'un bateau, par exemple. Dès qu'il en détecte, il transmet l'information à ses congénères, et envoie également l'information au centre scientifique via un réseau Wifi. Il a pour principe de travailler en groupe (grâce à une communication par ultrasons).
Cinq poissons-robots seront prochainement mis à l'eau à Gijon, en Espagne, pour une phase de test. Le prototype mesure 50 cm et sera encore testé pendant 8 mois. Les modèles définitifs afficheront 1,50m et devraient voir le jour avant 2010. Son coût est de 20.000 livres.

Source : Techno-Science

mardi 26 mai 2009

Le robot le plus petit jamais inventé: la taille d'une bactérie !

Ce robot a pour but d'appliquer certains traitements dans le corps humain, en quantité et aux endroits adéquats. Il ressemble à un tire-bouchon et se déplace grâce à son flagelle, comme certaines bactéries. Dénommé ABF (Bacterial Artificial Flagella), il a été étudié et conçu par le laboratoire Robotique et Systèmes intelligents de l’Ecole fédérale polytechnique de Zurich.


Robot ABF - Laboratoire Robotique et Systèmes intelligents de l’Ecole fédérale polytechnique de Zurich.

Sa taille est de 25 à 60 µm. Son "corps" est composé de plusieurs couches superposées d’iridium, de gallium, d’arsenic et de chrome, qui ont été découpées en rubans. Sa "tête" est composée de chrome, de nickel et d'or. Son déplacement est réalisé grâce à un champ magnétique. Le nickel réagit à ce champ et un logiciel (Un logiciel ou une application est un ensemble de programmes, qui permet à un ordinateur ou à un système informatique...) dirige le robot vers une destination spécifique à une vitesse de 20 micromètres par seconde.
Lors des premiers tests effectués, ce robot a été capable de transporter des microsphères de polystyrène. De nombreuses améliorations sont encore nécessaires, telle que la précision des déplacements, ou encore arriver à stopper le robot une fois la mission accomplie.
A terme, nous pouvons imaginer que ce robot pourrait être capable d'administrer des doses de médicament, ou encore d'éliminer les plaques d'athérome obstruant les artères et pouvant être à l'origine d'infarctus du myocarde...

Sources : Site de l'IRIS, Techno-Science

mardi 5 mai 2009

Des manchots artificiels qui nagent... et qui volent

Festo, une société allemande, vient de présenter deux manchots entièrement robotisés, dont l’un vole à l’instar de l’empereur de l’Antarctique, c'est-à-dire dans l'eau, et l’autre dans les airs ! Mais au-delà de l’aspect spectaculaire de la réalisation, c’est une nouvelle voie vers la conception de systèmes mobiles complexes qui est ouverte.
Les manchots sont des oiseaux vivant sur la banquise antarctique et se nourrissant essentiellement de krill, comme les cachalots et autres baleines, qu’ils capturent en « volant » littéralement sous l’eau. Leurs ailes d'oiseaux, devenues nageoires, entourent un corps fusiforme. Capables de parcourir jusqu’à 100 kilomètres par jour et d’atteindre 700 mètres de profondeur, ces oiseaux ont été longuement observés par les ornithologues afin de percer les secrets de leur natation.
Des mesures effectuées en Antarctique sur des manchots vivants avaient démontré que ces animaux sont capables de parcourir 180 kilomètres avec comme seul apport énergétique la métabolisation par leur système digestif de 1 kilogramme de krill (soit le contenu approximatif de leur estomac). Cet exploit a inspiré les ingénieurs de Festo, une société allemande spécialisée dans les automatismes et qui a créé une division de robotique, baptisée Bionic Learning Network. A la Foire de Hanovre, Festo a montré un engin autonome, capable de se mouvoir comme le manchot véritable. Les tests ont montré une consommation d’énergie de 20 à 30% inférieure aux moyens de locomotion habituellement dévolus à ce type de déplacement sous l’eau.
Ces maquettes de 77 cm de longueur et 19 cm de diamètre maximum sont construites sur un squelette d’acier inclus dans une matrice de silicone flexible, leur permettant d’imiter les mouvements naturels du manchot. Les surfaces flexibles des ailerons et des pattes arrière (faisant office de gouvernail) s’orientent ainsi naturellement selon un angle optimal, leur corps flexible permettant encore plus de souplesse. Ils peuvent ainsi modifier leur angle de tangage, prendre des virages très serrés ou même nager à reculons.
Les segments de la tête, du cou et de la queue ont été conçus pour reproduire ceux de l’original, bâtis sur un assemblage de vérins, de leviers et de joints recouverts d’un revêtement souple et déformable. Ces segments sont reliés entre eux par des joints rotatifs pour une plus grande liberté de mouvement.
L’ensemble est animé par un seul moteur électrique, dont la vitesse de rotation contrôle aussi la fréquence de battement des ailes, montées sur un ingénieux système différentiel permettant d’en varier alternativement l’amplitude. Le système est conçu dans son ensemble afin que, grâce notamment avec le principe de torsion élastique des ailes en cours de battement, la nage ressemble à celle des manchots. La vitesse atteinte est de 5 km/h avec une autonomie de 6 à 7 heures.
La conception du torse des manchots peut laisser prévoir, affirme Festo, diverses applications dans d'autres domaines, comme des dispositifs de musculature artificielle ou des systèmes de préhension de précision utilisables, par exemple, en microélectronique.


Les manchots-robots de Festo en plein exercice.

Parallèlement à cette réalisation, les ingénieurs de Festo ont également construit un modèle volant, dont le torse, construit en matériaux légers, est totalement étanche et rempli d’hélium. D’une longueur cette fois de 3,70 mètres pour 88 cm de diamètre pour seulement 1 kg (sans hélium), celui-ci évolue de la même façon que le précédent, non dans l’eau, mais bien dans l’air libre !
Trois de ces manchots volants sont visibles dans la vidéo, explorant un espace délimité par des balises émettant une barrière d’ultrasons, se mouvant au moyen de nageoires animées comme leurs grands frères aquatiques, mais élaborées en mousse de polyuréthanne. Communiquant avec un centre de contrôle aussi bien qu’entre eux, ils peuvent se mouvoir indépendamment sans jamais se heurter ou évoluer en groupe comme de véritables animaux.

Source : Futura-Sciences