Le cyberblog du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour sujet principal l'enseignement de l'informatique au lycée.
Le lancement de ce blog coïncide avec celui de l'option complémentaire informatique dans les lycées suisses. Les profs qui enseigneront cette discipline feront oeuvre de pionniers et rares sont ceux qui ont une formation d'informaticien. Aussi m'a-t-il paru intéressant de partager mon expérience avec mes collègues romands.
Ce blog a aussi pour objectif de contribuer à augmenter la culture informatique de mes élèves.





visites depuis le 1/6/08

jeudi 4 mars 2010

L'Espagne démantèle le plus vaste réseau de PC fantômes

Plus de 13 millions de machines dans le monde étaient contrôlées à l'insu de leurs propriétaires par trois Espagnols. Des grandes entreprises étaient aussi infiltrées.

Selon la police, les trois pirates informatiques arrêtés le mois dernier en Espagne n'avaient pas le profil des petits génies de l'informatique ou des cadors de la cybercriminalité. Ils sont pourtant parvenus à bâtir le plus vaste réseau de PC fantômes au monde. En un an, ils ont enrôlé près de 13 millions de machines réparties dans 190 pays dans leur réseau baptisé «Mariposa» (papillon, en espagnol), afin de voler des informations, envoyer du spam ou mener des cyber-attaques. Au moins la moitié des très grandes entreprises de la liste Fortune 1000 étaient concernées, ainsi que 40 banques majeures.
Selon les premiers éléments de l'enquête, menée en collaboration avec le FBI et des sociétés privées spécialisées dans la sécurité informatique, les ordinateurs ont été infectés par des virus informatiques se propageant par le réseau de messagerie instantanée de MSN, sur les réseaux de peer-to-peer eMule et Limewire et par les clés USB. Le logiciel «était très professionnel et très efficace», a reconnu Pedro Bustamante, chercheur chez Panda Security. Le réseau de PC zombies (botnet), détecté pour la première fois en mai 2009 par l'entreprise canadienne Defence Intelligence, a été désactivé en décembre «de manière coordonnée au niveau international».
Les enquêteurs sont remontés jusqu'à sa source en profitant de l'inhabituel amateurisme de ses concepteurs, qui n'avaient pas de casier judiciaire. Le responsable du réseau, âgé de 31 ans et connu sous les noms de «netkairo» ou «hamlet1917», a été arrêté en février à son domicile de Balmaseda au Pays Basque, après avoir tenté de se connecter au botnet sans masquer son identité. Deux autres Espagnols, âgés de 30 et 25 ans, ont été interpellés dans la foulée dans les régions de Murcie et de Galice. Une quatrième personne, de nationalité vénézuélienne, pourrait être impliquée.

«Ils n'avaient pas conscience de leur potentiel»

«Nous avons eu de la chance que ce réseau soit entre les mains d'une personne qui n'était pas consciente de son potentiel délictueux», a déclaré le commandant Juan Salom, responsable de l'enquête menée en collaboration avec le FBI américain. Les auteurs du botnet «ne ressemblent pas à ces membres de la mafia russe ou d'Europe de l'Est qui ont des voitures de sport, des belles montres et de beaux costumes», a estimé un membre de la garde civile. «Avec ce réseau, on aurait pu réaliser une cyber-attaque bien supérieure à celles réalisées contre l'Estonie ou la Georgie», a-t-il ajouté.
Le responsable du réseau réussissait à vivre de son activité en «louant» les PC zombies. Il disposait tout de même sur son ordinateur des données personnelles de plus de 800.000 victimes, aussi bien des coordonnées bancaires que des codes d'accès. Les enquêteurs cherchent à déterminer l'usage qui a pu en être fait. Après cette neutralisation, une importante attaque informatique contre Defence Intelligence a eu lieu, ce qui a été interprété par la garde civile comme une vengeance de la part des cyber-délinquants. Et le signe de l'importance prise par ce réseau.

Source : Le Figaro du 3 mars 2010

mercredi 11 novembre 2009

Hack de Twitter

Hacker Croll, c’est son pseudo, explique qu’il avait pu accéder à différentes boites mails des employés de Twitter dont celle de Evan Williams et de son épouse. Celà lui a permis d’avoir accès à tout un tas d’infos assez hallucinantes.
Il a eu accès aux comptes Paypal, Amazon, Apple, AT&T, MobileMe et Gmail d’Evan Williams, de Sara Morishige Williams, de Margaret Utgoff, et de Kevin Thau (des employés de Twitter).

Lire l'article sur Korben.info

vendredi 6 novembre 2009

La Suisse n'est pas à l'abri d'attaques informatiques

La Suisse n'est pas à l'abri d'attaques informatiques, c'est l'avis de Peter Regli, ancien chef des services de renseignements.

vendredi 30 octobre 2009

Antivirus : six sur sept désactivés par des experts au congrès iAwacs !

Conviés par l'école ESIEA de Laval, des spécialistes se sont attaqués à sept antivirus honorablement connus pour tenter de les désactiver. Le résultat a de quoi étonner : en moins d'une heure, six logiciels ont été désarmés, ce qui aurait laissé le champ libre au moins discret des virus. Pour Futura-Sciences, Eric Filiol, directeur de la recherche de l’ESIEA, revient sur cet exploit peu commun et instructif.

Avec l'émergence d'Internet, les virus informatiques ont connu une croissance exponentielle. Petit à petit, les médias se sont emparés du problème, avec la mise en avant de virus célèbres tels que MyDoom.A, I Love You, Tchernobyl ou encore Blaster. Bien qu'immatériel, ce microcosme informatique n'est pas sans conséquences sur le monde réel. Les spams et phishings (hameçonnage) ont un coût, en infrastructures réseaux et de dédommagement des victimes potentielles.
L'exemple le plus impressionnant est sans conteste le troyen (cheval de Troie) Srizbi qui contrôle un réseau de 450.000 ordinateurs zombies (un botnet), capables d'envoyer 60 milliards de spams par jour, sur un total de 100 milliards recensés à l'échelle mondiale. Dans son rapport d'étude sur les spams de 2007, Nucleus Research estimait le coût des fameux pourriels à 712 dollars par an et par employé. Au-delà des enjeux économiques, l'écologie s'en mêle aussi... Ainsi en 2008 MacAfee publiait un Rapport sur l'empreinte carbone du spam dans les messageries. L'étude de l'éditeur d'antivirus annonçait 17 millions de tonnes de CO2 rejetées pour 62 milliards de spams.

La menace fantôme

Face à cette menace aux visages et aux conséquences multiples, de nombreux logiciels antivirus sont à disposition sur le marché. Mais font-ils vraiment le poids face au génie déployé par les créateurs de virus ? La question de la fiabilité d'un antivirus reste encore assez floue pour le grand public. Pour faire le point sur la question, l'lESIEA (Ecole Supérieure d'Informatique Electronique Automatique) vient d'organiser un congrès sur la sécurité informatique , iAwacs (International Alternative Workshop in Aggressive Computing and Security).
C'est en France, à Laval, que s'est tenue la première édition de l'iAwacs. D'éminents spécialistes en sécurité informatique ont été conviés dans les locaux de l'ESIEA, pour mettre à l'épreuve les antivirus les plus vendus dans le monde. Le but ? Désactiver ces logiciels, comme aimerait le faire un pirate... Ce concours, organisé en marge de débats et conférences sur des thèmes tels que la cyber-guerre, a fourni des résultats aussi étonnants qu'inquiétants. Le principe se résume par une citation affichée sur le site du congrès « Améliorer la sécurité en adoptant l'esprit de l'attaquant ».
Le protocole du test consistait à désactiver, par accès physique, un antivirus installé sur un PC doté du système d'exploitation Microsoft Windows XP. Ce choix s'explique naturellement. Comme Eric Filiol, co-organisateur du congrès, nous le rappelle, « Windows XP est la plateforme la plus répandue dans le monde professionnel », il était donc naturel de se pencher en premier lieu sur ce système d'exploitation. Du côté des privilèges, les étapes ont été mises en œuvre en mode administrateur, un palier de droits souvent utilisé par le grand public, pas toujour au fait des dangers d'une telle configuration. La performance était établie lorsque l'ordinateur dont l'antivirus avait été désactivé se laissait infecter par un virus ordinairement détecté. La configuration choisie pour le laboratoire illustre un état de vulnérabilité critique plus courant qu'on ne le pense. L'enseignant chercheur explique le choix de cette configuration unique par le fait qu'il s'agit ici d'une « première étape ».

En France, l'expérience... est risquée pour les experts !

Placés sur les configurations types et chronométrés, les pirates improvisés ont dû neutraliser les antivirus en moins d'une heure. Sur les 7 antivirus testés, 6 ont cédé dans des délais compris entre 2 et 40 minutes. Le dernier, Dr Web, a survécu à l'heure impartie. Mais le logiciel, aussi résistant soit-il, présentait des signes des faiblesse qui auraient permis, selon les participants, de le neutraliser avec davantage de temps. Le résultat est sans appel, les deux géants du secteurs, MacAfee et Norton, n'auront tenu que quelques minutes. Plus rassurant, le célèbre Kaspersky peut s'énorgueillir d'une résistance de 40 minutes.
Effectuer ce type d'étude en France n'est pas sans risque, si l'on en croit les organisateurs. De l'aveu d'Eric Filiol, directeur de la recherche de l’ESIEA et du laboratoire de cryptologie et virologie opérationnelles, et de Robert Erra, directeur du laboratoire Sécurité de l’Information et des Systèmes à l’ESIEA, « la loi de 2004 sur la confiance dans l'économie numérique est trop floue sur ce point… Une personne peut être poursuivie si elle parvient à désactiver un antivirus. Si, faute d’un cadre juridique clair, la recherche dans ce domaine est bloquée en France, nous prendrons beaucoup de retard, notamment par rapport à nos partenaires européens. Avec seulement deux participants nous obtenons des résultats qui font frémir… Imaginez si la quarantaine d’experts que nous avons réunis avaient tous participé au concours ! ». En effet, sur la quarantaine d'experts sollicités, seuls deux ont accepté de participer. A quel saint se vouer ?
Du côté des éditeurs des logiciels incriminés, seul AVG a délégué un collaborateur, qui était présent lorsque le logiciel de sa firme a craqué. L'entreprise a vu dans cet événement un excellent moyen d'améliorer son produit. A l'inverse, les retours de MacAfee, Dr.Web et Gdata minimisent les résultats du concours. Le trio s'appuie sur le fait que les méthodes employées par les experts pour mettre à mal leurs progénitures ne sont pas publiables grâce à la loi de 2004. A l'inverse d'AVG, c'est ici la politique de l'autruche qui prime... Eric Filiol regrette ce manque de transparence et c'est pour rétablir une honnêteté intellectuelle qu'il justifie l'organisation du concours.
Car le but n'est pas ici de jeter la pierre, mais simplement d'illustrer la vulnérabilité des antivirus, qui comme tout outil doivent être utilisés avec bon sens. Pour Eric Filiol : « La preuve par l'expérimentation est une nécessité pour l'évolution de la recherche dans le domaine de la sécurité ». La chose n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Ainsi le géant Microsoft a-t-il réclamé le passage de son Microsoft Security Essentials sur le gril. Devant ce constat alarmant sur ce type de logiciels, une question peut se poser. Peut-on se passer des antivirus si eux-mêmes sont faillibles ? La réponse donnée par le chercheur est non. Selon lui, il faut continuer d'utiliser les antivirus mais rester prudent sur l'utilisation de l'outil informatique. Il faut selon ses termes « avoir une bonne hygiène informatique ».
Faut-il abandonner Windows et préférer GNU/Linux ou le Macintosh, supposés être plus à l'abri des attaques ? Eric Filiol parle d'un « mythe du libre dangereux », partant du principe que « la nature a besoin de variété ». En fait, c'est l'hégémonie de Windows qui lui vaut les foudres des codes malveillants. Selon Eric Filiol le même cas de figure se présenterait si Linux ou Mac dominaient le marché. Ainsi, il rappelle que des vulnérabilités existent chez Apple comme chez Linux, son équipe ayant déjà développé des codes malveillants destinés à ces systèmes.
Opération réussie pour le laboratoire de cryptologie et virologie opérationnelles de l’ESIEA, dont l'initiative d'un tel défi aura le mérite de faire réagir la sphère des solutions de sécurisation informatique. D'ailleurs son directeur ne souhaite pas s'arrêter en si bon chemin. Un élargissement des tests aux systèmes d'exploitations Vista et Seven est envisagé, ainsi que l'adoption d'un panel plus vaste d'antivirus mis à l'épreuve. Rendez-vous est pris pour les 12, 13 et 14 mai 2010, dates du prochain iAwacs.

Source : Futura-Sciences

mardi 27 octobre 2009

Le DFAE victime de pirates informatiques

Le Département fédéral des affaires étrangères a fait l'objet d'une attaque de professionnels
© afp | ats | 26.10.2009 | 18:57

La panne informatique au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) est le fruit de professionnels qui ont attaqué le réseau. Impossible pour l'heure de savoir quels sont les dommages qu'ont pu commettre leurs virus. Le département cherche maintenant à savoir si les services ont été endommagés, explique-t-il lundi dans un communiqué. Des informaticiens ont fait les démarches nécessaires pour empêcher que des données puissent être transmises à l'extérieur. Ils ont également rendu impossibles des manipulations de l'infrastructure informatique par des tiers.
«Concrètement, les collaborateurs du DFAE ne peuvent provisoirement plus utiliser internet mais peuvent utiliser le réseau interne», a précisé à l'ATS Georg Farago, porte-parole du DFAE. Un retour à la normale est prévu dans les prochains jours.
Le 22 octobre, des informaticiens du DFAE et de Microsoft ont découvert que le département de Micheline Calmy-Rey était l'objet d'une attaque de virus. Des inconnus ont utilisé un logiciel spécial pour s'introduire dans l'infrastructure informatique du DFAE et obtenir des informations ciblées. Le porte-parole du département n'a fourni aucun détail sur le type d'informations recherchées par les «hackers». Reste à savoir si des données ont été piratées et si oui lesquelles, selon le communiqué du DFAE.

Trois départements en panne

Vendredi, trois départements fédéraux annonçaient être touchés par une panne informatique: les Départements fédéraux des finances (DFF), de l'intérieur (DFI) et le DFAE.
Lundi soir, la porte-parole adjointe de l'Office fédéral de l'informatique Karolina Kohout a indiqué qu'il n'y avait pas de lien entre ces pannes. Les problèmes du DFF et du DFI n'avaient rien à voir avec ceux du DFAE, a-t-elle précisé. «C'est un pur hasard qu'ils se soient produits au même moment». Lundi, les services informatiques du DFI et du DFF fonctionnaient à nouveau, précise-t- elle.

Précédent en 2007

En 2007, des ordinateurs du Département fédéral des affaires étrangères et du SECO avaient été visés. L'attaque informatique avait été lancée fin novembre-début décembre. Le ou les pirates avaient mis en scène un concours de photographie fictif grâce à des e-mails et des sites internet truqués. Plus de 500 courriels avaient été envoyés en deux vagues. Les messages étaient personnalisés, appelant le destinataire par son nom. L'expéditeur était un office fédéral et le prétexte de l'envoi un concours de photographie.
Pour y participer, il fallait cliquer sur un lien. Les personnes qui le faisaient voyaient apparaître une copie fidèle du site de l'office en question. En cliquant ensuite sur des photos à choix, elles téléchargeaient un maliciel, un programme informatique pirate, sur leur ordinateur.
Un fournisseur d'accès à internet en Afrique a, semble-t-il, été utilisé pour l'attaque. Ce qui ne signifie pas qu'un Etat ou des criminels africains l'ont commise.

dimanche 10 mai 2009

Le botnet ZeuS/Zbot saborde 100.000 PCs

Les pirates responsables d’un botnet ZeuS/Zbot ont sabordé 100.000 PCs. Les victimes se sont vu afficher un écran bleu, après quoi l’ordinateur fut incapable de rebooter. Les données stockées sur l’ordinateur ne sont apparemment pas affectées.
Ce réseau ZeuS/Zbot a commencé à s’étendre en mars. Il récolte les informations personnelles et bancaires des victimes. On ignore pourquoi les pirates ont décidé de saborder les machines, et du même coup, leur réseau. Il est possible qu’ils aient souhaité gagner du temps pour utiliser les informations collectées sans que les victimes ne puissent modifier quoi que ce soit. Il se peut aussi que ce soit le résultat d’une guerre entre deux clans de pirates qui convoitaient le réseau.

Source : Sur-la-Toile

jeudi 16 avril 2009

Microsoft met en garde contre les faux antivirus

Au menu du rapport semestriel de Microsoft sur la sécurité informatique (Security Intelligence Report) figurent en bonne place la prolifération de faux antivirus et l'augmentation des vulnérabilités. Vista paraît bien mieux sécurisé que XP.
On ne le répètera jamais assez : le meilleur antivirus est celui dont la mise à jour est la plus récente, sachant que l’expression récente se rapporte à un délai se mesurant en minutes… Mais encore faut-il que le fameux antivirus en soit bien un ! Dénoncées par le rapport de sécurité de Microsoft, de nombreuses arnaques mettent en jeu de faux logiciels de sécurité, appelés rogues, exploitant la peur ou la naïveté de certains internautes.
Ces logiciels pénètrent dans l’ordinateur comme un cheval de Troie, à l’occasion d’un téléchargement anodin. Une fois actifs, ils affichent un faux avertissement qui n’a d’autre but que de faire croire à une infection et proposer un lien vers la solution-miracle, qui sera bien sûr l’achat d’un logiciel de désinfection. Manœuvre bien inutile, puisque seul le compte en banque de la victime sera ainsi désinfecté…
Rien qu’en France, Win32/SpywareSecure, le rogue vedette du moment, a infecté 260.000 ordinateurs entre juillet et décembre 2008, soit une augmentation de plus de 87% sur une durée de six mois ! Son challenger, Win32/Renos, s’est mis en poche 4,4 millions d’ordinateurs dans le monde sur la même période, soit une augmentation de 66,6%.
Cependant, toujours en France, les chevaux de Troie (logiciels de téléchargement au fonctionnement transparent, ou leurs contraires) tiennent toujours le haut du pavé et représentent plus de la moitié des infections.

Augmentation des failles de sécurité

Etrangement, les failles de sécurité semblent reculer chez tous les éditeurs de programmes… sauf Microsoft. Ainsi entre 2007 et 2008, leur nombre s’est réduit de 16% par rapport à 2007, alors qu’entre le premier et le deuxième semestre 2008, le géant de Redmond constate un bond de 67,2% de vulnérabilités concernant ses propres produits, alors que cette augmentation n’était que de 16,8% entre 2007 et 2008.
Ces vulnérabilités concernent à 90% les navigateurs et les applications, alors que les systèmes d’exploitation sont de mieux en mieux protégés. Sans surprise, on constate que le taux d’infections lié à un OS est directement proportionnel à son ancienneté. Ainsi, Microsoft affirme que Windows Vista SP1 subirait par rapport à Windows XP SP3 60,6% d’attaques réussies en moins et 89,1% de moins par rapport à XP sans service pack. Ces résultats, qui proviennent de la collecte d’informations issues de 450 millions d’ordinateurs dans le monde, sont semblables pour les systèmes d'exploitations clients et serveurs.
Il est bon de noter également que seules les machines faisant tourner un système d’exploitation original renvoient leurs informations à la source, permettant de compiler ces statistiques. Fonctionnant sans ce lien, les systèmes basés sur une copie illégale, prudemment isolés de la source, donc sans mise à jour et nettement moins sécurisés, ne reflètent leur état que sur certains forums… sans mention de leur origine.

Source : Futura-Sciences

dimanche 12 avril 2009

Le Conficker nouveau est arrivé

On aurait pu le croire endormi… mais une mise à jour complète du ver Conficker est actuellement transmise depuis la Corée du Sud vers les ordinateurs déjà infectés, conférant à cet organisme virtuel de nouvelles capacités de dissimulation.
La mise en activité du ver, annoncée pour le premier avril, avait finalement fait long feu. Peut-être grâce aux multiples avertissements et mises en garde des éditeurs de logiciels et de produite de sécurité. Mais il n’était qu’endormi…
Selon la société californienne (basée au Japon) Trend Micro, Conficker aurait été réactivé sur les ordinateurs qu’il infectait déjà, stimulé par la réception d’une mise à jour depuis un réseau localisé quelque part en Corée du Sud.
Les éditeurs d’antivirus ont relevé une modification profonde du code du ver, qui exploite désormais une technologie de rootkit, très difficilement détectable et basée sur l’ouverture d’une porte dérobée sur l’ordinateur infecté. Son fonctionnement était auparavant basé sur la technologie P2P, et c’est précisément par un nœud IP de ce réseau P2P hébergé en Corée du Sud que les mises à jour sont acheminées à destination des machines hôtes. Le nouveau ver a reçu l’appellation officielle de WORM_DOWNAD.E.
Dans un grand souci de discrétion, du moins avant une manifestation quelque peu plus bruyante, le nouveau venu nettoie toutes ses traces de passage sur l’ordinateur qui l’accueille, y compris dans le registre (dans la Ruche). Il établit ensuite le contact avec divers sites connus, tels que MSN.com, eBay.com, CNN.com ou AOL.com. Ces connexions lui servent à tester les potentialités de l’ordinateur local et définir sa stratégie. A défaut d’ouverture vers le monde extérieur, il recherche des IP locales.
Un autre comportement, tout aussi intéressant, a été signalé par Trend Micro. Lors de ses connexions, Conficker tente d’accéder au domaine goodnewsdigital, et y télécharge un petit fichier appelé print.exe. Or, ce domaine et ce fichier sont déjà utilisés par un autre ver, Waledac, une évolution du virus Storm. Celui-ci est connu de triste mémoire pour avoir constitué, en 2007 et 2008, le plus grand réseau d’ordinateurs zombies. Selon beaucoup de spécialistes, cette constatation attesterait d’un lien de parenté certain entre Conficker et Waledac-Storm, et donc entre leurs concepteurs.

Source : Futura-Sciences

jeudi 2 avril 2009

Conficker : le ver n'a pas frappé mais l'alerte n'est pas levée...

Conficker, que nous avions déjà qualifié de « ver de tous les records », continue de se répandre sur le net à grande vitesse. Et s’il ne s’est pas activé ce premier avril à minuit comme le redoutaient les programmeurs, l’alerte n’est pas passée pour autant.
Connu aussi sous le nom de Downadup, Conficker utilise une faille présente dans Windows XP et Vista, mais aussi dans d’autres versions comme Windows 2000, Windows Server 2003, Windows Server 2008 et même Windows 7. Microsoft a publié un patch correctif dès octobre 2008 et Symantec a mis à la disposition de tous un utilitaire permettant de détecter et détruire le ver. Mais ce ver poursuit sa route, à l’abri derrière la passivité de certains utilisateurs ou administrateurs système…
L’analyse du code de Conficker a démontré que ce logiciel malveillant est conçu pour s’activer le 1er avril (et ce n’était pas un poisson…) à minuit. Son travail est d'infecter 250 serveurs par jour en les contraignant à déverser des flots de spams ou autres joyeusetés. A l'heure dite, il doit générer 50.000 nouveaux noms de domaine et à en sélectionner 500 d’entre eux afin de rendre la détection beaucoup plus difficile.

Surprises à venir ?

Jusqu’à présent cependant, la véritable offensive n’a pas encore été détectée, ou n’a pas produit les ravages escomptés par les concepteurs du ver. Cependant, analyse Toralv Dirro, du département sécurité chez Mc Afee, « ce serait stupide de la part des gars qui contrôlent Conficker d'utiliser la première opportunité alors que tout le monde s'excite à son sujet tout en l'observant avec précision. S'il devait se passer quelque chose ce serait dans les prochains jours ». Le professionnalisme des auteurs de ce malware, qui a déjà infecté plus de 12 millions d’ordinateurs, n’est plus à démontrer. Et cela ne rassure pas.

Source : Futura-Sciences

mardi 31 mars 2009

Une armée chinoise de logiciels malveillants a-t-elle infiltré le Web ?

Des chercheurs canadiens pensent avoir découvert un vaste réseau d'espionnage installé sur Internet d'origine chinoise. Plus de 1.200 ordinateurs seraient infectés dans 103 pays différents, avec une prédilection pour les organisations tibétaines et, d'une manière générale, les ordinateurs des ambassades et d'organisations gouvernementales.
La Chine a-t-elle mis en place un réseau de vers capables de fouiller dans les données d'installations informatiques dépendant de gouvernements ? C'est à peu près ce qu'affirme une équipe canadienne du MonkCenter for International Studies.
Alertés par le cabinet du Dalaï Lama, ces informaticiens ont commencé par inspecter les ordinateurs de cette organisation, en Inde, considérée comme le gouvernement tibétain en exil, puis ont poursuivi leurs recherches sur des installations non gouvernementales qui en dépendent. Les investigations, qui ont duré dix mois, se sont poursuivies au sein de bureaux de l'immigration tibétaine en Amérique du nord et en Europe du nord.

Origine incertaine

Les résultats montrent un cyber-espionnage de grande ampleur, reposant sur un réseau de machines infectés, baptisé Ghost Net (réseau fantôme), dépassant largement la communauté des militants pour l'indépendance du Tibet. Le réseau s'étendrait dans 103 pays, sur 1.295 ordinateurs. Il ciblerait surtout l'Asie du sud et du sud-est mais pas seulement. En France, l'ambassade de Roumanie serait elle aussi sous surveillance.
Les ordinateurs infestés comportent un ver, capable de lire les données des fichiers internes mais aussi de mettre en marche la webcam et le microphone... Les chercheurs canadiens affirment que ce ver se propage à raison de douze ordinateurs par semaine. Les résultats sont consignés dans un rapport, Tracking GhostNet: Investigating a Cyber Espionage Network, consultable sur Scribd ou téléchargeable au format PDF.
Le conditionnel est cependant de mise car l'équipe affirme que l'origine de cette surveillance par ver interposé n'est pas certaine et pourrait être aussi recherchée du côté de la CIA ou de la Russie. D'ailleurs, à l'évidence, d'autres réseaux de ce genre existent, mis en place par plusieurs pays. Celui-ci serait simplement plus vaste que les autres.

Source : Futura-Sciences