Le cyberblog du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour sujet principal l'enseignement de l'informatique au lycée.
Le lancement de ce blog coïncide avec celui de l'option complémentaire informatique dans les lycées suisses. Les profs qui enseigneront cette discipline feront oeuvre de pionniers et rares sont ceux qui ont une formation d'informaticien. Aussi m'a-t-il paru intéressant de partager mon expérience avec mes collègues romands.
Ce blog a aussi pour objectif de contribuer à augmenter la culture informatique de mes élèves.





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mardi 16 mars 2010

Barbie reine des geeks

Après avoir exercé 125 métiers différents, Barbie devient ingénieure en informatique, grâce à un vote massif sur Facebook et Twitter. Si le physique de la poupée la plus vendue au monde reste identique, elle devient à 51 ans la blonde la plus geek de l’Univers.

A l’approche de son 51e anniversaire, et après avoir été mannequin, hôtesse de l’air, instructeur d’aérobic ou encore championne olympique de patinage, Barbie va être promue ingénieure en informatique. Ce sont 500 000 internautes qui ont choisi sa nouvelle profession par vote en ligne, sur Facebook et sur Twitter. Plusieurs métiers leur étaient soumis : architecte, écologiste, présentatrice de journal télévisé et chirurgien. Le choix final d’ingénieure en informatique, une profession largement dominée par les hommes, a été annoncé vendredi 12 février lors de la Toy Fair de New York, l'un des plus grands salons de jouets au monde.
Barbie est désormais dotée d'un cerveau d’intello, mais pour le reste, on ne change pas une recette magique qui a fait de la vedette de Mattel la poupée la plus vendue au monde – plus d’un milliard d'exemplaires depuis sa création, en 1959, par la femme d'affaires Ruth Handler. Elle aura toujours sa longue cascade de cheveux blonds et une taille parfaite. Ce qui fera la différence, ce seront ses accessoires : des lunettes, une oreillette Bluetooth et un ordinateur portable. Tous en rose, évidemment. Pour sa nouvelle tenue, les designers de Mattel ont travaillé en partenariat avec les Society of Women Engineers and the National Academy of Engineering pour s’assurer que le tout était réaliste et représentatif d’une vraie ingénieure en informatique, selon Mattel. Le résultat final étant un gilet dans les tons verts, blanc, bleu et rose avec le tee-shirt assorti et un pantalon slim noir.
On se souvient qu'en 1992 Mattel avait sorti un modèle « Teen Talk Barbie » qui avait fait scandale, puisque la blonde plantureuse était programmée pour dire (sur une sélection de 270 phrases choisies au hasard) « Les cours de maths, c’est dur ». Outrée, The American Association of University Women avait publiquement critiqué Mattel, qui avait reconnu son erreur et avait finalement modifié la poupée mise en vente. Depuis, les geeks féminines ont pris leur revanche...

Source : Telerama.fr

samedi 10 octobre 2009

Cat typing

En finir avec son chat pitre, par Edouard LAUNET, Libération, lundi 21 juillet 2003

Le passage du chat sur les touches a pour effet de générer un texte parasite, que les anglophones appellent synthétiquement « cat typing ». Pour un passage de droite à gauche, cela donne : « ;; ;yhtc vvvz < w ». Ou de gauche à droite : « azzs vfujil ;/m » ­ tests réalisés avec un vrai chat, moyennement consentant. L'embêtant est que ces entrées de texte se produisent généralement en l'absence de l'esclave du chat, parti boire ou pisser un coup. Aussi les écrivains et autres utilisateurs de PC se réjouiront-ils d'apprendre qu'un inventeur américain a conçu un logiciel capable de détecter et de bloquer quasi instantanément le « cat typing ». Ce programme, baptisé PawSense, vaut 20 dollars. Mais les vaut-il vraiment ? Sauf cas d'extrême confusion mentale, ou de littérature très expérimentale, le « cat typing » se repère assez aisément à la relecture. C'est pourquoi Chris Niswander, auteur de PawSense, avance un argument supplémentaire : les patounes du chat auraient une singulière aptitude à trouver les combinaisons de touches qui plantent l'ordinateur. Au risque de faire perdre tout le texte intelligible tapé depuis la dernière sauvegarde. Et puis le logiciel a aussi une fonction éducative : dès qu'il repère du « cat typing », il active une alarme sonore très désagréable. Cela dégoûte rapidement le chat des claviers, paraît-il. Enfin, en cas d'alerte au chat, l'écran du PC affiche en grosses lettres capitales le message « CAT-LIKE TYPING DETECTED », ce qui donne à l'utilisateur le sentiment gratifiant d'être aux commandes d'une centrale nucléaire dans un film de série B.
PawSense veille en analysant la dynamique des touches et leurs combinaisons. L'humain et le félin ont des façons très différentes d'actionner un clavier. L'informatique est capable de les reconnaître, « dès la première ou la deuxième foulée du chat ». Un cas cependant doit affoler l'ordinateur : comment distinguer le chat vautré sur le clavier de l'écrivain effondré sur son oeuvre ? Ils ont des « signatures » clavières identiques : un gros paquet de touches enfoncées simultanément et durablement. Dans le fond, peu importe : le signal d'alarme fera fuir l'un, ou réveillera l'autre.
L'autre meilleur ennemi de l'écrivain est le bébé, pour des raisons similaires (plus quelques autres). C'est pourquoi Chris Niswander travaille à un BabySense. En attendant, l'inventeur conseille de tester PawSense avec la progéniture. Il se pourrait que ça marche aussi. Le bébé qui tape franchement, avec les mains bien à plat ­ à la manière du regretté Thelonius Monk, pianiste inventif ­ a des chances de passer pour un chat. Les autres, qui tapent avec deux doigts comme papa, sont irrécupérables pour l'instant. Autant les tenir éloignés de l'oeuvre en chantier.
Ainsi débarrassé des chats et des bébés, l'écrivain pourra se remettre au travail, hélas.

mardi 15 septembre 2009

Baragweb

Ecrivez l'adresse d'une page web et observez comment Baragweb altère le texte !

mercredi 22 juillet 2009

Langages exotiques, délirants, mais opérationnels

Si vous "tombez par hasard" sur cette page, ne vous inquiétez pas si les programmes présentés vous paraissent délirants : c'est voulu. Un langage de programmation n'a pas d'autre règles que celles de son concepteur. Comme il y a des concours de langages obscurs, abscons, confus etc. des langages comme ceux cités sont créés dans le seul but de repousser les limites de la compréhension humaine et informatique. Par contre et c'est remarquable, ils "fonctionnent" c'est à dire qu'il existe un compilateur ou un interpréteur pour chacun de ces langages. Mais bien sur personne ne serait assez fou pour vouloir développer quelque chose d'un peu conséquent dans ces langages...

samedi 2 mai 2009

Piet

En informatique, celui qui connaît un, ou plus, langage de programmation passe facilement pour un cador. Chaque langage, qu’il permette de créer des logiciels ou des pages web, a une syntaxe, une grammaire et un vocabulaire propres, qui les rendent incompréhensibles aux novices. Et puis voir des lignes de code, c’est rarement intéressant. D’où l’idée de David Morgan-Mar, développeur, de créer un langage de programmation plus graphique que les autres. Et pas qu’un peu : son langage permet de créer des programmes dont le code ressemble à des oeuvres d’Art moderne. Plus précisément de Piet Mondrian. D’où le nom du langage : Piet.


A gauche, un programme qui affiche « Piet » et qui ressemble à du Mondrian. A droite, un programme qui affiche les 100 premiers nombres d’une suite Fibonacci.

Piet se base sur un ensemble de 20 couleurs et propose la plupart des fonctions basiques des langages de programmation (les opérations mathématiques, la gestion de la mémoire...). Afin de permettre à chacun de créer un programme-oeuvre d’art, David Morgan-Mar a inventé un système où chaque commande correspond à une variation de couleurs (quelles que soient les couleurs). Le résultat (on peut voir quelques exemples sur cette page) ne ressemble finalement que rarement à du Mondrian, mais oh, allez bon, hein. Pour les amateurs, on peut même développer son programme Piet en ligne. A noter que David Morgan-Mar n’en est pas à son coup d’essai : il avait déjà créé il y a quelques années un langage de programmation intitulé ZOMBIE, et un autre nommé Ook !, d’après le cri d’un orang-outan dans les livres de Terry Pratchett.

samedi 11 avril 2009

Easter eggs

En informatique, un Easter egg (locution anglaise, littéralement « œuf de Pâques ») est une fonction cachée au sein d'un programme principal consistant généralement en un clin d'œil, un petit bout de programme (animation, jeu, message...) accessible à partir d'un mot clé ou d'une combinaison de touches et de clics. La plupart des principaux logiciels du marché recèlent un ou plusieurs easter eggs.

Par exemple, tapez "Google Easter egg" dans Google et vous pourrez jouer à un petit jeu sympa.

Pour en savoir plus : Zone windows, The Easter Egg Archive, Egg heaven

jeudi 26 février 2009

Google Doodles

Périodiquement, Google procède à des adaptations temporaires de son logo, les versions modifiées étant affichées pendant une journée sur la page d'accueil de son moteur de recherche : ce sont les Google Doodles (« doodle » désigne un gribouillage en anglais, et permet une paronomase avec « Google »). Ils sont créés pour célébrer des événements particuliers tels que les fêtes nationales, les anniversaires d'illustres personnages ou d'autres événements comme les Jeux olympiques. La conquête de l'espace est un thème particulièrement privilégié.
Suivant l'événement, les Google Doodles sont visibles simultanément dans un grand nombre de pays, d'autres sont créés pour un pays en particulier.
Chaque Doodle porte un lien hypertexte qui mène vers la page de résultats obtenue pour une recherche sur une chaîne de caractères décrivant le sujet commémoré. Ceci engendre une curiosité auprès des visiteurs, et génère une importante hausse de trafic vers les sites les mieux référencés pour ce motif de recherche. Les webmestres n'en sont cependant pas prévenus, ce qui peut causer un déni de service. Pour y remédier, Google modifie la chaîne de recherche au cours de la journée.


Google fête l'anniversaire de Vincent Van Gogh - 30 mars 2005

Le premier des Google Doodles fut dessiné en 1999 pour le festival Burning Man : les fondateurs de Google voulaient signaler leur présence à ce festival en intégrant une silhouette en flamme dans le logo de l'époque. La tradition a continué jusqu'à aujourd'hui, avec plus de 200 logos réalisés. Exceptionnellement (cela s'est produit à 14 reprises), ils forment une série sur plusieurs jours de suite.
La majorité d'entre eux ont été réalisés par Dennis Hwang, qui a commencé avec celui de la fête nationale française en 2000, mais quelques autres ont été créés par d'autres artistes tel que Scott Adams lors de la semaine spéciale Dilbert du 20 au 24 mai 2002.

Pour voir ces logos : www.google.com/intl/en/holidaylogos.html

jeudi 15 janvier 2009

Résolution informatique d’Eternity II

Eternity II est un puzzle spécialement étudié pour être extrêmement difficile, au point que son éditeur offre 2 millions de dollars au premier qui parviendra à placer correctement ses 256 pièces carrées de façon à ce que les côtés de chacune correspondent à ceux de ses 4 voisins, comme sur ce petit exemple avec 16 pièces seulement :


D’après l’éditeur, il existe 20′000 solutions au puzzle, et il nous “aide” en nous indiquant la position d’une pièce (la 139), et fournit 2 indices de plus si l’on résout un puzzle 6×6 et un 12×6 avec des pièces indiquées dans la boite. Il n’est pas clair si ces indices (”hints” en anglais) facilitent réellement la résolution du puzzle, où s’ils servent à limiter le nombre de solutions admises comme victorieuses à beaucoup moins de 20′000, tout en rendant la programmation d’une solution informatique plus compliquée.

Il existe plusieurs logiciels de résolution d’Eternity II, qui évitent tous ces problèmes de copyright en obligeant l’utilisateur à décrire lui-même les 256 pièces du jeu qu’il est censé avoir acheté au magasin :

  1. Eternity2.net était le plus ambitieux : basé sur BOINC , il permettait d’utiliser la puissance combinée de milliers d’ordinateurs. Le projet a été stoppé après quelques mois, officiellement par désespoir de trouver une solution avec un algorithme “brute force” et en raison des couts du serveur. Le code source de ce programme a été rendu disponible … sur leur serveur qui ne répond plus !
  2. Eternity2.fr est aussi un solveur distribué, et le site (en français) est plein d’informations utiles, avec également un forum très actif. Le logiciel que vous téléchargez après inscription sur le site se synchronise avec le serveur pour calculer des configurations qui n’ont pas encore été évaluées. Si une solution est trouvée, l’auteur du logiciel s’engage à vous verser la moitié des $2M…
  3. GPU Eternity est basé sur le “Global Processing Unit“, un client peer-to-peer Gnutella qui non seulement partage les fichiers, mais aussi le processeur…
    Le code source en Delphi de ce projet est disponible, ce qui est intéressant pour voir comment il est fait …
  4. Tetravex II est un shareware à $10 qui vous propose de garder les $2M pour vous tout seul, mais n’utilise qu’un seul processeur pour faire tourner un algorithme présenté comme mystérieusement exclusif, mais dont les résultats montrent qu’il est très “brute force” (voir ci-dessous)
  5. Il y a un code source en C++ ici
  6. et un en Java ici.

Algorithmes utilisés

Tous ces programmes utilisent faute de mieux un approche “brute force” : on place des pièces correspondantes les unes à côté des autres jusqu’à ce qu’on ne puisse plus le faire, puis on fait du “backtracking” en enlevant la dernière pièce et en essayant d’en mettre une autre qui permette de continuer, et si on n’y arrive pas on enlève encore la pièce précédente etc. La complexité de cet algorithme est monstrueuse : la probabilité de trouver une solution de cette manière en une année est très faible.

Eternity2.fr annnonce une performance de son algorithme de 15′000′000 de pièces disposées / seconde ! Une option permet de visualiser son fonctionnement dans une fenêtre graphique bougeant à toute vitesse. Une capture donne ceci :

eternity2fr.png

On voit que, comme souvent dans ce genre de casse-tête, tout va bien presque jusqu’à la fin : ce sont les dernières pièces qui font la différence, et si on n'y arrive pas, c'est peut être les premières qui sont mal placées.BR> Tetravex II a aussi une interface graphique et aborde le problème de manière identique, ligne par ligne.

Références:

mercredi 29 octobre 2008

Tableau magique

On se dit qu'on est peu de chose avec notre craie et notre tableau noir quand on voit ça :

vendredi 17 octobre 2008

Surface

Ceux qui ont vu le film Minority Report, tiré d'une nouvelle éponyme de l'excellent Philip K. Dick, se souviennent de la scène où Tom Cruise fait valser les images et les documents numériques sur une vitre dans une chorégraphie impeccable. Eh bien ce n'est plus de la science-fiction! Microsoft a en effet développé une table numérique époustouflante, comme vous le verrez sur cette vidéo.