Le blog-notes mathématique du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus ou, pourquoi pas, de créer leur propre blog...
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.



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samedi 24 mai 2008

Dernier billet de la rubrique informatique

Ceci est le dernier billet de la rubrique informatique, car j'ai ouvert un nouveau blog spécifiquement dédié à ce sujet. En effet, à la rentrée, les lycées suisses proposeront enfin une option complémentaire en informatique. En tant qu'ingénieur informaticien, j'ai évidemment qualifié le choix de supprimer l'informatique lors de la dernière réforme de la maturité de "connerie du siècle", surtout que la nouvelle maturité avait pour ambition de s'adapter au monde moderne! Il a quand même fallu une dizaine d'années et une pénurie d'informaticiens en Suisse pour que nos brillants dirigeants s'en aperçoivent. Enfin...
Les profs qui enseigneront cette discipline cette année feront oeuvre de pionniers et rares sont ceux qui ont une formation d'informaticien. Aussi m'a-t-il paru intéressant de partager mon expérience avec mes collègues romands, qui seront je pense pour la plupart mathématiciens ou physiciens. Je ne veux pas être un donneur de leçons, je veux juste mettre mon cours et mon expérience à dispostion de tous, chacun pourra en faire ce qu'il en voudra.
Ce blog a aussi pour objectif de contribuer à augmenter la culture informatique de mes élèves. Vu l'intérêt que suscite mon blog de maths auprès d'eux, j'espère que mon "cyberblog" leur plaira également.
Je lance aussi un appel à nos élèves qui sont désormais à l'université ou au poly : qu'ils n'hésitent pas à placer des commentaires sur ce blog!

lundi 12 mai 2008

Issuu

Le livre électronique a du mal à s'imposer. A cela plein de raisons, l'une étant que l'on aura difficilement le même confort de lecture qu'avec un livre : il est en effet pénible de lire sur un écran de longs textes. J'ai découvert récemment Issuu, grâce à un billet d'Olivier Leguay, et je dois dire que je n'avais pas encore connu un tel plaisir de lire sur un écran, surtout en mode "Full Screen".
J'ai d'ailleurs placé sur Issuu quatre autres BD de Jean-Pierre Petit (Achille Moneyback découvre l'informatique, La CAO sans peine, L'informagique et A quoi rêvent les robots ? ) et mon cours sur la théorie des graphes. C'est très simple à faire, il suffit d'envoyer un fichier PDF sur Issuu et tout se fait automatiquement.

dimanche 11 mai 2008

Un robot infiltre une colonie de blattes

Un robot, en mission commandée, infiltre les rangs d’une colonie de blattes. Il s’y glisse incognito en imitant leurs allées et venues. Voilà le subterfuge trouvé par un chercheur afin de leurrer ces insectes dont il compte découvrir le comportement en société. Ce robot miniature doit réussir à se faire accepter de ses congénères, à devenir le chef de file et à intervenir auprès de ces bestioles en leur dictant une nouvelle ligne de conduite, espérant ainsi parvenir à les déloger de leur refuge.
Ce petit robot en forme de cube de trois à quatre centimètres, monté sur des roulettes, muni d’une caméra miniature, ne ressemble aucunement à l’un de ces insectes. Recouvert d’un enduit dont l’odeur évoque celle des blattes, il se ballade en reproduisant les déplacements de ces créatures en leur colonie. Doté de capteurs de lumière et d’un senseur à infrarouges, il évite les obstacles, les autres insectes et distingue l’ombre de la lumière. Si le robot joue le même rôle que l’insecte dont le comportement domine, il parviendra à imposer aux autres ses directives.
On observa les réactions des insectes durant des milliers d’heures durant leur cohabitation avec les robots. La présence de plusieurs de ces automates programmés, et non télécommandés, incita ces blattes à changer leurs habitudes de vie en se réfugiant en des endroits éclairés malgré leur préférence habituelle pour les lieux sombres. On estime que 5 robots suffisent pour contrôler 20 de ces insectes. Ce résultat concluant ouvre la porte à d’autres applications. On peut dès lors envisager cette approche en substituant un robot à l’épouvantail pour chasser les corbeaux qui endommagent les récoltes ou créer un chien de berger automate qui inciterait les bêtes à lui obéir sans toutefois apeurer les troupeaux.
Présentement en cours, des recherches visent à mettre au point une mère poule artificielle. Le concepteur se penche également sur la création de modèles qui influenceraient le comportement de l’homme. Plus d’un s’interrogent quant à cette alternative à l’intervention des forces policières lors de manifestations de groupe. Des questions d’éthique pourraient surgir si toutefois ce chercheur parvenait à finaliser ce projet.

Source : Sur la Toile

dimanche 6 avril 2008

Tianamo

Depuis que le WWW (World Wide Web) est ouvert au public, les moteurs de recherche se sont imposés comme le moyen le plus courant de recherche d'information. Cependant, si les différents acteurs du marché que sont Google, Yahoo ou MSN rivalisent d'ingéniosité pour parser, trier et créer des algorithmes de recherche poussés, la restitution des résultats n'a que peu évolué.
Invariablement, l'internaute se voit proposer une liste de pages web triées par pertinence et sensées correspondre à sa demande. Quelques améliorations sont tout de même proposées, notamment sous forme d'extensions de navigateur. Ainsi, les utilisateurs de Firefox peuvent avoir un mini aperçu des pages listées par certains moteurs de recherche.
Tianamo présente le résultat d'une recherche sous la forme d'un massif montagneux en trois dimensions. Chaque montagne représente un thème récurent dans les résultats de recherche. Dans la vidéo de démonstration, la recherche sur le mot "polo" renvoie entre autres des résultats sur le sport du même nom, sur sa version aquatique "water polo" et aussi sur Marco Polo, l'explorateur. Chacune de ces trois thématiques est ainsi représentée par une montagne plus ou moins haute. Chacune des montagnes regroupe les pages dont le principal sujet porte sur la thématique de sa montagne. Plus le contenu de la page est proche de la thématique, plus la page sera proche du sommet de sa montagne.


Afin que l'utilisateur ne soit pas complètement perdu dans cette nouvelle manière de consulter le résultat d'un moteur de recherche, une très classique liste de recherche est tout de même affichée sur le côté. Lors de la sélection d'un point sur le graphique 3D, la liste se positionne automatiquement sur le site concerné. Inversement, la sélection d'un élément de la liste va automatiquement illuminer le point concerné sur le graphique.
Pour le moment, Tianamo n'est pas un moteur à part entière, mais une surcouche d'un moteur classique. La vidéo de démonstration se base sur le résultat renvoyé par le moteur de recherche Yahoo. De même, seule une vidéo de démonstration est visible sur leur site internet (www.tianamo.com). D'un point de vue technique, il n'est pas nécessaire d'installer un composant spécifique, mais l'utilisation de Tianamo requiert une machine virtuelle Java 1.6. La dernière question reste de savoir si cette innovation parviendra à convaincre une large partie du public. Personnellement, j'en doute.

Source : Techno-Science

dimanche 9 mars 2008

Pollution Hi-tech

Tiré d'un dossier du Monde de juin 2007

Selon les dernières projections du cabinet Forrester, un milliard d'ordinateurs personnels (PC) seront en service dans le monde dès 2008 et plus de deux milliards d'ici à 2015. Mais que fait-on de ces montagnes d'écrans, d'unités centrales, de claviers, d'imprimantes et de périphériques en tout genre lorsqu'ils sont obsolètes ou hors d'usage ?
Entre 20 à 50 millions de tonnes de e-dechets s'amoncellent dans le monde et ce volume croît de 3 à 5 % par an, d'après une étude des Nations unies de 2005. En Europe, ce sont, selon un rapport de l'Union européenne, près de 36 tonnes de mercure et 16 tonnes de cadmium qui sont ainsi rejetées chaque année dans l'atmosphère, essentiellement à cause de l'incinération des DEEE.
Il ne s'agit pourtant là que de la partie visible de l'iceberg. L'augmentation du parc informatique induit aussi un coût énergétique, et donc environnemental, de plus en plus élevé. Quand le nombre d'ordinateurs personnels croît, la quantité d'électricité nécessaire pour les alimenter augmente mécaniquement. Mais outre ces appareils, l'infrastructure d'Internet elle-même draine une grande quantité de ressources énergétiques.

Les bas-fonds de la Toile

Converser par messagerie instantanée, jouer à des jeux en ligne ou simplement surfer sur Internet sont désormais des activites courantes pour les usagers du Web. Les débits sont toujours plus élevés et les échanges de fichiers plus nombreux sur les autoroutes de l'information, alors que celles-ci donnent l'illusion de la dématérialisation.
Pourtant, de l'autre côté des écrans des internautes, une lourde infrastructure sous-tend la Toile. L'octet, l'unité de mesure informatique, a bel et bien un équivalent énergétique, des plus élevés. Estimée à 123 térawattheures par an, la consommation électrique mondiale des serveurs représente 0,8 % de la consommation électrique totale (16 000 térawattheures par an), l'équivalent d'une quinzaine de centrales nucléaires.
Les Etats-Unis absorbent à eux seuls un tiers de cette consommation (45 térawattheures par an). Jonathan Koomey, un universitaire de Stanford, a calculé qu'une telle facture énergétique s'élève à 5,3 millards d'euros par an (7,2 milliards de dollars).
Selon son étude publiée en février 2007, la consommation des serveurs a doublé en cinq ans. En l'an 2000, les serveurs mondiaux utilisaient moins de 60 térawattheures par an. Le rapport de M. Koomey est d'autant plus alarmant qu'il n'inclut pas les serveurs utilisés par Google. L'entreprise américaine, très obscure sur son infrastructure, n'a jamais diffusé de données sur ses capacités de stockage. Selon un article de juin 2006 publié dans le New York Times, Google disposerait de plus de 450 000 serveurs, répartis dans une vingtaine de centres techniques. Si l'on inclut la consommation des serveurs de Google à la consommation mondiale de serveurs, éstimé a 123 térawattheures par an, celle-ci augmente de 1,7 %, indique le rapport de Jonathan G. Koomey, qui fait autorité. Selon nos calculs, Google consommerait donc 2,1 térawattheures par an, l'équivalent de deux centrales nucléaires. Interrogé par Le Monde.fr, Erik Teetzel, chef de projet technique chez Google, a refusé de commenter cette estimation qui n'inclut pas les besoins en systèmes de refroidissement et de climatisation.

L'article complet est sur Econologie.com

vendredi 22 février 2008

iPaper, la fin du PDF ?

La compagnie Scribd, basée à San Francisco, vient de lancer iPaper, un widget qui s'intègre dans n'importe quelle page web pour afficher les pages d'un livre ou d'une présentation. Léger et fort bien conçu, il pourrait remplacer avantageusement les fichiers PDF.
PDF, pour Portable Document Format, c'est le format de fichier créé par Adobe en 1993. Le format n'était pas très populaire au départ, mais a connu un succès fulgurant grâce à l'internet. Les internautes avaient besoin d'un standard échangeable entre différents systèmes d'exploitation, et Adobe diffusait son Acrobat Reader gratuitement sur Mac, Linux et DOS / Windows.
Si le plugin Acrobat pour les navigateurs était à la pointe de la technologie dans ses premières années, il s'est rapidement révélé lourd, lent, et très susceptible de faire planter Internet Explorer et Firefox. C'est sans aucun doute parce qu'aucune alternative n'était disponible qu'il est resté le standard de facto.
Cela pourrait bien changer avec l'arrivée de produits plus modernes comme iPaper. Macromedia avait déjà essayé de s'y mettre avec FlashPaper, un logiciel qui transforme n'importe quel document en visionneuse flash, rapide et facile à intégrer dans une page web. Contre toute attente, Adobe semble avoir laissé tomber le projet après son rachat de Macromedia.
D'autres ont pris le relais, ainsi Scribd lance sa propre visionneuse gratuite, couplée avec l'hébergement des documents. On peut importer les formats de fichiers les plus populaires, et les envoyer sur Scribd. Il suffit ensuite d'envoyer le lien aux destinataires, ou d'inclure le document dans son blog ou sa page web comme on le fait pour Youtube.
Les fonctions de base de ce type de visionneuse sont présentes: sélection du texte, impression, défilement page par page, envoi par email... Et la rapidité impressionnante. Il faut dire que le lecteur est extrêmement léger, à peine 100ko et que, là ou Acrobat Reader charge le document complet, iPaper se contente de charger la page courante en streaming.
Autre point intéressant pour les éditeurs, le système permet d'intégrer des publicités ciblées dans les documents s'ils le souhaitent. Les revenus sont alors partagés entre Scribd et l'auteur. Cela ne ravira pas forcément l'utilisateur final, mais il faut être réaliste, quelqu'un devra payer les coûts de l'hébergement.
Scribd, qui emploie dix personnes, a déjà levé 5 millions de dollars de fonds pour développer son produit.

Source : Sur la Toile

lundi 19 novembre 2007

Lecture Browser

Les moteurs de recherche permettent déjà de dénicher des trésors d’images, de vidéos et de musique à partir des mots que l’on veut bien y attacher. Peut-on seulement imaginer ce que sera le Web quand on réussira à diriger les requêtes sur le contenu même de toute l’information audiovisuelle?
Des chercheurs du MIT ont fait un premier pas en ce sens en créant un moteur de recherche, Lecture Browser, qui scrute les propos d’un professeur dans l’enregistrement d’un cours (MIT News : MIT develops lecture search engine to aid students). Ainsi, les étudiants peuvent fouiller les quelque 200 cours déjà enregistrés pour visionner un extrait qui pique leur curiosité.

Source : Relief : L’avenir des moteurs de recherche : le multimédia

lundi 1 octobre 2007

Excel 2007 échoue au test de math

Le célèbre tableur a démontré des lacunes qui l’empêchent d’afficher correctement certains nombres.
Microsoft a reconnu l’existence d’une faille dans Excel 2007 qui empêcherait certains nombres de s’afficher correctement. Le problème survient lors de la saisie des nombres 65 535 ou 65 536. Au lieu d’afficher le nombre exact, la cellule Excel saisit la valeur 100 000. Le nombre 65 535 apparaît souvent comme une valeur maximale dans les opérations de calcul car il s’agit du nombre maximum codé sur 16 bits.
Le directeur de programme Excel David Gainer a assuré dans un blog interne que, si l’affichage du nombre dans la cellule est incorrect, la valeur stockée en mémoire est exacte et ne compromet pas la suite des calculs. Selon David Gainer, le problème est dû à la virgule flottante, qu’il attribue à des "changements dans la logique de calcul d’Excel" apportés pendant "le développement d’Office 2007".
Un correctif est actuellement dans ses dernières phases de test, mais David Gainer n’a pu avancer aucune date de lancement précise. Les autres versions d’Excel ne sont pas affectées.

Source : Vnunet

Raison de plus pour passer à OpenOffice, qui est gratuit et dont la version 2.3 vient de sortir ;-)

jeudi 20 septembre 2007

Surface

Ceux qui ont vu le film Minority Report, tiré d'une nouvelle éponyme de l'excellent Philip K. Dick, se souviennent de la scène où Tom Cruise fait valser les images et les documents numériques sur une vitre dans une chorégraphie impeccable. Eh bien ce n'est plus de la science-fiction! Microsoft a en effet développé une table numérique époustouflante, comme vous le verrez sur cette vidéo.

vendredi 3 août 2007

L'homme gagne de justesse face à un logiciel de poker

Article de Mathieu Rached paru dans l'édition électronique du Monde du 03.08.07

Deux joueurs de poker américains de renommée mondiale, Phil Laak et Ali Eslami, viennent de se mesurer à un programme informatique littéralement bluffant, baptisé Polaris, mis au point à l'université d'Alberta, au Canada. Les deux humains ont gagné de justesse.
Cette compétition de "Texas Hold'em", variante du poker la plus jouée, a eu lieu à Vancouver, lors de la Conférence annuelle sur l'intelligence artificielle qui s'est achevée le 24 juillet. La quatrième partie, cruciale, après un match nul, une victoire pour l'ordinateur et un gain pour les humains, a tourné à l'avantage des deux humains.
Ils faisaient équipe face à deux programmes jumeaux : les cartes avec lesquelles Phil Laak jouait contre une copie de Polaris étaient les mêmes que celles distribuées à une deuxième version du logiciel qui s'opposait à Ali Eslami. Si Phil perdait à cause de mauvaises "mains" reçues, ses pertes pouvaient être équilibrées par son camarade. La part d'aléa propre aux jeux de cartes était ainsi équilibrée.
"Le poker est plus difficile pour les ordinateurs que les échecs", affirme Jonathan Schaeffer, qui a lancé le programme de recherche "poker" il y a seize ans à l'université d'Alberta. Avec 1018 combinaisons possibles, le challenge technologique paraît pourtant bien faible en regard des 10120 parties possibles au jeu d'échecs, mais c'est compter sans la puissance du bluff, longtemps considéré comme un atout propre à l'homme. "Les mathématiques du jeu prédisent que c'est une erreur de ne pas y avoir recours", souligne cependant Neil Burch, un des concepteurs du logiciel.
Une technique dont peut désormais user la machine : "Quelques "mains" ont la possibilité d'être des bluffs, Polaris le sait et décide alors de les tenter ou pas", précise encore Neil Burch. Pas de capteurs particuliers ni de caméra, le logiciel prend seulement en compte toutes les cartes et les mises d'argent. La technique principale du jeu de Polaris repose sur une "stratégie d'équilibre", qui revient à donner le moins d'argent possible au meilleur joueur.

LA PSYCHOLOGIE EST UNE FAIBLESSE

Qu'en est-il de la psychologie du joueur ? "Le logiciel n'a pas la possibilité d'estimer le caractère et les émotions de son adversaire", précise Neil Burch. "La psychologie, c'est juste une faiblesse humaine", affirme d'ailleurs le laboratoire canadien sur son site.
Contrairement à Deep Blue, le célèbre joueur d'échecs artificiel, Polaris n'avait pas bachoté. Ni les profils des joueurs ni leurs parties types n'avaient été étudiés avant cette première compétition. Un traitement du jeu froid et rigoureux, en somme, purement mathématique, qui a mis en difficulté les deux joueurs professionnels.
Ceux-ci doivent peut-être leur salut à la soif d'expérimenter des pères de Polaris. Les scientifiques ont en effet mis à profit la compétition pour lui faire endosser plusieurs profils dirigés par un logiciel maître, lors des derniers rounds, ce qui a nui à la performance finale.
Si "pour réussir, il ne suffit pas de prévoir, il faut aussi savoir improviser", comme l'a écrit Isaac Asimov, la machine a montré qu'elle était capable elle aussi d'intégrer le facteur chance dans son jeu, de choisir, et de tenir en échec l'homme au poker. Darse Billing, un des concepteurs de Polaris, entend bien améliorer le logiciel, et ne serait "pas surpris qu'il puisse l'emporter prochainement". La machine est-elle impatiente ? On peut encore raisonnablement en douter.

A voir : The University of Alberta Computer Poker Research Group

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