Le blog-notes mathématique du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.

lundi 11 février 2013

Lire l’avenir de l’économie dans les slips des hommes

En ces temps de crise, tous les signes sont bons s’ils peuvent laisser entrevoir le renouveau de l’économie mondiale. Depuis peu, les spécialistes sont plus confiants : les ventes de sous-vêtements masculins de couleur augmentent. La preuve qu’ils n’achètent plus par nécessité, mais pour la mode…
L’économie n’est pas une science exacte. Pourtant, on l’entend tous les jours, les experts nous font régulièrement part de leurs prévisions sur les mois ou les années à venir. Comment sont-ils capables de lire (plus ou moins bien d’ailleurs) l’avenir ? Grâce à des signaux associés à des tendances.
Exemple : lorsque les voyants sont au vert, les femmes vont plus souvent consulter les tailleurs pour se faire faire des ourlets à leurs pantalons. En effet, si les vêtements nous sont indispensables, certaines fantaisies de confort ou de mode peuvent être évitées le jour où les portefeuilles sont vides. Si la population féminine se le permet, c’est qu’elle en a les moyens et qu’elle est prête à dépenser.
Cependant, de manière générale, les hommes se fixent un budget vêtements moins important que celui de la gent féminine. La mode masculine peut-elle devenir le révélateur de l’économie d’un pays ? Oui, si l’on se fie aux slips et aux caleçons.

Des sous-vêtements colorés, symboles d’une pérennité retrouvée

Des analystes avaient remarqué qu’à partir de 2008, année du début de la crise, les sous-vêtements de couleurs ont commencé à se vendre moins bien. Face à la baisse du pouvoir d’achat des ménages, les hommes se reportaient sur les teintes bien plus classiques et ternes, car moins chères.
Le cours du slip remonte à Wall Street. Des signes rassurants pour certains des plus grands économistes du monde. © Groenning, StockFreeImages.com Pourquoi les sous-vêtements ? Parce que par définition, ils sont cachés par les autres habits. Ainsi, pour rester séduisant quand on n’a plus d'argent, mieux vaut investir dans ce qui se voit de tous au premier abord : manteaux, pulls, chemises et pantalons. Le reste relève plus de l’intimité, on peut plus facilement le sacrifier.
Mais d’après Deadgoodundies, entreprise britannique de vente en ligne de lingerie et de maillots de bain, la tendance s’inverserait. La firme a recueilli les données des ventes depuis 2007. Et (bonne) surprise, les caleçons colorés connaissent une nouvelle heure de gloire. Les ventes repartent à la hausse, un signe d’espoir pour les économistes.

Une mode plutôt qu’une nécessité

Ceux-ci se veulent malgré tout prudents car on n’est jamais à l’abri d’un effet de mode. Cependant, le marché est en tel essor qu’il existe désormais davantage de couleurs dans la lingerie pour hommes que pour celle des femmes, à en croire Jane Garner, la directrice de Deadgoodundies. La population masculine serait de nouveau encline à se faire plaisir et à acheter des slips pour suivre la tendance plutôt que par nécessité. Le signe que les bourses des ménages sont plus remplies.
Que les places financières du monde entier se rassurent donc. Le cours du sous-vêtement masculin serait en pleine remontée. L’économie mondiale devrait ainsi mieux se porter.

Source : Futura-Sciences

vendredi 11 janvier 2013

Relation entre plomb et violence

Lorsque vous allez à la pompe à essence, si vous n'avez pas un diesel, vous prenez du « sans-plomb ». Mais vos parents ou grands-parents remplissaient, eux, le réservoir de leur voiture avec du super et qui contenait du plomb. General Motors avait en effet développé dans les années 20 (1920) un additif pour l’essence, afin d’éviter un phénomène que l’on appelle le « cliquetis ». Cet additif, nommé Tétraéthylplomb a été généralisé au monde entier rapidement.
Dans les années 70, les pots catalytiques étaient incompatibles avec l’essence au plomb. Les associations de lutte pour l’environnement ont aussi fait pression sur les gouvernements, car des études avaient montré que le plomb conduisait à des maladies congénitales. Ainsi, dans les années 80 est apparu le « sans-plomb » alors que le super était taxé plus lourdement. Aux États-Unis, le « super » a été interdit sur les routes en 1996. On le trouve encore dans les voitures de course, certains avions ou véhicules tout-terrain.
On pense instinctivement que la violence est culturelle. Les taux de crimes ont connu un pic durant les années 80 et 90 et ont baissé depuis les années 2000. Est-ce dû à l'évolution des moeurs, des conditions socio-économiques ? Pendant ce temps, on sait que de forts niveaux de plomb provoquent des problèmes à la naissance, à des déficiences de l'intelligence ou de l'audition. Depuis quelque temps, des chercheurs trouvent que cela provoque aussi de forts niveaux d'agressivité. Pour des toxicologues de l'université de Tulane, la combustion de pétrole dopé au plomb est derrière le pic de crimes violents durant les années 80 et 90. La forte réduction d'essence au plomb durant les années 80 a fait que les crimes violents ont baissé.
Dans les 6 villes américaines étudiées, Atlanta, Chicago, Indianapolis, Minneapolis, La Nouvelle-Orléans, et San Diego, à chaque point de pourcentage dans le nombre de tonnes de plomb relâchées dans l’atmosphère, on obtient un accroissement d’un demi-point (0.5 %) des taux de crime violent 22 ans plus tard.
Ainsi, pour un mètre cube de plus dans l’air, on voit un accroissement de 1.59 crime violent pour 100 000. Cela signifie des millions de plus de tir à armes à feu, de coups de couteaux et autres coups à mains nues. Les données sont théoriquement capables d’expliquer 90 % des augmentations et des chutes de taux de crime dans les villes étudiées et citées plus haut.
Cette relation entre le plomb dans l’air (ou absorbé autrement, dans les morceaux de peinture au plomb par les bébés toujours prêts à avaler n'importe quoi, par exemple…) est assez récente. Une étude réalisée par un chercheur de Pittsburgh en 1996 avait montré que les enfants qui avaient de forts niveaux de plomb étaient bien plus susceptibles de montrer un comportement agressif par rapport à ceux qui avaient des niveaux normaux. Une autre étude réalisée en 2000 avait montré que les jeunes délinquants qui avaient été arrêtés avaient de bien plus forts niveaux de plomb dans leurs os en moyenne par rapport aux non-délinquants.
Il n’y a pas si longtemps que cela, on a attribué à la sévère politique du maire de l’époque de New York, Rudy Giuliani (le « tolérance zéro » qui avait tant impressionné Sarkozy un peu plus tard) les résultats impressionnants de chute des crimes : 75 % de moins entre les années 90 et 2010 ! Le souci avec cette conclusion est que les taux de crimes ont baissé dans les autres villes de la même manière alors qu’il n’y avait pas de « Giuliani » : -70 % à Dallas, -74 % à Newark et -79 % à Los Angeles. Il n’y avait aucun « héros » de combat contre le crime dans ces villes, même si elles ont certainement renforcé leurs mesures.

Source : Sur-la-Toile

mercredi 9 janvier 2013

Le risque d’être un artiste solo...

Les artistes qui chantent en solo et qui ont du succès sont deux fois plus susceptibles de mourir de manière prématurée par rapport à ceux qui font partie d’un groupe. L’étude a regardé la carrière de 1400 chanteurs Pop ou Rock américains ou européens. Le risque d’un chanteur européen solo de mourir trop tôt était de 1 sur 10 (âge moyen : 39 ans) et pour un américain, de 2 sur 10 (âge moyen 45 ans). La différence pourrait s’expliquer par les tournées plus longues en Amérique du Nord ainsi que des différences liées à la santé et à l’exposition aux drogues.
Il semblerait que faire partie d’un groupe permette de bénéficier d’un support protecteur. Notons aussi que l’origine ethnique joue : ceux qui ne sont pas d’origine caucasienne ont plus de chances de mourir prématurément. Les auteurs anglais de l’étude suggèrent qu’une carrière musicale peut être attirante pour ceux qui échappent à une enfance malheureuse, mais une fois la notoriété et la richesse atteinte, cette enfance peut conduire à une prédisposition à des comportements à risques…

Source : Sur-la-Toile

vendredi 4 janvier 2013

Le chocolat chaud meilleur au goût servi dans une tasse orange

Une étude menée par des chercheurs espagnols et britanniques conclut en l'influence de la couleur du contenant dans l'appréciation du goût d'un liquide chocolaté. Servir un chocolat chaud dans une tasse de couleur orange constitue, semble-t-il, un élément significatif influant sur les papilles gustatives et même sur l'odorat du consommateur.
Cinquante-sept personnes participèrent à une étude dans laquelle il leur fut proposé de goûter au chocolat chaud versé dans des tasses aux couleurs rouge, orange, blanc et crème et d'en évaluer la saveur. Les gens soumis à cette expérience indiquèrent, après dégustation, préférer le goût du breuvage lorsque pris dans le contenant orange ou crème. Il s'agissait pourtant du même chocolat chaud.
Aucune loi établie ne permet d'associer la couleur et la forme d'un contenant à un accroissement du goût ou de l'arôme du produit que l'on y dépose. Il importe plutôt de prendre en compte le genre d'aliment présenté avant d'y associer une couleur.
À titre d'exemple, un contenant rose suggérera une boisson sucrée, l'acheteur associera le bleu à un breuvage rafraîchissant tandis que le goût du citron des sodas se trouvera amélioré par l'utilisation d'une boîte jaune. Paraît-il d'autre part, selon une étude distincte, que la couleur des assiettes importe en lien avec les plats offerts. Ainsi donc, une mousse à la fraise présentée dans une assiette blanche donnera l'illusion d'être davantage sucrée que sur fond noir.

Source : Sur-la-Toile

dimanche 16 décembre 2012

Les médaillés olympiques plus vieux que les autres

On pensait réellement que le sport usait. Et puisqu’il use, s’il est pratiqué à haut niveau, ce n’est pas forcément bon pour le corps. Usé, dopé, le sportif de haut niveau vivrait-il moins vieux que la moyenne ? Pas si sûr, ce serait même l’inverse, les médaillés olympiques du XXe siècle vivent plus vieux que la moyenne de la population.
Les médaillés olympiques vivraient 2,8 années en plus que le reste de la population. Cette moyenne est valable quelque soit le sport pratiqué par les athlètes. Ces résultats ont été extraits d’une étude sur 15.174 hommes et femmes médaillés aux Jeux olympiques entre 1896 et 2010. Ces sportifs étaient originaires de 9 endroits du monde : USA, Allemagne, pays nordiques, Royaume-Uni, Russie, France, Italie, Canada, Australie/Nouvelle Zélande. On a mesuré la survie des sportifs 30 ans après leurs derniers jeux olympiques. Un seul des 9 groupes présente des sportifs équivalents à la population moyenne : le Canada. Les différents types de médailles obtenus par les athlètes — or, argent ou bronze — ne modifient pas la durée de vie des athlètes.
Une autre étude parait le même jour et offre des conclusions similaires. Cette fois, la population est plus âgée, puisqu’il s’agit de sportifs ayant participé aux Jeux olympiques entre 1896 et 1936. On a pris en compte les personnes dont on connaissait la date de décès, cela représente 9889 athlètes dans 43 disciplines différentes. Un certain nombre de filtres ont été ajoutés afin de prendre en compte les événements perturbants du XXe siècle, comme la Seconde Guerre mondiale.
Le supplément de vie n’est pas uniquement présent chez les sportifs de fond ou d’activités intenses. Toutes les disciplines en bénéficient. Par contre, ce qui peut faire une différence est la violence infligée au corps. Contacts physiques, coups portés au corps n’ont pas l’air d’arranger la survie d’un athlète. On pense à des sports comme la boxe. Les médaillés olympiques de ce type de disciplines ont un risque de mortalité supérieur de 11 % aux disciplines les mieux notées dans l’étude.
Maintenant les chercheurs se posent cette question : d’où vient cette vie plus longue ? Est-ce le bénéfice d’une vie entière consacrée au sport ? Est-ce le résultat d'une amélioration des revenus dus au succès permettant un accès à des soins médicaux de meilleure qualité ? Est-ce des caractéristiques génétiques différentes présentes chez ses hommes et ses femmes exceptionnels ?

Pour aller plus loin : PHILIP M CLARKE, SIMON J WALTER, ANDREW HAYEN, WILLIAM J MALLON, JEROEN HEIJMANS, DAVID M STUDDERT. Survival of the fittest: retrospective cohort study of the longevity of Olympic medallists in the modern era BMJ 2012; 345 doi: 10.1136/bmj.e8308

Source : Sur-la-Toile

mercredi 12 décembre 2012

David McCandless : la beauté de la visualisation des données


Site du conférencier : www.davidmccandless.com

lundi 26 novembre 2012

Les enfants nés l’été semblent moins doués en calcul

Par rapport à leurs autres camarades de classe, et pour les mathématiques (pour l’instant), les jeunes enfants nés entre le mois de mai et le mois d’août sont environ un tiers plus susceptible d’avoir besoin de soutien scolaire. Le Every Child a Chance trust a ainsi suivi plus de 47 000 enfants de 6 à 7 ans qui étaient les plus en retard dans leur classe au niveau de l'aisance avec les chiffres et pour le calcul.
C’est ainsi que l’on a remarqué qu’une grande partie des enfants nés en été avaient 13 mois de retard par rapport à la moyenne de la classe typique lorsqu’il s’agissait de nombres et calculs. Une autre étude avait déjà montré que les enfants nés en été sont plus susceptibles d’être malheureux à l’école, d’avoir une faible estime de soi et d’être moins facilement acceptés dans les plus prestigieuses universités.
Il ne faut pas désespérer, car ces cas sont surtout des garçons issus des milieux défavorisés. De plus, après seulement 3.7 mois de soutien, les enfants avaient progressé de 15.7 mois sur ce plan ! On peut aussi réaliser ce soutien en groupes de deux ou trois pour le même résultat.

Sources : Sur-la-Toile, MailOnline

jeudi 22 novembre 2012

La probabilité de survivre à un crash d'avion est grande

Nous sommes nombreux à être anxieux en avion. On a coutume de penser que si l'avion venait à se « crasher », il est très probable de mourir en tant que passager. En réalité, il est bien plus fréquent que l'on croit d'en survivre ! Aux États-Unis, l'organisme National Transportation Safety Board a ainsi trouvé qu'en moyenne, sur tous les accidents d'avions civils entre 1983 et 2000, pas moins de 95,7 % des passagers impliqués ont survécu aux 568 accidents. Si l'on regarde les pires accidents, le taux de survie reste élevé : 76,6 %. On est donc plus en sécurité que l'on pense dans un avion.
En 2007, Popular Mechanics avait examiné 36 années de rapports et avait trouvé que la majorité des gens qui survivaient étaient plutôt placés à l'arrière de l'avion. Cela dépend toutefois du type de crash. Ce n'est donc pas une garantie.

Source : Sur-la-Toile

samedi 17 novembre 2012

Le QI a-t-il grand-chose à voir avec l’intelligence ?

Tous les dix ans environ, le Quotient Intellectuel (QI) monte de 3 points. C’est intriguant, et le psychologue James Flynn a passé des décennies à travailler sur ce sujet qui a justement été nommé l’effet Flynn. La question est de savoir si cet effet montre, oui ou non, que l’Homme devient plus intelligent avec le temps. La réponse vient de tomber : malheureusement non.
Sa conclusion est que cet effet est simplement dû au fait que les tests de QI ne mesurent pas vraiment les données innées, mais apprises (et pouvant l’être si ce n’est pas le cas). Comme l’enseignement progresse avec le temps, les enfants se retrouvent meilleurs devant les tests de QI. Les notes grimpent donc. D’autres psychologues ont pu comparer certains résultats de tests des années 60 avec ceux de maintenant. La progression des notes entre les deux périodes est en accord avec l’effet Flynn.
Dans notre culture moderne, l’accent est mis sur l’abstraction. Pire : nos vies sont de plus en plus « abstraites ». Le seul fait d’utiliser un ordinateur et de placer des fichiers dans des dossiers virtuels n’a rien à voir avec ce que l’on faisait il y a 50 ans où l'on manipulait des objets et concepts encore relativement simples (d’où probablement la difficulté qu’ont certaines personnes âgées avec l’apprentissage de l’ordinateur).
Avec le temps, avec une culture qui change, notre capacité à gérer l’abstraction se modifie, comme bien d’autres aspects culturels. Cela signifie donc qu’il est probable que les générations précédentes vivaient de manière plus « littérale » : ils savaient manier les objets du monde réel.
Les psychologues ont tenté de mettre au point des tests qui mesurent la capacité innée et non pas sensibles à la culture. Le souci est qu’il est fort probable aussi que l’on ne puisse distinguer les deux : intelligence et culture. Pour s’en rendre compte, il suffit parfois de comparer au cinéma ce qui faisait rire les gens avant et maintenant.
Si notre QI est davantage le résultat de notre environnement qu’autre chose, qu’est-ce qu’il nous dit au juste sur notre intelligence ? Est-ce que certains d’entre nous naissent avec davantage de dispositions que d’autres ? Il est possible que, pour des individus « classiques » (on ne parle pas des cas pathologiques évidemment), cela ne varie pas tant que cela, d’après certains psychologues. Ce que l’on teste est en réalité bien plus notre environnement et nos expériences.
En gros, les tests de QI ne serviraient qu’à une chose : suivre l’évolution de la culture au cours du temps…

Pour aller plus loin : Fox MC, Mitchum AL. A Knowledge-Based Theory of Rising Scores on "Culture-Free" Tests. J Exp Psychol Gen. 2012 Oct 1.

Source : Sur-la-Toile

mercredi 17 octobre 2012

Pourquoi les jeux vidéos violents nous rendent-ils agressifs ?

Il est maintenant admis que les jeux vidéos violents ont un effet temporaire mais notable, augmentant l'agressivité et diminuant l'empathie. Des chercheurs français ont tenté de mieux comprendre le mécanisme qui est à l'oeuvre. Ils ont invité 136 élèves de niveau collégial (11-15 ans) à jouer à des jeux vidéos pendant 20 minutes. Les jeux étaient soit violents (Condemned 2, Call of Duty 4, The Club) soit non violents (S3K Superbike, Dirt 2, Pure). Ensuite, les élèves devaient compléter une histoire, puis jouer à un jeu qui leur permettait de sanctionner leur adversaire en choisissant l'intensité et la durée d'un son désagréable.
Il s'est avéré que ceux qui ont joué aux jeux vidéos violents ont choisi des sanctions plus longues et plus fortes. Ils ont également complété l'histoire de manière différente, en présupposant une plus forte hostilité du personnage. C'est ce qui explique, selon les chercheurs, l'augmentation de l'agressivité. Ainsi, le fait d'être mis en situation de compétition hostile pendant le jeu biaise les perceptions du joueur qui continue à se comporter comme si son environnement était dangereux. De là découle le comportement plus agressif.
Il faut noter que les auteurs se gardent bien de stigmatiser les jeux vidéos, rappelant que cela s'applique à de nombreux médias, et que ce n'est pas nouveau: Abraham Lincoln, déjà, se plaignait de l'anxiété du lecteur qui s'attend à une nouvelle catastrophe chaque fois qu'il ouvre le journal. Il faut noter également que le mode de jeu est important, ainsi une étude récente montrait que les jeux en mode coopératif permettaient au contraire de réduire l'agressivité et les rivalités.

Pour aller plus loin : Hasan, Y., Bègue, L. & Bushman, B. (2012). Viewing the World Through "Blood-Red Tinted Glasses": The Hostile Expectation Bias Mediates the Link Between Violent Video Game Exposure and Aggression. Journal of Experimental Social Psychology, 48, 953-956.

Source : Sur-la-Toile

lundi 15 octobre 2012

Les femmes raffolent des émoticônes ;-p

Les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes d'utiliser les émoticônes (smileys) que les hommes. Pour les martiens qui viennent de débarquer dans notre espace-temps, il s'agit de petits caractères qui représentent des expressions faciales afin de refléter l'humeur de quelqu'un, de clarifier un message (souvent afin de ménager les susceptibilités).
L'étude a utilisé les données enregistrées sur les smartphones (prêtés) d'hommes et de femmes durant 6 mois. 124 000 messages ont été décortiqués. Les participants ne savaient pas sur quel thème de recherche les psychologues se penchaient. Les SMS sont devenus une forme très populaire de communication dans le monde. On estime que 8 milliards de milliards de messages seront échangés cette année. 100 % des participants ont utilisé des émoticônes, mais pas si souvent que cela. 4 % des messages avaient une ou plusieurs émoticônes.
Des études antérieures avaient montré que les femmes sont plus expressives que les hommes d'un point de vue émotionnel et non verbal. Cette étude n'effleure qu'une partie de la nature complexe des communications par médias interposés.

Pour aller plus loin : Chad C. Tossell, Philip Kortum, Clayton Shepard, Laura H. Barg-Walkow, Ahmad Rahmati, and Lin Zhong. 2012. A longitudinal study of emoticon use in text messaging from smartphones. Comput. Hum. Behav. 28, 2 (March 2012), 659-663. DOI=10.1016/j.chb.2011.11.012 http://dx.doi.org/10.1016/j.chb.2011.11.012

Source : Sur-la-Toile

dimanche 14 octobre 2012

Consommation de chocolat et chances d'obtenir un prix Nobel...

Le très sérieux New England Journal of Medecine publiait il y a deux jours un intéressant article du Dr F. Messerli. Partant de l'idée que les flavonoïdes, ces composés psychoactifs du chocolat, ont une excellente réputation d'antidépresseur et de stimulants intellectuels, ce bon docteur s'est posé la question d'un lien entre la consommation de chocolat et l'obtention de prix Nobel.
Vu qu'il est difficile de faire une rétrospective de la consommation individuelle de chaque Nobel, il prend une perspective d’ensemble et va chercher, à grande échelle, à corréler la consommation annuelle de chocolat par personne dans les pays comptant au moins un citoyen prix Nobel et le nombre de prix Nobel par habitant dans ces mêmes pays...


Les résultats sous forme graphique parlent d'eux-mêmes...

On retrouve en tête la Suisse, avec 22 prix Nobel attribués pour 7 millions d'habitants et une consommation individuelle de 11.9 kg de chocolat par an, soit 30 grammes par jour ! Bien entendu, l'étude présente ses limitations et ses biais, tant dans la conception que dans la méthode choisie, mais il reste intéressant que le résultat est statistiquement significatif... Comme quoi, corrélation et causalité restent des concepts différents.
On relèvera quand même que par honnêteté scientifique, l'auteur admet, dans la rubrique consacrée aux conflits d'intérêts, être lui-même un consommateur quotidien de chocolat !

Pour aller plus loin: Franz H. Messerli, M.D. Chocolate Consumption, Cognitive Function, and Nobel Laureates NEJM October 10, 2012

Source : Sur-la-Toile

mardi 4 septembre 2012

La consommation d'alcool dépend de la forme du verre

Il s'agit plus exactement de la vitesse à laquelle vous consommez de l'alcool. Des chercheurs en psychologie ont impliqué 160 adeptes de l'alcool mondain, de 18 à 40 ans. Aucun n'était qualifié de dépendant à l'alcool. La première expérience a consisté à leur demander soit de la bière soit une boisson non alcoolisée, dans un verre qui était soit cylindrique, soit courbé (verre de bière typique).
L'observation a permis de constater que les participants buvaient deux fois moins vite le verre d'alcool lorsque celui-ci était de forme cylindrique. Il n'y avait pas de différence de vitesse si le participant avait choisi la boisson non alcoolisée. Les chercheurs se demandent si la raison n'est pas que notre cerveau a du mal, avec un verre courbé, à déterminer quand la moitié du volume a été bu.
On a donc réalisé une autre expérience pour vérifier cela, sur ordinateur. Cela a permis de voir que nous avons effectivement du mal à juger de la moitié pour un verre à la forme complexe. Curieusement, le degré d'erreur semblait être lié à la vitesse à laquelle on boit.

Pour aller plus loin: Attwood AS, Scott-Samuel NE, Stothart G, Munafò MR (2012) Glass Shape Influences Consumption Rate for Alcoholic Beverages. PLoS ONE 7(8): e43007. doi:10.1371/journal.pone.0043007

Source : Sur-la-Toile

dimanche 5 août 2012

Les serveuses en rouge reçoivent plus de pourboires

Les hommes donnent, en règle générale, plus de pourboires que les femmes et ils se montrent même plus généreux si la serveuse est habillée en rouge. Cela confirme de précédents travaux mettant en évidence que cette couleur chaude attire davantage la gent masculine.
L’attirance sexuelle est un phénomène complexe qui dépend de nombreux paramètres. Ainsi, une même femme est jugée par un public masculin comme étant plus attirante lorsqu’elle se pare de rouge. Les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas.
Cette information pourrait profiter à certaines… En effet, les serveuses tout de rouge vêtues reçoivent des pourboires plus importants de la part des clients masculins. Les hommes ne peuvent parfois pas s’empêcher de se montrer généreux.

Le contexte : le rouge, couleur de l’amour… et du sexe

L’attirance sexuelle est assez difficile à mesurer. Les scientifiques utilisent donc des moyens détournés en comptant par exemple les pourboires que les hommes donnent aux femmes. Ainsi, il a été montré que les stripteaseuses recevaient davantage d’argent lorsqu’elles étaient dans leur phase fertile du cycle menstruel.
D’un point de vue global, les hommes sont essentiellement généreux lorsque leurs serveuses sont jugées plus attirantes. Ainsi, les femmes avec une grosse poitrine, des cheveux blonds, du maquillage ou parées de bijoux sont les mieux gâtées.
On a observé ces dernières années que la couleur des vêtements était un paramètre qui entrait en ligne de compte. Le rouge a la préférence des hommes, ceux-ci associant à ce ton une plus grande disponibilité sexuelle. C’est à partir de ce constat que des scientifiques de l’université de Bretagne-sud ont tenté de vérifier si des serveuses vêtues de la couleur du diable s’en mettaient plus dans les poches. Le résultat, positif, a été publié dans le Journal of Hospitality and Tourism Research.

L’étude : du rouge pour des pourboires plus importants

Pour procéder, les scientifiques ont eu recours à onze serveuses âgées entre 19 et 26 ans officiant dans cinq restaurants répartis dans deux villes françaises. De manière aléatoire, elles devaient porter tous les jours le même modèle de t-shirt décliné en six couleurs différentes (noir, blanc, rouge, bleu, vert et jaune) sur une période de 6 semaines. Tout maquillage leur était interdit et elles devaient se conduire tout à fait normalement. N’étaient pris en compte que les pourboires reçus par les clients venus seuls, aussi bien hommes que femmes.
Sur les 772 clients servis, 272 ont laissé un pourboire. Si les proportions étaient à peu près équilibrées, il s’avère que les hommes ont donné des sommes un peu plus importantes (1,09 € contre 0,59 €). Mais le plus intéressant concerne les rétributions en fonction des vêtements. Les serveuses vêtues en rouge recevaient, de la part des hommes, des pourboires plus conséquents de 14,6 à 26,1 % que dans les autres conditions. Pour les femmes, rien n’y fait : toutes les situations se valent. Ces messieurs, probablement sans le savoir, n’ont pas hésité à se montrer plus généreux pour manifester leur attirance sexuelle.

Source : Futura-Sciences

jeudi 12 juillet 2012

La réussite au Bac selon les prénoms

Les copies sont anonymes le jour du Bac et pourtant certains prénoms réussissent mieux que d’autres à cet examen. Un constat que l’on doit davantage aux préférences dans les milieux sociaux au gré des époques qu’aux capacités intrinsèques qu’un prénom peut procurer. En tête : Madeleine, Côme ou Irène. En queue : Youssef ou Nabil. Mais les choses changeront !

Prénommer votre enfant Madeleine, Côme ou Irène ne suffira pas à lui garantir une mention « Très bien » au Bac dans 18 ans. Mais s'il travaille assidûment, il pourrait retrouver de nombreux homonymes à ses côtés dans le tableau d'honneur, selon un sociologue des prénoms.
Selon les observations de Baptiste Coulmont, chercheur au CNRS et spécialiste de la sociologie des prénoms, plus de 25 % des Madeleine, Irène, Côme et Ariane qui ont passé le baccalauréat 2012 ont reçu une mention « Très bien ». Plus d'une Marie-Anne, d'une Anne-Claire et d'un Gaspard sur cinq également.
En outre, à ces prénoms sont associés relativement peu d'échecs au Bac, seules 3 % des Madeleine devant par exemple passer l'oral de rattrapage, note Baptiste Coulmont sur son blog.

Des prénoms qui reflètent un milieu social

« Il n'y a bien entendu aucune relation directe entre un prénom et la réussite au Bac », avertit le chercheur de l'université Paris 8 (Vincennes-Saint-Denis). Pas de déterminisme non plus entre prénom et capacités intellectuelles : « si les enfants de professeurs, d'instituteurs et de médecins s'appelaient Potiron et Potironne, alors Potiron et Potironne recevraient beaucoup de mentions », souligne-t-il.
Si relation il y a, elle est indirecte et intimement liée au milieu social des parents. En l'occurrence, Madeleine, Côme et Irène reflèteraient donc majoritairement des prénoms en vogue chez les classes supérieures et les cadres voici environ 18 ans.
De leur côté, les ouvriers et employés ont depuis une trentaine d'années tendance à préférer des prénoms aux consonances anglo-saxonnes ou reflétant leurs éventuelles origines étrangères. On constate en effet dans le recensement, non exhaustif, effectué par le sociologue qu'aucun des 125 Youssef ou 105 Nabil n'a obtenu de mention « Très bien » et que plus de 30 % d'entre eux sont dans la situation de passer l'oral de rattrapage.

Choisir un prénom pour que son enfant ait une mention au Bac ?

De la même manière en 2012, « seules une ou deux Sandy, Alison ou Sofiane décrochent la mention "Très bien". Quatre Christopher (sur 300) et cinq Mohamed (sur 400). Huit Cassandra et huit Sabrina sur 470 », relève Baptiste Coulmont.
Et attention, si vous appelez aujourd'hui votre fille Madeleine, elle n'obtiendra pas, dans 18 ou 19 ans, une mention « Très bien » avec des chances égales aux Madeleine qui avaient 18 ans en 2012, insiste-t-il.
Car selon le chercheur, « le monde des prénoms évolue chaque année » et la Madeleine d'aujourd'hui n'est pas celle d'avant-hier.

Source : Futura-Sciences

lundi 2 juillet 2012

Les oiseaux prennent davantage pour cibles les voitures rouges

En cours de vol, les oiseaux se délestent de leurs fientes qui viennent à maintes reprises souiller les automobiles. Une étude menée sur 1 140 voitures de toutes les couleurs, dans cinq villes de Grande-Bretagne, permit d'établir que certains propriétaires de véhicules doivent procéder plus souvent que d'autres à un petit rituel de nettoyage en raison de l'attirance plus prononcée de ces volatiles pour certaines teintes. Les voitures rouges semblent la cible de prédilection de ces créatures ailées.
Les résultats de cette recherche s'établissent comme suit : 18 % des voitures rouges se voient maculées par ces dépôts inesthétiques, 14 % des bleues, 11 % des noires, 7 % des blanches, 3 % des grises et finalement 1 % des vertes. Certains interprètent cette préférence des oiseaux pour le rouge du fait que cette couleur prendrait à leurs yeux le sens de menace et d'agression. D'autres estiment que l'endroit où l'on stationne la voiture importe quant au risque de retrouver sur sa carrosserie ces dépôts inélégants.
Chacun y va de sa théorie pour justifier cet état de fait. Quoi qu'il en soit, les experts recommandent un nettoyage rapide des dégâts laissés sur le véhicule afin d'éviter que ne ternisse la couleur de la voiture aux endroits touchés par les déjections des oiseaux.

Sources : Sur-la-Toile, Mail Online

mardi 12 juin 2012

Birthday blues

Une recherche suisse récente vient de révéler que nous sommes plus susceptibles de passer l'arme à gauche le jour de notre anniversaire. Pourquoi cela ? On n'en est pas certain, mais c'est peut-être le « birthday blues ». Le stress jouerait donc un grand rôle. Les morts classiques le jour de notre anniversaire sont les attaques cardiaques, les infarctus, les cancers, les chutes et... les suicides.
Les chercheurs ont analysé les décès de 2,4 millions de personnes sur une période de 40 ans. Le risque de décès s'accroît en moyenne de 13,8 % par rapport aux autres jours.
Ce risque s'accroit avec l'âge (18 % après 60 ans). C'est le risque d'attaque cardiaque qui vient en premier. Les suicides sont bien plus prévalents chez les hommes (+35 %). Et ce sont les chutes qui voient une augmentation sans précédent pour les hommes : +44%

Sources : Sur-la-Toile, MedicalDaily.com

jeudi 26 avril 2012

Présentez systématiquement votre profil gauche

Des chercheurs américains ont montré que nous privilégions la vision du profil gauche du visage de quelqu'un. Nos muscles faciaux nous permettent une foultitude de nuances d'expressions afin de transmettre nos émotions. Cette nouvelle étude nous montre que le côté gauche de notre visage s'active plus intensément lors d'expressions émotionnelles. Remarquons au passage que les artistes semblent préférer également les portraits avec une orientation du visage côté gauche... Nous présentons donc plus facilement notre profil gauche du visage et les gens préfèrent également voir ce côté gauche qu'ils considèrent comme plus esthétique.
L'étude a consisté à présenter des photographies de visages en noir et blanc à des volontaires. On présentait également une version différente par symétrie verticale. La préférence pour le côté gauche était très importante quelle que fût la photographie originale (et quel que soit le genre sexuel considéré). Cette préférence a été confirmée par l'analyse de la réaction de la pupille.

Pour aller plus loin: Kelsey Blackburn, James Schirillo. Emotive hemispheric differences measured in real-life portraits using pupil diameter and subjective aesthetic preferences. Experimental Brain Research, 2012; DOI: 10.1007/s00221-012-3091-y

Sources: Sur-la-Toile, Science Daily

vendredi 20 avril 2012

Titanic : les femmes et les enfants d'abord ! Mais c'est exceptionnel...

Qui ne connaît pas ce fameux cri de détresse ? Pourtant, si l'on demande au commun des mortels si cela a été respecté sur le Titanic, une majorité va penser que non : on a semble-t-il gardé en mémoire la ségrégation des classes. On a tendance à croire, probablement en raison de l'impact de l'histoire à l'eau de rose du film de James Cameron, que seuls les riches auraient été sauvés ou presque.
Seulement, si l'on s'en tient aux chiffres, ce n'est pas ce qui s'est produit. 70 % des femmes du Titanic ont été en réalité sauvés contre 20 % des hommes. Le principe de sauver les femmes et les enfants en premier a été appliqué. Il y a deux facteurs pour expliquer cela : d'une part, le bateau a mis plus de deux heures à couler, ce qui est inhabituellement long. Par ailleurs, les officiers ont menacé les passagers avec des armes afin que les ordres du capitaine soient respectés.
Le Titanic est un cas particulier. Lors d'un autre naufrage célèbre comme celui du Lusitania par exemple, la force brute masculine l'a emporté. Il en a été de même pour 17 autres naufrages célèbres intervenus entre 1852 et 2011 selon une étude réalisée par des économistes qui ont couvert ainsi la destinée (parfois funeste) de 15000 individus de différentes nationalités. Lorsque le navire coule rapidement, l'instinct de survie passe devant les codes sociaux. La différence du taux de survie entre les deux sexes s'est réduite au cours du temps depuis la première guerre mondiale. La fin des valeurs chevaleresques et machistes ainsi que l'égalité des sexes n'a donc pas toujours du bon pour les femmes.
Dans les faits, le facteur qui influence le plus la survie des femmes provient du capitaine : quels ordres donne-t-il ? Sauf pour le Titanic, l'équipage, dont le capitaine (7 décès sur 16 naufrages), est bien moins susceptible de mourir dans l'accident que les passagers... Bref, lors d'un naufrage, c'est souvent « Chacun pour soi et Dieu pour tous ».
Si cela vous étonne que ce soient des économistes qui aient réalisé cette étude, il vous faut comprendre que ces derniers, pour établir des modèles cohérents, ont besoin de comprendre quelle est la part de rationalité des individus (est-ce qu'ils agissent comme le ferait un robot ?) dans un contexte particulier (ici, le "sauve qui peut").
PS : les enfants ? Ah oui ! j'avais oublié : en moyenne, ils sont les derniers à survivre.

Pour aller plus loin : Mikael Elinder, Oscar Erixson Every man for himself: Gender, Norms and Survival in Maritime Disasters

Source : Sur-la-Toile

dimanche 5 février 2012

Les hommes sont plus gentils quand il y a de (jolies) femmes autour

Les hommes se comportent le mieux qu'ils peuvent lorsque des femmes séduisantes sont susceptibles de les regarder. Les femmes ne modifient pas leur comportement (en moyenne) quand des hommes les regardent par contre. On a réalisé deux expériences. La première a fait jouer 65 hommes et 65 femmes d'âge moyen de 21 ans à un jeu anonyme de coopération : ce jeu permet de faire un don d'argent à une groupe via un ordinateur. Le don est un acte altruiste : les autres joueurs en bénéficient tandis que le donneur ne reçoit rien en retour.
Les participants ne savaient pas quels étaient les autres personnes avec qui ils jouaient. Ils pouvaient être vus par deux personne, l'une du même sexe et l'autre du sexe opposé, et qui étaient des complices des chercheurs : un « beau gosse » et un joli brin de fille. On a ainsi remarqué que les hommes accroissaient leurs bonnes actions s'ils se sentent observés par le sexe opposé et les femmes pas du tout, quel que fut l'observateur.
La deuxième expérience a consisté à réaliser des groupes d'hommes. On leur demandait de faire un certain nombre de donations. Ces donations s'accroissaient lors d'une observation par une jolie femme : il y avait clairement une « compétition » de donations. Le chercheur Dr Iredale responsable de l'étude affirme que cette recherche montre que les bonnes actions s'accroissent lorsqu'il y a une opportunité de copulation (sic). L'altruisme masculin serait un peu la queue du paon dans notre espèce.

Sources : Sur-la-Toile, Science Daily

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