Le blog-notes mathématique du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.

lundi 6 octobre 2008

Le goût pour le sport dépend de la longueur des doigts

D'après une étude récente de la part de chercheurs de l'université de l'Alberta et de l'université de la Californie, il existe une corrélation directe entre la longueur des doigts et la volonté de faire de l'exercice physique.
Cette étude jette également quelques doutes sur une étude récemment publiée qui faisait le lien entre la longueur des doigts et l'agressivité masculine. On a pensé tout d'abord que les deux situations constatées sur la longueur des doigts avaient été causées par une exposition à des niveaux élevés de testostérone lorsque l'individu était encore dans le ventre de sa mère. Cette dernière étude qui s'est portée sur des souris de laboratoire n'a trouvé aucune preuve permettant de valider cette hypothèse.
Elle a utilisé un millier de souris blanches pour trouver un lien entre la longueur des doigts, l'exercice volontaire et, éventuellement, des niveaux importants d'hormones prénatales. On réalisait la différence de niveaux d'activité entre les souris d'un groupe de contrôle et des souris spécialement sélectionnées.
D'après les résultats, ce serait plutôt le stress prénatal que les niveaux de testostérone qui, dans le ventre de la mère, conditionnerait le petit à davantage d'activité physique.
Cette recherche indique donc qu'il existe un lien (pas forcément causal) entre le cerveau, le comportement, les composantes de la personnalité et la forme de la main.
Il serait donc possible que certains aspects de la personnalité, ici le désir de faire du sport, soit fixé une fois pour toute pour la vie dès le tout début de notre existence.

Source : Sur la toile

vendredi 19 septembre 2008

Qui triche ?

De nombreuses études ont déjà regardé comment les étudiants d'université trichaient, mais aucune ne s'était posée la question suivante : qui est plus susceptible de tricher ?
Une étude sur les étudiants d'une université américaine (Ohio) a montré que les étudiants qui obtenaient les meilleures notes sur un test psychologique mesurant le courage, l'empathie et l'honnêteté étaient les moins susceptibles de déclarer qu'ils trichaient par le passé ou qu'ils pensaient tricher à l'avenir.
De plus, ces étudiants là étaient alors moins susceptibles de croire que leurs collègues étudiants procédaient à de nombreux actes de triches. Il s'avère donc que les personnes qui ne trichent pas ont une vision plus positive des autres.
Ces étudiants modèles ne voient pas trop de différences entre eux-mêmes et les autres. Ce problème est important car on sait pertinemment que la triche est usuelle sur les campus.
Plus de la moitié et parfois 80% des étudiants avouent qu'ils ont déjà triché (selon les campus). Les étudiants qui ne trichent pas sont bien une minorité : une sorte d'héroïsme académique !
Si ces personnes-là en viennent un moment à tricher, elles se sentent évidemment plus coupables que ceux qui ne sont pas de la trempe des « héros académiques ».
Une des raisons d'étudier la triche à l'université est de tenter de réduire les manières de réduire ce fait. Lorsqu'on demandait aux étudiants s'ils avaient l'intention de tricher à l'avenir, presque la moitié disait que non mais un quart avouait qu'ils tricheraient à coup sûr. Les 29 % autres étaient incertains.
Ce sont ces 29 % d'étudiants que des stratégies de prévention de la triche doivent viser. Ces stratégies devraient se focaliser sur l'empathie et le courage latents de ces étudiants.

Source : Sur la Toile

jeudi 11 septembre 2008

Désastres naturels et retards chez l'enfant

Une étude a démontré que les femmes qui portaient un enfant lors de la tempête de verglas survenue en 1998 au Québec, avaient donné naissance à des bébés qui, dès l'âge de 5 ans et demi, ont présenté un retard de développement.
Les observations obtenues par les chercheurs québécois David Plante et Suzanne King de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, ont révélé que la progéniture des femmes ayant subi un taux de stress élevé lors de leur grossesse présentait dix points de moins au test mesurant le quotient intellectuel ainsi que de moins bonnes aptitudes au niveau du langage comparativement aux autres enfants.
Pour en arriver à ces résultats, les scientifiques ont du collecter les informations de 178 femmes qui attendaient un bébé durant la tempête de pluie verglaçante, pour ensuite observer 89 de ces enfants. En outre, la recherche a été essentiellement focalisé sur 3 principales dimensions du développement chez l'enfant, soit au niveau physique, cognitif et comportemental.
C'est ainsi que l'étude a permis aux chercheurs d'avancer que le retard de développement des enfants issus de mères ayant ressenti un fort stress alors qu'elles étaient enceintes se reflétait surtout en terme d'aptitudes linguistiques et intellectuelles moins élevées. D'après docteur David Laplante, cette recherche serait la première en son genre qui mettrait la lumière sur les répercussions du stress subi lors d'un désastre naturel chez la femme enceinte face au développement biologique et socioculturel de l'enfant.
L'étude paraîtra dans le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry.

Source : Sur la Toile

vendredi 5 septembre 2008

Comment commander une boisson gazeuse aux USA ?


Comment commander une boisson gazeuse aux USA ? Vous demandez un "Pop", un "soda", ou autre choses ? Voilà la question de fond d'un article paru dans "the Journal of English Linguistics (Soda or Pop?, #24, 1996) et d'une carte montrant les variations linguistiques régionales des Etats-Unis pour ce type de boissons.

Source : The Pop Vs Soda Map

lundi 1 septembre 2008

Quels billets contiennent le plus de cocaïne ?

Une étude de billets de banques pris au hasard dans différents pays européens a montré que ce sont les billets espagnols qui contiennent le plus de cocaïne.
La concentration de ces billets espagnols est de 155 microgrammes. Les chercheurs ont également réalisé une étude comparative des méthodes utilisées habituellement pour détecter la présence de cocaïne sur les billets de banque dans le monde. Les technologies récentes de détection de cocaïne permet de trouver des traces sur n'importe quel billet. Concernant les billets de banque espagnols, on peut trouver de la cocaïne non seulement sur les billets qui ont été en contact direct (manipulation par des dealers etc.) mais aussi sur tous les billets en circulation. Cela est dû à la « contamination croisée » entre les billets de banque lorsqu'ils sont réunis mais aussi à cause des machines de comptage utilisés dans les banques (distributeurs etc.) Sur certains billets, on a détecté jusqu'à 889 microgrammes de cette drogue !
C'est cependant aux USA qu'on peut trouver des « records » de contamination. Certains billets américains en contiennent jusqu'à 1300 microgrammes. La valeur moyenne reste comprise entre 2.86 et 28.75 microgrammes selon l'année et la ville considérée. Les billets de banque allemands ont une concentration moyenne de cocaïne 5 fois inférieure à celle de l'Espagne. Une autre étude sur 356 billets de banque suisses a montré que seulement 6 % étaient contaminés (à des concentrations supérieures à 1 nanogramme par billet). On estime qu'au Royaume-Uni, 40 à 51 % des billets de banque sont contaminés.
Il est évident qu'il existe une relation non équivoque entre les forts niveaux de cocaïne trouvés sur les billets de banque et la consommation de cette substance dans les pays. L'Espagne est le point d'entrée de la cocaïne en Europe (ensuite vient le Portugal). On dit dans le rapport que la cocaïne est devenue « intégrée » dans la société espagnole qui joue ainsi à la roulette russe avec le développement neurologique d'une génération toute entière. Il est donc nécessaire de tout faire pour réduire la consommation de cette drogue dans le pays. Il faut en particulier détruire l'image « glamour » de cette drogue. Cette image souvent renforcée par les média... A cause de cela, tout le monde en Espagne a de la cocaïne dans son portefeuille !

Source : Sur la Toile

vendredi 29 août 2008

Les vaches regardent-elles vers le pôle nord magnétique ?

Drôle d'observation réalisée par une équipe germano-tchèque, qui publie sa trouvaille dans une revue scientifique : au repos, les vaches, les chevreuils et les cerfs élaphes s'orienteraient préférentiellement dans le sens du champ magnétique terrestre, comme en témoignent, entre autres, les images de Google Earth ! Voilà un nouveau jeu pour les promenades en campagne, que les enfants adoreront sûrement : devant un troupeau de vaches, sortir une boussole et noter l'orientation de chaque animal par rapport au nord magnétique. Les jours de pluie, on peut poursuivre l'étude à la maison en scrutant patiemment les images de Google Earth à la recherche de bétail au pré.

Les adeptes de ce passe-temps ne manqueront pas d'envoyer les résultats à Sabine Begall, une biologiste allemande de l'université de Duisberg-Essen. Elle et quatre collègues (allemands et tchèques) ont passé beaucoup de temps à ce jeu, s'intéressant au bétail mais aussi aux chevreuils et aux cerfs élaphes. Ces deux derniers mammifères ont été observés sur le terrain, en République tchèque, et les vaches sur Google Earth.
Leurs résultats, inattendus et inexplicables, viennent d'être publiés dans les Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences), une revue scientifique américaine. Selon leur étude, portant sur 8.510 vaches, observés sur 308 sites, et sur 2.974 cerfs élaphes ou chevreuils (vus en 241 endroits différents), les animaux s'orienteraient plus souvent vers le nord ou le sud que vers les autres directions. Plus précisément, la préférence serait marquée par rapport au nord magnétique et non géographique.


Résultats des orientations relevées pour la vache (en A), le chevreuil (B) et le cerf élaphe (C). Les lignes noires donnent l'orientation moyenne et les triangles les moyennes observées dans différentes régions du monde. © Sabine Begal et al.

Les auteurs ont testé des hypothèses alternatives. Ils excluent par exemple la plus probable, qui voudrait que les animaux se positionnent par rapport au vent, pour éviter le refroidissement ou, à l'inverse, pour se rafraîchir. Les observations sur le terrain (donc ne concernant pas les vaches) ne montrent aucune corrélation, d'autant que chevreuils et cerfs élaphes ont surtout été observés en forêt, où le vent est faible. Pour le bétail, une orientation par rapport au vent ne conduirait pas, analysent les chercheurs, à un axe nord-sud préférentiel. Les mammifères pourraient aussi chercher à présenter un flanc au soleil, ce qui pourrait expliquer qu'ils se positionnent plus souvent vers le nord ou vers le sud. Mais les observations aux hautes latitudes, où la déclinaison magnétique est forte, contredisent cette hypothèse. Si elle était vraie, en effet, les animaux devraient s'orienter par rapport au nord géographique et non le nord magnétique, comme les observations semblent le montrer.
Mais il reste des inconnues de taille : outre que cette observation n'a jamais été rapportée par aucun éleveur de bétail durant les deux derniers millénaires et que les mécanismes impliqués sont totalement mystérieux, tout autant que l'intérêt pour l'animal, personne n'a mis en évidence une perception du champ magnétique chez les grands mammifères. Les seuls cas connus au sein de ce groupe concernent des rongeurs et une chauve-souris. Mais les chercheurs insistent sur le fait que s'aligner par rapport aux lignes d'un champ magnétique n'implique pas une perception consciente. Des mécanismes secondaires, affectés par le magnétisme ambiant, pourraient conduire à des comportements particuliers.
Les auteurs rapportent un résultat ancien (1987) selon lequel, chez l'Homme, le délai au bout duquel survient le premier sommeil paradoxal (une phase toujours présente) est plus court chez les personnes dormant dans le sens est-ouest que chez celles allongées dans le sens nord-sud. Une autre étude (en 1993) montrait des différences dans l'électro-encéphalogramme. Purement observationnels, ces résultats n'apportent aucune preuve de la réalité du phénomène mais ils ont le mérite d'ouvrir un débat et de susciter quelques expériences. Il suffirait de soumettre des vaches à un champ magnétique élevé pour vérifier si elles se positionnent différemment. La revue en ligne Nature rapporte que selon Sabine Begall les vaches seraient alignées différemment sous les lignes à haute tension, qui produisent justement un champ magnétique, mais ce détail instructif ne figure pas dans la publication des Pnas. Il reste donc encore du travail et une jolie question scientifique que nous pouvons tous mettre à l'épreuve des faits. Pour vos prochaines promenades champêtres, n'oubliez pas la boussole...

Source : Futura-Sciences

samedi 9 août 2008

Harder, better, faster, stronger

Après tous les jeux olympiques ou championnats du monde, la question se pose : quel est le meilleur pays ? Le très bon magazine en ligne Plus étudie la question dans l'article Harder, better, faster, stronger.

dimanche 30 mars 2008

Différence d'âge idéale dans un couple

On connaît des célébrités masculines d'un certain âge qui choisissent pour compagne des femmes relativement plus jeunes : Mick Jagger et Michael Douglas sont des classiques. Pourquoi ce comportement et quelle pourrait bien être la différence d'âge idéale ?
Les hommes monogames ont statistiquement plus d'enfants s'ils se marient à des femmes plus jeunes. La question qui se pose est quelle est la différence idéale d'âge sur ce plan ?
L'année dernière, une étude suédoise avait suggéré qu'une différence de 4 à 6 ans était le mieux. Une nouvelle recherche critique ce résultat. Avec les mêmes hypothèses globales et en travaillant sur les données des siècles précédents, on arrive à un résultat bien différent et quasi absurde : la différence optimale serait carrément de 15 ans !
Certes, à première vue une équation simple montre que pour des relations monogames continues, les couples qui ont le plus d'enfants ont une différence d'âge de 4 à 5,9 ans (avec l'homme plus âgé bien entendu). La raison derrière ce fait ne comporte aucune controverse : un homme veut naturellement une femme plus jeune que lui car les femmes jeunes sont plus attirantes.
Les femmes ont naturellement tendance à prendre un homme plus âgé, car elles recherchent davantage la sécurité et la stabilité. La nouvelle recherche critique cependant le résultat de l'étude antérieure. Pour ces chercheurs, l'âge de la mère est susceptible d'être plus important que toute différence d'âge. L'équation est simple : plus une femme est âgée, moins elle est susceptible d'avoir davantage d'enfants.
Il faudrait de plus se méfier des différences entre pays : la différence « idéale » de 4-6 ans en Suède pourrait ne pas se retrouver ailleurs.

Sources : Sur la Toile, New Scientist

mardi 25 mars 2008

Les rouges gagnent plus souvent au foot

Porter un maillot rouge augmente les chances de gagner un match. Voilà donc le secret des Anglais tout à fait scientifique que révèlent des chercheurs britanniques (évidemment !) des Universités de Plymouth et de Durham dans la revue Journal of Sports Sciences. Comme quoi, là-bas, on prend le football très au sérieux… Mais comment expliquer cela ?
« Dans la nature, le rouge est souvent associé à l'agressivité masculine et au besoin de s'afficher » assurent les spécialistes dans leur étude. Alors pourquoi les êtres humains échapperaient-ils à cette règle du code des couleurs ? Bref, en clair, le rouge sang, ça excite ou ça impressionne ! Au choix. La preuve, les auteurs ont observé que les équipes vêtues de rouge remportaient plus souvent la victoire que les autres.
Un constat encore plus flagrant lorsqu’elles jouent sur leur territoire… Quant aux couleurs qui portent la poisse ? Le jaune ou l’orange, à éviter. Une chance que la France soit en bleu ! En fait, il semble que, d’une part, le rouge attise la fougue des supporters et dope ainsi les joueurs si voyants sur la pelouse verte et que, d’autre part, cette rouge effervescence perturbe la partie adverse.
Petite question personnelle : est-ce que les chercheurs ont tenu compte de l'équipe suisse de foot ?

jeudi 21 février 2008

Lien entre taille des hommes et suicide

Une étude suggère que les bébés mâles qui naissent en ayant une petite taille ont un risque double de suicide violent lorsqu'ils seront devenus adultes. Par ailleurs, tenter de rattraper la croissance durant l'enfance ne modifiera pas l'impact qu'a une petite stature à la naissance sur ce type de risque.
Ce résultat se fonde sur un échantillon de plus de 320 000 Suédois sur un total de 713 000 personnes nées entre 1973 et 1980. L'étude a utilisé les registres nationaux. On suivait les différents cas suivants : suicide, décès, émigration ou rien à signaler. On a remarqué que, statistiquement, les bébés mâles qui naissaient avec une taille de moins de 47 cm étaient, par rapport aux bébés nés de taille moyenne, plus susceptibles de faire une tentative de suicide. Ce résultat était manifeste quelle que soit la taille atteinte à l'âge adulte. On a remarqué ensuite que la petite stature à la naissance doublait le risque de suicide violent plutôt qu'un suicide non violent. Pour information, on considère comme violent une pendaison, l'utilisation d'une arme (à feu ou tranchante), le saut d'une grande hauteur, la noyade ou le saut devant un véhicule en déplacement. On a également noté que la petite taille une fois adulte augmentait le risque. Les hommes qui étaient nés de taille normale, mais plus petits que la moyenne une fois adulte, étaient 56 % plus susceptibles que les hommes de grande taille de s'en prendre à leur vie.
Plus un homme est grand, moins il est susceptible de faire une tentative de suicide.
Les hommes qui étaient nés en sous-poids (en dessous de 2,5 kg), mais qui atteignaient ensuite le poids normal étaient 2,5 fois plus susceptibles de faire une violente tentative de suicide. Ceux qui étaient nés prématurément (et donc petits et de faibles poids) étaient 4 fois plus susceptibles d'attenter à leur vie de manière violente que ceux nés après 38 ou 40 semaines de grossesse.
Pour les auteurs de l'étude, il se pourrait bien que la sérotonine soit la clé de ce résultat. Cette molécule est cruciale pour le développement du cerveau. Un manque de cette molécule peut conduire à l'agression, l'impulsivité et au comportement suicidaire.

Source : Sur la Toile

lundi 14 janvier 2008

Les femmes aux belles courbes sont intelligentes !

On voit en général une femme pulpeuse comme sensuelle et attirante mais vous seriez amusé d'entendre quelqu'un dire d'elle en la regardant : « Whaouh ! Qu'elle est intelligente ! »
Pourtant il se pourrait bien qu'il ait raison. On vient de démontrer statistiquement qu'en plus d'être plus attirante et de vivre en moyenne plus longtemps, les femmes qui ont "la forme d'un sablier" sont aussi plus intelligentes et de même pour leurs enfants !
L'étude a en effet trouvé que les femmes de hanches large et de taille fine sont plus intelligentes (en moyenne) que les « formes de pomme » ou les corps filiformes. Elle suggère également que les enfants nés de ces femmes sont plus intelligentes : peut-être la présence d'acides-gras oméga-3 dans les hanches...
Voici donc une nouvelle explication sur pourquoi les hommes sont universellement attirés pas les femmes qui ont les rondeurs où il faut (et pas plus). Pour l'étude, les chercheurs ont pris les données d'une autre qui avait récolté les mensurations de 16 000 personnes du sexe féminin ainsi que leur QI (fourni par les résultats à des tests cognitifs). On a alors simplement remarqué que les femmes qui avaient les bonnes courbes (ratio taille / hanches autour de 0.6, 0.7 ) avaient le maximum d'intelligence en moyenne.
Les acides-gras oméga-3 qui sont stockés dans les hanches de ces femmes sont nécessaires au développement optimal de l'intelligence des enfants alors qu'ils sont encore dans le ventre de leur mère. Si une femme possède trop de gras sur les hanches, cela fait que les omega-6 sont présents et qu'ils sont moins adéquats pour le développement de l'intelligence. Bien sûr, ces théories sur les omégas-3 et 6 sont toutes neuves et demandent confirmation. Cela permettrait d'expliquer en tout cas pourquoi les enfants de femmes trop jeunes (ados) n'obtiennent pas d'aussi bon résultats en moyenne aux tests de QI, (sauf si leur ratio hanches/taille est correct).
De nombreuses études ont montré que les hommes sont universellement attirés par les femmes ayant un certain ratio idéal taille/hanches et si les théories explicatives abondent (indice de fertilité, plus longue vie etc.) , rien n'est encore définitivement prouvé.

Source : Sur la toile

jeudi 11 octobre 2007

La symphonie des couleurs d'automne au Québec

Avant-hier, Miss math faisait un clin d'oeil aux Suisses. Alors aujourd'hui, je fais un clin d'oeil aux Québecois en présentant ces statistiques poétiques sur la couleur des forêts sur leurs... collines.
Le tableau est mis à jour chaque vendredi, à partir des données recueillies au cours de la semaine. Ces données sont gracieusement fournies à titre indicatif par des intervenants désignés dans chacune des régions. Le pourcentage indiqué correspond à la superficie approximative couverte par les coloris automnaux (rouge, orange, jaune). La mention « déclin » signifie que les tons de brun apparaissent parmi les autres couleurs et que les feuilles commencent à tomber sur le sol.

dimanche 2 septembre 2007

L'ordinateur n'aiderait pas vraiment les enfants

Voici un article du Daily telegraph qui rend compte d'une étude selon laquelle l'influence de l'utilisation des ordinateurs à l'école et à la maison sur les progrès scolaires des enfants est nulle, voire négative ! Le plus intéressant c'est qu'en ré-analysant les données d'une étude PISA de 2000, les chercheurs se sont aperçus que la conclusion était complètement fausse ! Selon l'étude PISA, plus les enfants avaient d'ordinateurs à la maison, plus ils réussissaient à l'école. Or l'équipement en ordinateur est fortement corrélé aux revenus et au niveau social. Une fois éliminée l'influence du niveau de revenu, celle des ordinateurs était réduite à... zéro. Une telle confusion entre corrélation et causalité dans une étude internationale (PISA influence fortement les politiques des pays européens en matière d'éducation) peut sembler étonnante, alors qu'on est en droit d'attendre qu'un lycéen moyen comprenne cette nuance (c'est en effet un objectif du Lycée). Mais le discours pro-ordinateur est agréable à l'oreille des politiques : lancer une grande campagne d'équipement en informatique c'est tellement médiatique et tellement moins coûteux que de recruter des enseignants bien formés... Alors, si vous allez dans ce sens, personne n'ira regarder vos résultats de trop près.

Source : Mathéphysique

mardi 14 août 2007

Sexe, mensonge et mathématiques

Toutes les enquêtes réalisées dans le monde confirment cet état de fait: les hommes rapportent toujours avoir eu beaucoup plus de partenaires sexuels au cours de leur vie que les femmes. Ainsi, dans une récente étude britannique, on apprend que les hommes interrogés ont eu en moyenne 12,7 partenaires contre 6,5 pour les femmes. On parle de rapports hétérosexuels.
Imaginons un graphe biparti. A gauche les sommets représentent les hommes, à droite les femmes. Relions un sommet "Homme" à un sommet "Femme" si le couple a eu une relation intime. Pour faire la moyenne des conquêtes pour les hommes, il faut additionner le nombre d'arêtes partant des hommes et diviser par le nombre d'hommes. Idem pour les femmes. Or, le nombre d'arêtes est le même pour les hommes et pour les femmes! Donc, pour que les moyennes soient différentes, il faut que le nombre d'hommes soit différent du nombre de femmes. D'après l'étude britannique, il devrait donc y avoir environ deux fois plus de femmes que d'hommes, ce qui est évidemment absurde!
Moralité : les hommes sont des vantards! A moins que les femmes ne soient trop modestes. Ou alors les deux...

jeudi 7 juin 2007

Informatique et divorces

Une étude récente, menée dans en Italie, a montré une étroite corrélation entre le taux d'équipement informatique et le taux de divorces. Partout où les ordinateurs sont nombreux, la proportion des divorces est elle importante; à l'inverse, les divorces sont rares là où les foyers sont peu équipés informatiquement. Sur cette base, des journalistes en ont déduit que les ordinateurs affaiblissent la cohésion des couples, et ont tendance à provoquer leur désunion. Ce raisonnement vous semble-t-il correct ?

Pas du tout ! Mais l'analyse a eu du succès, et l'idée que les ordinateurs sont très "prenants" au point de détruire fréquemment la vie familiale et la cohésion des couples s'est ancrée dans les esprits. La réalité est bien différente. Il y a des disparités importantes de développement en Italie; les régions du sud sont assez pauvres, peu équipées en ordinateurs, et la mentalité y est assez traditionnelle, influencée fortement par le catholicisme; le divorce est peu en usage. Le nord, par contre, est plus riche, moderne, équipée en ordinateurs, et divorcer est une pratique qui ne choque pas les esprits. C'est ainsi qu'il y a une corrélation entre le taux des divorces et celui des équipements en ordinateurs, mais on aurait tout aussi bien pu utiliser le taux d'équipement en lave-linge ou la surface des appartements ! Les mauvais raisonnements basés sur l'interprétation de chiffres statistiques sont devenus courants dans les médias. Par exemple, la plupart des accidents ont lieu près du domicile des conducteurs; certains en on déduit que l'on risque davantage près de chez soi. En fait, la corrélation est simplement due au fait que le voisinage du domicile est l'endroit le plus souvent fréquenté par les conducteurs. Autre exemple, les taux de mortalité par cancer du poumon ont longtemps augmenté en même temps que la consommation de tabac. Certains en ont déduit que le tabac a été la cause de la hausse de ces cancers. Certes, le tabac favorise bel et bien le cancer du poumon, mais ce n'est pas ce genre de résultats qui permet de le montrer. Durant une longue période, la consommation de tabac a augmenté en parallèle avec la durée de l'espérance de vie; en déduirait on pour autant que la cigarette augmente la longévité ? En réalité, le niveau de vie a progressé, ce qui a entraîné une augmentation de l'espérance de vie et le développement de nouveaux types de mortalité, en particulier, par cancer. En parallèle, la consommation de tabac ou d'eau minérale ont augmenté, mais cela était essentiellement une conséquence de l'augmentation du pouvoir d'achat. Un livre intéressant compile 133 erreurs d'interprétation de résultats statistiques dans les médias; à connaître, pour ne pas se faire piéger soi-même (le livre "Attention Statistiques" est écrit par Joseph Klatzmann, et publié à La Découverte).

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