Le blog-notes mathématique du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.

mercredi 17 décembre 2008

Petit à la naissance, obèse à l'âge adulte ?

Les personnes qui présentent une taille inférieure à la normale à la naissance ont beaucoup plus de risques que les autres de souffrir d'obésité une fois rendu à l'âge adulte, soit au tournant de la trentaine, telles sont les résultats d'une recherche conduite par des scientifiques de l’hôpital Robert Debré en France.
L'ensemble de ces travaux est décrit dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism.
L'enquête du docteur Taly Meas s'est penchée sur un groupe de 389 volontaires d'âge adulte qui avaient une taille en dessous de la moyenne lors de leur naissance, ainsi que sur un autre groupe composé de 462 participants, ceux-ci étant nés avec une taille jugée comme régulière.
Les collègues scientifiques ont pu déterminer que les deux groupes de volontaires ne présentaient aucune variation significative de poids vers le début de la vingtaine, précisément à 22 ans.
Or, huit ans après cette constatation, l'équipe a noté que les gens qui avaient vu le jour avec une moindre taille étaient sensiblement plus corpulents. Ces derniers présentaient d'ailleurs un poids ainsi qu'un tour de ceinture supérieur aux autres volontaires de l'étude. Dans la catégorie des nouveau-nés de petit poids, ils étaient près de 12,3 % à souffrir de troubles d'obésité à l'âge de 30 ans, alors que chez les membres de la deuxième catégorie, l'incidence de surpoids était de 6,5 %.
Ces conclusions vont donc dans le même sens que des recherches antérieures, en faisant état qu'une petite taille à la naissance menant à un surplus de kilos à l'âge adulte serait en fait un phénomène permanent partiellement prédéterminé lors de la vie intra-utérine.

Sources : Psychomédia, Sur la Toile

mardi 2 décembre 2008

Le café diminuerait la taille de la poitrine...

Les femmes présentant une mutation génétique sur un gène impliqué dans le processus de production d'oestrogènes, soit le CYP1A2, et qui consomment du café sur une base régulière, ont un plus petit tour de poitrine, d'après une enquête rapportée dans le British Journal Of Cancer.
L'équipe de scientifiques suédois est arrivée à cette conclusion suite à une étude qui était initialement axée sur les dangers d'apparition de tumeurs au sein.
Ainsi, c'est en étudiant des informations recueillies auprès d'un échantillon d'environs 300 femmes, précisément la taille des seins, le bagage génétique, ainsi que les habitudes nutritionnelles, que les spécialistes ont pu mettre en évidence un lien entre la quantité de café consommée quotidiennement et le tour des seins.
Les participantes qui portaient la version mutée du gène en question, à savoir près de la moitié d'entre elles, et qui faisaient la consommation journalière de 2 à 3 tasses de café, avaient sensiblement de plus petits seins que les autres.
Or, si les résultats des travaux démontrent bel et bien un lien existant, la cohorte scientifique ne peut cependant pas encore expliquer pourquoi cette tendance est retrouvée seulement chez les femmes ayant la variation génétique du gène CYP1A2.

Source : Canoë santé

vendredi 21 novembre 2008

Est-ce que le rouge rend les femmes plus attrayantes aux yeux des hommes?

À travers les cultures et les millénaires, la couleur rouge a été associée aux passions sexuelles et à l'amour romantique.
Les psychologues Andrew Elliot et Daniela Niesta ont vérifié, dans une recherche publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology, si la couleur rouge pouvait rendre les femmes plus attrayantes sexuellement aux yeux des hommes. Ils ont montré qu'effectivement c'est le cas et que les hommes sont inconscients de cette influence que la couleur exerce sur eux.
Dans différentes expériences, les participants regardaient des photos de femmes dont la bordure était rouge, blanche, grise, verte ou bleue et se faisaient demander dans quelle mesure ils trouvaient cette personne jolie.
Dans une autre expérience, la blouse d'une femme était digitalisée en rouge ou en bleu. En plus d'évaluer la beauté de la femme, les participants se faisaient demander s'ils aimeraient sortir avec cette personne et, s'ils avaient $100 dans leur portefeuille, combien ils seraient disposés à dépenser pour une sortie avec elle.
Dans toutes les conditions testées, les femmes entourées de rouge ou portant du rouge étaient considérées plus attrayantes et désirables sexuellement que les mêmes femmes montrées avec d'autres couleurs. Les hommes étaient aussi plus disposés à les inviter et à dépenser davantage pour cette sortie.
L'effet du rouge ne s'exerçait que sur les hommes et sur leurs perceptions de l'attrait. Le rouge n'influençait pas l'évaluation de l'attrait des femmes par d'autres femmes et n'influençait pas l'évaluation de la part des hommes d'autres traits comme l'amabilité, l'intelligence ou la bonté.
Bien que le rouge améliorait les sentiments positifs dans cette étude, des recherches précédentes ont montré que la signification des couleurs dépend du contexte. Par exemple, Elliot et d'autres ont montré que le rouge dans des situations de compétition, comme un examen écrit ou des événements sportifs, est lié à une moins bonne performance.
Bien que cet effet aphrodisiaque du rouge peut être causé uniquement par un conditionnement social, les auteurs argumentent que la réponse des hommes au rouge provient probablement de racines biologiques plus profondes. Ils font un lien avec des recherches qui ont montré que les primates non humains (chimpanzés, babouins) sont particulièrement attirés par les femelles chez qui cette couleur est plus présente.
Ces résultats, disent les chercheurs, peuvent avoir des implications pour les jeux de séduction, l'industrie de la mode ainsi que le design et marketing de produits.

Source : Psychomédia

samedi 15 novembre 2008

Cycles de moussons et déclin des dynasties chinoises

Les cycles de moussons auraient eu une influence sur le déclin de certaines dynasties chinoises, d’après des chercheurs de l’Université de Lanzhou.
Ces chercheurs ont daté les périodes de hautes et de basses moussons présentes en Chine depuis 1800 ans en analysant chimiquement une stalagmite contenant des concentrations anormalement élevées d’uranium trouvée dans une grotte du nord ouest du pays.
L’analyse de cette stalagmite de 1 mètre 18 a mis en évidence des cycles de mousson qui correspondent non seulement à des épisodes climatiques connus, comme la retraite des glaciers alpins, mais également à des périodes de l’histoire chinoise
D’après les chercheurs, les moussons étaient faibles à la fin des dynasties Tang (618-907), Yuan (1271-1368) et Ming (1368-1644), suggérant que les conditions climatiques auraient eu une influence sur la chute de ces dynasties.
De même, les périodes de moussons fortes correspondraient à des périodes de croissance : "Pendant les périodes de moussons fortes, certaines dynasties ont connu une augmentation de la culture du riz et la population a prospèré, comme celle des Song du Nord (960-1127)", ont déclaré les auteurs de l’étude.
D’après ces chercheurs, l’analyse de la stalagmite met également en évidence le rôle des activités humaines dans le changement climatique actuel : Dans le passé, les périodes de températures élevées correspondaient à des périodes de moussons relativement fortes, une relation qui a disparu depuis 50 ans, avec des températures qui augmentent et des moussons faibles.

Source : Sur la toile

jeudi 30 octobre 2008

Le choix du partenaire, une question de hasard ?

Une récente recherche, menée à l'Université de Pécs en Hongrie, révèle que les femmes auraient une forte tendance à être attirées par les hommes qui ressemblent à leurs pères, alors que pour les individus de la gent masculine, à choisir leurs partenaires en fonction de leurs similarités avec leurs mères.
L'équipe de psychologues, menée par monsieur Tamas Bereczkei, a donc mesuré 14 zones faciales déterminées chez les membres de 52 familles, chacune incluant un couple formé approximativement depuis 18,6 mois et dont la moyenne d'âge se situait entre 21 et 32 ans, et de leurs deux parents.
En comparant les mesures obtenues des proportions du visage de chacun des partenaires avec ceux de leurs beaux-parents, les chercheurs ont pu noter des similarités notables.
D'après les éléments de la recherche, il semble donc que les sujets féminins avaient une nette tendance à choisir des partenaires qui présentaient des traits faciaux semblables à ceux de leurs pères, plus précisément en ce qui concerne les proportions relatives aux yeux et au nez, sans pourtant qu'ils n'aient de ressemblances avec l'apparence du visage de leurs mères.
Quant à eux, les hommes étaient plus sujets à arrêter leurs choix sur des partenaires qui présentaient des similarités avec les caractéristiques faciales de leurs mères, notamment au niveau de la bouche et de la mâchoire, mais sans aucune se rapprochant de celles de leurs pères.
D'après l'équipe hongroise, ce serait probablement la marque, c'est-à-dire l'empreinte sexuelle, que laisserait le parent du sexe opposé sur l'individu durant l'enfance qui pousserait ce dernier, à l'âge adulte, à sélectionner des partenaires présentant des critères de ressemblances avec ce modèle.
Les détails de l'enquête Facialmetric Similarities Mediate Mate Choice: Sexual Imprinting On Opposite-Sex Parents sont publiés dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences.

Source : Sur la Toile

samedi 18 octobre 2008

Comment manipuler un sondage

Extrait d'un article paru dans Agoraxox.

Les Français sont-ils favorables au travail le dimanche ?

Depuis un bon mois, les déclarations gouvernementales sur les intérêts potentiels d’une libéralisation du travail le dimanche se sont succédé. Cette opération de communication vient de franchir une étape supplémentaire avec la publication par Le Journal du dimanche d’un sondage laissant penser que ces propositions auraient le soutien de l’opinion publique. Est-ce bien sûr et que cache cette volonté de « réforme » du Code du travail ?

Depuis un bon mois, MM. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, et Xavier Bertrand, ministre des Affaires sociales, se relayent auprès des professionnels pour les assurer de leur volonté de promouvoir le travail le dimanche, en accord avec le slogan présidentiel « travailler plus pour gagner plus ». Un sondage Ifop-Publicis paru le 12 octobre dans Le Journal du dimanche laisse supposer que les Français y sont favorables à 67 %. Cette présentation des faits a été reprise tout au long de la journée de dimanche par les médias audiovisuels (France 2 et France 3, France-inter, France-info, RTL, Europe 1, etc.) avec un manque de recul étonnant ; elle mérite pourtant une analyse plus poussée.

Un sondage présenté de façon surprenante

Intéressons-nous tout d’abord au sondage lui-même. Première surprise, la question posée était « travailler le dimanche est payé davantage qu’en semaine. Si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez-vous ». Cette formulation met donc en avant l’avantage salarial que procurerait le travail dominical, avantage dont on verra plus loin l’aspect fortement théorique, avant de poser la question objet. Il s’agit-là d’un biais de présentation de nature à induire une réponse a priori plutôt positive que négative. De façon plus perverse, cette question suggère aussi qu’il s’agirait d’une demande de l’employeur, et non pas d’une exigence, ce qui implique que les sondés seraient libres de refuser. On verra aussi plus loin ce qu’il en est...

Deuxième surprise, les réponses ne sont pas du type oui ou non, mais « non jamais » (33 %), « de temps en temps » (50 %) et « toujours » (17 %). Ceci signifie donc que la moitié des personnes interrogées n’est disposée à travailler le dimanche que de temps en temps le dimanche, notion vague et opinion modérée que les analystes du Journal du dimanche et leurs confrères de la presse n’ont pourtant pas hésité à agréger sous le titre « Les Français veulent travailler le dimanche ». L’article du Journal du dimanche portant ce titre a d’ailleurs été rédigé par le nouveau rédacteur en chef, M. Claude Askolovitch, dont l’arrivée au journal s’est traduite par un alignement étonnant de celui-ci sur la ligne politique présidentielle.

Une fracture entre droite et gauche, entre Paris et province

Ce souhait de voir libéraliser le travail le dimanche correspond à une fracture entre les habitants des grandes villes et particulièrement ceux de Paris, et ceux de la province. Un résultat d’un sondage équivalent réalisé en 2007 démontrait que seul 45 % des provinciaux étaient favorables au travail dominical contre presque 75 % de leurs concitoyens citadins. Ce clivage est aussi un double clivage puisqu’il oppose électeurs de droite (favorables à 66 %) et ceux de gauche (favorables à 44 %).

Ces deux typologies sont intéressantes. A priori, ceux qui sont les plus concernés par le travail le dimanche, c’est-à-dire ceux qui devront travailler ce jour-là et qui sont statistiquement plus « à gauche » qu’« à droite », n’y sont pas si favorables que cela. Même observation par niveaux de revenu : si l’on compare les revenus disponibles par ménage en région parisienne et en province, on constate que c’est a priori ceux qui ont les plus forts revenus - et qui sont donc plus à mêmes de profiter de l’ouverture des magasins le dimanche - qui sont favorables au projet. Il est donc plus que probable que parmi ceux qui ont répondu « oui toujours » ou « de temps en temps » à la question posée par Ifop-Publicis, une proportion non négligeable a réagi de façon quelque peu individualiste, comme bénéficiaire potentielle, probablement non concernée par le risque que constitue le travail dominical.

Pour que ce sondage ait vraiment une valeur indicative, il aurait fallu interroger non pas l’ensemble des actifs, mais l’ensemble des actifs risquant de devoir travailler le dimanche... Il n’est alors pas certain que la réponse aurait été la même !

Lire l'article complet

jeudi 9 octobre 2008

Symétrie et attirance corporelle

Une recherche a montré la corrélation existant entre l'attirance et les caractéristiques corporelles : hauteur, taille des seins, longueur des jambes, largeur des épaules et arrondi du visage. L'étude a également exploré le degré d'asymétrie entre les côtés droit et gauche du corps. On croît fortement qu'il s'agit d'une mesure indirecte de la qualité du développement chez de nombreuses espèces dont l'Homme. Les chercheurs ont utilisé un scanner optique 3D pour mesurer les proportions humaines de manière précise.
Les scientifiques ont identifié une propriété nommée « masculinité du corps », une sorte de globalisation mathématique des composantes corporelles comme une plus grande hauteur, des épaules plus larges, des seins plus petits et des jambes plus courtes. Les résultats les plus remarquables sont que lorsque l'on demandait à des hommes de noter des images de femmes en 3D sur le plan de l'attirance, les hommes choisissaient évidemment les corps dont le score de « masculinité » était le plus faible et inversement lorsque des femmes notaient des corps en 3D d'hommes.
Par ailleurs, une forte masculinité était corrélée avec la plus grande symétrie possible chez les hommes et par une plus grande asymétrie chez les femmes. Cela suggérerait que les individus possédant le meilleur développement et santé sont les corps qui exagèrent les caractères orientés par le genre sexuel. Pour le responsable de cette étude, il est clair que les proportions et symétries corporelles envoient des signaux aux autres concernant votre état de santé et votre développement général.
Chez de nombreuses espèces, plus on se rapproche de la symétrie parfaite, plus cela signifie meilleure santé, développement et succès dans la reproduction. Comme les asymétries ne sont pas toujours évidentes à l'oeil nu, l'évolution aurait trouvé des signaux plus forts comme la largeur des épaules, les courbes ou la manière de se déplacer afin de montrer que l'individu est sain.

Source : Sur la Toile

lundi 6 octobre 2008

Le goût pour le sport dépend de la longueur des doigts

D'après une étude récente de la part de chercheurs de l'université de l'Alberta et de l'université de la Californie, il existe une corrélation directe entre la longueur des doigts et la volonté de faire de l'exercice physique.
Cette étude jette également quelques doutes sur une étude récemment publiée qui faisait le lien entre la longueur des doigts et l'agressivité masculine. On a pensé tout d'abord que les deux situations constatées sur la longueur des doigts avaient été causées par une exposition à des niveaux élevés de testostérone lorsque l'individu était encore dans le ventre de sa mère. Cette dernière étude qui s'est portée sur des souris de laboratoire n'a trouvé aucune preuve permettant de valider cette hypothèse.
Elle a utilisé un millier de souris blanches pour trouver un lien entre la longueur des doigts, l'exercice volontaire et, éventuellement, des niveaux importants d'hormones prénatales. On réalisait la différence de niveaux d'activité entre les souris d'un groupe de contrôle et des souris spécialement sélectionnées.
D'après les résultats, ce serait plutôt le stress prénatal que les niveaux de testostérone qui, dans le ventre de la mère, conditionnerait le petit à davantage d'activité physique.
Cette recherche indique donc qu'il existe un lien (pas forcément causal) entre le cerveau, le comportement, les composantes de la personnalité et la forme de la main.
Il serait donc possible que certains aspects de la personnalité, ici le désir de faire du sport, soit fixé une fois pour toute pour la vie dès le tout début de notre existence.

Source : Sur la toile

vendredi 19 septembre 2008

Qui triche ?

De nombreuses études ont déjà regardé comment les étudiants d'université trichaient, mais aucune ne s'était posée la question suivante : qui est plus susceptible de tricher ?
Une étude sur les étudiants d'une université américaine (Ohio) a montré que les étudiants qui obtenaient les meilleures notes sur un test psychologique mesurant le courage, l'empathie et l'honnêteté étaient les moins susceptibles de déclarer qu'ils trichaient par le passé ou qu'ils pensaient tricher à l'avenir.
De plus, ces étudiants là étaient alors moins susceptibles de croire que leurs collègues étudiants procédaient à de nombreux actes de triches. Il s'avère donc que les personnes qui ne trichent pas ont une vision plus positive des autres.
Ces étudiants modèles ne voient pas trop de différences entre eux-mêmes et les autres. Ce problème est important car on sait pertinemment que la triche est usuelle sur les campus.
Plus de la moitié et parfois 80% des étudiants avouent qu'ils ont déjà triché (selon les campus). Les étudiants qui ne trichent pas sont bien une minorité : une sorte d'héroïsme académique !
Si ces personnes-là en viennent un moment à tricher, elles se sentent évidemment plus coupables que ceux qui ne sont pas de la trempe des « héros académiques ».
Une des raisons d'étudier la triche à l'université est de tenter de réduire les manières de réduire ce fait. Lorsqu'on demandait aux étudiants s'ils avaient l'intention de tricher à l'avenir, presque la moitié disait que non mais un quart avouait qu'ils tricheraient à coup sûr. Les 29 % autres étaient incertains.
Ce sont ces 29 % d'étudiants que des stratégies de prévention de la triche doivent viser. Ces stratégies devraient se focaliser sur l'empathie et le courage latents de ces étudiants.

Source : Sur la Toile

jeudi 11 septembre 2008

Désastres naturels et retards chez l'enfant

Une étude a démontré que les femmes qui portaient un enfant lors de la tempête de verglas survenue en 1998 au Québec, avaient donné naissance à des bébés qui, dès l'âge de 5 ans et demi, ont présenté un retard de développement.
Les observations obtenues par les chercheurs québécois David Plante et Suzanne King de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, ont révélé que la progéniture des femmes ayant subi un taux de stress élevé lors de leur grossesse présentait dix points de moins au test mesurant le quotient intellectuel ainsi que de moins bonnes aptitudes au niveau du langage comparativement aux autres enfants.
Pour en arriver à ces résultats, les scientifiques ont du collecter les informations de 178 femmes qui attendaient un bébé durant la tempête de pluie verglaçante, pour ensuite observer 89 de ces enfants. En outre, la recherche a été essentiellement focalisé sur 3 principales dimensions du développement chez l'enfant, soit au niveau physique, cognitif et comportemental.
C'est ainsi que l'étude a permis aux chercheurs d'avancer que le retard de développement des enfants issus de mères ayant ressenti un fort stress alors qu'elles étaient enceintes se reflétait surtout en terme d'aptitudes linguistiques et intellectuelles moins élevées. D'après docteur David Laplante, cette recherche serait la première en son genre qui mettrait la lumière sur les répercussions du stress subi lors d'un désastre naturel chez la femme enceinte face au développement biologique et socioculturel de l'enfant.
L'étude paraîtra dans le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry.

Source : Sur la Toile

vendredi 5 septembre 2008

Comment commander une boisson gazeuse aux USA ?


Comment commander une boisson gazeuse aux USA ? Vous demandez un "Pop", un "soda", ou autre choses ? Voilà la question de fond d'un article paru dans "the Journal of English Linguistics (Soda or Pop?, #24, 1996) et d'une carte montrant les variations linguistiques régionales des Etats-Unis pour ce type de boissons.

Source : The Pop Vs Soda Map

lundi 1 septembre 2008

Quels billets contiennent le plus de cocaïne ?

Une étude de billets de banques pris au hasard dans différents pays européens a montré que ce sont les billets espagnols qui contiennent le plus de cocaïne.
La concentration de ces billets espagnols est de 155 microgrammes. Les chercheurs ont également réalisé une étude comparative des méthodes utilisées habituellement pour détecter la présence de cocaïne sur les billets de banque dans le monde. Les technologies récentes de détection de cocaïne permet de trouver des traces sur n'importe quel billet. Concernant les billets de banque espagnols, on peut trouver de la cocaïne non seulement sur les billets qui ont été en contact direct (manipulation par des dealers etc.) mais aussi sur tous les billets en circulation. Cela est dû à la « contamination croisée » entre les billets de banque lorsqu'ils sont réunis mais aussi à cause des machines de comptage utilisés dans les banques (distributeurs etc.) Sur certains billets, on a détecté jusqu'à 889 microgrammes de cette drogue !
C'est cependant aux USA qu'on peut trouver des « records » de contamination. Certains billets américains en contiennent jusqu'à 1300 microgrammes. La valeur moyenne reste comprise entre 2.86 et 28.75 microgrammes selon l'année et la ville considérée. Les billets de banque allemands ont une concentration moyenne de cocaïne 5 fois inférieure à celle de l'Espagne. Une autre étude sur 356 billets de banque suisses a montré que seulement 6 % étaient contaminés (à des concentrations supérieures à 1 nanogramme par billet). On estime qu'au Royaume-Uni, 40 à 51 % des billets de banque sont contaminés.
Il est évident qu'il existe une relation non équivoque entre les forts niveaux de cocaïne trouvés sur les billets de banque et la consommation de cette substance dans les pays. L'Espagne est le point d'entrée de la cocaïne en Europe (ensuite vient le Portugal). On dit dans le rapport que la cocaïne est devenue « intégrée » dans la société espagnole qui joue ainsi à la roulette russe avec le développement neurologique d'une génération toute entière. Il est donc nécessaire de tout faire pour réduire la consommation de cette drogue dans le pays. Il faut en particulier détruire l'image « glamour » de cette drogue. Cette image souvent renforcée par les média... A cause de cela, tout le monde en Espagne a de la cocaïne dans son portefeuille !

Source : Sur la Toile

vendredi 29 août 2008

Les vaches regardent-elles vers le pôle nord magnétique ?

Drôle d'observation réalisée par une équipe germano-tchèque, qui publie sa trouvaille dans une revue scientifique : au repos, les vaches, les chevreuils et les cerfs élaphes s'orienteraient préférentiellement dans le sens du champ magnétique terrestre, comme en témoignent, entre autres, les images de Google Earth ! Voilà un nouveau jeu pour les promenades en campagne, que les enfants adoreront sûrement : devant un troupeau de vaches, sortir une boussole et noter l'orientation de chaque animal par rapport au nord magnétique. Les jours de pluie, on peut poursuivre l'étude à la maison en scrutant patiemment les images de Google Earth à la recherche de bétail au pré.

Les adeptes de ce passe-temps ne manqueront pas d'envoyer les résultats à Sabine Begall, une biologiste allemande de l'université de Duisberg-Essen. Elle et quatre collègues (allemands et tchèques) ont passé beaucoup de temps à ce jeu, s'intéressant au bétail mais aussi aux chevreuils et aux cerfs élaphes. Ces deux derniers mammifères ont été observés sur le terrain, en République tchèque, et les vaches sur Google Earth.
Leurs résultats, inattendus et inexplicables, viennent d'être publiés dans les Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences), une revue scientifique américaine. Selon leur étude, portant sur 8.510 vaches, observés sur 308 sites, et sur 2.974 cerfs élaphes ou chevreuils (vus en 241 endroits différents), les animaux s'orienteraient plus souvent vers le nord ou le sud que vers les autres directions. Plus précisément, la préférence serait marquée par rapport au nord magnétique et non géographique.


Résultats des orientations relevées pour la vache (en A), le chevreuil (B) et le cerf élaphe (C). Les lignes noires donnent l'orientation moyenne et les triangles les moyennes observées dans différentes régions du monde. © Sabine Begal et al.

Les auteurs ont testé des hypothèses alternatives. Ils excluent par exemple la plus probable, qui voudrait que les animaux se positionnent par rapport au vent, pour éviter le refroidissement ou, à l'inverse, pour se rafraîchir. Les observations sur le terrain (donc ne concernant pas les vaches) ne montrent aucune corrélation, d'autant que chevreuils et cerfs élaphes ont surtout été observés en forêt, où le vent est faible. Pour le bétail, une orientation par rapport au vent ne conduirait pas, analysent les chercheurs, à un axe nord-sud préférentiel. Les mammifères pourraient aussi chercher à présenter un flanc au soleil, ce qui pourrait expliquer qu'ils se positionnent plus souvent vers le nord ou vers le sud. Mais les observations aux hautes latitudes, où la déclinaison magnétique est forte, contredisent cette hypothèse. Si elle était vraie, en effet, les animaux devraient s'orienter par rapport au nord géographique et non le nord magnétique, comme les observations semblent le montrer.
Mais il reste des inconnues de taille : outre que cette observation n'a jamais été rapportée par aucun éleveur de bétail durant les deux derniers millénaires et que les mécanismes impliqués sont totalement mystérieux, tout autant que l'intérêt pour l'animal, personne n'a mis en évidence une perception du champ magnétique chez les grands mammifères. Les seuls cas connus au sein de ce groupe concernent des rongeurs et une chauve-souris. Mais les chercheurs insistent sur le fait que s'aligner par rapport aux lignes d'un champ magnétique n'implique pas une perception consciente. Des mécanismes secondaires, affectés par le magnétisme ambiant, pourraient conduire à des comportements particuliers.
Les auteurs rapportent un résultat ancien (1987) selon lequel, chez l'Homme, le délai au bout duquel survient le premier sommeil paradoxal (une phase toujours présente) est plus court chez les personnes dormant dans le sens est-ouest que chez celles allongées dans le sens nord-sud. Une autre étude (en 1993) montrait des différences dans l'électro-encéphalogramme. Purement observationnels, ces résultats n'apportent aucune preuve de la réalité du phénomène mais ils ont le mérite d'ouvrir un débat et de susciter quelques expériences. Il suffirait de soumettre des vaches à un champ magnétique élevé pour vérifier si elles se positionnent différemment. La revue en ligne Nature rapporte que selon Sabine Begall les vaches seraient alignées différemment sous les lignes à haute tension, qui produisent justement un champ magnétique, mais ce détail instructif ne figure pas dans la publication des Pnas. Il reste donc encore du travail et une jolie question scientifique que nous pouvons tous mettre à l'épreuve des faits. Pour vos prochaines promenades champêtres, n'oubliez pas la boussole...

Source : Futura-Sciences

samedi 9 août 2008

Harder, better, faster, stronger

Après tous les jeux olympiques ou championnats du monde, la question se pose : quel est le meilleur pays ? Le très bon magazine en ligne Plus étudie la question dans l'article Harder, better, faster, stronger.

dimanche 30 mars 2008

Différence d'âge idéale dans un couple

On connaît des célébrités masculines d'un certain âge qui choisissent pour compagne des femmes relativement plus jeunes : Mick Jagger et Michael Douglas sont des classiques. Pourquoi ce comportement et quelle pourrait bien être la différence d'âge idéale ?
Les hommes monogames ont statistiquement plus d'enfants s'ils se marient à des femmes plus jeunes. La question qui se pose est quelle est la différence idéale d'âge sur ce plan ?
L'année dernière, une étude suédoise avait suggéré qu'une différence de 4 à 6 ans était le mieux. Une nouvelle recherche critique ce résultat. Avec les mêmes hypothèses globales et en travaillant sur les données des siècles précédents, on arrive à un résultat bien différent et quasi absurde : la différence optimale serait carrément de 15 ans !
Certes, à première vue une équation simple montre que pour des relations monogames continues, les couples qui ont le plus d'enfants ont une différence d'âge de 4 à 5,9 ans (avec l'homme plus âgé bien entendu). La raison derrière ce fait ne comporte aucune controverse : un homme veut naturellement une femme plus jeune que lui car les femmes jeunes sont plus attirantes.
Les femmes ont naturellement tendance à prendre un homme plus âgé, car elles recherchent davantage la sécurité et la stabilité. La nouvelle recherche critique cependant le résultat de l'étude antérieure. Pour ces chercheurs, l'âge de la mère est susceptible d'être plus important que toute différence d'âge. L'équation est simple : plus une femme est âgée, moins elle est susceptible d'avoir davantage d'enfants.
Il faudrait de plus se méfier des différences entre pays : la différence « idéale » de 4-6 ans en Suède pourrait ne pas se retrouver ailleurs.

Sources : Sur la Toile, New Scientist

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