Le blog-notes mathématique du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.

mercredi 29 juin 2011

Plus de cancers de la peau à votre gauche

Une étude récente soutient l'idée que dans certaines situations, surtout pour ceux qui prennent souvent la route (et avec la vitre baissée, car la vitre arrête les UVB qui, donnent des coups de soleil, au moins, mais peu les UVA). On a regardé 85 000 cas de mélanome malin et carcinomes aux États-Unis (de 1986 à 2006). On a remarqué que ces cancers dangereux interviennent plutôt sur le côté gauche (bras et visage) que sur le droit. 52 % sur la gauche et 48 % sur la droite pour le mélanome par exemple.
Cette tendance pourrait être liée au fait que l'on conduit à gauche. La différence semble faible, mais cela reste remarquable d'un point de vue statistique. Les hommes semblent plus frappés par cette différence. On ne peut pas être certain que c'est la conduite qui est à l'origine de cette différence. Les personnes qui avaient un cancer « au milieu » n'étaient pas prises en compte. Remarquons qu'on a trouvé l'inverse en Australie (conduite à droite).

Sources : Sur-la-Toile, Discovery News

jeudi 2 juin 2011

On ne peut avoir que 150 amis, même sur Twitter ou Facebook

Durant les années 90, l'anthropologue Robin Dubar a étudié les groupes sociaux de différentes sortes de primates. Il a remarqué quelque chose de très curieux. Les primates tendent à maintenir les contacts sociaux avec un nombre limité de congénères. Une autre curiosité : ceux qui ont les plus gros cerveaux ont un plus grand cercle d'amis. Il s'est demandé si le nombre d'amis que l'on pouvait suivre n'était pas lié au volume du cerveau.
Il a fini par pousser l'étude sur ce terrain et a compris que le maximum de contacts réguliers atteignait 150 individus. D'autres études ont montré que le nombre moyen maximum de « vrais contacts » (réguliers) était de 150. Depuis peu toutefois, les réseaux sociaux sont devenus virtuels et ont modifié la manière dont les gens communiquent. Certains ont plusieurs milliers d'amis ou de personnes qui suivent leurs tweets.
Des chercheurs de l'université d'Indiana ont toutefois suivi un réseau de gens qui utilisaient Twitter. Ils ont fait la nuance entre les « contacts » très lointains et les personnes avec qui on entretient des communications diverses. Il s'avère que lorsque l'on a trop d'amis, on devient vite submergés. Au bout d'un point de saturation, on limite nos échanges avec ceux qui nous semblent moins importants. Ce point de saturation est situé entre 100 et 200 selon les gens. La moyenne est donc encore une fois de … 150. Rien n'a changé.

Sources : Sur-la-Toile, Technology review

mercredi 27 avril 2011

Le test de QI ne fait pas que mesurer le QI...

On vous a peut-être déjà fait passer un test de QI, et il est possible qu'on vous ait donné un résultat pas très glorieux à la sortie. Devant votre mère peinée d'avoir engendré un « ramollo du bulbe », vous auriez pu trouver une excuse comme quoi vous manquiez de motivation ce jour-là (ou même tous les jours). Ce n'est pas une plaisanterie. Des scientifiques de l'université de Pennsylvanie ont montré qu'il suffit de donner une rétribution financière pour voir les résultats s'accroître jusqu'à 20 points de plus (la moyenne est de 100, tandis que les membres de Mensa tournent autour de 150).
Le test de QI ne mesure pas seulement le QI, mais la motivation à faire un test de QI ! Voilà qui biaise pas mal les résultats. Les chercheurs ont regardé 46 études pour voir si une motivation financière pouvait avoir une influence sur les résultats. En moyenne, une incitation financière modifie le score de 10 points, mais si l'on pousse le cash jusqu'à plus de 10$, on peut "booster" le score final de +20 points !
Une autre étude sur 500 garçons a montré que ceux qui montraient des signes d'ennui (du type bâillement durant le test) avaient de moins bons résultats aux tests. La psychologue qui a conduit cette étude a voulu démontrer qu'il est temps que tous ceux qui, dans l'éducation, dans le social, et autres domaines qui se fient aux tests de QI pour deviner l'avenir d'un individu donné devraient peut-être avoir un oeil un peu plus critique sur ce type de mesure.

Sources : Sur-la-Toile, The Telegraph

dimanche 17 avril 2011

Les matchs les plus dangereux

Une étude américaine d'un économiste a montré que plus le score est serré, plus l'on constate ensuite d'accidents de la route parmi les supporters de l'équipe gagnante. La différence est très importante entre un match serré et un match largement gagnant : 133 % d'accroissement des accidents mortels sur la route à la suite d'un match serré par rapport à un match bien gagné. Il est intéressant de noter que cela intervient que l'équipe gagnante ait joué sur son terrain ou non.
L'étude s'est focalisée sur des matchs professionnels et universitaires de 2001 à 2008 (basket-ball et football américain). L'hypothèse initiale du chercheur était que des supporters s'ennuyaient et auraient fêté très tôt : plus d'alcool, donc plus d'accidents. L'autre hypothèse était que les niveaux de testostérone seraient très élevés et que l'agression serait d'un niveau plus important lors d'un match serré (alcool aidant...). C'est ce que les données semblent effectivement montrer. Ces résultats sont importants pour les supporters et pour les administrations concernées.

Source : Sur-la-Toile

lundi 4 avril 2011

Regarder des seins est bon pour le coeur

Regarder régulièrement, et avec insistance, la poitrine des femmes: c’est bon pour sa santé. C’est un médecin qui l’affirme. De plus ce médecin est une femme, la Drs Karen Weatherby. Elle a fait une étude d’une durée de 5 ans, sur 200 sujets mâles de chez mâle. Cette recherche a eu pour cadre trois hôpitaux de la région de Frankfurt en Allemagne.
Ces 200 hommes étaient divisés en deux groupes: le premier groupe avait pour instruction de mater la poitrine des femmes quotidiennement. Le second groupe avait lui l’interdiction de regarder. Et elles les a auscultés pendant les 5 ans: tension artérielle, activité cardiaque.
Eh bien, ses conclusions sont formelles: les hommes du premier groupe, ceux qui avaient pour consigne de mater et mater les seins, avaient une bien meilleure pression artérielle et activité cardiaque, et moins de troubles artériels. Selon cette doctoresse, regarder 10 minutes une poitrine féminine équivaut pour l’homme à 30 minutes d’aérobic...

Source : Tribune de Genève

mercredi 30 mars 2011

La religion en voie d'extinction dans 9 pays ? (dont la Suisse)

Une étude qui a suivi un recensement dans 9 pays montre que la religion semble s'y éteindre. De plus en plus de personnes affirment n'avoir aucune affiliation religieuse. L'équipe de chercheurs a trouvé cette conclusion grâce à un modèle mathématique non-linéaire pour tenter de tenir compte de l'inter-relation entre le nombre de gens qui se disent religieux et les motivations sociales correspondantes.
L'étude montre ainsi que la religion est sur la pente de l'extinction dans ces 9 pays : Australie, Autriche, Canada, République Tchèque, Finlande, Irlande, Pays-bas, Nouvelle-Zélande et Suisse. La prémisse de base est que les groupes sociaux qui ont davantage de membres sont plus attractifs et d'autre part que les groupes sociaux ont un statut ou une utilité de nature sociale.
Dans de nombreuses démocraties séculaires, il y a une tendance à ce que les gens s'identifient comme affiliés à aucune religion ; on a trouvé 40 % de gens aux Pays-bas et 60 % en République Tchèque. On a remarqué que dans tout les pays modélisés, les paramètres d'ajustement étaient similaires et donc qu'un même comportement général conduit aux mêmes mathématiques : la religion était en voie d'extinction. Il reste toutefois à améliorer le modèle car on ne peut croire, par exemple, que chaque personne est influencée de manière identique par les autres dans la société.

Source : Sur-la-Toile

dimanche 27 mars 2011

Impact du changement d'heure sur les examens scolaires

On savait que le changement d'heure (été-hiver) , en perturbant la durée du sommeil, déclenchait davantage de problèmes cardiovasculaires, des accidents de la route, de la perte de productivité au travail, mais on ne s'était jamais posé la question de savoir ce que cela donnait sur les étudiants. C'est confirmé : cela a un impact sur les notes.
Aux États-Unis, il est facile de comparer ce que cela donne, car dans l'état de l'Indiana, certains comtés appliquent le changement d'heures et d'autres pas. On a regardé un examen d'entrée à l'université qui se déroule 5 fois par an et on a trouvé une différence de 2 % dans les notes moyennes en raison de ce changement d'heures. Ce n'est peut-être pas énorme pour vous, mais certains élèves trop justes peuvent rater ainsi un examen...

Source : Sur-la-Toile

mercredi 2 mars 2011

Les adolescents heureux sont de futurs divorcés

Le titre caricature un peu les résultats d'une recherche de l'université de Cambridge, mais il s'agit d'une tendance véritable : les adolescents heureux font des adultes heureux, mais ils ont malheureusement davantage de risques de finir divorcés. Ces chercheurs ont étudié la relation entre une adolescence positive et le bien-être plus tard dans la vie et ils ont trouvé un effet direct.
Ceux qui ont eu une jeunesse heureuse sont 60 % moins susceptibles de souffrir de problèmes mentaux et aussi de mieux réussir tant socialement que professionnellement ; il faut donc souhaiter leur bonheur. Seul bémol : ils divorcent davantage. L'étude est fondée sur des statistiques portant sur 2776 personnes. L'explication possible serait qu'un plus grand niveau d'estime de soi conduirait aussi à un mariage plus difficile à tenir.

Source : Sur-la-Toile, The Telegraph

mardi 22 février 2011

Existe-t-il une saison pour faire des bébés ?

Au XVIIe siècle, le nombre de naissances atteignait un très fort pic entre les mois de janvier et d’avril, et donc un pic de conception neuf mois auparavant (entre avril et juillet). Bien que les scientifiques de l’époque qui s’intéressaient déjà au phénomène imaginaient que la saison printanière était plus propice à la vie, il semble que la cause de cette répartition des naissances soit davantage à imputer à la saisonnalité des événements naturels liés à l’agriculture (grands travaux des champs en fin d’été), à la religion chrétienne (période d’abstinence pendant le Carême et l’avent) et au grand nombre de mariages au printemps (avec les premières relations intimes des nouveaux couples).
Cette répartition a longtemps été la norme, même jusqu’au XXe siècle, mais l’amplitude des variations a considérablement chuté, lissant de plus en plus la courbe et contredisant la théorie d’une saison naturellement plus propice à la conception. Sans parler des guerres mondiales qui ont modifié ponctuellement les dates de conception des enfants, le rythme saisonnier de la vie économique a désormais une grande influence : les vacances estivales sont un moment privilégié des couples, qui trouvent plus de temps pour concrétiser leur désir d’enfant.

Le pic s’est déplacé de mai à septembre

Mais depuis les années 1970, le pic de naissances en mai s’est progressivement déplacé au mois de septembre. Pourtant, les vacances restent principalement prises en été, et les parents déclarent toujours préférer le printemps pour l’arrivée de leur enfant (27 % pour le mois de mai, contre 2 % pour le mois de septembre). Les fêtes de fin d’année perturberaient les habitudes, y compris les moyens de contraception, favorisant les oublis de pilule et les « accidents » !

Source : Futura-Sciences

samedi 29 janvier 2011

Faut-il laver ses jeans souvent ?

Un professeur et un de ses étudiants de l'université d'Alberta se sont posé la question suivante : est-ce que porter un jeans durant 15 mois sans le laver posait le moindre risque de santé (pour quelqu'un en bonne santé).
L'étudiant s'est prêté au jeu et a porté un jeans « moulant » de septembre 2009 à décembre 2010. Ce jeans était du type « Raw denim » ; aucun processus chimique n'a été employé pour traiter ce pantalon. Au bout des 15 mois, on a analysé la teneur en bactérie de ce jeans, puis on l'a lavé à la machine puis on l'a testé encore après que l'étudiant l'eut porté une nouvelle fois durant deux semaines. Résultat : même nombre de bactéries pour les deux tests. CQFD.
Pour le détail, on a trouvé 5 sortes de bactéries que l'on trouve usuellement sur la peau (surtout au niveau des parties génitales...). Dans cette zone, nous avons normalement entre 8 500 et 10 000 bactéries par centimètre carré. Aucun test n'a par contre été réalisé concernant l'odeur. L'étudiant a admis qu'au bout de quelques mois, le pantalon avait commencé à sentir.

Source : Sur-la-Toile, CBC News

mercredi 26 janvier 2011

Beau, donc intelligent

Les hommes et femmes qui ont un visage avantageusement esthétiques ont souvent une vie plus réussie (ils gagnent plus que la moyenne par exemple). Une nouvelle recherche vient de démontrer qu'ils sont de plus, en moyenne, plus intelligents. Des études réalisées au Royaume-uni et aux Etats-Unis a montré que les humains qui sont jugés comme beau ont 14 points de QI supérieurs à la moyenne. Ce facteur est indépendant de la classe sociale, de la taille corporelle et de la santé en général.
Les enfants de couples de personnes qui sont « beaux » (et intelligents) sont donc susceptibles de bénéficier de ces qualités. Les chercheurs ont par ailleurs noté que cette relation entre beauté physique et intelligence générale est plus élevée chez les hommes que chez les femmes. Les auteurs signalent que cette conclusion reste complètement scientifique (statistique) et générale et ne permet pas de donner une leçon sur la manière de traiter les autres de manière particulière.

Sources : Sur-la-Toile, Daily Mail

vendredi 21 janvier 2011

Les couples se disputent 312 jours par an

Les couples se disputeraient en moyenne 312 jours par an, et plus souvent le jeudi vers 20h, selon un sondage en ligne mené en Grande-Bretagne auprès de 3.000 personnes par le site Internet Betterbathrooms.com. Parmi les sujets de discorde qui peuvent faire des étincelles : oublier de rabattre la lunette des WC ou les cheveux retrouvés dans les canalisations.
Les personnes interrogées par ce sondage ont concédé que leurs disputes avec leur moitié étaient souvent futiles. Certaines ont même avoué que ces querelles pouvaient conduire à la rupture.
Parmi les sujet de discorde qui peuvent agacer les femmes : la lunette des WC qui n'est pas rabattue, le rouleau de papier toilette qui n'est pas changé, les lumières qui ne sont pas éteintes après avoir quitté une pièce ou encore le choix du programme de télévision.
De leur côté, les hommes sont agacés et peuvent se disputer pour des cheveux restés dans les canalisations, les tâches ménagères ou le temps que passe leur conjointe à se préparer.

mardi 30 novembre 2010

La journée la plus ch... du 20ème siècle

11 avril 1954. D'après les calculs de William Tunstall-Pedoe, cette journée est objectivement la plus insignifiante depuis 1900, explique le Telegraph. Seuls événements de cette journée : une élection en Belgique, la naissance d'un académicien turc, et la mort d'un footballeur anglais...
William Tunstall-Pedoe est arrivé à ce résultat grâce à son programme True Knowledge, qui a parcouru près de 300 millions de faits sur les personnes, les endroits et les évènements qui ont marqué l'actualité. En fait, le vrai but du programmeur était de trouver de nouvelles façons de faire des recherches sur le web. Son programme utilise des algorithmes complexes qui permettent de révéler comment des informations sont reliées à d’autres sur le web.

vendredi 26 novembre 2010

Quand sommes-nous tentés de tricher ?

Des chercheurs canadiens (université de Toronto) viennent de comprendre que nous sommes plus susceptibles de tricher, mentir ou de mal nous comporter … lorsque c'est facile de le faire. Ces scientifiques ont voulu tester les gens dans leur immoralité. Ils ont vu que les gens se complaisaient dans ce comportement lorsque cela ne leur demandait pas trop d'efforts.
Cette découverte pourrait avoir des implications pour les oeuvres caritatives qui cherchent à savoir quand et pourquoi les gens donnent un peu de leur argent (et temps). L'un des tests a consisté à faire réaliser à des volontaires des tests en mathématiques sur un ordinateur après les avoir avertis qu'il pouvait y avoir des défaillances dans le système de test. A l'un des groupes de volontaires, on avouait que la réponse à la question apparaissait en frappant sur la barre d'espace.
Aux volontaires d'un deuxième groupe, on disait qu'il suffisait de ne pas frapper un seul bouton durant 5 secondes pour avoir la réponse. Ces personnes du deuxième groupe étaient bien plus susceptibles de tricher. Dans les choix moraux, les émotions jouent en réalité un grand rôle : culpabilité et honte en particulier. Le fait de ne pas agir a de moindres implications "morales" (en réalité émotionnelles) que le fait d'agir...

Sources : Sur-la-Toile, Daily Mail

vendredi 5 novembre 2010

Conseil : pas d'infarctus le week-end !

Si vous êtes admis aux urgences durant le week-end après un grave accident cardio-vasculaire, vos chances de survie sont (malheureusement pour vous) plus faibles qu'en semaine. L'étude de l'université d'Ontario au Canada a repris les données concernant plus d'une vingtaine de milliers de patients admis dans les centres spécialisés en infarctus de l'Ontario durant cinq ans. Cela n'a concerné évidemment que les premières occurrences. Les personnes qui sont victimes d'un infarctus sévère à modéré ont autant de chances d'être admises un jour de week-end que n'importe quel jour de la semaine. Ceux qui étaient atteints d'un « petit infarctus » l'ont davantage en semaine.
Le week-end, les personnes sont plus âgées que la moyenne et sont plus souvent apportées par une ambulance. Ils passent aussi moins de temps dans l'établissement en tout et pour tout. On a remarqué que 7 jours après l'infarctus, les personnes qui avaient été admises le week-end avaient un risque de 8,1 % de mourir ; ceux admis en semaine avaient ce risque réduit à 7 %. Les raisons sont à chercher dans la qualité du personnel, la plus grande difficulté de consulter un spécialiste et des interventions chirurgicales effectuées en dehors des heures normales.

Source : Sur-la-Toile

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