Seshat : Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat Condorcet

Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat Condorcet (France)

Marquis de Condorcet

Ribemont, 17 septembre 1743 - Bourg-la-Reine, 29 mars 1794

Biographie

Né à Ribemont (Picardie) en 1743, il est l’un des descendants de la famille Caritat. Les Caritat tenaient leur titre de la ville de Condorcet (Dauphiné) dont ils étaient originaires. Son père mourut lorsqu’il était encore très jeune. Sa mère, très dévote, confia son éducation au collège jésuite de Reims, puis au collège de Navarre, à Paris.
Condorcet se distingua rapidement par ses capacités intellectuelles. Les premières distinctions publiques qu’il reçut furent en mathématiques. Quand il eut 16 ans, ses capacités d’analyses furent remarquées par D'Alembert et Clairaut, et bientôt, il devint l’élève de D’Alembert.
En 1789, lorsque la Révolution éclata en France, Condorcet y tint un rôle majeur, lui, grand défenseur de nombreuses causes libérales, qui espérait une reconstruction rationaliste de la société. Après la prise de la Bastille (1789) il fut élu au conseil municipal de Paris. Si bien qu’en 1791, il fut élu représentant de Paris au sein de l’Assemblée législative, après avoir demandé l’établissement de la République et devint même le secrétaire de l’Assemblée.
Condorcet se trouva bientôt en mauvaise posture. Deux courants de pensée s’affrontaient quant à la manière de réformer l’État français : les Girondins, et les Jacobins, dirigés par Maximilien de Robespierre. Condorcet, qui faisait partie des Girondins, vota contre l’exécution de Louis XVI, mais ne fut pas exactement partisan de la clémence, en cela qu’il prôna la condamnation aux galères à vie, idée qu’il fut d’ailleurs l’un des seuls à défendre.
Les Girondins perdirent le contrôle de l’Assemblée en faveur des Jacobins, en 1793. Le Jacobin Marie-Jean Hérault de Séchelles proposa alors une nouvelle constitution, très différente de celle de Condorcet. Mais celui-ci la critiqua, ce qui le fit condamner pour trahison. Le 3 octobre 1793, un mandat d’arrêt était délivré contre lui.
Il fut arrêté à Clamart le 27 mars 1794plus tard, et mis en prison à Bourg-Égalité (Bourg-la-Reine). On le retrouva deux jours plus tard mort dans sa cellule. Les circonstances de sa mort restent énigmatiques (suicide, meurtre ou maladie).

Biographie dans MacTutor : http://www-history.mcs.st-and.ac.uk/Biographies/Condorcet.html (consulter la traduction automatique)


Travaux en mathématiques

De 1765 à 1774, il se concentra plus particulièrement sur les sciences. En 1765, il publia son premier travail sur les mathématiques, intitulé Essai sur le calcul intégral, qui fut très favorablement accueilli, et lança sa carrière de mathématicien de renom. Cet essai ne sera d’ailleurs que le premier d’une longue série.
Le 25 février 1769, il fut élu à l’Académie royale des sciences.
En 1772, il publia à nouveau des travaux sur le calcul intégral, qui furent unanimement acclamés et considérés comme révolutionnaires dans de nombreux domaines.
Dans de nombreux ouvrages, (Essai sur l’application de l’analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix - Essai sur la constitution et les fonctions des assemblées provinciales - Sur les élections ), Condorcet s’intéresse à la représentativité des systèmes de vote. Il démontre que le vote à la pluralité peut très bien ne pas représenter les désirs des électeurs dès lors que le premier candidat ne récolte pas plus de la moitié des voix.
Il propose son propre système de vote , la méthode Condorcet, tout en admettant qu’il est peu réalisable à grande échelle et échange une correspondance très riche avec Jean-Charles de Borda concepteur d’un autre système, la méthode Borda.
Il met en évidence une faille dans son propre système de vote - le paradoxe de Condorcet- qui prouve l’impossibilité, dans son système, de dégager avec certitude une volonté générale à partir d’une somme de volontés individuelles. Kenneth Arrow prouvera par la suite que cette impossibilité est inhérente à tout système de vote (Théorème d'impossibilité d'Arrow).
En 1786, Condorcet travailla à nouveau sur le calcul intégral et les équations différentielles, montrant une nouvelle manière de traiter les calculs infinitésimaux. Ces travaux ne furent jamais publiés. En 1789, il publia la Vie de Voltaire, où il se montre tout aussi opposé à l’Église que Voltaire. Il a donné vingt-quatre articles sur l’analyse mathématique au Supplément de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert.


Lieu de naissance

Nom à l'époque : Ribemont

Pays à l'époque : France



Nom actuel : Ribemont

Pays actuel : France

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Mathématiciens contemporains de Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat Condorcet

Situer Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat Condorcet dans la chronologie des mathématiciens

Maria Gaëtana Agnesi (1718 - 1799)
Jean-Robert Argand (1768 - 1822)
Jean (II) Bernoulli (1710 - 1790)
Jacques (II) Bernoulli (1759 - 1789)
Daniel Bernoulli (1700 - 1782)
Jean (III) Bernoulli (1744 - 1807)
Etienne Bézout (1730 - 1793)
Charles Bossut (1730 - 1814)
George Louis Leclerc Buffon (1707 - 1788)
Lazare Nicolas Marguerite Carnot (1753 - 1823)
Alexis Claude Clairaut (1713 - 1765)
Jean Le Rond D'Alembert (1717 - 1783)
Gaspard Clair François Marie Riche de Prony (1755 - 1839)
Jean-Baptiste Joseph Delambre (1749 - 1822)
Leonhard Euler (1707 - 1783)
Jean Baptiste Joseph Fourier (1768 - 1830)
Paolo Frisi (1728 - 1784)
Christian Goldbach (1690 - 1764)
Jean Nicolas Pierre Hachette (1769 - 1834)
Caroline Lucretia Herschel (1750 - 1848)
Sylvestre-François Lacroix (1765 - 1843)
Joseph-Louis Lagrange (1736 - 1813)
Johann Heinrich Lambert (1728 - 1777)
Pierre-Simon Laplace (1749 - 1827)
Adrien-Marie Legendre (1752 - 1833)
Lorenzo Mascheroni (1750 - 1800)
Gaspard Monge (1746 - 1818)
Marc-Antoine Parseval des Chênes (1755 - 1836)
John Playfair (1748 - 1819)
Paolo Ruffini (1765 - 1822)
Robert Simson (1687 - 1768)
James Stirling (1692 - 1770)
Edward Waring (1736 - 1798)
Caspar Wessel (1745 - 1818)
Aida Yasuaki (1747 - 1817)