Les manuscrits de Rennes-le-Château

Chapitre: XVIII. Documents mystérieux Prérequis: -

La région de Rennes-le-Château est réputée pour les nombreux trésors qui sont censés s'y trouver. On parle notamment du trésor qu'ont volé les Wisigoths aux Romains lors du pillage de Rome en 410 (trésor que les Romains avaient eux-mêmes pillé lors de la destruction du temple de Jérusalem). Le nombre de sites web consacrés à Rennes-le-Château démontre bien l'intérêt des chasseurs de trésor pour ce village. Le plus intéressant est peut-être celui d'Alan Scott (www.rennes-discovery.com), auquel on renvoie le lecteur. Les trois manuscrits qui sont présentés ici rapidement sont analysés en détail par ce passionné.

L'abbé Saunière

Étrange personnage que cet abbé Saunière (voir photo ci-contre), bel homme, bâti en joueur de rugby. C'était un enfant de la région, d'origine pauvre, né le 11 avril 1852 à Montazels, d'une famille fort modeste, aîné de sept enfants. Ordonné en 1879, vicaire à Alet puis curé d'un petit village, il se trouve, trois ans après, professeur au séminaire de Narbonne. Il n'y reste pas longtemps: ses manière désinvoltes, son indépendance ne plaisent guère à ses supérieurs. Ceux-ci le nomment en 1885 curé d'une petite bourgade: Rennes-le-Château, proche de Montségur, le dernier refuge des hérétiques Cathares. Curieusement, alors qu'il n'avait pas un sou, il entreprend de restaurer l'église, puis fait construire divers autres bâtiments dans le village, ce qui lui coûte une véritable fortune.
Il paraît que c'est grâce au deuxième parchemin qu'il devint immensément riche. En fait, personne ne sait avec certitude d'où provient cette fortune. Certains disent qu'il avait déterré un trésor, d'autres disent qu'il avait reçu de substantielles sommes d'argent de riches familles habitant la région, tandis que d'autres encore sont persuadés que sa fortune provient d'une source moins avouable. De toute manière, la source de cette fortune a été le sujet de maintes controverses au fil des années.
Il meurt le 22 janvier 1917, à l'âge de 65 ans, toujours aimé de ses paroissiens.

Manuscrit 1

Le texte est en latin et a été extrait des évangiles de Saint-Luc 6 Vs 1 à 4. Vous pouvez cliquer sur l'image pour l'agrandir (284 Ko).

Si l'on compare le texte du manuscrit à celui de la bible, l'on constate immédiatement qu'il est plein d'erreurs: des mots sont manquants, d'autres ont été ajoutés et leur ordre a été bouleversé. En fait, il est très difficile de suivre les deux textes simultanément. Il est clair que ce manuscrit n'est pas un document ordinaire mais a été soigneusement élaboré avec l'intention de faire passer un message. En fait, il ne contient pas seulement un message mais plusieurs.
De nombreuses lettres sont placées légèrement au-dessus des lignes. Si l'on parcourt le texte et si l'on extrait chacune de ces lettres, on obtient le texte suivant:

A Dagobert II roi et a Sion est ce tresor et il est la mort

Pour une analyse plus fouillée, allez voir cette page du site d'Alan Scott.

Manuscrit 2

Il s'agit du deuxième parchemin (et le plus long) trouvé dans la petite église de Rennes-le-Château par Bérenger Saunière. Les efforts considérables consacrés au déchiffrement de ce manuscrit n'ont donné que peu de résultats.  Tout comme dans le premier manuscrit, l'écriture est principalement en style ancien dit oncial, avec des éléments d'écriture semi onciale ici et là pour faire bonne mesure. On pense que les techniques de codage utilisées ici sont d'origine médiévale. L'auteur connaissait à fond le latin et le grec, ce qui permet de dire qu'il doit avoir été un érudit ou un membre du clergé. Bien que ce manuscrit paraisse chaotique, il a été préparé avec un soin et une attention considérables, et a requis de grands efforts. Vous pouvez cliquer sur l'image pour l'agrandir (276 Ko).

Pour une analyse plus fouillée, allez voir cette page du site d'Alan Scott.

Manuscrit 3 (cryptogramme sot pêcheur)

L'origine de ce cryptogramme est difficile à cerner. Gérard de Sède, dans son livre L'Or de Rennes (page 67), dit qu'il a été trouvé dans les papiers personnels de l'abbé Bérenger Saunière par Monsieur Corbu et présenté officiellement en 1963. Selon d'autres, il aurait été trouvé lors de fouilles sous l'autel privé de l'abbé et pourrait lui être antérieur.
L'un des problèmes posés concerne la mise en page, car l'original a disparu. C'est Gérard de Sède qui le publie le premier, mais avec des mises en pages différentes selon les ouvrages. L'intérêt de la version de Jean Pellet (voir ci-dessous) réside dans le fait que ce dernier a eu l'original entre les mains, et qu'il a passé de nombreuses années à l'étudier. Ainsi, bien que toutes ses archives aient brûlés en 1999, il est capable de le reconstituer de tête.

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Selon les uns, il s'agit d'un jeu d'esprit de l'abbé, qui prouve qu'il s'occupait entre autres de cryptographie, alors que selon d'autres il s'agit d'un des fameux parchemins qui mènent au trésor des Wisigoths.
Toujours est-il que ce cryptogramme semble efficace, car personne n'en a encore édité la solution. Pourtant, nombreux sont les chercheurs qui s'y sont essayés!

Pour une analyse plus fouillée, allez voir cette page du site d'Alan Scott.


Références


Didier Müller, 4.10.03