Le cyberblog du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour sujet principal l'enseignement de l'informatique au lycée.
Le lancement de ce blog coïncide avec celui de l'option complémentaire informatique dans les lycées suisses. Les profs qui enseigneront cette discipline feront oeuvre de pionniers et rares sont ceux qui ont une formation d'informaticien. Aussi m'a-t-il paru intéressant de partager mon expérience avec mes collègues romands.
Ce blog a aussi pour objectif de contribuer à augmenter la culture informatique de mes élèves.





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dimanche 22 novembre 2009

Le Jaguar, un roi dans la jungle des superordinateurs !

C'est aux Etats-Unis, dans les locaux du laboratoire national d'Oak Ridge dans le Tennessee, que se trouve l'ordinateur actuellement le plus puissant au monde, capable d'effectuer 1,75 million de milliards d'opérations à virgule flottante par seconde !
Alors que la puissance de nos ordinateurs personnels ne cesse de croître d'année en année, il en va de même pour les ordinateurs dédiés à la recherche. Appelés superordinateurs ou supercalculateurs, ces machines sont dédiées à des utilisations toutes autres que la gestion d'une suite bureautique ou la lecture d'une vidéo... La science demande toujours plus aux systèmes informatiques. Que ce soit pour analyser des données acquises par des radiotélescopes ou décoder l'ADN, la puissance de calcul requise augmente sans cesse. Cependant, il est un domaine particulier qui n'est jamais contenté par l'évolution technologique, la simulation.
Qu'elles soient liées à la climatologie ou à l'astrophysique les simulations sont infiniment gourmandes en ressources. En effet, une simulation virtuelle d'éléments réels n'est jamais vraiment finie et est proportionnellement lissée suivant le temps et la capacité de calculs qui lui sont impartis. Aussi la course à la puissance des superordinateurs alimentée par des organes d'Etats et des entreprises comme IBM est-elle du pain béni pour les chercheurs dans leur quête à la simulation la plus réaliste et aboutie.

Chocs aux Flops

Jadis détenu par le Nouveau-Mexique avec le Roadrunner d'IBM et ses 1,04 petaflops (1,04 billiard d'opérations à virgules flottantes par seconde, donc 1,04 x 1015 flops), la coupe de la plus grande capacité de calcul passe au Tennessee avec le Jaguar de Cray et ses 1,75 petaflops. Par comparaison, le Zuse 3, considéré comme le premier ordinateur faisait preuve d'une capacité de calcul de 20 flopsF, soit, pour employer les mêmes unités, 20 x 10-15 petaflops ! Une carte graphique basée sur l'architecture récente Fermi de nVidia possède une puissance de calcul de l'ordre de 1,1 teraflops, soit 1,1 x 10-3 petaflops. A terme, Cray espère dépasser les 2 petaflops. Le point faible de Jaguar par rapport au Roadrunner d'IBM est le rapport performances / consommation. Basé sur des microprocesseurs AMD Opteron dotés de 6 cœurs cadencés à 2,6 GHz, le superordinateur abrite 224.162 cœurs... et doit les alimenter. Le Jaguar consomme trois fois plus d'énergie que le Roadrunner pour une vitesse seulement 75% supérieure.
Malgré sa gourmandise énergétique, la bête domptée par Cray attire de nombreux chercheurs désireux d'éffectuer les modélisations de leurs rêves.

Source : Futura-Sciences

vendredi 20 novembre 2009

Leçon 2.11

Présentation d'une manière probabiliste trouver une solution au "compte est bon", présentation du problème du voyageur de commerce et de 4 méta-heuristiques pour le "résoudre" (colonie de fourmis, recuit simulé, recherche avec tabous et algorithme génétique).

jeudi 19 novembre 2009

Le Kamasutra du geek

mercredi 18 novembre 2009

À propos de l'enseignement de l'informatique

Le secteur de l'informatique est devenu l'un des premiers secteurs de l'industrie mondiale. À lui seul, il concentre environ 30 % de l'effort de recherche et de développement. Mais en Europe, ce chiffre tombe curieusement à 18 % ! Pourquoi ? Selon Gilles Dowek, cette « faiblesse » s'explique par une insuffisance de formation des jeunes européens dans ce domaine.

Interview à écouter sur )i(nterstices

mardi 17 novembre 2009

Les vendeurs de pièces d'or spamment WoW avec leurs... cadavres !?

Les MMORPG (jeu de rôle en ligne massivement multijoueur) ont donné naissance à un véritable système économique virtuel. Pour faire évoluer leurs personnages, les joueurs doivent investir de nombreuses heures. Des entreprises embauchent à moindre frais des travailleurs dans les pays du tiers monde pour jouer et collecter des richesses virtuelles qui pourront être revendues dans le monde réel. Ainsi, il est possible d'acheter de l'or à dépenser dans les jeux plutôt que de passer du temps à le collecter.
Les plus grands réseaux, comme celui de World of Warcraft avec ses 11 millions de joueurs, doivent faire face à ce type de commerce qui, en plus de nuire au plaisir des joueurs, fait sa publicité en spammant ces derniers. Des filtres anti-spam et systèmes de signalement ont été mis en place, mais depuis quelques mois une nouvelle stratégie devient de plus en plus courante: les vendeurs d'or écrivent des messages persistants dans le monde virtuel, avec des objets, ou tout simplement leurs cadavres...

lundi 16 novembre 2009

2 assassins allemands attaquent Wikipedia en justice

Ces deux assassins condamnés et qui sont à présent en liberté avaient trouvé une célébrité lugubre en tuant un acteur allemand en 1990. Ils attaquent à présent Wikipédia pour que ce dernier les oublie.
Le débat va plus loin car il confronte la loi allemande au premier amendement des États-Unis sur la liberté d'expression. En effet, la loi allemande rentre en contradiction avec l'américaine car cette première autorise à supprimer le nom d'un criminel au sein des informations dès lors qu'il a payé sa dette à la société.
L'avocat allemand en charge du dossier est déjà arrivé à supprimer la citation des noms dans les grands média allemands présents en ligne. Si Wikipédia Allemagne a décidé de retirer les noms, il n'en va pas de même de la version en langue anglaise pour l'instant.

dimanche 15 novembre 2009

Leçon 2.10

Dernier test de programmation (durée : 2 périodes), facile à mon goût, mais pas à celui des élèves! Si les geeks ont survolé le sujet, les novices ont pédalé dans la semoule. Résultat : une moyenne insuffisante, avec plusieurs 1 mais aussi plusieurs 5.5 et 6. C'est décevant après plus d'un an de programmation, mais j'avais déjà constaté ce phénomène en maths appliquées, où je faisais de la programmation sur Mathematica : soit on comprend vite le "truc", soit on n'y arrive pas du tout, même si on y passe des mois. Comme quoi la programmation est vraiment une tournure d'esprit particulière.
La troisième période a été une introduction aux algorithmes probabilistes et méta-heuristiques, mon dada. On va étudier cela quelques leçons, mais assez rapidement, car les heures passent et il y a encore beaucoup à faire...

samedi 14 novembre 2009

Données personnelles et internet

Le Monde a proposé à ses lecteurs de faire part de leurs témoignages suite à une proposition de loi pour créer un “droit à l’oubli numérique”.

Licencié pour un CV sur Internet par Bernard
Ayant quitté la France pour Genève en 2008, mon patron , que je connaissais depuis 16 ans, m’a viré pour un CV publié sur le site Viadeo ; il y avait ma photo et mon CV, et cela a suffi pour que je sois accusé de “concurrence déloyale” et qu’il utilise l’argument de “perte irrévocable du lien de confiance” pour me licencier.

En Allemagne, pour un CV sur Linkdin, un cadre a été licencié pour les mêmes raisons. Son employeur avait estimé que si le cadre conservait son CV public, c’est qu’il pouvait éventuellement quitter l’entreprise et à ce titre, ne méritait plus la confiance de la société. Pitoyable !

Difficile de faire effacer un contenu personnel sur Internet ! par Mister Gizmo
J’ai un exemple tout simple. Beaucoup d’internautes, lors de leur première recherche sur la Toile, lancent une requête avec leur nom et prénom sur Google ou un autre navigateur. Et là, les surprises commencent. Pour ma part, plusieurs résultats au travers de différents site comme 123people.fr, copainsdavant.linternaute.com, annuaires autres que pagesblanches.fr…
Ce sont des moteurs de recherche qui croisent les données entre elles. Et une vielle photo de vous sera associée à votre dernière adresse, votre pseudonyme, votre numéro de téléphone, vos articles et commentaires publiés sur différents site, votre géo-localisation, les vidéos publiées sous votre pseudonyme, vos sites internet ou blogs. Le tout sur une seule page avec un peu de publicité. C’est une forme de fichage accessible à tous , un véritable fichier “Edvige”.
Et lorsque l’on demande au webmaster de 123people.fr d’effacer les données vous concernant, il rétorque que les données sont libres d’accès sur la Toile, comme votre adresse sur les pages jaunes, et que rien légalement ne les empêche de les utiliser à leur avantage.

Chercher un nouveau travail par Agnès
Comment chercher du boulot quand, il y a quelques années, tu as signé de ton nom des pétitions en ligne ? Quand ton nom apparaît sur des tracts syndicaux ? Quand tu as écrit au courrier des lecteurs d’une revue, témoignant d’une activité militante ? Être actif dans le milieu associatif et syndical, ce n’est pas bien vu par les futurs employeurs qui veulent des salariés qui se consacrent corps et âme au travail…
Alors bien sûr personne n’a eu l’intention de nuire, mais le résultat est là : les futurs employeurs tapent ton nom dans Google, et l’affaire est close. Et si tu veux faire modifier ton nom partout, 5 ans après, il faut se lever tôt. Comment espérer que les personnes qui maintiennent les sites trouvent le temps de s’occuper de ton petit cas personnel, alors qu’il y a tant de problème graves à régler, de drames à éviter (chez les sans-logis, les sans-papiers, les exclus de toutes sortes…) ? À l’heure actuelle pas de solution, reste où tu es et fais-toi de plus en plus discret, s’il est encore temps…

Quand je tape mon nom sur Google par Elisabeth
Celui-ci apparaît, avec mon adresse et mon numéro de téléphone, grâce à ma stupidité de m’être affiliée à l’annuaire des auto-entrepreneurs. Une personne qui ne me veut pas du tout de bien (et qui a un GPS) et dont l’agressivité m’a amenée à déménager dans une région où je ne connais personne, n’a eu qu’un clic à faire pour me retrouver.

Impossible de supprimer un site internet d’association par Bernard
J’ai crée à la fin de années 90 un site d’association de parents d’élèves d’un lycée de l’Est lyonnais comportant les noms et numéros de téléphone des délégués parents d’élèves des 30 classes. Ce site a été mis à jour pendant les années pour lesquelles j’ai eu des responsabilités dans l’association. N’ayant plus d’enfants dans cet établissement, j’ai passé la main à d’autres parents…
Contacté récemment par le nouveau bureau de l’association qui souhaitait créer un nouveau site, j’ai constaté que mon ancien site était toujours en place (avec les coordonnées des anciens délégués), que les recherches sur Google ou Yahoo de mon nom donnaient toujours le lien.
C’est alors qu’à commencé la galère pour effacer les données du site : le site avait été créé sur Libertysurf.fr, qui a été racheté par Tiscali, lui-même par Alice. J’ai dû multiplier les démarches et relances avec des correspondants mails non identifiables et non recontactables me donnant des réponses inopérantes. J’ai fini par avoir un code d’accès et un mot de passe qui m’ont enfin permis de supprimer le site.
Dommage que les opérateurs (dans ce cas Alice, mais je suis aussi utilisateur de Orange qui a les mêmes défauts), n’aient pas l’obligation de mettre en place des services relation clientèles dignes de ce nom, avec adresse, ligne téléphonique, numéros de dossiers pour être capable de prendre en charge et suivre les problèmes de leurs clients.

J’avoue sans fard une paranoïa aigue sur le sujet par OLQ
Je suis en effet à classer dans la catégorie “maniaque de la vie privée” : j’ai un profil Facebook parce que beaucoup d’amis y sont, mais sans photo, et en accès aussi restreint que possible, et je ne l’actualise pour ainsi dire pas. Je n’ai rempli que les champs indispensables, laissant de côté opinion politique, vie sociale et état de santé. De même, sur les différents sites où j’ai pu passer, je n’ai délivré que des informations que j’ai estimées sans danger.
J’ai plusieurs adresses mails selon les interlocuteurs, et je ne les mélange pas. D’ailleurs, celles qui concernent les marchands du web (Amazon, la Fnac ou un journal de référence sur le net), susceptibles de les revendre, ne renvoient pas à mon nom mais sont au contraire sur le thème “toto@yahoo.fr”. Enfin, je passe mon nom sous google ou sous 123people régulièrement, pour vérifier qu’aucune information désagréable n’apparaît. Un ami a tenté une fois de mettre une photo de moi sans mon accord, j’ai réagi et la photo en question a été retirée en moins de douze heures.
Le résultat ? Il n’y a sur le Net que des informations dont j’ai contrôlé le dépôt, en particulier mes activités universitaires et associatives : si j’étais cynique, je constaterais que se construire, consciemment, une image sur le Net est de l’ordre du possible, en ne laissant passer que les informations positives…

La pieuvre Google par Anne - Onyme
A une époque il était de coutume d’écrire sous son vrai nom sur les groupes de discussion (Usenet), l’ancêtre des forums web d’aujourd’hui. Un gentil participant à une discussion un peu trop animée a cru bon de rédiger une fausse dépèche Reuters citant mes nom, prenom et ville, et indiquant que j’avais été arrêté pour divers faits peu recommandables. Je n’ai jamais réussi à faire retirer ces articles de Google. Malgré une plainte auprès de la police, restée clairement sans suite. Le nuisible s’étant caché derrière un proxy anonyme, il n’a jamais été possible de l’identifier.
Quelques années plus tard, Google a ajouté une phrase d’alerte préalable à ce texte pour indiquer qu’il avait été posté depuis un anonymisateur. Mais rien de plus. Cela me porte préjudice. A une époque je ne comprenais pas pourquoi certaines jeunes femmes que je rencontrais disparaissaient peu après avoir appris mon nom, jusqu’à ce que l’une d’elles me donne l’explication. Idem pour les employeurs. Je ne poste bien évidemment pas sous mon vrai nom, je n’ai pas envie que Google une fois de plus rafraîchisse cette histoire en indexant votre article.

mercredi 11 novembre 2009

Hack de Twitter

Hacker Croll, c’est son pseudo, explique qu’il avait pu accéder à différentes boites mails des employés de Twitter dont celle de Evan Williams et de son épouse. Celà lui a permis d’avoir accès à tout un tas d’infos assez hallucinantes.
Il a eu accès aux comptes Paypal, Amazon, Apple, AT&T, MobileMe et Gmail d’Evan Williams, de Sara Morishige Williams, de Margaret Utgoff, et de Kevin Thau (des employés de Twitter).

Lire l'article sur Korben.info

lundi 9 novembre 2009

Leçon 2.9

Pas de cours pour cette leçon, puisque j'étais absent. Les élèves ont dû lire à la maison les 4 bandes dessinées de Jean-Pierre Petit, disponibles dans la bibliothèque du site.