Le cyberblog du coyote

 

Extra

Editorial

Ce blog a pour sujet principal l'enseignement de l'informatique au lycée.
Le lancement de ce blog coïncide avec celui de l'option complémentaire informatique dans les lycées suisses. Les profs qui enseigneront cette discipline feront oeuvre de pionniers et rares sont ceux qui ont une formation d'informaticien. Aussi m'a-t-il paru intéressant de partager mon expérience avec mes collègues romands.
Ce blog a aussi pour objectif de contribuer à augmenter la culture informatique de mes élèves.





visites depuis le 1/6/08

jeudi 17 décembre 2009

Les mots du web en équation

Du désordre peut naître l'ordre. Ce principe, souvent constaté dans la nature, s'applique aussi aux comportements des internautes sur la Toile. C'est ce que viennent de découvrir des physiciens du Centre de physique théorique, à Marseille (résultat paru dans PNAS du 30 juin 2009), en collaboration avec des équipes italiennes. Les chercheurs se sont penchés sur certains sites internet où les utilisateurs annotent par des mots-clés, couramment appelés tags, – le contenu de pages web. Peu à peu, ces mots-clés constituent une gigantesque base de données qui permet de faire des recherches très précises sur l'ensemble des sites annotés.
En étudiant de près la structure de cette base de données, construite sans concertation des internautes entre eux, les scientifiques se sont rendu compte qu'elle était loin d'être anarchique. "Preuve en est la taille du dictionnaire de mots-clés utilisés par la communauté, note Alain Barrat. Celui-ci grandit de manière régulière, en suivant une équation bien précise."
L'étape suivante pour les chercheurs a été de retrouver mathématiquement pourquoi ils observaient une telle propriété. "Chaque individu est complexe, explique Alain Barrat. Mais l'action cumulée et non coordonnée de plusieurs millions d'entre eux va faire émerger des comportements qu'on peut modéliser par des concepts mathématiques simples." Ainsi, nos physiciens ont montré que la structure de la base de données pouvait être reconstruite à partir d'une succession de marches aléatoires, un concept courant en physique statistique qui décrit différentes trajectoires obtenues par une série de déplacements dans des directions choisies au hasard.
Pour les chercheurs, une seule explication. Selon eux, il existerait un réseau sémantique sous-jacent qui relierait entre eux les mots-clés et dans lequel les internautes "marcheraient" au hasard. "C'est une idée qui existe depuis longtemps en linguistique, explique Alain Barrat. Sans en avoir conscience, chaque internaute associerait au mot-clé principal – évident – d'une page web un autre mot-clé bien à lui." À l'annotation “fleur” pour une page de botanique par exemple, l'un va associer le mot “rose”, l'autre le mot “pétale”, etc. "Répété par l'ensemble des utilisateurs, ce mécanisme permet d'expliquer nos observations", ajoute le chercheur.
Un résultat théorique qui pourrait un jour déboucher sur des applications bien concrètes. Notamment la lutte contre le spamdexing ou référencement abusif. Certains spameurs n'hésitent pas, en effet, à infiltrer les sites en question en ajoutant une longue liste de mots-clés sans rapport avec la page mais qui renvoient discrètement vers des sites commerciaux. "C'est un comportement qui va contre les règles établies par la communauté d'internautes, commente Alain Barrat. Si on parvient à bien modéliser le fonctionnement normal de ce réseau d'utilisateurs, alors tout phénomène bizarre qui s'en écartera sera rejeté." Les pollueurs n'ont qu'à bien se tenir.

Source : Techno-Science

samedi 12 décembre 2009

Leçon 2.14

Les élèves ont étudié le heapsort (tri par tas) et les tables de hachage. Cela clôt le chapitre "structures de données avancées".
La dernière heure a été consacrée à une réponse aux questions en vue du dernier test du semestre. Il y a eu très peu de questions, comme d'habitude...
Ce sera un test théorique, sans programmation, genre examen oral de maturité mais les élèves répondront par écrit. Il y aura des questions à développement et des questions plus pointues.

jeudi 10 décembre 2009

Ada Lovelace

Augusta Ada King, comtesse Lovelace ou simplement Ada Lovelace, est née le 10 décembre 1815 et morte à Londres le 27 novembre 1852.
Elle est principalement connue pour avoir écrit une description de la machine analytique de Charles Babbage, un ancêtre mécanique de l'ordinateur, mais aussi le premier programme informatique au monde. Elle passa neuf mois, entre 1842 et 1843 à traduire du français, pour Babbage, le mémoire du mathématicien italien Federico Luigi, comte de Menabrea (1809-1896) sur la machine analytique. Elle ajouta à cet article plusieurs notes qui mentionnaient une méthode très détaillée pour calculer les nombres de Bernoulli avec la machine. Ces notes sont considérées par les historiens comme le premier programme informatique au monde. Les biographes considèrent cependant que les programmes ont été écrits par Babbage lui-même, et que Lovelace a simplement trouvé une erreur, et l'a fait corriger. Certains faits, ainsi que la correspondance entre Lovelace et Babbage indiquent qu'il a écrit tous les programmes ajoutés à la traduction de Menebrea. Les écrits de Lovelace montrent certaines possibilités de la machine que Babbage n'a jamais publiées, comme l'hypothèse que « La machine pourrait composer de manière scientifique et élaborer des morceaux de musique de n'importe quels longueur ou degré de complexité. ».
Les biographes ont remarqué que Lovelace éprouvait quelques difficultés avec les mathématiques, et débattent de savoir si elle comprenait réellement les concepts sous-tendant la programmation de la machine de Babbage ou si elle jouait seulement un rôle de représentation pour les relations publiques de Babbage. En tant que première femme à intervenir dans les balbutiements de l'informatique, Lovelace représente une figure importante de cette discipline ; il est donc difficile d'estimer sa contribution par rapport à celle de Babbage en se fiant aux sources actuellement disponibles.
Le nom du langage de programmation ADA a été choisi en son honneur.

mercredi 9 décembre 2009

Grace Hopper

L'informaticienne et amiral de la marine américaine Grace Murray Hopper est née le 9 décembre 1906.
Elle est la conceptrice du premier compilateur en 1951. À partir de 1957, elle travaille pour IBM, où elle défend l'idée qu'un programme devrait pouvoir être écrit dans un langage proche de l'anglais plutôt que d'être calqué sur le langage machine, comme l'assembleur. De cette idée naîtra le langage COBOL en 1959. Elle est rappelée par la Marine en 1967 et dans les années 1970, elle y mène les travaux d'établissement de normes pour les ordinateurs et en particulier les premiers langage de programmation évolués, le Fortran et le COBOL.
Grace Hopper reste dans la Marine jusqu'en 1986, date à laquelle elle prend sa retraite avec le grade de contre-amiral. Elle est alors l'officier la plus âgée de la marine américaine. Elle est décorée à cette occasion de la Defense Distinguished Service Medal, plus haute distinction existante pour les non-combattants.
Jusqu'à son décès en 1992, elle est encore employée comme consultante externe par Digital Equipment, pour des conférences sur les débuts de l'informatique.

Elle est à l'origine de l'anecdote concernant une panne d'ordinateur due à un papillon nocturne pris dans un relai. L'insecte fut enlevé avec soin et placé dans le journal de bord avec la mention "first actual case of bug being found". Cette plaisanterie a popularisé l'expression "bug".

dimanche 6 décembre 2009

Insomni'hack 2010

Le vendredi 22 Janvier 2010, se tiendra dans la région Lémanique la troisième édition du concours de hacking, « INSOMNI’HACK ». Cet événement consiste en une série d'épreuves de tous niveaux (faciles à difficiles) relatives à la sécurité informatique. Le concours est ouvert à tous, du débutant à l'expert confirmé ! L'inscription est gratuite et divers prix sont à la clé. Il s'agira, au final, pour chaque participant d'utiliser ses compétences en matière de sécurité des systèmes d'information, ceci dans une ambiance conviviale. Les visiteurs sont les bienvenus, des activités leur seront proposées.

samedi 5 décembre 2009

Fribot 2010

C'est avec un grand plaisir que le nouveau comité Fribot vous annonce que la 7ème édition aura lieu! Celle-ci se tiendra le samedi 24 avril 2010 à l'Univeristé de Fribourg. Notez d'ores et déjà cette date dans vos agendas!
Sachez aussi que le système des qualifications sera reconduit et ces dernières se dérouleront le 20 mars 2010. Toutes les informations sont disponibles sur cette page.


Seul "petit" souci : il faudra apprendre le java d'ici-là...

jeudi 3 décembre 2009

Leçon 2.13

On a vu au cours aujourd'hui : arbres, arbres binaires, arbres binaires de recherche, arbres AVL et tas. Ce sont tous des sujets qui apparaîtront dans l'examen oral de maturité. Du boulot en perspective pour les 5 élèves absents aujourd'hui...

vendredi 27 novembre 2009

Les robots parmi nous d'ici 2030 ?

Les robots seront capables de diriger un orchestre mais aussi de nous amener le petit déjeûner au lit d'ici 2030. C'est ce qui a été annoncé au Festival de la Science de Gênes. D'ici une vingtaine d'années, les robots anthropomorphes seront construits de telle sorte à être de plus en plus proches de l'Homme, comme par exemple avec un revêtement qui rappelle la peau, et ils vivront à nos côtés, établissant un contact rapproché avec nous.
Au cours de la conférence "Les robots, de plus en plus proches de l'Homme dans tous les sens du terme", Antonio Bicchi, professeur d'Automatique et de Robotique à l'université de Pise et Darwin Caldwell, un des directeurs de l'Institut Italien de Technologie de Gênes se sont exprimés sur le sujet lors du festival: "Il s'agit d'une réalité déjà existante même si elle n'est pas encore appliquée. L'idée est de faire vivre des robots au contact des personnes, les rendant plus proches et plus agréables aux contacts: ils seront construits à partir de matériaux légers et devront être semblables aux humains."
Les premiers domaines d'application seront ceux de la production et le monde industriel, mais l'objectif est de les introduire dans la vie quotidienne des personnes, en les utilisant pour les travaux domestiques, dans l'assistance aux personnes âgées et handicapées par exemple. Les deux intervenants ont conclu en ajoutant: "La technologie est déjà très avancée, et ce, grâce aux études conduites à Gênes et à Pise ; son utilisation pratique est envisageable d'ici 2030."

Source : Techno-Sciences

jeudi 26 novembre 2009

Leçon 2.12

Les élèves testent quatre méthodes pour essayer de trouver une solution au problème des n dames. Ils ont les trois périodes pour faire les tests et ils rendront un rapport (qui sera noté) la semaine prochaine.

mercredi 25 novembre 2009

Bientôt une armada de robots pour explorer Titan ?

D’après un chercheur de l’Université de l’Arizona, nous sommes à la veille d’une révolution dans l’exploration du système solaire. Des robots capables de prendre des décisions et de s’épauler les uns les autres pour explorer Mars ou Titan ne devraient pas tarder à voir le jour.
En ces premières années du XXIième siècle, on ne s’étonne presque plus des performances des rovers martiens Spirit et Opportunity. La mission Cassini et les images spectaculaires de la surface de Titan que nous a livrées le module Huygens sont elles aussi passées à l’arrière-plan. Mais le plus beau est encore à venir si l’on en croit Wolfgang Fink, actuellement en visite au célèbre California Institute of Technology à Pasadena.
Lui et ses collègues travaillent en effet sur des logiciels qui permettraient à des robots d’exploration de prendre des décisions en l’absence de l’homme mais aussi de se coordonner pour explorer plus efficacement les phénomènes à la surface de corps céleste comme Europe, Io, Mars et surtout Titan.
L’idée est de coupler un module en orbite, des rovers au sol et, lorsque l’atmosphère le permet, des ballons robotisés. Ainsi, lorsque qu’une sonde en orbite détecterait par exemple une activité inhabituelle à la surface d’une planète, comme un cryovolcan sur Titan ou même, pourquoi pas, une éruption volcanique sur Mars, elle enverrait un message à un rover sur le sol ou à un ballon pour lui demander de se rendre le plus rapidement possible sur place.
Les mouvements des rovers sur le sol martien sont déjà coordonnés avec les observations en orbite de sonde comme MRO mais cela se fait avec une intervention humaine. La vitesse de la propagation des signaux radios étant finie, les robots doivent attendre les instructions des ingénieurs terriens. Ce délai finit par devenir handicapant lorsqu’il s’agit d’explorer des mondes aux confins du système solaire comme les lunes de Jupiter ou de Saturne. Le délai entre la réception d’une image sur Terre et celle de l'instruction par le robot sur place dépasse alors deux heures.
La tâche des informaticiens et des spécialistes en robotique est donc double si l’on veut pallier l’inconvénient d’une absence de présence humaine au voisinage des corps célestes à étudier. Il faut d’abord qu’ils conçoivent des programmes d’intelligence artificielle qui permettront aux robots de prendre des décisions sur place comme le ferait un astronaute. Ensuite, ils doivent concevoir des robots capables de dialoguer entre eux pour prendre des décisions et réaliser des séries d’opérations complexes. Pour Fink, nous sommes vraiment au seuil d’une révolution majeure dans la façon de concevoir l’exploration du système solaire et il faut s’attendre à voir une prochaine génération de robots en action qui ne ressembleront à rien à ce que l’on connaît aujourd’hui. Ces déclarations évoquent l’ordinateur Hall 9000 du roman d’Arthur Clarke, 2001 l’Odyssée de l’espace. Cet ordinateur équipant le vaisseau Discovery qui pouvait se charger seul de l’exploration de Saturne.
Dans sa préface au livre de Michael Benson, A l’infini, Clarke suggérait à nouveau l’idée que les sondes robotisées actuelles n’étaient peut-être que les ancêtres de futures consciences artificielles au-delà de l’humanité. De la même manière que quelques poissons pulmonés se sont aventurés en dehors de la mer primitive avant que leurs descendants à quatre pattes n'aillent plus loin, la prochaine génération de robot suggérée par Wolfgang Fink pourrait être l’ancêtre du prochain stade d’évolution de l’intelligence dans le cosmos, destinée à se répendre à l’échelle non plus d’une planète mais d’une galaxie...

Source : Futura-Sciences