Le cyberblog du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.

vendredi 13 décembre 2013

Robot! : une chorégraphie pour humains et robots

Première à l'Opéra Comédie de Montpellier le 5 juillet 2013 dans le cadre du Festival Montpellier Danse 2013
Chorégraphie, direction artistique : Blanca Li
assistée de Glyslein Lefever et de Deborah Torres
Avec Yacnoy Abreu Alfonso, Emilie Camacho, Géraldine Fournier ou Yui Sugano, Yann Hervé, Aliashka Hilsum, Samir M’Kirech, Margalida Riera Roig, Gael Rougegrez et 6 robots NAO

Robot! (extraits) Compagnie Blanca Li from Blanca Li on Vimeo

mardi 10 décembre 2013

Comment un programme informatique a permis de découvrir le livre secret de J.K. Rowling

Souvenez-vous: en juillet dernier, le Sunday Times a révélé que J.K. Rowling, l’auteure de la saga Harry Potter, avait secrètement écrit un roman sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Comme on vous le disait alors, «un des indices qui a mené à la découverte est que J.K. Rowling et Robert Galbraith avaient le même agent et le même éditeur, Sphere, qui a publié son premier roman pour adultes, Une place à prendre.» Mais comment le journaliste du Sunday Times a-t-il pu avoir autant de flair?
Dans un article du Scientific American, Patrick Juola raconte qu’il est l’homme ayant permis d’identifier J.K. Rowling comme l’auteure du fameux livre, et revient sur la méthode utilisée.
Ce professeur d'informatique se spécialise en stylométrie, l’analyse quantitative des styles d’écriture. Il a inventé un programme permettant de sélectionner un échantillon de texte et de reconnaître, à l’aide de nombreuses variables, quel est l’auteur le plus susceptible de l’avoir écrit.
En juillet, Patrick Juola a donc été contacté par le journaliste du Sunday Times, qui avait reçu un tuyau et soupçonnait J.K. Rowling d’avoir écrit The Cuckoo’s Calling. «Le bouquin était surprenamment bien écrit, surtout pour un premier roman. Et l'auteur, un homme qui avait soi-disant passé toute sa vie dans le service militaire, était incroyablement doué pour décrire les vêtements de femme», rappelle Patrick Juola. Mais de simples soupçons ne suffisaient pas à prouver quoi que ce soit.
Le scientifique a alors lancé une analyse mathématique, permettant de quantifier le degré de similitude entre le texte de Galbraith et ceux de J.K. Rowling.
M. Juola a comparé l'écriture de Galbraith à celle de quatre auteurs britanniques au style similaire, dont J.K. Rowling. Il a notamment étudié la longueur des mots, les 100 mots qui revenaient le plus souvent, et les groupements de mots les plus utilisés dans l'ensemble de ces textes. Or, tous les auteurs analysés présentaient au moins une faille, laissant supposer que leur style ne correspondait pas entièrement à celui de Galbraith. Sauf J.K. Rowling. Une preuve suffisante, selon Patrick Juola:

Est-ce que cela a prouvé que J.K. Rowling était l’auteure? Bien sûr que non. Même l’ADN ne permet pas de prouver ça. (…) Tout ce qu’on savait, c’est que le livre avait été écrit soit par elle, soit par quelqu’un qui avait un style extrêmement similaire.

Le journaliste, lui, est donc allé interroger l’agent littéraire de J.K. Rowling, et le 13 juillet, l’auteure de la saga Harry Potter finissait par avouer. Dès cette révélation, le livre qui avait déjà recueilli de bonnes critiques à sa sortie, est devenu numéro un des ventes sur Amazon. Et pour cause: sur Slate.com, Katy Waldman allait jusqu’à suggérer que Robert Galbraith est peut être finalement un meilleur auteur que J.K. Rowling:

Pour être honnête, je préfère légèrement Galbraith à Rowling. (...) Les deux sont drôles, pleins de suspense, et ont un propos très juste sur les questions de classe et de race. Mais Galbraith semble se prendre moins au sérieux. On se demande bien pourquoi.

Source : Slate.fr

lundi 2 septembre 2013

Un logiciel pour tout construire en Lego

samedi 23 février 2013

Des QR codes sur les tombes de nos cimetières

La dernière mode dans les cimetières ? Intégrer des QR codes aux pierres tombales afin de faciliter et de rendre plus interactif le devoir de mémoire. Lors de la numérisation, le code lance un site dédié à la personne décédée avec des photos et des témoignages d'amis...

Les personnes déambulant dans les cimetières du Royaume-Uni peuvent depuis peu en apprendre davantage sur les défunts qui les entourent grâce à l'implantation de QR codes sur les pierres tombales de ces derniers. C'est Chester Pearce, une société de pompes funèbres basée à Poole, qui est la première à proposer ce service pour le moment hors du commun aux familles des défunts. Et apparemment, les pierres tombales interactives font un véritable tabac.

Une page web dédiée au défunt

Pour 300 euros, les codes peuvent être gravés au choix sur un petit carré de granit ou de métal avant d'être délicatement apposé sur la pierre tombale. Lors de la numérisation à l'aide d'un smartphone ou d'un périphérique compatible, le code envoie alors l'utilisateur vers une page web dédiée au défunt et pouvant comporter des images, des morceaux de musique, mais aussi des vidéos et même un "wall funeste" pouvant accueillir les contributions des amis et de la famille. "Pour celles et ceux qui ne choisiraient pas l'option de l'enterrement, les QR codes peuvent également être disposés sur les monuments du cimetière ou même sur les bancs", affirme Stephen Nimmo, directeur général de Chester Pearce. "C'est un moyen simple d'honorer la mémoire des défunts avec plus que quelques mots sur une pierre tombale", a déclaré à la BBC S.Nimmo. "Les cimetières sont des lieux très saints - les codes sont très petits afin de ne pas les imposer sur les pierres tombales".

Un procédé utile pour la généalogie

Interrogé sur ses sources d'inspiration, le directeur de la firme déclare avoir découvert l'idée aux Etats-Unis. Un intérêt attisé par une visite de la nécropole du Kremlin à Moscou, lorsqu'il contemple les tombes des anciens présidents. "Je voulais en savoir plus sur leurs vies et je ne pouvais pas. Un QR code aurait été parfait". Gill Tuttiet, habitante de Poole, a été l'une des premières clientes à utiliser la technologie de l'entreprise en l'honneur de son défunt mari Timothy. Selon elle, ce dernier aimait être à la pointe de la technologie. "Il aurait aimé l'idée d'être à l'avant-garde d'un nouveau concept" affirme-t-elle. Elle a ajouté que les QR codes pourraient également être utiles pour les personnes essayant de créer des arbres généalogiques à l'avenir.

Finalement, l'immortalité se trouve peut être un peu dans le numérique...

Source : : Le Monde Informatique

samedi 23 juin 2012

Un ordinateur en Lego

Pour célébrer le centenaire du pionnier de l'informatique Alan Turing, huit étudiants en master de l'Ecole normale supérieure de Lyon ont fabriqué une sorte d'ordinateur en Lego, entièrement mécanique. Ils exposeront leur machine le 2 juillet à l'ENS de Lyon, lors de la journée ouverte au publique d'un colloque en l'honneur de ce scientifique britannique pionnier et visionnaire. Elie appuie sur le bouton d'un compresseur d'air. Pssschiiit ! La machine peut démarrer. Puis l'étudiant bascule un levier noir un peu branlant. «Tchou, tchou...», le mécanisme imite le bruit d'un train et se met en branle. Des bielles bougent, des axes tournent, des cylindres pivotent, des leviers se lèvent et s'abaissent. Un long rail avance lentement. Un calcul est en route. Quinze minutes plus tard, la machine aura inversé les trois lettres d'un mot.

L'ASSEMBLAGE DE LEGO EN ACTION


The Turing Machine Comes True par CNRS The Turing Machine Comes True par CNRS


« Nous étudions le modèle de la machine de Turing en première année . Sur le papier c'est bien, mais en vrai c'est mieux ! », constate l'un des étudiants un peu fou qui a assemblé ces 20000 à 30000 pièces (ils ne savent même plus) et ces 50 mètres de tuyaux entre septembre 2011 et mars 2012. Une machine de Turing est un modèle, proposé par son auteur en 1936, pour définir ce qu'est le calcul. Ce mathématicien a notamment démontré, grâce à cette machine théorique, que tout n'est pas calculable.
Pour leur module de gestion de projets, les étudiants ont donc décidé de rendre concrète l'idée théorique du chercheur britannique, mort en se suicidant à 42 ans en 1952. Ils ont même poussé l'ambition jusqu'à n'utiliser aucune électronique, ce qui serait selon eux unique au monde. La machine baptisée RUBENS (jeu de mot avec ENS), pourrait même fonctionner sans électricité puisque le compresseur d'air, à deux bars seulement, peut être remplacé par une pompe à vélo manuelle.
L'équipe s'est répartie les taches pour venir à bout de l'aventure : théorie, communication, direction, et fonctions particulières de la machine comme la mémoire ou le séquenceur. Un étudiant en thèse au Laboratoire d'informatique du parallélisme, Kévin Perrrot, les a encadrés. La mise au point n'a pas été simple, les briques de Lego ayant tendance, en mouvement, à avoir un peu trop de jeu. Les frottements trop importants ont même eu raison d'une première version de la machine. Il faut dire que le groupe a tenu à ne pas utiliser de colle et n'a modifié aucune des pièces, achetées d'occasion sur le web, ce qui donne un côté bigarré à l'ensemble.
Le spectateur repère assez bien les principales fonctions de la machine théorique inventée par Turing. Il y a le ruban découpé en cases dans lesquelles une tête peut lire des bits d'information (une brique jaune en l'occurrence) et en écrire aussi. Cette « tête » fait avancer ou reculer le ruban. Il y a aussi le coeur de la machine, sa table de transition ou « programme » dans laquelle sont « inscrites » les instructions. C'est la partie la plus grosse. « On a dû recourir à des volontaires supplémentaires pour assembler cette partie un peu répétitive », témoigne l'un des équipiers. A côté, une partie « alimentation » transforme la pression de l'air en mouvement de rotation, dont des séries d'engrenages modifient les vitesses. Enfin, deux cylindres, les séquenceurs, tournent afin de donner le tempo à l'ensemble.
Au milieu de ces briques grises, rouges, jaunes ou noires, de petits tuyaux bleus serpentent. La lenteur du processus permet de suivre chaque étape (et à l'opérateur de remettre en place des briques qui se détachent !). «On a pioché des idées sur les sites spécialisés dans les constructions techniques de Lego. Comme par exemple le bloc qui permet de transformer la rotation d'un axe en un mouvement de levier. Et on a aussi laissé tomber pas mal d'idées », se souvient Elie, le chef du projet.
Ce calculateur fonctionne donc mais les étudiants ne veulent pas s'arrêter là. Après la présentation publique, ils envisagent l'étape suivante : une machine de Turing universelle. C'est-à-dire une machine capable de simuler toutes les autres. Pour cela sur le ruban, l'opérateur entre non seulement les données à traitées mais aussi les instructions du programme. De quoi ne pas cantonner cette belle machine à l'inversion de trois lettres.«Dans quelques mois cette machine sera capable de réaliser les mêmes calculs qu'un ordinateur moderne, ni plus, ni moins», affirme Kévin Perrot. «Mais pour effectuer ce qu'un téléphone portable réalise en 1 seconde, il faudrait à notre machine 3168 ans 295 jours 9 heures 46 minutes et 40 secondes», ajoute-t-il. Il faudra aussi trois fois plus de tuyaux...

Source : LeMonde.fr

jeudi 19 avril 2012

Un parfait générateur de nombres aléatoires grâce au vide quantique

Des chercheurs australiens ont réussi à développer un générateur de nombres aléatoires qui est fondé sur l'écoute d'une région vide de l'espace grâce à des capteurs de lumière extrêmement sensibles. Pendant longtemps, on a pensé que le vide était rempli d'une substance assez mystérieuse qui permettait le mouvement : l'« éther ». Ensuite, avec la relativité qui pouvait se passer des propriétés de cette substance, le vide est redevenu ... complètement vide.
La mécanique quantique a fini par « remplir » à nouveau le vide. C'est que des particules subatomiques naissent et disparaissent comme par enchantement : pour faire simple, écrivons-le en onomatopées, « Pop » « Pschuitt ». Ces particules virtuelles génèrent un bruit aléatoire omniprésent. C'est même un effet gênant pour améliorer la performance des communications par fibres optiques, par radio ou pour les ordinateurs.
Jusqu'à présent, ce bruit parasite était donc combattu, mais pour générer quelque chose d'aléatoire, c'est idéal ! Il faut comprendre que générer des nombres purement aléatoires est des plus utiles pour nos technologies de l'information, les prédictions concernant le climat, le contrôle des flux aériens, les jeux vidéos, le cryptage de données, etc.
Jusqu'alors, les générateurs de nombres aléatoires sont fondés sur des algorithmes. C'est le cas de votre calculatrice. Cela malheureusement fournit en réalité des données reproductibles. On « brouille les cartes » en se fondant sur des processus aléatoires comme le rayonnement radioactif ou le chaos dans les circuits électroniques (c'est d'ailleurs le principe utilisé dans les jeux de hasard sur télévision dans les bars), mais ce n'est toujours pas du hasard pur.
Le « bruit du vide » est en réalité une des sources ultimes du hasard ; son aspect non reproductible est 100 % certifié par la théorie quantique. Si vous téléchargez un nombre sur ce site, vous avez la certitude qu'il sera réellement aléatoire...

Source : Sur-la-Toile, ScienceDaily.com

dimanche 4 mars 2012

Mieux que le test de QI : votre profil Facebook

Facebook peut tourner à votre avantage ou à votre désavantage, selon le profil affiché. Une publication dans le Journal of Applied Social Psychology affirme qu'on peut déterminer quel type de futur employé vous serez grâce à votre profil Facebook : et c'est précis. Si vous pensez que faire le nettoyage des photos, commentaires et notes sur le « mur » suffira, cela n'empêchera pas que des experts travaillant pour les employeurs déterminent votre véritable nature.
On peut évaluer votre tendance à être extraverti, par exemple ou encore l'ouverture à de nouvelles expériences ainsi que votre stabilité émotionnelle (vos amis peuvent vous trahir à ce sujet) sans oublier votre aspect consensuel et diplomatique (si l'on voit que vous argumentez avec virulence avec vos « amis »).
Deux études ont consisté à demander à des spécialistes des ressources humaines de définir les traits de personnalités en utilisant uniquement les profils Facebook de candidats. Ces spécialistes ont passé 5 à 10 minutes par fiche de candidat. Cinq traits fondamentaux de personnalités étaient évalués : l'extraversion, la stabilité émotionnelle, la qualité d'agir selon sa conscience, la convivialité et l'ouverture à de nouvelles expériences. Si l'on a de bons points sur ces cinq critères, on est généralement considéré comme ayant un bon potentiel de performance au travail.
Toutes les personnes dont on avait pris le profil Facebook ont également passé des tests de QI. Dans une des études, on a carrément demandé aux employeurs la performance réelle des candidats embauchés. On a trouvé une très bonne corrélation entre les notes données selon les profils Facebook et la personnalité qu'on pouvait vraiment en déduire (ou même avec les traits de caractéres fournis par les candidats eux-mêmes). On a aussi remarqué que ces notes étaient plus prédictives que le test de QI pour connaître la véritable performance au travail.
En réalité, une page Facebook fournit de l'information qu'il serait illégal de demander lors d'un entretien d'embauche. 90 % des spécialistes des ressources humaines les consultent à présent toutefois *...

* NDR Doit-on en déduire que les recruteurs obtiendraient une mauvaise note sur une potentielle évaluation selon un critère fondé sur l'Ethique ?

Pour aller plus loin: KLUEMPER, D. H., ROSEN, P. A. and MOSSHOLDER, K. W. (2012), Social Networking Websites, Personality Ratings, and the Organizational Context: More Than Meets the Eye?. Journal of Applied Social Psychology. doi: 10.1111/j.1559-1816.2011.00881.x

Source : Sur-la-Toile

dimanche 1 janvier 2012

Ce qui se passe en 60 secondes

Histoire de se donner une idée de ce qui se passe pendant les 60 secondes que vous aurez prises de votre temps internet pour lire cet article, gravitant autour de vous, d'autres internautes eux le passeront autrement, enfin c'est ce qu'indique le site Go-gulf.com avec un joli graphisme par les Shangai Web Designer.
En une minute, on apprend donc que 694 445 requêtes Google sont effectuées, 695 000 statuts Facebook sont postés, plus de 168 millions d'email sont envoyés, Que Firefox est téléchargé au moins 1700 fois, et que 13 000 applications pour iPhone sont téléchargées. 60 secondes durant lesquelles 710 ordinateurs auront été vendus dont 555 équipés avec un processeur Intel, 81 iPad et 925 iPhone 4S achetés, 2,6 millions de CD auront été gravés soit 1,820 Tera Octets de données, 450 Windows7 vendus, 232 ordinateurs auront été infectés par des malwares, Google aura engrangé 75.000 dollars de revenus et 219.000 dollars auront transité via Paypal. Enfin, un chiffre et pas des moindres : deux millions d'internautes auront profité du temps que vous avez passé à lire cet article pour visiter un site pornographique.

Source : Sur-la-Toile

dimanche 11 décembre 2011

La lutte contre les spams sert aussi à rechercher un vaccin contre le Sida

Pour participer à la lutte contre le Sida, Microsoft a mis à disposition ses ressources de calcul et ses outils d’analyses pour les études menées en Afrique du Sud à l'aide du logiciel PhyloD. Le but est de puiser dans l’énorme masse de données produites et d’en tirer des enseignements précieux sur les mutations du virus. Or, un virus ressemble un peu à un spam...

Chaque année, 1,8 million de personnes meurent du Sida, soit 5.000 personnes par jour. De multiples projets de recherche sont actuellement menés pour parvenir à trouver un vaccin.
Parmi ces projets, il en est un qui a reçu le soutien de Microsoft Research afin d’analyser et d’interpréter les données recueillies dans des temps très courts. Il s’agit de l’expérimentation menée à Durban en Afrique du Sud par des chercheurs du Ragon Institute du Massachusetts General Hospital du MIT, de Harvard et de l'université du KwaZulu-Natal. « Nous avons passé la dernière décennie à concevoir ici une infrastructure qui nous permette d’étudier en laboratoire les mécanismes de défense du corps à partir d’échantillons de sang de patients », explique Bruce Walker, directeur du Ragon Institute et professeur de médecine à l’université du KwaZulu-Natal. Le défi auquel ces chercheurs sont confrontés est l’énorme quantité de données récoltées au cours de ce travail préparatoire. Le virus VIH mute en permanence pour déjouer les attaques du système immunitaire. Pour se faire une idée du phénomène, on dit qu’il peut muter sur une seule personne infectée autant de fois que le virus de la grippe a muté depuis qu’il a été identifié… Analyser le virus afin de déceler un point faible sur lequel s’appuyer pour développer un vaccin nécessite donc de pouvoir traiter et interpréter une très grande quantité de données. C’est là qu’entre en scène Microsoft... avec sa technique antispam.

Des années de gagnées avec le logiciel PhyloD

« Avant de travailler sur le VIH, je travaillais sur le filtrage du spam et j’ai inventé le filtre antispam, explique David Heckerman de Microsoft Research. La première chose qui s’est produite est que les spammeurs ont commencé à essayer de contourner notre filtre, comme le virus du VIH le fait avec le système immunitaire. C’est ce qui nous a donné l’idée d’appliquer nos techniques ». De là est né PhyloD, un logiciel d’exploration de données biologiques qui permet d’analyser des cellules spécifiques en vue de sérier le virus. Les principes appliqués pour combattre le spam dans les logiciels de messagerie de Microsoft (Hotmail, Outlook, Exchange) servent aussi à combattre le Sida, souligne le géant américain.
Grâce à son algorithme, PhyloD répertorie les fragments du virus qui sont vulnérables aux attaques du système immunitaire. Il en tire des modèles complexes afin de comprendre comment différents systèmes immunitaires réagissent aux mutations du virus. Une condition essentielle à l’élaboration d’un vaccin. Microsoft reçoit les données envoyées par l’équipe du Ragon Institute à Durban et les traite dans l’un de ses centres de calcul. Ce qui d’ordinaire aurait pris des années à être analysé et interprété par une seule machine est ici traité en quelques jours par des milliers d’ordinateurs travaillant en parallèle. Un gain de temps inestimable.
« Tout ce que nous apprenons en étudiant le VIH nous explique comment le système immunitaire fonctionne et échoue […]. Tout ce que nous apprenons ici sera applicable non seulement au VIH mais aussi aux cancers du sein et de la prostate et cela changera la manière dont la médecine est pratiquée », assure Bruce Walker qui termine sur une vraie note d’espoir. « Je crois fermement qu’il s’agit d’un problème que nous pouvons résoudre. Beaucoup de personnes y ont consacré leur carrière et nous continueront à travailler jusqu’à ce que nous y parvenions. »

Source : Futura-Sciences

mercredi 19 octobre 2011

Google se sert de vous pour numériser des livres

Lancé en décembre 2004, le service Google Book à depuis l'an dernier dépassé la barre des quinze millions d'ouvrages numérisés. Dans le but d'améliorer son OCR (reconnaissance optique de caractères : c'est un logiciel qui récupère le texte depuis une image) et d'accélérer la numérisation des livres, la firme de Mountain View a trouvé il y a quelques années la solution parfaite. C'est pourquoi il y a maintenant deux ans, le géant du web s'est porté acquéreur de la start-up reCaptcha, une société spécialisée dans ces petites images que l'on trouve sur les sites web et qu'il faut déchiffrer afin d'accéder à un service donné, portant le nom de captcha.
Lorsque vous entrez un captcha de cette société, vous devez tapez deux mots afin de vérifier que vous êtes bien un utilisateur, et non un ordinateur (afin de lutter contre les spams). Deux mots? Pas tout à fait... En fait seul le premier mot va venir vérifier que vous êtes humain. Le second est en réalité un mot qui n'a pas pu être déchiffré par l'OCR de Google. Il va ainsi être soumis à de nombreux utilisateurs, et au bout d'un certain nombre de réponses identiques l'OCR va mémoriser ce mot afin de pouvoir le reconnaître dans le futur. Grâce à quelques 30 millions d'utilisateurs quotidiens du système sur pas moins de 100 000 sites, Google améliore grandement la fiabilité de son logiciel et fait valider des mots numérisés par des millions de personnes.

Source : Sur-la-Toile