Le cyberblog du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.

lundi 18 février 2019

Ces personnes n’existent pas : bienvenue dans l’ère des « fake faces »

Le site ThisPersonDoesNotExist, littéralement « cette personne n’existe pas », génère automatiquement de faux visages aussi vrais que nature.
Philip Wang, un ingénieur qui travaille pour Uber, est à l’origine de cette expérience un brin déroutante. Son site utilise un logiciel libre baptisé StyleGAN, un outil créé par Nvidia, une société américaine spécialisée dans les cartes graphiques pour jeux vidéo. L’entreprise, dont le chiffre d’affaires a plus que doublé en trois ans, participe désormais à l’entraînement des algorithmes d’intelligence artificielle (IA). Car c’est bien de ça dont il s’agit : tous ces visages ont été générés par une intelligence artificielle. Plus techniquement, il s’agit ici de « réseaux adverses génératifs » (generative adversarial networks en anglais, ou GAN), une classe d’algorithmes qui fonctionnent par apprentissage automatique (on parle aussi de machine learning).

Un réalisme bluffant

Dans le cas présent, un premier programme tente de créer des images de visages à partir de données brutes. Ensuite, un deuxième programme apprécie ces images et décide si elles sont réalistes ou non. Si le résultat n’est pas satisfaisant, le premier algorithme recommence son travail. Si le résultat est satisfaisant, il est informé qu’il est sur la bonne voie. C’est ce jeu de ping-pong entre les deux programmes qui permet d’améliorer le résultat, et d’obtenir, in fine, des photos crédibles.


De prime abord, les portraits semblent plus vrais que nature. Mais quand on y regarde de plus près, l’œil perçoit de petits défauts : une branche de lunettes qui manque, ou une incisive mal placée, comme dans l'image ci-dessus. Le réalisme des photos demeure malgré tout bluffant.
Reste à savoir à quelles fins sera utilisé cet outil. On peut imaginer autant d’usages inoffensifs que de dérives. Cette technologie pourrait par exemple être employée dans le secteur de l’animation et des effets spéciaux pour modéliser des personnages uniques. Mais elle pourrait aussi servir pour créer et multiplier de faux profils, par exemple pour lancer des campagnes de cyberharcèlement. C’est précisément ce type de risques que Philip Wang a cherché à pointer en créant ce site.

Source : Marie Slavicek sur lemonde.fr

lundi 21 janvier 2019

Rome reborn

Les archéologues franchissent le Rubicon: ils veulent concilier les plus augustes vestiges de la Rome antique et les prouesses de la technologie moderne. Les ruines de la ville éternelle accueillent désormais les visiteurs sans qu'ils aient à se déplacer. Après deux décennies de préparation, un projet de réalité virtuelle a été présenté mercredi par la société Flyover Zone en collaboration avec des chercheurs de l'université de l'Indiana.
Rome Reborn, «la renaissance de Rome», propose aux utilisateurs du monde entier de découvrir la Rome du début du IVe siècle à l'aide de lunettes de réalité virtuelle ou d'un simple ordinateur. L'utilisateur peut embarquer dans une montgolfière virtuelle pour survoler les splendeurs de la ville impériale sur 14 kilomètres carrés, soit plus de 7000 bâtiments et monuments.


Lire l'article de Benjamin Puech sur lefigaro.fr.

vendredi 4 janvier 2019

Shanghaï photographiée avec une résolution de 195 gigapixels

Un panorama impressionnant de la ville de Shanghai à 195 milliards de pixels affole en ce moment la toile. Réalisé par la société chinoise Big Pixel à partir d'une série de photos prises depuis la Perle de l'Orient, une tour de 468 m de haut, le panorama montre une vue à 360° du quartier des affaires de la ville, appelé Lujiazui.
La résolution inédite offre la possibilité de zoomer jusqu'aux plus petits détails, tels les visages des passants et les plaques d'immatriculation des véhicules (et de dire au revoir à la vie privée au passage). Entre jouer à Où est Charlie ? à l'échelle de Shanghaï ou s'amuser à dénicher des fantômes (des objets ou personnes en mouvement qui semblent s'effacer sur les photos), il y a de quoi faire.
Big Pixel, qui s'est fait un nom dans la photographie de très haute résolution, n'en est pas à son coup d'essai, même s'il s'agit là de sa première réalisation de plus de cent gigapixels. Des panoramas de Macao et de Hong Kong à 43 milliards de pixels sont également disponibles sur leur site.

Source : Futura Tech

samedi 5 mai 2018

Rotations discrètes

Comment faire pour tourner une image numérique d’un certain angle ? Cette question est finalement un peu plus complexe qu’on ne pourrait le croire : on verra que si on applique successivement un grand nombre de fois l’algorithme naïf, alors l’image perd énormément en qualité.

Lire l'article de Pierre-Antoine Guihéneuf sur Images des mathématiques

mardi 13 mars 2018

Shudu Gram, la fausse top model noire qui crée un tollé

Chacune de ses photos attire plusieurs milliers de "likes" sur Instagram. Le nombre de ses abonnés avoisine bientôt les 45'000 et ne cesse de grimper depuis un an. Pourtant, Shudu Gram n'est pas réelle. Cette mannequin noire est une création numérique. Et depuis qu'elle a été soutenu par Fenty, la marque de Rihanna, elle est vivement critiquée sur les réseaux sociaux.

jeudi 9 mars 2017

Une artiste dévoile les images utilisées pour composer ses créations

Découvriez le travail de Viktoria Solidarnyh, une artiste ukrainienne qui nous dévoile les secrets derrière ses créations en révélant les images utilisées pour ses créations. Si ses compositions ne sont pas révolutionnaires, il est toujours impressionnant de comprendre le talent et la technique que cachent ces images ! Vous pouvez découvrir son travail sur son compte DeviantArt.

samedi 7 mai 2016

FindFace : une appli capable d’identifier un peu trop de monde

La fine paroi protégeant la vie privée du volcan d’informations en ligne vient d’être crevée par une application russe pour téléphones mobiles. FindFace – c’est son nom – permet à n’importe qui d’identifier en une fraction de seconde un inconnu à partir de sa photographie.
Sur son site agrémenté d’une blonde très aguicheuse, l’application (déjà 400 000 téléchargements) se présente comme un facilitateur de rencontres. Le scénario suggéré est le suivant : une inconnue croisée dans la rue vous a plu ? Vous n’osez l’aborder, mais prenez plutôt une photographie d’elle en catimini. FindFace vous permet dans un second temps de la trouver sur les réseaux sociaux et d’engager la conversation avec elle par voie épistolaire.
Pour l’instant, FindFace ne fonctionne qu’avec vk.com, le principal réseau social russophone (350 millions de comptes), mais ses créateurs sont actuellement en Californie actuellement pour mener des pourparlers avec des sociétés intéressées par les possibilités, indique une source chez l’éditeur de l’application N-Tech Lab.

Lire la suite de l'article sur Rue89

jeudi 13 février 2014

Globe oculaire

Le globe oculaire de la vidéo qui va suivre a été intégralement généré par un ordinateur. Celui-ci a été conçu par l'artiste australien Chris Jones à partir du logiciel d'infographie 3D Lightwave, du logiciel de modélisation Sculptris et de Krita pour le traitement d'image.

dimanche 15 décembre 2013

Pourquoi Merida est-elle la première héroïne aux cheveux bouclés de Disney?

Lorsqu’on a vu les premières images de Merida, l’héroïne de Disney-Pixar, nos têtes bouclées n'ont pas pu s'empêcher de se réjouir: ces cheveux! Ces boucles! Ce volume et ce joyeux bordel!


Merida a non seulement la lourde responsabilité d’être le premier personnage principal féminin de Pixar mais aussi —surtout?— la première héroïne aux cheveux bouclés de Disney. Réfléchissez-y deux secondes: Blanche-Neige? Cheveux lisses. Belle? Lisses. Cendrillon, Aurore, Raiponce? Pareil. Ariel a le droit a une espèce de masse rousse vaguement ondulée, un peu mieux réussie pour Esmeralda. Et Tiana, la princesse afro-américaine de La Princesse et la grenouille, a quelques frisures qui s’échappent. Mais des vraies boucles, des boucles qui bougent à la fois ensemble et séparément, bref des boucles comme les nôtres, Disney ne l’avait jamais fait.

La Petite Sirène, une bouclée contrariée

En fait, Disney ne pouvait pas le faire. Techniquement. «La Petite Sirène et Esmeralda devaient avoir des cheveux bouclés dans les premiers designs, mais la réalité, c’est que c’était trop difficile de les dessiner à la main, et ça aurait coûté beaucoup d’argent d’inclure toutes les boucles», explique Brenda Chapman, qui a créé le personnage de Merida, co-écrit et co-réalisé Rebelle.
Patricia Pineau, directrice de la communication scientifique du groupe L’Oréal, se souvient d’un congrès sur les images de synthèse à Boston, où elle avait présenté une modélisation scientifique de la chevelure, il y a quelques années.
«Dès la présentation terminée, des gens du monde de l’animation se sont précipités sur nous, nous disant qu’ils rêvaient d’un tel modèle depuis des années. Disney voulait rencontrer les gens de chez L’Oréal, ils voulaient notre logiciel!»
L’Oréal n’avait pas vocation à collaborer avec Disney, mais l’excitation des animateurs souligne l’ampleur de la question. «Une chevelure, c’est 120 à 150.000 fibres, souligne Patricia Pineau. C’est énorme!» (Pixar a finalement développé seul sa modélisation et ses logiciels pour les cheveux de Rebelle).
Même quand la technique des images de synthèse s’est développée pour les films d’animation, la boucle est restée compliquée: Brenda Chapman explique ainsi que dans Monstres et Cie, sorti en 2001 (soit six ans après le premier dessin-animé en images de synthèse Toy Story), le personnage de Bouh était censé avoir les cheveux bouclés, mais que la technologie d’animation lui a fait défaut.

Rupture technologique de la boucle

Pour Merida, les équipes de Pixar ont passé près de trois ans à développer les logiciels permettant d’animer une toison rousse qui devient un personnage du film. Les cheveux sont faits de 1.500 boucles individuelles, avec chacune son propre degré de frisure et de roux, placées sur le crâne de la jeune fille et programmées pour interagir les unes avec les autres et avec l’environnement extérieur. Il a fallu six mois pour ajouter progressivement chaque boucle au modèle de crâne de Merida, jusqu'à obtenir un total d’environ 111.700 cheveux.


Image des cheveux de Merida version logiciel / Disney-Pixar

Source : Slate.fr

dimanche 24 février 2013

Image Effects in Mathematica

Intéressant article dans le Wolfram Blog sur le traitement d'images.