Le cyberblog du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.

dimanche 18 novembre 2012

Supercalculateurs : les États-Unis N°1 avec le Cray XK7 Titan

Le deuxième classement annuel Top 500 des supercalculateurs les plus puissants du moment voit les États-Unis maintenir leur domination avec le Cray XK7 Titan et ses 17,59 pétaflops de puissance de calcul. Basé au laboratoire national d’Oak Ridge, Titan servira notamment aux recherches sur les propriétés magnétiques des matériaux, la combustion du carburant, le nucléaire et le climat.
L'année 2012 aura vu la domination totale des États-Unis en matière de supercalculateurs. Après avoir repris la première place du classement Top 500 en juin dernier avec le système BlueGene/Q Sequoia d’IBM, ils la conservent avec un autre supercalculateur, le XK7 Titan de Cray. Selon le dernier classement Top 500 de novembre, Titan est le nouveau numéro un avec une puissance de calcul de 17,59 pétaflops (c'est-à-dire 17,59 millions de milliards de flops, floating-point operations per second, opérations en virgule flottante par seconde) mesurée avec le Benchmark Linpack. Ce monstre de puissance embarque 299.008 processeurs AMD Opteron dotés de 16 cœurs chacun combinés avec 18.688 processeurs graphiques NVidia Tesla K20. Cette architecture hybride permet de surmonter les limites inhérentes à la puissance et l’espace physique nécessaire pour déployer une telle installation.
La consommation d’énergie est l’autre facteur qui conditionne l’évolution des supercalculateurs. « Ajouter des centaines de milliers de cœurs de calcul a ses limites, pour une raison principale, qui est que les processeurs sont rapides mais gourmands en énergie. Pour que les supercalculateurs puissent évoluer du pétaoctet vers la classe exascale [avec une une puissance d'au moins un exaflops, NDLR], ils doivent devenir plus économes en énergie », explique le laboratoire national d’Oak Ridge (Tennessee) où est installé Titan. Et d’ajouter : « Parce qu’ils gèrent des centaines de calculs simultanément, les processeurs graphiques (Graphic Processing Unit ou GPU) peuvent en traiter beaucoup plus que les processeurs centraux sur un temps donné ». Résultat, Titan est en deuxième position au classement du meilleur rapport puissance/consommation avec 2.450 mégaflops/watt.
Comme c’est généralement le cas avec les supercalculateurs, le laboratoire d’Oak Ridge compte se servir de Titan pour mener des simulations de grande ampleur dans plusieurs domaines scientifiques comme les propriétés magnétiques des matériaux afin de faire avancer les travaux sur les futurs moteurs électriques, la combustion du carburant pour améliorer le rendement des moteurs à explosion, le nucléaire avec pour objectif de prolonger la durée de vie des réacteurs, ou encore le climat.
Si l’on se penche sur le reste du classement Top 500, on constate que les États-Unis placent 5 supercalculateurs dans les 10 premières places (N°1, 2, 4, 7 et 10). Derrière, c’est le Japon qui fait meilleure figure avec le K conçu par Fujitsu. L’Allemagne place deux supercalculateurs dans le top 10 aux 5e et 6e rangs avec les Juqueen BlueGeneQ et le SuperMUC d’IBM. Ce dernier est pour l’instant le supercalculateur le plus puissant d’Europe et surtout le plus écologiste grâce à un système de refroidissement par eau qui permet d’économiser 40 % d’énergie. La France quant à elle a quitté le top 10, rétrogradée à la 11e place avec le Curie Thin nodes installé au CEA de Bruyères-le-Châtel.
Dans sa synthèse de présentation du classement, l’organisation Top 500 souligne que 23 supercalculateurs ont atteint ou dépassé le pétaflop, 4 ans et demi après le premier exemplaire à avoir franchi ce seuil. Les systèmes équipés de processeurs multicœur sont majoritaires avec 84,6 % des 500 supercalculateurs recensés équipés de puces à six cœurs ou plus. Intel équipe 76 % des systèmes suivi d’AMD (12 %) et d’IBM (10,6 %).

Source : Futura-Sciences

mardi 19 juin 2012

Supercalculateurs : les États-Unis reprennent la première place

Le supercalculateur Sequoia conçu par IBM et installé au Département américain de l’énergie en Californie a atteint une puissance de calcul de 16,32 pétaflops. Il détrône le supercalculateur japonais K qui occupait la première place du classement Top 500 depuis un an.

La liste du Top 500 des supercalculateurs publiée deux fois par an en novembre et juin vient de livrer son verdict. Et pour la première fois depuis juin 2010, les États-Unis ont repris la tête du classement grâce à un supercalculateur conçu par IBM.
Le système BlueGene/Q, qui porte le nom de Sequoia, a été développé pour le Département américain de l’énergie au Lawrence Livermore National Laboratory en Californie. Constitué de 1.572.864 cœurs processeur Power BQC 16C à 1,60 GHz, il tourne sous Linux et, au benchmark Linpack, a atteint 16,32 pétaflops (c'est-à-dire 16,32 millions de milliards de flops, floating-point operations per second, opérations en virgule flottante par seconde). Ses concepteurs expliquent que Sequoia peut réaliser en une heure un calcul qui nécessiterait 6,7 milliards de personnes équipées de calculatrices et travaillant simultanément 24 heures sur 24, 365 jours par an pendant 320 années.
Ce supercalculateur va servir pour des simulations sur les armes nucléaires afin d’éviter les tests en conditions réelles avec des explosions sous-terraines. Sequoia bat donc assez nettement le supercalculateur japonais K qui avec ses 10,51 pétaflops de puissance de calcul occupait la tête du Top 500 depuis les deux précédents classements. Il se veut également moins gourmand en énergie que son rival japonais puisqu’il consomme 7,9 mégawatts alors que K en consomme 12,6.
Le supercalculateur Sequoia sera utilisé pour réaliser des simulations d’armes nucléaires afin d’éviter de recourir à des explosions souterraines. © Lawrence Livermore National Laboratory Advanced Simulation and Computing Le podium des supercalculateurs Les États-Unis trustent le podium avec un autre supercalculateur IBM BlueGene/Q nommé Mira, installé au Leadership Computing Facility d’Argonne qui est également rattaché au Département de l’énergie. Un quatrième système se classe en 6e position, il s’agit du Jaguar (Cray). Mais comme le relève l’organisation Top 500, l’Europe fait un retour en force avec pas moins de 4 places dans le top 10. On compte tout d’abord l’Allemagne en 4e position avec le SuperMuc (IBM), l’Italie en 7e position avec le Fermi (IBM), l’Allemagne encore une fois en 8e place avec le JuQueen (IBM) et enfin la France en 9e position avec le Curie thin nodes (Bull) installé au CEA. La Chine place deux supercalculateurs dans le top 10 avec Tianhe-1A (n°1 du classement de novembre 2010) qui est n°5 et Nebulae n°10.
Dans son communiqué de presse, Top 500 indique que la performance cumulée de l’ensemble des supercalculateurs du classement atteint les 123,4 petaflops contre 74,2 pétaflops en novembre 2011. Quant aux processeurs utilisés, Intel domine largement avec 74,4 % soit 372 systèmes équipés. AMD, lointain deuxième avec 63 systèmes équipés, souligne pour sa part que 24 supercalculateurs du top 100 utilisent ses processeurs. Du côté des constructeurs de ces monstres de puissance, IBM et HP représentent à eux deux plus de 70 % des systèmes de ce Top 500 avec respectivement 213 et 138 installations.
En résumé, les États-Unis dominent ce Top 500 avec 253 systèmes, suivis de l’Asie avec 121 systèmes (dont 68 en Chine et 34 au Japon). L’Europe compte 107 supercalculateurs dont 25 en Angleterre, 22 en France et 20 en Allemagne.

Source : Futura-Sciences

lundi 23 avril 2012

Fascination informatique

Pendant une semaine d'étude, des jeunes débrouillards âgés de 16 à 20 ans ont l'opportunité unique de prendre la température d'une haute école et d'élargir leurs connaissances dans le domaine de l'informatique.

En collaboration avec des universités et des hautes écoles spécialisées de toute la Suisse, la "Science appelle les jeunes" propose par le biais de la semaine d'étude «Fascination informatique» une manifestation extrêmement instructive, au cours de laquelle les participants découvrent leur penchant pour l'informatique ou approfondissent leurs connaissances et les développent. Ils bénéficient en l'occurrence des compétences de spécialistes, qui se tiennent à leurs côtés pendant une semaine pour les conseiller et assurent un encadrement intensif. Par ailleurs, les jeunes apprennent en outre à faire la connaissance de personnes venues de toute la Suisse qui partagent leurs centres d'intérêt, et il n'est pas rare qu'une semaine d'étude passée à la "Science appelle les jeunes" fasse mûrir leur projet professionnel.

Déroulement : du 9 jusqu’au 15 septembre 2012

Pour en savoir plus et s'inscrire : http://fr.sjf.ch/index.cfm?sef=1,728,2,140,150,1,1

****** La date limite d’inscription : le 19 août 2012 ******

vendredi 13 avril 2012

Des métiers d'avenir

CareerCast.com a classé 200 emplois aux Etats-Unis du meilleur au moins bon sur la base de cinq critères : les exigences physiques, l'environnement de travail, le revenu, le stress et les perspectives d'embauche. Pour compiler cette liste, l'entreprise a principalement utilisé les données du Bureau of Labor Statistics et d'autres organismes gouvernementaux. Voici les 15 meilleurs emplois :

  1. Ingénieur Logiciel
  2. Actuaire
  3. Directeur des Ressources Humaines
  4. Hygiéniste dentaire
  5. Planificateur financier
  6. Audiologiste
  7. Ergothérapeute
  8. Chef de publicité en ligne
  9. Analyste de systèmes informatiques
  10. Mathématicien
  11. Orthophoniste
  12. Optométriste
  13. Kinésithérapeute
  14. Pharmacien
  15. Web Developer
Vous trouverez la liste complète sur le site du Wall Street Journal.

dimanche 6 novembre 2011

L'ordinateur le plus puissant au monde est japonais

Construit par l'entreprise japonaise Fujitsu, le « K » est un supercalculateur donc l'assemblage est toujours en cours et qui devrait être achevé d'ici novembre 2012. Depuis juin dernier il occupe la première place du Top 500, le classement des 500 supercalculateurs les plus puissants au monde. Il avait alors détrôné le « Tianhe-1A » avec une puissance de 8.1 pétaflops.
Ce nouveau supercalculateur japonais vient ainsi d'établir un nouveau record en dépassant il y a quelques jours la barre des 10 pétaflops, et devenant ainsi le premier supercalculateur à atteindre cette puissance. Pour atteindre ce score, ce n'est pas moins de 88 128 processeurs à 8 coeurs qui ont été assemblés ensemble, soit un total de 705 024 coeurs. Installé dans le laboratoire Rikagaku Kenkyujo à Kobe, il servira aux scientifiques à mener des projets sur le climat, la médecine ou encore la prévention des catastrophes.
Cependant sa place sur la première marche devrait être de courte durée puisqu'IBM travaille actuellement sur un supercalculateur, baptisé « Sequoia », et qui devrait atteindre les 20 petaflops. Rappelons que le FLOPS est l'acronyme de « Floating-Point Operations Per Second », soit le nombre d'opérations à virgule flottante par seconde. Ce nombre permet de mesurer la vitesse d'un système informatique en dénombrant le nombre d'opérations sur des réels qu'il peut effectuer en une seconde. Ainsi, 1 petaflops = flops, soit un million de milliards de flops.

Source : Sur-la-Toile

mardi 11 octobre 2011

Google dévoile son langage Dart, concurrent de Javascript

Nous avions déjà évoqué Dart, le nouveau langage que Google lance dans l'espoir de remplacer JavaScript dans les navigateurs. Google vient de dévoiler quelques éléments du langage et donne accès à une série d'outils open-source pour que les développeurs puissent s'y intéresser sur le site www.dartlang.org. La syntaxe ressemble fort à celle de JavaScript, si ce n'est qu'elle est davantage orientée objet (plus proche de Java, donc). Le langage se veut structuré mais flexible, et cible de hautes performances.

dimanche 28 août 2011

Jurackerfest 2011


27 août 2011 : bienvenue chez les Geeks !

D'autres photos du concours sont disponibles sur le site de la BIMO.

vendredi 11 mars 2011

Le Prix Turing 2010 au vainqueur du Jeopardy

Leslie Valiant, dont les travaux ont notamment servi à mettre au point Watson, l’ordinateur d’IBM qui a gagné contre des humains au jeu télévisé Jeopardy, vient d’être récompensé par l’ACM Turing Award 2010, considéré comme la plus haute distinction pour les informaticiens.
Comme nous l’assurait Bruno Bonnell, la victoire de l’ordinateur Watson au jeu télévisé Jeopardy, équivalent américain de notre Questions pour un champion, représente un exploit important dans l’histoire de l’informatique, du même ordre que celle de Deep Blue contre Gary Kasparov, champion du monde d’échecs, en 1997.
Derrière cette puissante machine se trouvent des logiciels capables de comprendre une question exprimée en langage courant et d’en extraire les mots les plus significatifs. Pour parvenir à cette avancée, les ingénieurs d’IBM se sont appuyés sur les travaux théoriques du Britannique Leslie Valiant. Depuis plus de trente ans, ce mathématicien, qui professe aujourd’hui à l’université Harvard, aux États-Unis, a plusieurs fois été récompensé pour ses travaux en mathématiques et en informatique, qui ont eu des implications en matière d’intelligence artificielle. On lui doit notamment les algorithmes holographiques (un concept de mathématique), la démonstration d’un théorème important de la théorie de la complexité, depuis appelé théorème de Valiant–Vazirani, et l’introduction de la classe #P, qui permet de classer les problèmes selon la complexité à les résoudre.

Apprendre à un ordinateur… à apprendre

Les travaux de Leslie Valiant ont notamment fait progresser les outils logiciels pour permettre à un ordinateur d’engranger des connaissances, ce qui a conduit à la victoire de Watson. Leslie Valiant vient de recevoir une récompense supplémentaire et non des moindres : celle délivrée par l’ACM (Association for Computering Machinery), considérée comme l’équivalent d’un prix Nobel ou de la médaille Fields (en mathématiques).
Baptisée Turing Award, cette récompense (assortie de 250.000 dollars) rend ainsi hommage à Alan Turing, mathématicien britannique que l’on peut qualifier de génial et qui a posé les bases de la programmation et de l’algorithmique avec des « calculateurs universels programmables », que l’on appellera plus tard ordinateurs.

Source : Futura-Sciences

lundi 28 février 2011

Quand les boîtes de GMail se vident

Plusieurs centaines de milliers de boîtes GMail se sont retrouvées vidées dimanche, et certaines le sont encore aujourd'hui. Les équipes de Google n'ont pas encore expliqué la source du problème, qu'elles résolvent progressivement et qui montre les limites de l'informatique en cloud.
C'est la révolution informatique que les industriels tentent d'imposer aux consommateurs depuis plusieurs années, et contre laquelle s'opposent des initiatives en gestation comme la FreedomBox. Avec le cloud, ou « informatique en nuage », les entreprises comme Google, Microsoft, Apple ou Yahoo veulent rendre les utilisateurs dépendants des services en ligne, pour transformer leurs ordinateurs en terminaux d'accès – sous un motif écologique à la mode mais contestable. Les données ne sont plus stockées localement mais à distance, ce qui a le double avantage pour l'entreprise d'enfermer l'utilisateur dans le service en ligne qu'il a choisi (particulièrement lorsqu'il est impossible ou difficile d'en changer sans perdre ses fichiers), et de lui faire payer un loyer pour l'hébergement de ses données. Loyer qui peut être payé soit par la communication de données personnelles exploitées commercialement (revente de fichiers, publicité ciblée...), soit par abonnements payants.

Le courrier dans les nuages

Google fait figure de leader dans ce domaine, avec ses très nombreux services en ligne comme YouTube, Google Docs, Google Maps, ou encore GMail. L'utilisateur n'a plus besoin d'installer de logiciels et de les mettre à jour, il doit juste disposer d'un navigateur Internet, ce qui est l'objectif de Chrome OS. Les données seront sauvegardées à distance et pourront être retrouvées depuis n'importe quel appareil dans le monde. C'est la promesse d'une informatique simplifiée et la fin des données perdues après le crash d'un disque dur ou la perte d'une clé USB. Sauf lorsque le service plante et que tout devient inaccessible. Ce fut le cas dimanche de GMail. Selon le propre aveu des équipes de Google, un peu moins de 0,29 % des boîtes des utilisateurs de GMail (soit tout de même plusieurs centaines de milliers d'internautes) ont été vidées de leur contenu. Cinq heures après la première alerte publiée, le problème touchait encore 0,08 % des utilisateurs. À priori aucun message n'est perdu, mais les équipes de la firme de Mountain View doivent réparer des bases données endommagées pour récupérer les données.
Ce genre de problème est le cauchemar de tout éditeur de services en cloud, et met en exergue le risque de confier toutes ses données à un tiers distant. Le jour où le service tombe en panne, ferme ses portes ou désactive le compte de l'utilisateur, toutes les données sont perdues.

Source : Futura-Sciences

lundi 6 décembre 2010

Supercalculateur : le CEA passe le pétaflop

Un supercalculateur, baptisé Tera 100 et installé au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), vient de dépasser la barre du pétaflop, autrement dit plus d'un million de milliards d'opérations par seconde. C'est le premier en Europe - il est installé dans le centre de Bruyères le Châtel (Essonne) - à franchir cette barre. A l'échelle mondiale, il devrait faire partie du groupe de tête des supercalculateurs, dont le classement est mis à jour tous les mois ici sur le Top 500.
Tera 100 a même franchi la barre avec une petite marge, sa performance est de 1,05 million de milliards d’opérations par seconde (1,05 pétaflops). L'opération s'effectue sur un test standardisé, dit du Linpack, afin de comparer entre elles des machines d'architectures différentes.
Tera 100 est un cluster de 4 370 serveurs conçus par Bull, équipé de 17.480 processeurs Intel® Xeon® 7500. Sa mémoire centrale intègre plus de 140 000 barrettes mémoires pour atteindre une capacité de 300 téraoctets. Il est doté en outre d’une capacité de disques de 20 pétaoctets (Po) accessibles à un débit de 500 Go/s, un record mondial en la matière.

Source : Libération (9/11/2010)