Le cyberblog du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.



dimanche 24 février 2013

Image Effects in Mathematica

Intéressant article dans le Wolfram Blog sur le traitement d'images.

samedi 23 février 2013

Des QR codes sur les tombes de nos cimetières

La dernière mode dans les cimetières ? Intégrer des QR codes aux pierres tombales afin de faciliter et de rendre plus interactif le devoir de mémoire. Lors de la numérisation, le code lance un site dédié à la personne décédée avec des photos et des témoignages d'amis...

Les personnes déambulant dans les cimetières du Royaume-Uni peuvent depuis peu en apprendre davantage sur les défunts qui les entourent grâce à l'implantation de QR codes sur les pierres tombales de ces derniers. C'est Chester Pearce, une société de pompes funèbres basée à Poole, qui est la première à proposer ce service pour le moment hors du commun aux familles des défunts. Et apparemment, les pierres tombales interactives font un véritable tabac.

Une page web dédiée au défunt

Pour 300 euros, les codes peuvent être gravés au choix sur un petit carré de granit ou de métal avant d'être délicatement apposé sur la pierre tombale. Lors de la numérisation à l'aide d'un smartphone ou d'un périphérique compatible, le code envoie alors l'utilisateur vers une page web dédiée au défunt et pouvant comporter des images, des morceaux de musique, mais aussi des vidéos et même un "wall funeste" pouvant accueillir les contributions des amis et de la famille. "Pour celles et ceux qui ne choisiraient pas l'option de l'enterrement, les QR codes peuvent également être disposés sur les monuments du cimetière ou même sur les bancs", affirme Stephen Nimmo, directeur général de Chester Pearce. "C'est un moyen simple d'honorer la mémoire des défunts avec plus que quelques mots sur une pierre tombale", a déclaré à la BBC S.Nimmo. "Les cimetières sont des lieux très saints - les codes sont très petits afin de ne pas les imposer sur les pierres tombales".

Un procédé utile pour la généalogie

Interrogé sur ses sources d'inspiration, le directeur de la firme déclare avoir découvert l'idée aux Etats-Unis. Un intérêt attisé par une visite de la nécropole du Kremlin à Moscou, lorsqu'il contemple les tombes des anciens présidents. "Je voulais en savoir plus sur leurs vies et je ne pouvais pas. Un QR code aurait été parfait". Gill Tuttiet, habitante de Poole, a été l'une des premières clientes à utiliser la technologie de l'entreprise en l'honneur de son défunt mari Timothy. Selon elle, ce dernier aimait être à la pointe de la technologie. "Il aurait aimé l'idée d'être à l'avant-garde d'un nouveau concept" affirme-t-elle. Elle a ajouté que les QR codes pourraient également être utiles pour les personnes essayant de créer des arbres généalogiques à l'avenir.

Finalement, l'immortalité se trouve peut être un peu dans le numérique...

Source : : Le Monde Informatique

vendredi 22 février 2013

L'armée chinoise responsable de cyberattaques contre les États-Unis?

Une unité secrète de l'armée chinoise serait à l'origine de nombreuses attaques informatiques contre les États-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne, selon un rapport publié par la firme de sécurité américaine Mandiant.

Le rapport indique que l'unité 61398 de l'Armée populaire de Chine, basée dans le quartier de Pudong à Shanghai, est responsable depuis 2006 du vol de « centaines de téraoctets de données auprès d'au moins 141 sociétés dans différents secteurs ».
Selon Mandiant, cette unité secrète pourrait regrouper des milliers de membres experts en anglais et en programmation informatique. La firme affirme que de nombreux actes de piratage sont commis contre les États-Unis, et qu'il « est temps de reconnaître que la menace vient de Chine ».

Pour lire le rapport Mandiant, cliquez ici

Les pirates informatiques de l'unité 61398 auraient notamment tenté d'obtenir des informations à propos d'opérations de fusions et d'acquisitions d'entreprises. Des courriels en provenance des États-Unis, du Canada et de la Grande-Bretagne auraient également été interceptés.
Le gouvernement chinois a formellement rejeté les conclusions du rapport de Mandiant. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a affirmé que les allégations de la firme sont sans fondement. Pékin réfute régulièrement des accusations de piratage informatique. L'ambassade de Chine à Washington a souligné lundi au quotidien New York Times que le gouvernement chinois considère le piratage informatique comme étant un acte illégal.

Le gouvernement Obama inquiet

La Maison-Blanche confirme avoir pris connaissance du rapport de la firme Mandiant. Des représentants du gouvernement américain ont contacté des hauts responsables chinois à de nombreuses reprises pour exprimer leurs inquiétudes face à cette problématique. Des membres haut placés de l'administration Obama craignent que les relations entre Washington et Pékin se détériorent, car le nombre et la sophistication des attaques informatiques contre les États-Unis ont considérablement augmenté depuis quelques années.
Le président Barack Obama a signé la semaine dernière une directive qui facilite la collaboration entre le gouvernement et les fournisseurs de services Internet afin de déceler plus facilement les cyberattaques provenant de groupuscules spécifiques. Médias et réseaux sociaux attaqués De nombreux médias, dont le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal et CNN, ont annoncé au cours des dernières semaines avoir été attaqués par des pirates informatiques chinois.
Le New York Times a retenu les services de la firme Mandiant pour déterminer l'origine de l'attaque contre son site web. Mandiant a déterminé que l'attaque venait de Chine, mais que l'unité 61398 de l'armée chinoise n'en était pas responsable.
Les réseaux sociaux Facebook et Twitter ont également subi des attaques informatiques récemment.

Source : Radio-Canada

jeudi 21 février 2013

L'ordinateur qui ne plante jamais

Voici l'invention qui révolutionne le principe de l'ordinateur. Les chercheurs anglais de l'UCL (University College of London) ont trouvé comment faire de l'ordinateur une machine qui se répare toute seule. Cette technologie a été nommée « ordinateur systémique » et est capable de faire tenir bon un système pourtant dans un état critique. L'application directe peut être pour des drones qui se reprogramment afin de tenir bon après des dégâts au combat ou d'aider à mieux simuler le fonctionnement du cerveau.
Les ordinateurs que vous utilisez actuellement n'imitent que très mal le fonctionnement d'un cerveau avec son réseau de neurones. Les ordres sont en effet traités séquentiellement (un ordre après l'autre). Dans le cerveau, les processus sont distribués, décentralisés et probabilistes. Ils sont aussi très tolérants aux défauts et capables de se réparer seuls. Aucun ordinateur n'en était capable.
Nos ordinateurs actuels suivent une liste d'instructions : une instruction est prise au sein de la mémoire, puis exécutée et le résultat revient dans la mémoire. Ce processus se répète ensuite sous le contrôle d'un programme de comptage. Il est très bon pour manipuler des nombres, mais ce n'est pas adapté pour une activité multitâche. Même si vous avez l'impression en ce moment même que votre ordinateur s'occupe de plein de programmes à la fois, ce n'est qu'un leurre : il concentre son attention sur chaque programme, un par un.
L'ordinateur créé au sein de l'UCL, lui, relie les instructions sur ce qu'il faut en faire ensuite. Un exemple est qu'on relie la température extérieure avec l'action à réaliser s'il fait trop chaud et on divise les résultats en ensembles d'entités digitales nommées « systèmes ». À chaque système est allouée une mémoire qui contient des données contextuelles ; cela signifie que ces données peuvent interagir uniquement avec d'autres systèmes similaires. Il n'y a pas de programme de comptage et les systèmes sont exécutés par un générateur pseudoaléatoire pour imiter le fonctionnement de la Nature. Les systèmes vont donc réaliser leurs instructions de manière simultanée et aucun système n'est privilégié aux dépens d'un autre. C'est donc du calcul parallèle qui s'opère de manière aléatoire.
L'ordinateur systémique contient des copies multiples des instructions qui sont distribuées sur différents systèmes. Ainsi, si un système devient corrompu, l'ordinateur peut avoir accès à une autre copie intacte pour réparer son propre code. Lorsque votre ordinateur plante parce qu'il ne peut avoir accès à un bit de mémoire, l'ordinateur systémique, lui, continue sans mal, car chaque système individuel possède sa propre mémoire.
On travaille actuellement à apprendre au programme de carrément écrire son propre code en réponse aux modifications de l'environnement.

Source : Sur-la-Toile

mercredi 20 février 2013

Des robots remplaceront-ils bientôt les médecins ?

Serons-nous bientôt soignés par des machines ? Deux informaticiens américains ont développé un robot nettement plus fort que les médecins pour diagnostiquer les maladies et proposer le traitement adéquat. L’intelligence artificielle fait un nouveau pas en avant.

Lire l'article sur Futura-Sciences

mardi 19 février 2013

Des classes dans le Défi Turing

Du nouveau pour le Défi Turing : un enseignant peut désormais créer une classe virtuelle pour ses élèves. Cela générera automatiquement un classement spécifique pour cette classe, en plus du classement général et du classement par pays.

dimanche 17 février 2013

Etes-vous assez intelligent pour travailler chez Google ?

En tête du Top 50 des employeurs les plus attractifs au monde, Google est vue comme l'entreprise idéale par bon nombre de jeunes candidats et ingénieurs, pour son environnement de travail "détendu et créatif, son ambiance internationale et ses produits innovants." Mais intégrer ce petit paradis professionnel n'est pas à la portée de tous. On compte 1 seul sélectionné pour 130 candidats. En témoigne l'ouvrage de William Poundstone récemment traduit en français : "Êtes-vous assez intelligent pour travailler chez Google ? ", qui recense tout un tas de questions et problèmes mathématiques posés aux candidats lors d'entretiens d'embauche chez Google mais aussi chez Apple ou Microsoft...

Un florilège d'étranges questions

Des questions de plus en plus ardues au fil des années voire carrément délirantes selon l'auteur, qui explique ce phénomène par la crise. Les entreprises, se retrouvant devant un grand nombre de candidats très qualifiés, finissent par adopter des procédures de sélection parfois invasives... Ainsi William Poudstone identifie plusieurs types de questions, certaines assez classiques et d'autres parfois inattendues.

  • D'abord il y a les questions "comportementales" plutôt clichées du type : "Quel est le plus grand échec de votre vie ?" ou "Parlez-moi d'une situation où vous ne pouviez absolument pas vous entendre avec un membre de l'équipe".
  • Puis il y a les questions relatives à l'entreprise : "Comment décririez-vous Whole Foods à une personne de passage venant d'un autre pays ?" ou "Quels défis Starbucks devra-t-il relever dans les dix prochaines années ?"
  • Ensuite, cela se corse avec les épreuves pratiques, les "work sampling", qui visent à permettre aux candidats de faire une démonstration de leur savoir-faire... Les juristes devront rédiger un contrat, les programmeurs écrire du code... Mais tout bon professionnel peut s'en sortir.
  • Mais Google a aussi son lot de questions classiques voire quasiment ésotériques qui ont fait sa réputation (réponses page 231 du livre) comme "Concevez un plan d'évacuation pour San Francisco", "Utilisez un langage de programmation pour décrire un poulet", "Si vous étiez un personnage de bd, qui seriez-vous et pourquoi ?" ou encore "Quelle est la plus belle équation que vous ayez jamais vue ?".
  • Enfin, il y a les questions ouvertes "qui mettent l'intelligence au défi", une spécialité de la firme de Mountain View. La marque la plus chère au monde (86 milliards de dollars) ne peut en effet pas se permettre de recruter n'importe qui et raffole des énigmes et problèmes logiques, physiques ou mathématiques... Exemple avec un recruteur qui écrit sur un tableau cette suite de nombres : 10, 9, 60, 90, 70, 66. La question est : quel est le nombre suivant dans cette suite ? Autre question :"Quand le vent souffle, est ce qu'un vol aller-retour en avion prend plus de temps, moins de temps ou le même temps ?" Plus difficile : "Vous rapetissez jusqu'à la taille d'une pièce de 5 cents et êtes projeté dans un mixeur. Votre masse est réduite, si bien que votre densité n'est pas modifiée. Les lames entre en action dans 60 secondes. Que faites-vous ?"

Un jeu qui en vaut la chandelle

Les recruteurs de Google "ne sont pas des gens chaleureux" rapporte une candidate à William Poundstone. Voire même "apathiques". Google cultive intentionnellement ce mystère en ne donnant pas d'indication aux candidats sur la validité de leurs réponses car bien souvent, il existe plusieurs réponses pour une seule question. Mais le jeu en vaut la chandelle. Une fois intégrés, les avantages sont plutôt délirants pour les employés. Le "projet 20%" permet par exemple aux ingénieurs de consacrer une journée par semaine au projet de leur choix. De ce temps libre sont nés Google News, Google Maps ou encore Google Voice. Sans compter d'autres très bons côtés comme les 5 mois de congé maternité avec 100% du salaire, 7 semaines de congé parental pour tous ses salariés, le buffet traiteur gratuit, le pressing sur site, les navettes avec connexion wifi, etc etc. De quoi vous faire oublier ce mauvais moment à passer qu'est l'entretien.
Avec cette bible, les processus de sélection de la Sillicon Valley n'auront plus de secret pour vous. Et si l'entretien tourne mal, que vous "séchez", William Poundstone vous donne quelques astuces. Car comme l'explique un recruteur Google : "l'objectif est de découvrir à quel moment les candidats sont à court d'idées." Pour être recruté, le plus tard est sans aucun doute le mieux !

Source : Blog-emploi.com

jeudi 14 février 2013

Le « roi sans tête » a un visage


Une barbe grise aux reflets roux. De doux yeux bleus. Le front ridé… Henri IV, le roi préféré des Français, l’inventeur de la poule au pot, ressemblait à un bon et attendrissant papy quand il a été assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610. Un infographiste, Philippe Froesch, spécialisé dans la reconstitution faciale en trois dimensions, vient de ressusciter le visage royal. Il a travaillé à partir de la tête momifiée du monarque retrouvée en 2008 (*). Après un mois de travail sur des logiciels informatiques utilisant des modèles et équations mathématiques complexes, le visage de Henry IV est apparu, en chair et en os. « J ’ai tout d’abord étudié plus de 700 images scannées en noir et blanc du crâne. J’ai ainsi remarqué des os creusés par une musculature dense. Soit il riait beaucoup, soit il vivait sous tension », explique Philippe Froesch.

Cinq dents à sa mort

Cette image, que l’on peut aujourd’hui considérer comme la « photo officielle » du roi, est une première. « Des reconstitutions avaient déjà été réalisées auparavant, mais toutes à partir du masque mortuaire ou de tableaux. Cette-fois, le travail a été produit à partir de la tête momifiée. Le portrait est le plus rapprochant possible de la réalité », souligne le journaliste Stéphane Gabet qui, après une longue enquête, a retrouvé la tête royale. On sent sur le visage du monarque le poids des années. Atteindre 56 ans au XVIIe siècle devait être une performance. « A sa mort, il ne lui restait plus que cinq dents », précise Philippe Froesch. Difficile alors de le faire sourire sur la reconstitution…

Un test ADN avec le sang de Louis XVI

La présentation du portrait d’Henri IV conclut une aventure historique et scientifique incroyable. En 2008, le journaliste Stéphane Gabet se lance dans le pari fou de résoudre « l’énigme du roi sans tête ». Depuis 1793, à la suite de la profanation du tombeau royale de la Basilique de Saint-Denis, la tête d’Henri IV a disparu. C’est finalement au fond d’une armoire, chez un couple de passionnés d’histoire de Châteaudun (Eure-et-Loir), que la tête royale embaumée se cachait. Les travaux d’une équipe de 22 chercheurs, en 2010, et un test en 2012 comparant l’ADN du fond de la gorge d’Henri IV avec le sang de Louis XVI retrouvé sur un mouchoir, authentifieront le crâne.
Et maintenant ? La tête momifiée attend dans le coffre d’une banque son retour à la Basilique Saint-Denis, où le reste du corps du « Bon Roy » l’attend depuis 220 ans. Une demande de transfert soutenue par la « Société Henri IV » vient d’être déposée à l’Elysée.

(*) Henri IV, l’énigme du roi sans tête , par Stéphane Gabet et Philippe Charlier (librairie Vuibert).

Patrice BARRÈRE.

Source : Le Républicain Lorrain