Le cyberblog du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.



vendredi 27 avril 2012

Le web a son panthéon

WASHINGTON et GENÈVE--(BUSINESS WIRE)--Les noms des tout premiers membres du Panthéon de l'Internet ont été annoncés aujourd'hui lors de la conférence Global INET 2012 de l'Internet Society qui a lieu à Genève, en Suisse. Des pionniers et sommités de l'Internet provenant du monde entier se sont retrouvés à la conférence pour marquer le 20e anniversaire de l'Internet Society et pour assister à un gala de remise de prix visant à honorer les membres 2012 suivants :

Cercle des pionniers

Reconnaissance d'individus ayant joué un rôle décisif dans la conception et le développement précoces de l'Internet : Paul Baran, Vint Cerf, Danny Cohen, Steve Crocker, Donald Davies, Elizabeth Feinler, Charles Herzfeld, Robert Kahn, Peter Kirstein, Leonard Kleinrock, John Klensin, Jon Postel, Louis Pouzin et Lawrence Roberts.

Innovateurs

Reconnaissance d'individus ayant réalisé des avancées technologiques, commerciales et politiques très importantes et ayant aidé à étendre la portée de l'Internet : Mitchell Baker, Tim Berners-Lee, Robert Cailliau, Van Jacobson, Lawrence Landweber, Paul Mockapetris, Craig Newmark, Raymond Tomlinson, Linus Torvalds et Philip Zimmermann.

Connecteurs mondiaux

Reconnaissance d'individus venant du monde entier ayant apporté des contributions significatives à la croissance et à l'utilisation mondiales de l'Internet : Randy Bush, Kilnam Chon, Al Gore, Nancy Hafkin, Geoff Huston, Brewster Kahle, Daniel Karrenberg, Toru Takahashi et Tan Tin Wee.
S'exprimant au sujet des membres du Panthéon de l'Internet 2012, Lynn St.Amour, présidente et directrice générale de l'Internet Society, a déclaré : « Cette assemblée historique de visionnaires, d'innovateurs et de leaders de l’Internet représente une étendue extraordinaire de vision et de travail. Tandis que les membres ont des origines extrêmement diversifiées et représentent de nombreux pays différents, chaque individu nourrit une passion incroyable pour son travail. Nous profitons tous de leurs exceptionnelles contributions à l'Internet mondial, faisant de celui-ci l'un des catalyseurs de développement économique et sociétal les plus formidables de tous les temps ».
Raúl Echeberría, président du conseil d'administration de l'Internet Society, a déclaré : « L'Internet, qui relie plus de deux milliards de personnes à travers le monde aujourd'hui, est le résultat de nombreuses contributions importantes de la part d'individus créatifs et visionnaires au cours des dernières décennies. Le Panthéon de l'Internet 2012 célèbre les avancées de 33 personnes talentueuses ayant apporté des contributions significatives à la conception, au développement et à l'expansion de l'Internet ».
Conjointement à cette annonce, l'Internet Society a lancé un site Web à l'adresse www.internethalloffame.org qui présentera les membres et leurs contributions de façon permanente. Le site Web, qui comprend des photographies et biographies des membres, comportera une série de reportages exclusifs rédigés par Wired. De multiples membres seront mis en avant chaque mois dans le cadre d'entretiens sous la forme de questions/réponses. Le premier entretien présentera le pionnier du Panthéon de l'Internet Vint Cerf.

À propos du Panthéon de l'Internet

Le Panthéon de l'Internet (« Internet Hall of Fame ») est un programme annuel de remise de prix mis en place par l'Internet Society afin de reconnaître publiquement un groupe prestigieux et restreint de leaders et sommités ayant apporté d'importantes contributions au développement et à l'avancement de l'Internet mondial. De plus amples informations au sujet du programme sont disponibles sur www.internethalloffame.org.

À propos de l'Internet Society

L'Internet Society est la source de confiance indépendante d'informations sur l'Internet et le leadership éclairé du monde entier. Avec sa vision de principe et sa base technologique substantielle, l'Internet Society promeut le dialogue ouvert sur les politiques, la technologie et le développement futur de l'Internet auprès des utilisateurs, des entreprises, des gouvernements et d'autres organisations. Travaillant conjointement avec ses membres et sections à travers le monde, l'Internet Society permet l'évolution et la croissance continues de l'Internet au bénéfice de tous. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur le site : http://www.internetsociety.org

Source : BusinessWire.com

lundi 23 avril 2012

Fascination informatique

Pendant une semaine d'étude, des jeunes débrouillards âgés de 16 à 20 ans ont l'opportunité unique de prendre la température d'une haute école et d'élargir leurs connaissances dans le domaine de l'informatique.

En collaboration avec des universités et des hautes écoles spécialisées de toute la Suisse, la "Science appelle les jeunes" propose par le biais de la semaine d'étude «Fascination informatique» une manifestation extrêmement instructive, au cours de laquelle les participants découvrent leur penchant pour l'informatique ou approfondissent leurs connaissances et les développent. Ils bénéficient en l'occurrence des compétences de spécialistes, qui se tiennent à leurs côtés pendant une semaine pour les conseiller et assurent un encadrement intensif. Par ailleurs, les jeunes apprennent en outre à faire la connaissance de personnes venues de toute la Suisse qui partagent leurs centres d'intérêt, et il n'est pas rare qu'une semaine d'étude passée à la "Science appelle les jeunes" fasse mûrir leur projet professionnel.

Déroulement : du 9 jusqu’au 15 septembre 2012

Pour en savoir plus et s'inscrire : http://fr.sjf.ch/index.cfm?sef=1,728,2,140,150,1,1

****** La date limite d’inscription : le 19 août 2012 ******

jeudi 19 avril 2012

Un parfait générateur de nombres aléatoires grâce au vide quantique

Des chercheurs australiens ont réussi à développer un générateur de nombres aléatoires qui est fondé sur l'écoute d'une région vide de l'espace grâce à des capteurs de lumière extrêmement sensibles. Pendant longtemps, on a pensé que le vide était rempli d'une substance assez mystérieuse qui permettait le mouvement : l'« éther ». Ensuite, avec la relativité qui pouvait se passer des propriétés de cette substance, le vide est redevenu ... complètement vide.
La mécanique quantique a fini par « remplir » à nouveau le vide. C'est que des particules subatomiques naissent et disparaissent comme par enchantement : pour faire simple, écrivons-le en onomatopées, « Pop » « Pschuitt ». Ces particules virtuelles génèrent un bruit aléatoire omniprésent. C'est même un effet gênant pour améliorer la performance des communications par fibres optiques, par radio ou pour les ordinateurs.
Jusqu'à présent, ce bruit parasite était donc combattu, mais pour générer quelque chose d'aléatoire, c'est idéal ! Il faut comprendre que générer des nombres purement aléatoires est des plus utiles pour nos technologies de l'information, les prédictions concernant le climat, le contrôle des flux aériens, les jeux vidéos, le cryptage de données, etc.
Jusqu'alors, les générateurs de nombres aléatoires sont fondés sur des algorithmes. C'est le cas de votre calculatrice. Cela malheureusement fournit en réalité des données reproductibles. On « brouille les cartes » en se fondant sur des processus aléatoires comme le rayonnement radioactif ou le chaos dans les circuits électroniques (c'est d'ailleurs le principe utilisé dans les jeux de hasard sur télévision dans les bars), mais ce n'est toujours pas du hasard pur.
Le « bruit du vide » est en réalité une des sources ultimes du hasard ; son aspect non reproductible est 100 % certifié par la théorie quantique. Si vous téléchargez un nombre sur ce site, vous avez la certitude qu'il sera réellement aléatoire...

Source : Sur-la-Toile, ScienceDaily.com

vendredi 13 avril 2012

Des métiers d'avenir

CareerCast.com a classé 200 emplois aux Etats-Unis du meilleur au moins bon sur la base de cinq critères : les exigences physiques, l'environnement de travail, le revenu, le stress et les perspectives d'embauche. Pour compiler cette liste, l'entreprise a principalement utilisé les données du Bureau of Labor Statistics et d'autres organismes gouvernementaux. Voici les 15 meilleurs emplois :

  1. Ingénieur Logiciel
  2. Actuaire
  3. Directeur des Ressources Humaines
  4. Hygiéniste dentaire
  5. Planificateur financier
  6. Audiologiste
  7. Ergothérapeute
  8. Chef de publicité en ligne
  9. Analyste de systèmes informatiques
  10. Mathématicien
  11. Orthophoniste
  12. Optométriste
  13. Kinésithérapeute
  14. Pharmacien
  15. Web Developer
Vous trouverez la liste complète sur le site du Wall Street Journal.

mardi 10 avril 2012

Le réseau complexe du jeu de go

Des ordinateurs capables de battre les meilleurs joueurs de go ? C'est encore impossible mais la donne pourrait bientôt changer grâce aux travaux de deux théoriciens du CNRS des laboratoires de physique théorique (Université Toulouse III-Paul Sabatier/CNRS) et de physique théorique et modèles statistiques (Université Paris-Sud/CNRS). Pour la première fois, ils ont appliqué la théorie des réseaux à un jeu de stratégie. Leurs résultats, publiés dans la revue Europhysics Letters, devraient améliorer les futurs programmes de simulation.

L'étude des réseaux complexes a connu un intérêt grandissant au cours des dernières années, notamment en raison du développement des réseaux de communication et d'information. Ce nouveau champ de recherche se révèle très utile pour la description des systèmes complexes tels que les réseaux sociaux ou Internet. Par exemple, si on applique la théorie des réseaux à Internet, chaque page est un nœud et les liens hypertextes sont les liens entre les nœuds. Cependant, une telle approche n'avait jamais été envisagée pour l'étude des jeux de stratégie comme le go1 ou les échecs. Ces jeux, riches d'une très longue histoire et forts de millions de joueurs dans le monde, sont très difficiles à modéliser. En effet, les ordinateurs ne sont capables de battre des champions d'échecs que depuis une quinzaine d'années seulement, tandis que le niveau des professionnels reste encore inaccessible aux meilleurs programmes de go actuels.
A partir d'une base de données comportant près de 5 000 parties jouées par des professionnels et amateurs du jeu de go dans des tournois internationaux, Bertrand Georgeot du laboratoire de physique théorique (Université Toulouse III-Paul Sabatier/CNRS) et Olivier Giraud du laboratoire de physique théorique et modèles statistiques (Université Paris-Sud/CNRS) ont appliqué la théorie des réseaux à ce jeu de stratégie. Ils ont construit un graphe dont les nœuds sont les motifs locaux du plateau de jeu et les arêtes (qui représentent les liens) reflètent la succession des coups. Ainsi, ils ont capturé une partie de la stratégie locale du jeu. Dans ce jeu où les joueurs placent leurs pierres aux intersections d'un quadrillage de 19 lignes par 19 (soit 361 intersections), les chercheurs ont étudié des motifs locaux de 9 intersections. Ils ont montré que la distribution statistique de la fréquence de ces motifs est une loi de Zipf, semblable à la distribution de fréquence des mots dans une langue.
Le réseau du jeu de go présente des caractéristiques proches de celles d'autres réseaux réels (réseaux sociaux ou Internet) mais il montre également diverses propriétés spécifiques. Si les programmes de simulation les plus récents intègrent déjà des données statistiques issues de parties réelles mais à un niveau encore rudimentaire, ces nouveaux résultats devraient permettre une meilleure modélisation de ce type de jeux de plateau.


© O. Giraud et B. Georgeot

A partir de leur graphe, les chercheurs ont obtenu ces motifs (de 9 intersections chacun) qui montrent les coups les plus fréquents ou regroupent des coups stratégiques (il s'agit de motifs sur lesquels se localisent les vecteurs propres associés à trois grandes valeurs propres de la matrice d'adjacence pondérée du graphe). La 1ère ligne correspond aux dix motifs les plus fréquents dans le jeu de go. La 2ème ligne isole des motifs dont la plupart correspondent à une situation bien connue dans le jeu de go : le Ko (éternité). Quant à la 3ème ligne, la majorité de ses motifs correspond à des situations où des chaînes de pierres se connectent. Noir joue à l'emplacement de la croix.

Source : CNRS