Le cyberblog du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.

lundi 25 juillet 2011

Les bons programmeurs...


Source : Geek & Poke

lundi 18 juillet 2011

Internet changerait notre façon de penser

D’après une équipe de psychologues, nous cherchons désormais moins à nous souvenir d’informations que nous savons retrouver sur Internet ou sur un ordinateur. En revanche, nous faisons davantage l’effort de mémoriser l’endroit où se trouve l’information. Bref, on s‘adapte, comme chacun, d’ailleurs, l’aura remarqué…
« Marignan ? euh, non je me souviens plus mais c’est pas grave c’est sur le Web ». L’Homo sapiens a développé de nombreuses stratégies pour retenir des quantités énormes d'informations, un domaine où il excelle, comme par exemple, appendre en marchant ou aller dormir. Il viendrait d'en ajouter une autre : profiter d'Internet, où l'on trouve tout. C’est ce que concluent Betsy Sparrow, de l’université Columbia, et Jenny Liu, de l’université du Wisconsin-Madison, dans un article qui vient de paraître dans Science et intitulé : Google Effects on Memory: Cognitive Consequences of Having Information at Our Fingertips, ou encore L’effet Google sur la mémoire : conséquences cognitives de disposer de l’information sur le bout des doigts.
Pour mettre en évidence cet « effet Google », les chercheuses ont placé des étudiants dans différentes situations où ils devaient mémoriser des informations. La première expérience a mis en évidence que les moteurs de recherche sont très présents à l’esprit dès qu’il s’agit de chercher une information. Les étudiants se voyaient interrogés sur des questions ardues de culture générale puis, immédiatement après, devaient réaliser des tests ultrasimples de reconnaissance de couleurs sur des mots. Les temps de réponse étaient précisément mesurés et les auteurs démontrent que des mots liés à des moteurs de recherche, comme par exemple « Google » et « Yahoo », étaient interprétés plus rapidement. Conclusion des psychologues : ces mots-là étaient dans la tête des cobayes, et l’on peut en déduire que face à une question à la réponse inconnue, l’homme moderne pense d’abord à Google et à Yahoo.

La fin de l’apprentissage par cœur ?

Dans une seconde expérience, les étudiants devaient faire l’effort de se souvenir d’affirmations, du genre « une bande caoutchoutée est moins longue quand elle est refroidie ». À certains, il était précisé que l’information, qu’ils auront tapée eux-mêmes sur un ordinateur, serait conservée tandis que d’autres apprenaient qu’elle serait effacée. Résultat : ces derniers s’en souviennent bien mieux… Quant à ceux qui savaient que les réponses seraient enregistrées, les auteurs de l’étude démontrent qu’ils se souviennent mieux du dossier dans lequel l’information est censée être sauvegardée que de la réponse elle-même. Que peut-on conclure de ces conclusions qui n’étonneront personne ? D’après Betsy Sparrow et Jenny Liu, cette adaptation à l’informatique correspond à la « mémoire transactive », décrite par Daniel M. Wegner. Elle consiste en une forme de mémoire collective, où l’on se sert des informations que l’on sait connues de nos proches, conjoints, famille, amis ou collègues de travail. Elle s’étend aux livres et, aujourd’hui, à l’ordinateur et au Web. Selon les auteurs, l’observation montre peut-être que tous ceux qui ont quelque chose à enseigner (professeurs, cadres d’entreprise…) ou à apprendre ont désormais tendance à davantage se focaliser sur la compréhension des mécanismes plutôt que sur les données brutes.Verra-t-on la fin du par cœur ?

Source : Futura-Sciences

samedi 9 juillet 2011

anti-powerpoint.com

Un parti politique suisse a pour principale mesure de jeter aux oubliettes le logiciel Powerpoint. Le APPP (Anti-PowerPoint Party) déclare qu'un temps incroyable est gaspillé en raison du culte qu'ont les entreprises et administrations pour ce logiciel. Le parti cite les chiffres de gaspillage pour la Suisse : 1,7 milliards d'euros annuels. Pour l'Europe toute entière, cela pourrait coûter 110 milliards d'euros.
Le parti a fondé son calcul sur les hypothèses concernant les employés qui assistent à des réunions consternantes d'ennui et au deuxième "bullet" de son « slide » numéro 45, il est précisé que 85 % de ces réunions sont inutiles. Le parti doit obtenir 100 000 votes pour arriver à créer un référendum sur ce sujet. Il veut se présenter aux élections nationales qui vont se tenir en Octobre. Ce parti veut aussi rallier d'autres pays à sa cause et invite à la traduction de son site.

Source : Sur-la-Toile

mercredi 6 juillet 2011

Dans les coulisses du cybercrime

Sur Internet, l'acte de piratage n'est que la partie visible de l'iceberg. Avant l'acte criminel lui-même, il faut des rencontres, une préparation, une coordination. Ensuite, il faut partager les bénéfices rapportés par le méfait.
Jean-Olivier Pain se penche sur ces étapes du cybercrime avec l'aide de Barbara Louis-Sidney, consultante en cybercriminalité auprès de la Compagnie Européenne d'Intelligence Stratégique.

Ce podcast est à écouter sur le site de la RSR.

mardi 5 juillet 2011

TDL-4, le super botnet qui fait peur

Le « top bot », selon l’expression de ses découvreurs, serait la « menace la plus sophistiquée » sévissant actuellement sur Internet. Transmis par des rogues, installé dans la MBR et capable de chasser les virus concurrents, il aurait infecté 4,5 millions de PC sous Windows en trois mois pour créer des botnets, c’est-à-dire des réseaux clandestins.
Deux informaticiens travaillant chez l’éditeur d’antivirus Kaspersky, Igor Soumenkov et Sergey Golovanov, viennent de décrire une sorte de monstre, créateur de botnets, ces réseaux d’ordinateurs devenus zombies (c’est le terme) à l’insu de leur propriétaire et destinés à convoyer spams et virus ou à installer des pièges par phishing. Le nouveau venu n’est pas tout à fait un inconnu, expliquent ses découvreurs, puisqu’il est une variante, ou plutôt une évolution, du logiciel malveillant TDSS, apparu en 2008.
De nombreux perfectionnements ont été apportés depuis la version précédente, baptisée TDL-3, qui augmentent considérablement la dangerosité de ce parasite, affirment les deux informaticiens. TDL-4, compatible avec les systèmes 64 bits, infecte la MBR (Master Boot Record), c’est-à-dire le premier enregistrement sur le disque dur, chargé dans la mémoire au démarrage de l’ordinateur, donc avant même le système d’exploitation. Il est alors difficilement détectable. TDL-4 installe un rootkit, donc un ensemble d’outils logiciels pour modifier le système d’exploitation et se rendre indétectable.

Un vrai business

En tout, TDL-4 installerait une trentaine de logiciels sur le PC, et même un antivirus ! En effet, ce parasite est programmé pour éliminer ses concurrents s’il y en a (il en connaît 20, dont Zeus), afin d’être seul maître à bord. L’intérêt est double. Tout d’abord, la compétition règne entre cybercriminels et ces botnets sont des affaires lucratives. De plus, l’éradication de virus peut éviter d’éveiller les soupçons de l’utilisateur, qui sera peut-être même ravi de voir son ordinateur fonctionner plus vite… Bref, l’objet, intégralement démonté par les deux informaticiens, pourrait susciter l’admiration s’il n’était pas franchement malveillant, servant à véhiculer toutes les plaies du Web. Il est aussi une opération marketing, cet engin parasite ou ses services étant vendus.
Ses auteurs, expliquent les deux informaticiens, ont commercialisé le code de TDL-3 à d’autres cybercriminels, au risque de faire de l’ombre à son successeur. Mais TDL-4 serait si sophistiqué que cette concurrence de l’ancien ne gênerait pas le jeune loup.
Le dernier-né serait vendu par licence, avec un programme d’affiliation. Les deux informaticiens estiment qu'il en coûte de 20 à 200 dollars (14 à 140 euros) pour infecter un millier de PC. De quoi envoyer des spams… Il y aurait des options : toujours selon la même source, l’installation d’un proxy sur un PC infecté serait facturée 100 dollars par mois (environ 70 euros). Ce business nauséabond est-il une affaire florissante ?

Source : Futura-Sciences