Le cyberblog du coyote

 

Extra
Langues :

Editorial

Ce blog a pour objectif principal d'augmenter la culture informatique de mes élèves. Il a aussi pour ambition de refléter l'actualité technologique dans ce domaine.



vendredi 26 juin 2009

Bilan de la première année

La première année d'OC informatique s'achève, il est temps de faire le bilan.
Le programme :
On a essentiellement fait de la programmation, en apprenant le langage Python. On est allé moins vite que je ne le pensais, mais le résultat est là : tous les élèves savent programmer, mais bien sûr ceux qui avaient déjà programmé avant s'en sortent mieux que les autres. On n'a pas encore vu la programmation objet, on verra cela l'année pochaine (mais à l'avenir je le ferai la première année).
Le cours différencié :
L'idée de mettre tout le cours en ligne pour que les élèves puissent travailler à leur rythme fonctionne très bien. Les bons ne s'ennuient pas et les novices ne sont pas largués. Le prof peut passer plus de temps avec les novices.
Les notes :
Les élèves ont subi chaque semestre 3 épreuves : un QCM pour évaluer leur connaissance du langage Python, un test de 90 minutes où ils devaient écrire sur l'ordinateur deux programmes et un projet de plus longue durée où la contrainte du temps disparraissait (la note du projet comptait double). Avec ce panachage, tous les élèves s'en sortent bien, il n'y a que deux légères insuffisances sur 21 élèves (deux cas spéciaux en plus), la moyenne étant de 5 environ.

L'année prochaine :
Le cours sera plus frontal et plus théorique. Donc fini le cours différencié ! Tout le monde devra suivre au même rythme. Il ne faut pas oublier qu'il y a des examens oraux et écrits et qu'il faut de la matière... Il y aura donc beaucoup de travail pour moi pendant les vacances... Ce sera un investissement pour les années futures.

samedi 20 juin 2009

Project Natal

Project Natal est le nom de code d’une technologie d’interaction développée par Microsoft. Elle est basée sur un périphérique d'entrée branché sur la console Xbox 360. Il permet d’interagir par commande vocale, reconnaissance de mouvement et d’image. La technologie a été annoncée lors du salon E3 2009.

jeudi 18 juin 2009

Grandir sur Internet (reportage de Temps Présent)

Ce soir, sur TSR1, à 20h05, Temps Présent diffuse un reportage sur les jeunes et Internet.

Toujours plus d'ados et d'enfants mènent leur vie, tissent leurs liens sociaux et font même leur éducation sur internet. Avec tous les risques et les dérapages que cela peut générer. La génération web déboussole les adultes : les profs déplorent que leurs élèves délaissent les livres pour l'écran et les parents craignent de perdre contact avec leurs enfants, immergés dans des mondes virtuels qui échappent à tout contrôle.

Auparavant l'internet et le monde numérique appartenaient aux adultes. Aujourd'hui, les ados et les enfants s'en sont emparés. Et dans beaucoup de familles, ce sont même eux qui ont la haute main sur toute l'informatique de la maison. Ce qui peut poser problème lorsque l'usage intense du web échappe au regard parental. Les jeunes internautes s'exposent à toutes sortes de dérives et de périls. Tourné dans une petite ville américaine, le reportage proposé par Temps Présent retrace notamment les mésaventures d'une jeune écolière de 14 ans, timide, qui s'est créé un personnage «gothique» et qui a mis en ligne des photos d'elle dans des poses provocatrices. Ses parents sont tombés des nues en découvrant, par hasard, des images quasi pornographiques de leur fille, pourtant si réservée. Le danger ne vient donc pas des seuls prédateurs sexuels qui chassent leurs proies sur le net. Il découle aussi de l'inconscience de certains ados qui s'exhibent eux-mêmes ou qui balancent sur le web des photos et des infos concernant leurs copains. Dans le reportage, le père d'un jeune homme raconte comment son fils s'est fait harceler par des élèves de son collège, lesquels ont largement répandu sur le net des insultes et des rumeurs malveillantes. Houspillé et menacé publiquement, le jeune homme a fini par craquer et s'est suicidé.

Rediffusion le vendredi 19 juin 2009 à 0h50 et le lundi 22 juin 2009 à 14h sur TSR2.

mercredi 17 juin 2009

Plagiat

Au départ je voulais mettre en ligne les projets de mes élèves pour que chacun puissent les regarder. A l'arrivée, cela s'est avéré être une arme anti-plagiat redoutable, puisque j'ai reçu hier un courriel du véritable auteur d'un projet qui dénonçait les agissements d'un de mes élèves. Après vérification, il est vrai que le plagiat est indéniable. Cet élève aura donc la note 1 et son projet a été retiré de la liste pour ne pas nuire au véritable auteur.
Ma politique est la suivante : on peut S'INSPIRER de programmes existants (la vie est trop courte pour réinventer la roue chaque fois), mais on doit CITER SES SOURCES et, si possible, demander à l'auteur la permission. S'approprier simplement un programme et faire croire qu'on l'a écrit est inadmissible.

Pour avoir moi-même été plagié, je peux vous dire que c'est très désagréable. Je vous laisse comparer cette Introduction à la cryptographie avec mon cours Ars Cryptographica, notamment avec la Petite histoire de la cryptologie. Le plagiaire (Abdelmejid BAYAD, maître de conférence à l'université d'Evry, Directeur Adjoint du Département de Mathématiques) ne s'est même pas donné la peine de changer les illustrations, ni l'image de fond, ni les liens qui mènent sur mon site! Il a juste fait disparaître mon nom! Il a donc été payé pour un travail qu'il n'a pas fait (par contre moi je n'ai rien touché).
J'ai trouvé ce cours via le site Copyscape.com.

vendredi 12 juin 2009

JAST présente un robot capable de connaître vos intentions

Le public est de plus en plus intéressé par des robots étant capables de jouer un rôle tant de compagnon que de travailleur. Ce qui est recherché est le robot idéal: capable de comprendre les besoins de l'homme. Pour cela, il faut qu'il soit capable d'interagir avec les humains, qu'il puisse prendre une décision, et sache jouer un rôle pro-actif. Il doit également être en mesure de poser des questions si besoin, et explorer des possibilités avant d'agir.
Après plus de 4 ans de recherche et développement, des chercheurs européens en robotique, psychologie, et sciences cognitives ont mis au point ce robot tant attendu, capable de prédire les intentions de son utilisateur. L'union Européenne a financé ce projet, nommé "JAST" (Joint-Action Science and Technology), pour un budget de 6 millions d'euros. Il a pour but d'étudier les moyens par lesquels un robot peut anticiper les actions que son partenaire de travail va réaliser.
La première phase de ce projet a été d'observer la façon dont se passait la collaboration entre deux hommes. Les scientifiques ont constaté qu'un ensemble de "neurones miroir" activent une "résonance" dans le cerveau, lorsqu'une personne observe une activité. Ces résonances permettent au cerveau de stocker une copie de l'action qui vient d'être observée. Il traite l'observation d'une action de la même façon qu'il traiterait l'action elle-même.
Le projet JAST consiste à construire un système intégrant cette capacité d'observation et de miroirs. Ainsi, les robots qui en résultent connaissent la tâche qu'ils ont à effectuer. Ils l'observent, la reproduisent, et sont rapidement capables d'anticiper ou de signaler une erreur quand son partenaire n'a pas respecté la procédure habituelle. Le robot est ainsi, en quelque sorte, doué d'une conscience lui permettant d'évoluer par lui même.
L'utilité de ce robot peut s'imaginer dans des contextes très variés. Sur le site internet dédié à ce projet, le robot apprend par exemple à construire un avion miniature, en assemblant des pièces et se servant d'outils. Espérons qu'un jour notre "robot de compagnie" nous proposera une tasse de café au moment où l'on en a envie, sans avoir à le lui demander !

Pour plus d'informations sur ce projet, consulter www.euprojects-jast.net/project.htm

mardi 9 juin 2009

Leçon 1.29

Les élèves ont terminé et rendu leur projet personnel. Certains projets sont impressionnants. Je vais tous les mettre en ligne à l'adresse http://www.apprendre-en-ligne.net/python/projets/ afin que chacun puisse essayer ces programmes.
Mes élèves peuvent voir leur note, avec un petit commentaire, sur Claroline. Je n'ai pas encore tout regardé. Patience...

lundi 8 juin 2009

Google squared

Quelques jours après la sortie de Bing, le géant américain Google met à disposition un nouvel outil : Google Squared. Cet outil permet de classer les résultats de la requête sous forme de tableau comparatif. Par exemple, saisissez "french presidents", et validez votre recherche. Vos résultats se présenteront en lignes, et plusieurs informations sur cette recherche apparaîtront en colonne (description, date de naissance, image, etc...).


Le chef de produit de Google Squared, Alex Komoroske, et ses collaborateurs ont remarqué que certaines recherches sont complexes à réaliser sur un moteur de recherche classique, et nécessitent parfois de visiter plus d'une dizaine de sites pour répondre exactement à la recherche de l'utilisateur. Cet outil permet donc de synthétiser et mettre en comparaison plusieurs informations. Les tableaux de résultats peuvent également être enregistrés, sous réserve que l'utilisateur soit authentifié sous Google.
Même si des critères pertinents sont utilisés pour comparer les résultats de la recherche, Alex Komoroske prévient tout de même que cet outil n'est pas parfait. A une recherche s'appliquent plusieurs informations (en colonne), qui peuvent ne pas satisfaire l'utilisateur.
Pour palier ce problème, l'outil a été développé de façon à laisser entièrement la main à l'internaute: comme sur un tableur, il peut supprimer ou rajouter des colonnes représentant d'autres points de comparaison (religion, nationalité, etc...) à son gré, et également compléter sa recherche avec d'autres critères de sélection. Par exemple, après une première recherche "french presidents", l'internaute peut saisir "US presidents" et demander à ce que cette nouvelle recherche vienne en complément de la précédente.
Nous remarquons que cet outil s'appuie largement sur WolframAlpha, lancé en mai dernier (voir notre news), en restant moins performant car il ne s'appuie que sur des résultats de recherche, et pas sur un logiciel scientifique doté d'une capacité d'analyse et de calcul...
Ce service, encore en phase de test, n'est disponible pour le moment qu'en anglais. Il reste quelques corrections et améliorations à apporter: nous pourrons constater quelques bugs, noter qu'il ne fournit qu'une liste incomplète des présidents français, et qu'il n'est pas capable de les ranger par ordre chronologique si l'internaute lui demande. Il nous présente cependant une manière pratique et innovante de présenter les résultats.

Source : Techno-Science

jeudi 4 juin 2009

Une mémoire informatique gravée pour un milliard d'années

En glissant une minuscule particule de fer à l'intérieur d'un nanotube de carbone, on peut enregistrer une information binaire qui résistera au temps. Cet exploit de laboratoire répond à un problème majeur : comment assurer la conservation des données à très long terme ?

Que trouveront les archéologues du futur, d'ici quelques siècles voire quelques milliers d'années ? Des pierres taillées du paléolithique certainement, des peintures pariétales sans doute, des hiéroglyphes à coup sûr, des rouleaux de parchemins probablement, de livres peut-être. Mais que deviendront les milliards de milliards d'informations engrangées dans les disques durs, qui se démagnétisent, et sur les disques optiques, qui redoutent la lumière du soleil ?
Même si l'on ne soucie pas des traces laissées à nos lointains descendants, l'archivage à l'échelle des décennies est un problème pris au sérieux et quelques-uns cherchent des solutions exotiques. Dans la revue Nanoletters, une équipe américaine de l'université de Californie, menée par Alex Zettl, propose d'utiliser des nanotubes de carbone, décidément accommodés à toutes les sauces depuis quelques années. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que l'on pense aux nanotubes de carbone pour réaliser une mémoire électronique. Leur cousin, le graphène, est lui aussi annoncé comme un bon candidat.
La solution imaginée par Alex Zettl et ses collègues est toutefois complètement originale. Ces spécialistes de la physique du solide introduisent une nanoparticule cristalline de fer à l'intérieur de ces tubes dont le diamètre intérieur dépasse à peine la vingtaine de nanomètres.

Mémorisez ce texte, il s'autodétruira dans quelques siècles seulement

La position de cette nanoparticule peut être modifiée par l'application d'une tension électrique entre les deux extrémités du nanotube de carbone. Les chercheurs sont ainsi parvenus à la faire glisser sur toute la longueur. Une vidéo présente d'ailleurs ce mouvement à l'intérieur d'un nanotube. A l'inverse, le passage d'un courant électrique permet de mesurer une résistance qui n'est pas la même selon que le minuscule cristal se trouve à une extrémité ou à une autre. Le système peut donc mémoriser une information binaire, de type 0 et 1, avec un dispositif électronique d'une grande simplicité. La densité d'information qu'il serait possible d'atteindre est excellente puisque l'équipe parle de 1012 bits par pouce carré (un nombre à diviser par 6,25 pour obtenir le centimètre carré comme référence).
L'écriture et la lecture n'ont sans doute rien de spécialement rapide mais les chercheurs sont persuadés que ce positionnement de la nanoparticule métallique est thermodynamiquement extrêmement stable. Ils n'hésitent pas à annoncer une valeur se chiffrant en centaines de milliers d'années. De quoi laisser de la lecture aux générations suivantes...
Même si ces valeurs restent à démontrer, même si l'expérience n'est que la réalisation d'un procédé de laboratoire et pas d'un nouveau type de mémoire, le travail témoigne des efforts actuels pour sécuriser l'information à très long terme.

Source : Futura-science

lundi 1 juin 2009

Bing: Nouveau moteur de recherche de Microsoft

Aujourd'hui est mis en service le nouveau moteur de recherche de Microsoft : Bing. Les américains et européens peuvent accéder à cet outil dans sa version bêta dès ce lundi 1er juin. Une campagne de communication accompagnera son lancement. Selon le site Advertising Age, le budget promotionnel représenterait 80 à 100 millions de dollars.
Le jour même où Google révélait son nouvel outil Google Wave, Microsoft a présenté son 4ème moteur de recherche. Après "MSN Search", "Windows Live search" et "LIve Search" c'est au tour de "Bing".
Lors de la conférence du "D: All Things Digital" organisée par le "Wall Street Journal" le 28 mai, Microsoft en a dit plus long sur son projet "Kumo". Ce projet consistait en une amélioration du moteur Powerset que Microsoft a racheté l'année dernière pour 100 millions de dollars. L'outil de recherche "Bing" en est le fruit.
Une nouvelle interface, de nouvelles fonctionnalités, Bing se présente comme moteur "d'aide à la décision". Microsoft mise ici sur la pertinence du résultat, plutôt que sur le nombre. En plus du moteur de recherche traditionnel, il propose d'autres outils complémentaires, sur l'idée des comparateurs de prix, permettant notamment de choisir un restaurant en fonction de ses goûts, ou encore de planifier son prochain voyage en fonction du budget de l'internaute...
Le but de cet outil est d'interpréter la requête envoyée par l'utilisateur en la contextualisant. Le résultat peut alors afficher différentes thématiques: images, vidéos, cartes, etc. En recherchant par exemple le nom d'une personnalité, Bing complètera son résultat avec une biographie, des photos, ou encore des extraits de discours récents...
Cet outil sera-t-il suffisant pour laisser croire aux dirigeants de Microsoft qu'il est encore possible de rattraper la part de marché de Google ? Cet objectif semble utopique, quand on sait que la moitié des 20 000 salariés de Google sont des ingénieurs, que 70% d'entre eux travaillent sur la recherche, et que la société a 200 projets d'amélioration de son moteur en interne !
Côté Microsoft, Olivier Marcheteau, responsable de la division grand public, précise qu'une part significative des 9 milliards de dollars qui seront consacrés à la recherche et développement ira au moteur.

Voir une vidéo de présentation.

Source : Techno-Science