Le blog-notes mathématique du coyote

 

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Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.

samedi 17 novembre 2012

Le QI a-t-il grand-chose à voir avec l’intelligence ?

Tous les dix ans environ, le Quotient Intellectuel (QI) monte de 3 points. C’est intriguant, et le psychologue James Flynn a passé des décennies à travailler sur ce sujet qui a justement été nommé l’effet Flynn. La question est de savoir si cet effet montre, oui ou non, que l’Homme devient plus intelligent avec le temps. La réponse vient de tomber : malheureusement non.
Sa conclusion est que cet effet est simplement dû au fait que les tests de QI ne mesurent pas vraiment les données innées, mais apprises (et pouvant l’être si ce n’est pas le cas). Comme l’enseignement progresse avec le temps, les enfants se retrouvent meilleurs devant les tests de QI. Les notes grimpent donc. D’autres psychologues ont pu comparer certains résultats de tests des années 60 avec ceux de maintenant. La progression des notes entre les deux périodes est en accord avec l’effet Flynn.
Dans notre culture moderne, l’accent est mis sur l’abstraction. Pire : nos vies sont de plus en plus « abstraites ». Le seul fait d’utiliser un ordinateur et de placer des fichiers dans des dossiers virtuels n’a rien à voir avec ce que l’on faisait il y a 50 ans où l'on manipulait des objets et concepts encore relativement simples (d’où probablement la difficulté qu’ont certaines personnes âgées avec l’apprentissage de l’ordinateur).
Avec le temps, avec une culture qui change, notre capacité à gérer l’abstraction se modifie, comme bien d’autres aspects culturels. Cela signifie donc qu’il est probable que les générations précédentes vivaient de manière plus « littérale » : ils savaient manier les objets du monde réel.
Les psychologues ont tenté de mettre au point des tests qui mesurent la capacité innée et non pas sensibles à la culture. Le souci est qu’il est fort probable aussi que l’on ne puisse distinguer les deux : intelligence et culture. Pour s’en rendre compte, il suffit parfois de comparer au cinéma ce qui faisait rire les gens avant et maintenant.
Si notre QI est davantage le résultat de notre environnement qu’autre chose, qu’est-ce qu’il nous dit au juste sur notre intelligence ? Est-ce que certains d’entre nous naissent avec davantage de dispositions que d’autres ? Il est possible que, pour des individus « classiques » (on ne parle pas des cas pathologiques évidemment), cela ne varie pas tant que cela, d’après certains psychologues. Ce que l’on teste est en réalité bien plus notre environnement et nos expériences.
En gros, les tests de QI ne serviraient qu’à une chose : suivre l’évolution de la culture au cours du temps…

Pour aller plus loin : Fox MC, Mitchum AL. A Knowledge-Based Theory of Rising Scores on "Culture-Free" Tests. J Exp Psychol Gen. 2012 Oct 1.

Source : Sur-la-Toile

mercredi 17 octobre 2012

Pourquoi les jeux vidéos violents nous rendent-ils agressifs ?

Il est maintenant admis que les jeux vidéos violents ont un effet temporaire mais notable, augmentant l'agressivité et diminuant l'empathie. Des chercheurs français ont tenté de mieux comprendre le mécanisme qui est à l'oeuvre. Ils ont invité 136 élèves de niveau collégial (11-15 ans) à jouer à des jeux vidéos pendant 20 minutes. Les jeux étaient soit violents (Condemned 2, Call of Duty 4, The Club) soit non violents (S3K Superbike, Dirt 2, Pure). Ensuite, les élèves devaient compléter une histoire, puis jouer à un jeu qui leur permettait de sanctionner leur adversaire en choisissant l'intensité et la durée d'un son désagréable.
Il s'est avéré que ceux qui ont joué aux jeux vidéos violents ont choisi des sanctions plus longues et plus fortes. Ils ont également complété l'histoire de manière différente, en présupposant une plus forte hostilité du personnage. C'est ce qui explique, selon les chercheurs, l'augmentation de l'agressivité. Ainsi, le fait d'être mis en situation de compétition hostile pendant le jeu biaise les perceptions du joueur qui continue à se comporter comme si son environnement était dangereux. De là découle le comportement plus agressif.
Il faut noter que les auteurs se gardent bien de stigmatiser les jeux vidéos, rappelant que cela s'applique à de nombreux médias, et que ce n'est pas nouveau: Abraham Lincoln, déjà, se plaignait de l'anxiété du lecteur qui s'attend à une nouvelle catastrophe chaque fois qu'il ouvre le journal. Il faut noter également que le mode de jeu est important, ainsi une étude récente montrait que les jeux en mode coopératif permettaient au contraire de réduire l'agressivité et les rivalités.

Pour aller plus loin : Hasan, Y., Bègue, L. & Bushman, B. (2012). Viewing the World Through "Blood-Red Tinted Glasses": The Hostile Expectation Bias Mediates the Link Between Violent Video Game Exposure and Aggression. Journal of Experimental Social Psychology, 48, 953-956.

Source : Sur-la-Toile

lundi 15 octobre 2012

Les femmes raffolent des émoticônes ;-p

Les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes d'utiliser les émoticônes (smileys) que les hommes. Pour les martiens qui viennent de débarquer dans notre espace-temps, il s'agit de petits caractères qui représentent des expressions faciales afin de refléter l'humeur de quelqu'un, de clarifier un message (souvent afin de ménager les susceptibilités).
L'étude a utilisé les données enregistrées sur les smartphones (prêtés) d'hommes et de femmes durant 6 mois. 124 000 messages ont été décortiqués. Les participants ne savaient pas sur quel thème de recherche les psychologues se penchaient. Les SMS sont devenus une forme très populaire de communication dans le monde. On estime que 8 milliards de milliards de messages seront échangés cette année. 100 % des participants ont utilisé des émoticônes, mais pas si souvent que cela. 4 % des messages avaient une ou plusieurs émoticônes.
Des études antérieures avaient montré que les femmes sont plus expressives que les hommes d'un point de vue émotionnel et non verbal. Cette étude n'effleure qu'une partie de la nature complexe des communications par médias interposés.

Pour aller plus loin : Chad C. Tossell, Philip Kortum, Clayton Shepard, Laura H. Barg-Walkow, Ahmad Rahmati, and Lin Zhong. 2012. A longitudinal study of emoticon use in text messaging from smartphones. Comput. Hum. Behav. 28, 2 (March 2012), 659-663. DOI=10.1016/j.chb.2011.11.012 http://dx.doi.org/10.1016/j.chb.2011.11.012

Source : Sur-la-Toile

dimanche 14 octobre 2012

Consommation de chocolat et chances d'obtenir un prix Nobel...

Le très sérieux New England Journal of Medecine publiait il y a deux jours un intéressant article du Dr F. Messerli. Partant de l'idée que les flavonoïdes, ces composés psychoactifs du chocolat, ont une excellente réputation d'antidépresseur et de stimulants intellectuels, ce bon docteur s'est posé la question d'un lien entre la consommation de chocolat et l'obtention de prix Nobel.
Vu qu'il est difficile de faire une rétrospective de la consommation individuelle de chaque Nobel, il prend une perspective d’ensemble et va chercher, à grande échelle, à corréler la consommation annuelle de chocolat par personne dans les pays comptant au moins un citoyen prix Nobel et le nombre de prix Nobel par habitant dans ces mêmes pays...


Les résultats sous forme graphique parlent d'eux-mêmes...

On retrouve en tête la Suisse, avec 22 prix Nobel attribués pour 7 millions d'habitants et une consommation individuelle de 11.9 kg de chocolat par an, soit 30 grammes par jour ! Bien entendu, l'étude présente ses limitations et ses biais, tant dans la conception que dans la méthode choisie, mais il reste intéressant que le résultat est statistiquement significatif... Comme quoi, corrélation et causalité restent des concepts différents.
On relèvera quand même que par honnêteté scientifique, l'auteur admet, dans la rubrique consacrée aux conflits d'intérêts, être lui-même un consommateur quotidien de chocolat !

Pour aller plus loin: Franz H. Messerli, M.D. Chocolate Consumption, Cognitive Function, and Nobel Laureates NEJM October 10, 2012

Source : Sur-la-Toile

mardi 4 septembre 2012

La consommation d'alcool dépend de la forme du verre

Il s'agit plus exactement de la vitesse à laquelle vous consommez de l'alcool. Des chercheurs en psychologie ont impliqué 160 adeptes de l'alcool mondain, de 18 à 40 ans. Aucun n'était qualifié de dépendant à l'alcool. La première expérience a consisté à leur demander soit de la bière soit une boisson non alcoolisée, dans un verre qui était soit cylindrique, soit courbé (verre de bière typique).
L'observation a permis de constater que les participants buvaient deux fois moins vite le verre d'alcool lorsque celui-ci était de forme cylindrique. Il n'y avait pas de différence de vitesse si le participant avait choisi la boisson non alcoolisée. Les chercheurs se demandent si la raison n'est pas que notre cerveau a du mal, avec un verre courbé, à déterminer quand la moitié du volume a été bu.
On a donc réalisé une autre expérience pour vérifier cela, sur ordinateur. Cela a permis de voir que nous avons effectivement du mal à juger de la moitié pour un verre à la forme complexe. Curieusement, le degré d'erreur semblait être lié à la vitesse à laquelle on boit.

Pour aller plus loin: Attwood AS, Scott-Samuel NE, Stothart G, Munafò MR (2012) Glass Shape Influences Consumption Rate for Alcoholic Beverages. PLoS ONE 7(8): e43007. doi:10.1371/journal.pone.0043007

Source : Sur-la-Toile

dimanche 5 août 2012

Les serveuses en rouge reçoivent plus de pourboires

Les hommes donnent, en règle générale, plus de pourboires que les femmes et ils se montrent même plus généreux si la serveuse est habillée en rouge. Cela confirme de précédents travaux mettant en évidence que cette couleur chaude attire davantage la gent masculine.
L’attirance sexuelle est un phénomène complexe qui dépend de nombreux paramètres. Ainsi, une même femme est jugée par un public masculin comme étant plus attirante lorsqu’elle se pare de rouge. Les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas.
Cette information pourrait profiter à certaines… En effet, les serveuses tout de rouge vêtues reçoivent des pourboires plus importants de la part des clients masculins. Les hommes ne peuvent parfois pas s’empêcher de se montrer généreux.

Le contexte : le rouge, couleur de l’amour… et du sexe

L’attirance sexuelle est assez difficile à mesurer. Les scientifiques utilisent donc des moyens détournés en comptant par exemple les pourboires que les hommes donnent aux femmes. Ainsi, il a été montré que les stripteaseuses recevaient davantage d’argent lorsqu’elles étaient dans leur phase fertile du cycle menstruel.
D’un point de vue global, les hommes sont essentiellement généreux lorsque leurs serveuses sont jugées plus attirantes. Ainsi, les femmes avec une grosse poitrine, des cheveux blonds, du maquillage ou parées de bijoux sont les mieux gâtées.
On a observé ces dernières années que la couleur des vêtements était un paramètre qui entrait en ligne de compte. Le rouge a la préférence des hommes, ceux-ci associant à ce ton une plus grande disponibilité sexuelle. C’est à partir de ce constat que des scientifiques de l’université de Bretagne-sud ont tenté de vérifier si des serveuses vêtues de la couleur du diable s’en mettaient plus dans les poches. Le résultat, positif, a été publié dans le Journal of Hospitality and Tourism Research.

L’étude : du rouge pour des pourboires plus importants

Pour procéder, les scientifiques ont eu recours à onze serveuses âgées entre 19 et 26 ans officiant dans cinq restaurants répartis dans deux villes françaises. De manière aléatoire, elles devaient porter tous les jours le même modèle de t-shirt décliné en six couleurs différentes (noir, blanc, rouge, bleu, vert et jaune) sur une période de 6 semaines. Tout maquillage leur était interdit et elles devaient se conduire tout à fait normalement. N’étaient pris en compte que les pourboires reçus par les clients venus seuls, aussi bien hommes que femmes.
Sur les 772 clients servis, 272 ont laissé un pourboire. Si les proportions étaient à peu près équilibrées, il s’avère que les hommes ont donné des sommes un peu plus importantes (1,09 € contre 0,59 €). Mais le plus intéressant concerne les rétributions en fonction des vêtements. Les serveuses vêtues en rouge recevaient, de la part des hommes, des pourboires plus conséquents de 14,6 à 26,1 % que dans les autres conditions. Pour les femmes, rien n’y fait : toutes les situations se valent. Ces messieurs, probablement sans le savoir, n’ont pas hésité à se montrer plus généreux pour manifester leur attirance sexuelle.

Source : Futura-Sciences

jeudi 12 juillet 2012

La réussite au Bac selon les prénoms

Les copies sont anonymes le jour du Bac et pourtant certains prénoms réussissent mieux que d’autres à cet examen. Un constat que l’on doit davantage aux préférences dans les milieux sociaux au gré des époques qu’aux capacités intrinsèques qu’un prénom peut procurer. En tête : Madeleine, Côme ou Irène. En queue : Youssef ou Nabil. Mais les choses changeront !

Prénommer votre enfant Madeleine, Côme ou Irène ne suffira pas à lui garantir une mention « Très bien » au Bac dans 18 ans. Mais s'il travaille assidûment, il pourrait retrouver de nombreux homonymes à ses côtés dans le tableau d'honneur, selon un sociologue des prénoms.
Selon les observations de Baptiste Coulmont, chercheur au CNRS et spécialiste de la sociologie des prénoms, plus de 25 % des Madeleine, Irène, Côme et Ariane qui ont passé le baccalauréat 2012 ont reçu une mention « Très bien ». Plus d'une Marie-Anne, d'une Anne-Claire et d'un Gaspard sur cinq également.
En outre, à ces prénoms sont associés relativement peu d'échecs au Bac, seules 3 % des Madeleine devant par exemple passer l'oral de rattrapage, note Baptiste Coulmont sur son blog.

Des prénoms qui reflètent un milieu social

« Il n'y a bien entendu aucune relation directe entre un prénom et la réussite au Bac », avertit le chercheur de l'université Paris 8 (Vincennes-Saint-Denis). Pas de déterminisme non plus entre prénom et capacités intellectuelles : « si les enfants de professeurs, d'instituteurs et de médecins s'appelaient Potiron et Potironne, alors Potiron et Potironne recevraient beaucoup de mentions », souligne-t-il.
Si relation il y a, elle est indirecte et intimement liée au milieu social des parents. En l'occurrence, Madeleine, Côme et Irène reflèteraient donc majoritairement des prénoms en vogue chez les classes supérieures et les cadres voici environ 18 ans.
De leur côté, les ouvriers et employés ont depuis une trentaine d'années tendance à préférer des prénoms aux consonances anglo-saxonnes ou reflétant leurs éventuelles origines étrangères. On constate en effet dans le recensement, non exhaustif, effectué par le sociologue qu'aucun des 125 Youssef ou 105 Nabil n'a obtenu de mention « Très bien » et que plus de 30 % d'entre eux sont dans la situation de passer l'oral de rattrapage.

Choisir un prénom pour que son enfant ait une mention au Bac ?

De la même manière en 2012, « seules une ou deux Sandy, Alison ou Sofiane décrochent la mention "Très bien". Quatre Christopher (sur 300) et cinq Mohamed (sur 400). Huit Cassandra et huit Sabrina sur 470 », relève Baptiste Coulmont.
Et attention, si vous appelez aujourd'hui votre fille Madeleine, elle n'obtiendra pas, dans 18 ou 19 ans, une mention « Très bien » avec des chances égales aux Madeleine qui avaient 18 ans en 2012, insiste-t-il.
Car selon le chercheur, « le monde des prénoms évolue chaque année » et la Madeleine d'aujourd'hui n'est pas celle d'avant-hier.

Source : Futura-Sciences

lundi 2 juillet 2012

Les oiseaux prennent davantage pour cibles les voitures rouges

En cours de vol, les oiseaux se délestent de leurs fientes qui viennent à maintes reprises souiller les automobiles. Une étude menée sur 1 140 voitures de toutes les couleurs, dans cinq villes de Grande-Bretagne, permit d'établir que certains propriétaires de véhicules doivent procéder plus souvent que d'autres à un petit rituel de nettoyage en raison de l'attirance plus prononcée de ces volatiles pour certaines teintes. Les voitures rouges semblent la cible de prédilection de ces créatures ailées.
Les résultats de cette recherche s'établissent comme suit : 18 % des voitures rouges se voient maculées par ces dépôts inesthétiques, 14 % des bleues, 11 % des noires, 7 % des blanches, 3 % des grises et finalement 1 % des vertes. Certains interprètent cette préférence des oiseaux pour le rouge du fait que cette couleur prendrait à leurs yeux le sens de menace et d'agression. D'autres estiment que l'endroit où l'on stationne la voiture importe quant au risque de retrouver sur sa carrosserie ces dépôts inélégants.
Chacun y va de sa théorie pour justifier cet état de fait. Quoi qu'il en soit, les experts recommandent un nettoyage rapide des dégâts laissés sur le véhicule afin d'éviter que ne ternisse la couleur de la voiture aux endroits touchés par les déjections des oiseaux.

Sources : Sur-la-Toile, Mail Online

mardi 12 juin 2012

Birthday blues

Une recherche suisse récente vient de révéler que nous sommes plus susceptibles de passer l'arme à gauche le jour de notre anniversaire. Pourquoi cela ? On n'en est pas certain, mais c'est peut-être le « birthday blues ». Le stress jouerait donc un grand rôle. Les morts classiques le jour de notre anniversaire sont les attaques cardiaques, les infarctus, les cancers, les chutes et... les suicides.
Les chercheurs ont analysé les décès de 2,4 millions de personnes sur une période de 40 ans. Le risque de décès s'accroît en moyenne de 13,8 % par rapport aux autres jours.
Ce risque s'accroit avec l'âge (18 % après 60 ans). C'est le risque d'attaque cardiaque qui vient en premier. Les suicides sont bien plus prévalents chez les hommes (+35 %). Et ce sont les chutes qui voient une augmentation sans précédent pour les hommes : +44%

Sources : Sur-la-Toile, MedicalDaily.com

jeudi 26 avril 2012

Présentez systématiquement votre profil gauche

Des chercheurs américains ont montré que nous privilégions la vision du profil gauche du visage de quelqu'un. Nos muscles faciaux nous permettent une foultitude de nuances d'expressions afin de transmettre nos émotions. Cette nouvelle étude nous montre que le côté gauche de notre visage s'active plus intensément lors d'expressions émotionnelles. Remarquons au passage que les artistes semblent préférer également les portraits avec une orientation du visage côté gauche... Nous présentons donc plus facilement notre profil gauche du visage et les gens préfèrent également voir ce côté gauche qu'ils considèrent comme plus esthétique.
L'étude a consisté à présenter des photographies de visages en noir et blanc à des volontaires. On présentait également une version différente par symétrie verticale. La préférence pour le côté gauche était très importante quelle que fût la photographie originale (et quel que soit le genre sexuel considéré). Cette préférence a été confirmée par l'analyse de la réaction de la pupille.

Pour aller plus loin: Kelsey Blackburn, James Schirillo. Emotive hemispheric differences measured in real-life portraits using pupil diameter and subjective aesthetic preferences. Experimental Brain Research, 2012; DOI: 10.1007/s00221-012-3091-y

Sources: Sur-la-Toile, Science Daily

vendredi 20 avril 2012

Titanic : les femmes et les enfants d'abord ! Mais c'est exceptionnel...

Qui ne connaît pas ce fameux cri de détresse ? Pourtant, si l'on demande au commun des mortels si cela a été respecté sur le Titanic, une majorité va penser que non : on a semble-t-il gardé en mémoire la ségrégation des classes. On a tendance à croire, probablement en raison de l'impact de l'histoire à l'eau de rose du film de James Cameron, que seuls les riches auraient été sauvés ou presque.
Seulement, si l'on s'en tient aux chiffres, ce n'est pas ce qui s'est produit. 70 % des femmes du Titanic ont été en réalité sauvés contre 20 % des hommes. Le principe de sauver les femmes et les enfants en premier a été appliqué. Il y a deux facteurs pour expliquer cela : d'une part, le bateau a mis plus de deux heures à couler, ce qui est inhabituellement long. Par ailleurs, les officiers ont menacé les passagers avec des armes afin que les ordres du capitaine soient respectés.
Le Titanic est un cas particulier. Lors d'un autre naufrage célèbre comme celui du Lusitania par exemple, la force brute masculine l'a emporté. Il en a été de même pour 17 autres naufrages célèbres intervenus entre 1852 et 2011 selon une étude réalisée par des économistes qui ont couvert ainsi la destinée (parfois funeste) de 15000 individus de différentes nationalités. Lorsque le navire coule rapidement, l'instinct de survie passe devant les codes sociaux. La différence du taux de survie entre les deux sexes s'est réduite au cours du temps depuis la première guerre mondiale. La fin des valeurs chevaleresques et machistes ainsi que l'égalité des sexes n'a donc pas toujours du bon pour les femmes.
Dans les faits, le facteur qui influence le plus la survie des femmes provient du capitaine : quels ordres donne-t-il ? Sauf pour le Titanic, l'équipage, dont le capitaine (7 décès sur 16 naufrages), est bien moins susceptible de mourir dans l'accident que les passagers... Bref, lors d'un naufrage, c'est souvent « Chacun pour soi et Dieu pour tous ».
Si cela vous étonne que ce soient des économistes qui aient réalisé cette étude, il vous faut comprendre que ces derniers, pour établir des modèles cohérents, ont besoin de comprendre quelle est la part de rationalité des individus (est-ce qu'ils agissent comme le ferait un robot ?) dans un contexte particulier (ici, le "sauve qui peut").
PS : les enfants ? Ah oui ! j'avais oublié : en moyenne, ils sont les derniers à survivre.

Pour aller plus loin : Mikael Elinder, Oscar Erixson Every man for himself: Gender, Norms and Survival in Maritime Disasters

Source : Sur-la-Toile

dimanche 5 février 2012

Les hommes sont plus gentils quand il y a de (jolies) femmes autour

Les hommes se comportent le mieux qu'ils peuvent lorsque des femmes séduisantes sont susceptibles de les regarder. Les femmes ne modifient pas leur comportement (en moyenne) quand des hommes les regardent par contre. On a réalisé deux expériences. La première a fait jouer 65 hommes et 65 femmes d'âge moyen de 21 ans à un jeu anonyme de coopération : ce jeu permet de faire un don d'argent à une groupe via un ordinateur. Le don est un acte altruiste : les autres joueurs en bénéficient tandis que le donneur ne reçoit rien en retour.
Les participants ne savaient pas quels étaient les autres personnes avec qui ils jouaient. Ils pouvaient être vus par deux personne, l'une du même sexe et l'autre du sexe opposé, et qui étaient des complices des chercheurs : un « beau gosse » et un joli brin de fille. On a ainsi remarqué que les hommes accroissaient leurs bonnes actions s'ils se sentent observés par le sexe opposé et les femmes pas du tout, quel que fut l'observateur.
La deuxième expérience a consisté à réaliser des groupes d'hommes. On leur demandait de faire un certain nombre de donations. Ces donations s'accroissaient lors d'une observation par une jolie femme : il y avait clairement une « compétition » de donations. Le chercheur Dr Iredale responsable de l'étude affirme que cette recherche montre que les bonnes actions s'accroissent lorsqu'il y a une opportunité de copulation (sic). L'altruisme masculin serait un peu la queue du paon dans notre espèce.

Sources : Sur-la-Toile, Science Daily

mercredi 11 janvier 2012

Mâcher du chewing-gum pourrait rendre plus intelligent !

Et si le chewing-gum, tant détesté par les professeurs, avait finalement de bonnes répercussions sur les élèves ? Des étudiants qui avaient mâché du chewing-gum 5 minutes avant des examens ont eu de meilleurs résultats que les autres. Quel est dont le pouvoir magique de la gomme à mâcher ?

Le chewing-gum est-il un améliorateur de performances ? Eh bien… peut-être. Une étude très sérieuse, menée par une équipe américaine de la St Lawrence University de New York et publiée dans la revue Appetite, a montré les bienfaits de la gomme à mâcher sur les capacités intellectuelles. Les étudiants pourraient en bénéficier, mais seulement dans certaines conditions bien précises.
Serge Onyper, professeur en psychologie, a mené l’expérience auprès de 224 étudiants volontaires, répartis en 3 groupes. Une série d’exercices écrits leur a été proposée. Les membres du premier groupe avaient mâché du chewing-gum avant le test, ceux du deuxième l’ont fait pendant l’exercice. Enfin, les étudiants d’un dernier groupe ont dû passer le même examen sans jamais avoir recours à la gomme à mâcher.
Les plus performants avaient mâché du chewing-gum pendant 5 minutes, avant le début de l’examen. Surtout pour les exercices de mémorisation. «Le bénéfice a perduré pendant 15 à 20 minutes. Pas plus.», a souligné Serge Onyper. Selon lui, la mastication produirait un afflux de sang vers le cerveau, améliorant ainsi pendant cette courte période de temps, les capacités de mémorisation. L’apport de sang supplémentaire déclenché par ce (vraiment) petit effort physique mettrait le cerveau en marche…
Bien que peu demandeuse en énergie, l’action de mâcher est en effet considérée par les chercheurs comme une activité physique. Et, comme « n’importe quelle autre activité physique de faible intensité, la mastication augmente les pulsations cardiaques et la pression artérielle. Toute activité physique peu intense pourrait donc produire les mêmes effets sur les résultats intellectuels ».
En revanche, il semble que le fait de mâcher pendant l’examen lui-même n’apporte aucun bénéfice. «Les ressources de l’organisme doivent en effet être partagées entre le processus de mastication et l’exercice cognitif». En d’autres termes, on ne pourrait pas mâcher et penser de manière efficace en même temps !

Source : Futura-Sciences

lundi 26 décembre 2011

Non, les rock-stars ne meurent pas toutes à 27 ans !

La légende veut que les plus grandes stars du rock s'éteignent à 27 ans. Les statistiques menées par des scientifiques australiens viennent démonter le mythe.
Qu’avaient donc en commun Jimi Hendrix, Jim Morrison et plus récemment Amy Winehouse ? Ces stars du rock'n'roll en fait, sont toutes les trois décédées à l’âge de 27 ans. D’ailleurs en cherchant un peu, elles ne sont pas seules dans ce cas. S’agit-il d’une simple coïncidence ? Les rockeurs à succès sont-ils vraiment prédestinés à mourir prématurément ? L’échéance des 27 ans est-elle « maudite » ainsi que le prétendent des milliers de fans sur les forums Internet ? Des statisticiens australiens se sont penchés sur cette question… vitale.
La légende prend sa source en 1938, avec la mort inexpliquée du guitariste Robert Johnson. Une disparition frappante, pour ce musicien âgé seulement de… 27 ans. Trente ans plus tard en 1968, le cofondateur des Rolling Stones, Brian Jones, trouve la mort par noyade au même âge. L’année suivante voit se produire une véritable hécatombe : Alan Wilson (du groupe Canned Heat), Jimi Hendrix et Janis Joplin disparaissent… à 27 ans. Ils sont suivis de Jim Morrison en 1971, également au même âge.

Le club des 27

Il n’en fallait pas davantage aux fans pour lancer la rumeur selon laquelle une « vraie » star du rock ne saurait atteindre l’âge de 28 ans. C’est ainsi que naquit le funeste « club des 27 »… Au fil des années, la liste n’a cessé de s’allonger, avec des musiciens comme Kurt Cobain (ex-chanteur de Nirvana) en 1994 et Amy Winehouse en juillet dernier.
Les scientifiques ont du mal souvent, à croire aux coïncidences. Pour en avoir le cœur net et vérifier la pertinence de cette fameuse théorie du club des 27, une équipe de l’université de Technologie du Queensland en Australie, a suivi la destinée de 1.046 musiciens britanniques. Point commun, tous ont eu un album au moins classé numéro 1 des charts au Royaume-Uni entre 1956 et 2007. Durant cette période, 71 artistes sont décédés… soit 7 % d'entre eux.

Les musiciens 2 à 3 fois plus exposés à une mort prématurée

Sans réelle surprise, les auteurs n’ont pas constaté de pic de mortalité au cours de la 28e année de leurs « sujets ». En revanche, il leur est apparu que les musiciens étaient deux à trois fois plus exposés que l’ensemble de la population britannique à mourir très prématurément, entre leur vingtième et leur trentième année.
Fait notable, aucun décès de rockeur à l’âge de 27 ans, n’a été recensé durant les années 1980. Les auteurs expliquent cet état de fait par… « une meilleure prise en charge des surdoses de drogues » ! En effet, il s’avère que la plupart des membres de ce club macabre avaient coutume de brûler la chandelle par les deux bouts. Plusieurs d’entre eux ont en effet succombé à une overdose de stupéfiants. Ni le hasard, ni une quelconque malédiction n’auraient à voir dans l’affaire. Pour rappel, Paul McCartney est aujourd’hui âgé de 69 ans, Mick Jagger a soufflé ses 68 bougies, et Chuck Berry affiche… 85 ans au compteur. Nos amis mélomanes peuvent donc être rassurés.

Source : Futura-Sciences

samedi 24 décembre 2011

Le Père Noël est-il sexy ?

Le père Noël ravit déjà les enfants chaque fin d'année avec ses cadeaux, mais il ne laisserait pas non plus les femmes indifférentes ! En effet, les hommes associés à la couleur rouge seraient perçus comme étant plus charmants, plus attirants et avec un plus haut rang social, des critères tout à fait scientifiques pour affirmer que le père Noël est sexy !


En général, les femmes aiment les hommes dont le visage est symétrique et qui présente des particularités typiquement masculines : une mâchoire large, des épaules plus larges que les hanches, une taille supérieure à la moyenne, une voix plus grave… Des particularités moins viriles sont aussi préférées de ces dames : la gentillesse, l’intelligence, un statut social élevé, une stabilité émotionnelle et une humeur joyeuse.
En ce qui concerne les animaux (Oiseaux, Poissons, Crustacés, Primates), les femelles semblent attirées par les mâles arborant la couleur rouge qui est souvent le signe d’un rang social élevé. Même apposée artificiellement par les scientifiques (une bande rouge attachée aux pattes des mâles), cette couleur titille encore les femelles. Si c’est une constante parmi les Vertébrés, qu’en est-il chez l’Homme ?

Le rouge, historiquement lié à l'amour

Historiquement, dans les cultures populaires, la couleur rouge a souvent été associée à l’amour et à la passion. Le rouge était également lié à la luxure et à la fertilité dans les mythologies et les croyances plus anciennes. Les femmes se sont d’ailleurs approprié cette couleur pour se pomponner : les sous-vêtements, le rouge à lèvres, le vernis à ongles… ce genre d’artifices n’est pas retrouvé chez les hommes, excepté chez quelques grandes figures de l’humanité qui portent des vêtements rouges : Jules César et sa cape rouge, Superman et… le père Noël.
Pour les scientifiques très sérieux des universités de Munich (Allemagne), de Southampton et de Rochester (Angleterre), d’Innsbruck (Autriche), et de Tianjin (Chine), savoir si le père Noël est sexy est semble-t-il un enjeu majeur. Ils ont réussi à répondre à la question dans la revue non moins sérieuse Journal of Experimental Psychology: General publiée par l’American Psychological Association au mois d’août, laissant le temps à la communauté féminine de se préparer avant la reprise de la tournée annuelle du grand-père en traîneau.

Le Père Noël plaît aux enfants... et aux femmes !

Pour étudier le sex-appeal des hommes en rouge en général, et du père Noël en particulier, des photographies d’hommes ont été présentées à des femmes, dont les couleurs du fond ou du T-shirt ont été modifiées. Les femmes devaient ensuite donner des notes entre 1 et 9 en fonction de l'effet procuré par l’homme. Le résultat est clair : leur charme ainsi que l’attirance sexuelle que les femmes portent aux hommes en rouge sont tous les deux plus élevés, alors qu'ils ne leur paraissent pas plus sympathiques ou agréables que des hommes en blanc, en vert ou en bleu. Les hommes en rouge sont donc plus sexy !
Grâce à sept expériences sur le même principe, l’ « effet rouge » a été observé sur des femmes de quatre pays différents, quel que soit l'objet d’apport de la couleur (T-shirt ou fond). Les scientifiques ont même pu mettre en évidence que la couleur rouge donnait aux femmes l’impression que l’homme possédait un statut social plus élevé. Le charme des hommes en rouge n'a en revanche pas opéré sur des individus du même sexe.

Source : Futura-Sciences

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