Le blog-notes mathématique du coyote

 

Extra
Langues :

Editorial

Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la génération zapping de nos élèves. Ces textes courts et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths, pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute la francophonie.

samedi 20 décembre 2014

Ruzzle et algorithmes génétiques

Il y a quelques mois, j'ai écrit un article sur Ruzzle et comment (essayer de) trouver la grille contenant le plus de mots français. A la fin de l'article, je proposais au lecteur d'essayer de faire mieux que moi. Benoit St-Jean a décidé de relever le défi. Il nous tiendra au courant de ses progrès sur son blog L'Endormitoire. A suivre.

samedi 13 décembre 2014

La Khan Academy va vous faire aimer les maths

Article de Maryline Baumard dans LeMonde.fr

Un cours de maths qui tient dans un petit film de 10 minutes, c’est plus sympa qu’une leçon à lire dans son manuel ou dans son cahier. Depuis la rentrée, l’intégralité du programme de mathématiques, du CP à la terminale, est disponible en français sur la Khan Academy, sous forme de séquences filmées. Une manière de devenir presque ami avec Monsieur Pythagore (tu te souviens de son théorème ?) ou de M. Thalès… Deux ennemis jurés de trop de collégiens !
Pour accéder gratuitement à ces cours, qui peuvent te faire aimer les maths, tu peux t’inscrire en individuel pour réviser et travailler de ton côté, mais aussi pour reprendre les leçons que tu as eu du mal à comprendre en cours. Certains enseignants travaillent même avec en cours.

Félicitations et badges au programme

C’est la cas de Mounira Rovini, prof au collège Anselme-Mathieu d’Avignon, dont de nombreux élèves ont des difficultés. « Comme tous n’ont pas le même niveau ou la même rapidité, les films de la Khan Academy me permettent d’individualiser au maximum l’enseignement… ». Chacun va à son rythme et regarde la leçon autant de fois qu’il faut pour comprendre. En plus, les élèves font un test de niveau avant de commencer les exercices. Cela leur permet de n’attaquer que des problèmes qu’ils peuvent réussir. Et grâce à leur profil perso et au logiciel de suivi, la difficulté augmente au fil du temps. « Mes élèves retrouvent l’envie de progresser en travaillant avec la Khan. Outre l’aspect ludique du support, la Khan les aide à se positionner à leur niveau exact, et leur permet de réussir. Il y a celui qui est félicité pour sa persévérance, celui qui gagne des badges parce qu’il a beaucoup progressé. De ce point de vue, c’est admirablement fait », rappelle l’enseignante.
Et c’est aussi très motivant : « J’ai été étonnée de voir que certains élèves s’inscrivaient en plus à la maison pour faire des mathématiques », se réjouit Mounira Rovini.
La version française de ce site, que ses élèves ont testé l’an dernier, est accessible à tous depuis la rentrée des classes, le 2 septembre. Sur les 4 500 vidéos gratuites de la version d’origine (en anglais), 2 700 seront disponibles en français à la fin de cette année, en mathématiques et en physique. Tous les programmes de maths du CP à la terminale seront couverts et s’inséreront dans un ensemble beaucoup plus large. « La base de 100 000 exercices sera ainsi accessible à un public francophone, comme le système de tutorat et d’évaluation », explique Patrick Weil, le président de Bibliothèques sans frontières.

« Créer l’enseignement que j’aurais aimé recevoir »

Son association rêve d’un savoir gratuit accessible au plus grand nombre. C’est elle qui a décidé d’offrir aux francophones du monde entier, notamment d’Afrique, la traduction de la Khan Academy, qui compte déjà 10 millions d’inscrits pour sa version anglophone.
Qui est l’inventeur de cette sorte de MOOC (formation en ligne) très appréciée, tant par les jeunes que par les profs et les parents, qui peuvent suivre les progrès réalisés ? Salman Khan, un Américain. En 2006, il conçoit ses premiers petits cours pour aider sa cousine collégienne. Il filme un tableau noir, où prennent vie chiffres et équations, y a adjoint une explication en « voix off ». Très vite, les vidéos commencent à circuler et quelques écoles américaines les adoptent. Salman Khan voulait inventer quelque chose de moins pénible que les cours classiques, durant lesquels il s’est ennuyé. « J’ai toujours voulu créer l’enseignement que j’aurais aimé recevoir », répète, dans son livre, celui qui a même séché les cours magistraux de la très prestigieuse et très chère université de Harvard !